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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:27

Après la dégustation des vins du millésime 2010 de nos propriétés et celles de quelques amis, un repas pour 13  personnes fait par Murielle et quelques vins bus à l’aveugle, prétexte à discussion du style du sexe des anges, de franche rigolade et surtout d’humilité pour tous, tant les dégustations à l’aveugle n’empêchent pas notre cerveau d’imaginer ce qu’à voulu celui qui propose les vins, ses objectifs . C’est ainsi qu’aujourd’hui à l’aveugle, un vin moderne, boisé, sera rejeté parce que plus dans l’air du temps des « leaders », de « l’élite », alors qu’hier il était facilement (trop facilement ?) mis en avant.


La question simple était à chaque fois, quel vin aimez- vous le plus aujourd’hui ?


Donc, la 1ère série : à gauche Cos d’Estournel 2009, vin puissant, personne n’a dit rive gauche, si Saint Estèphe. Il paraissait évident à tous que ce vin sur la réserve était de Saint Emilion ou Pomerol , grand vin incontestablement fait pour durer, Valandraud à droite, préféré par 10  personnes sur 13 à cause de sa très grande douceur, finesse de grain des tannins et arômes déjà très expressifs, millésime  facilement trouvé.


2ème série : à gauche, Valandraud 2003, frais, plus fruité, un peu déséquilibré à mon goût et à droite château Margaux 2003, plus doux, plus charmant. 2003, millésime difficile à Bordeaux pour moi ; les choix étaient là moitié-moitié. Il sera intéressant de goûter ces 2003 dans 4 ou 5  ans ! Millésime trouvé facilement.


Ensuite, 3ème série, personne n’a trouvé le millésime, tous ont cité des vins plus jeunes, bien plus jeunes. A gauche Harlan 1994, personne n’a pensé USA, ni Californie ;  grand Bordeaux classique, puissance et jeunesse, Valandraud 1994, à droite, qui paraissait lui aussi très jeune. 7 ont préféré Harlan, 6 Valandraud. Ces vins étaient capables de dominer beaucoup , beaucoup de crus célèbres dans ce difficile millésime.

 

Après et avant, bouteilles bues avec étiquette visible, un vin américain 1999 de l’état de Virginie, hélas très bouchonné et avant, avec le saumon, un Chevalier Montrachet de 2006 de Bouchard Père Fils et surtout notre Valandraud blanc 2010 tout à fait en harmonie avec le plat.


L’ambiance presque potache, d’adolescents gourmands et gourmets était une fois de plus très présente à ce deuxième rendez vous avec les mêmes participants, nos 2 petits nouveaux ont du être surpris par la liberté des propos, c’est ça la magie du vin et de la table. Bu également un superbe Fleur Cardinale 2005, encore un grand millésime à Bordeaux

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:03

Rendez vous avec Pascal Chatonnet du laboratoire d’analyse Excell pour mettre au point un protocole de contrat pour l’achat de nos bouchons naturels en liège. Son expertise nous aidera à anticiper les problèmes, forts de nos expériences passées, quelquefois malheureuses.

Des  rendez vous pour des bilans, des analyses avec, à la chambre de commerce de Libourne, l’Acifop, des journalistes et un peu de travail quand même. Pas le temps de souffler !

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:56

Et beaucoup de rendez-vous travail à Bordeaux avec l’un de nos clients spécialiste de la vente sur internet, ensuite avec Tchékov et ses amis, et dégustations de vins envoyés par des fournisseurs.

Aujourd’hui, c’est  rendez vous chez le notaire, rendez vous téléphonique avec un possible partenaire financier, nos clients japonais,etc…


Bu ce weekend un 3 Marie 2008 sur le couscous de l’ami Serge, tous simplement un grand vin, sauf que personne n’en a conscience, Domaine Virginie Thunevin, le Bordeaux de ma fille, en 2008  et 2010, là aussi, déficit d’image. Le vin est tout simplement très bon, le 2008 très fin, élégant, et le 2010 plus en puissance. Pour finir, un Bad Boy 2010, niveau grand cru classé de grande qualité – bien sûr, c’est moi qui le dit – il suffit d’en acheter une bouteille pour vérifier 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 19:38

Après ce récent colloque organisé par Diam, 2 réflexions :


1/ Il y aurait toujours besoin de gourous dans le monde si complexe des vins, comme pour la mode, l’art, tant il serait nécessaire pour l’acheteur, de ne pas être grugé, trompé et perdre ainsi la face vis-à-vis de  lui et de son environnement social. Rares sont en effet  ceux qui peuvent se permettre d’aimer acheter des croutes, boire des horreurs et revendiquer avec détachement un choix si peu consensuel et statutaire.


2/ Création de valeurs 

Une réflexion personnelle, la plus facile : une bonne note , un bon commentaire dans les médias; la plus habituelle : le travail du commerce, promotion, dégustation, mise en avant dans les points de vente;  la plus pérenne : les classements, celui de 1855, celui de Saint Emilion (quoique pérenne... ?), des crus bourgeois par exemple ou celui des terroirs bourguignons, voire champenois.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:59

En matinée hier, visite du Château Cheval Blanc, c’est toujours un privilège pour moi d’y aller et bien sûr de pouvoir goûter et boire les vins, à commencer par Château Quinault L’Enclos 2010, texture et douceur tactile du vin de très haut niveau, sans aucun doute le meilleur jamais fait sur cette propriété. Ensuite, Tour du Pin  et Petit Cheval 2010 , plus sur la réserve et bien sûr Château Cheval Blanc 2010, réussite magistrale quand tout y est, puissance invisible, longueur et finesse de grain, des tannins, c’est la classe tout simplement, je suis impatient de savoir qui, du 2009 ou du 2010, sera le préféré des amateurs, moi, c’est sûr, c’est le 2010. Puis, au tour d’Yquem 2010 dans les mêmes niveaux pour ce qui est du style, de la quadrature du cercle, puissance, finesse, l’équilibre sucre acidité, et avec  la longueur en bouche, c’est vraiment vraiment bon.


Le soir, Monsieur Silvio Denz nous invitait avec ses collaborateurs (Alain, Antoine et les filles) à fêter les succès de ses châteaux Faugères et Peby Faugères au dernier classement 2012  de Saint Emilion. Une occasion de plus pour nous, très très proche voisin et ami, d’y goûter quelques millésimes des rouges, 2006 délicieux et de goûter à ce blanc qui est le petit dernier des vins blancs réalisés par les propriétaires de Saint Emilion avec Fombrauge, Monbousquet, la Grande Clotte,  Valandraud .

Merci en tout cas, c’était très sympa et le chai cathédrale du Château Faugères et toujours aussi majestueux

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:52

D’après les journaux, les 3 crus auparavant classés et déclassés en 2012 : Croque Michotte, Corbin Michotte et Tour du Pin Figeac contestent auprès du tribunal administratif ce classement au motif qu’ils n’en font pas partie et ce qui est normal pour eux qui essaient d’intégrer ce classement  et peut paraître paradoxal quand on imagine tout le mal qu’ils disent des modalités de ce classement qui a, par ailleurs, satisfait plus ou moins les 82 autres crus classés. La seule vraie interrogation pour moi et les 82 classés actuels  est celle-ci : en sera-t-il  comme la dernière fois, la totalité du classement retoqué ou plus sereinement ne sera-t-il question que des 3 plaignants ?


Il existe également une3ème alternative : c’est que l’INAO ne désire plus s’occuper de ce classement qu’il y ait plus rien ou qu’il soit d’ordre privé plutôt que public.


Voire même une 4ème hypothèse, entendue ici et là, peut être même désirée par certains de mes collègues, que ce classement soit le dernier et qu’il soit figé.


J’ai un ami parmi les contestataires, des amis parmi les partisans d’un classement figé style 1855 et moi qui suis totalement pour ce système renouvelable que je trouve remarquable par sa modernité et l’intérêt qu’il offre pour notre appellation qui, grâce à ce classement, motive les crus présents et attire tous les talents. Il suffit de regarder les promus du classement 2012 pour voir que beaucoup des nouveaux crus classés appartiennent à des nouveaux propriétaires pleins de courage, de talent et de moyens et qui prouvent que même sans moyens, mon histoire en est encore la preuve, on peut espérer être 1er cru, que même dans la plaine de Saint Emilion, il y a de beaux terroirs et de grands talents, etc..

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:01

Vendredi 11 janvier, j’ai eu le plaisir d’aller à l’Hôtel Burdigala à Bordeaux à l’invitation du bouchonnier Diam pour écouter un débat animé par Alain Marty du Wine & Business Club sur le thème « les nouveaux modèles d’évaluation  qui  demain feront la réputation des vins », avec la participation de critiques célèbres comme Michel Bettane, Bernard Burtschy, Ian d’Agata, Ronald de Groot, Peter Moser, Xiang Gao…

 

Dans la salle, Abi Duhr, François Mauss, des négociants, des propriétaires, des directeurs de propriétés. Vu le sujet, je pense que beaucoup de monde aurait aimé être invité, et il manquait peut être les blogueurs influents , les sites de discussion, Decanter, Wine Spectator, des médias publics, des publicistes et sans doute quelques acheteurs GD, chaine de cavistes et enfin il manquait Robert Parker dont il a bien entendu beaucoup été question, avec des éclairages positifs de la part de nos 2 français célèbres sur le rôle et la manière de noter Parker.

J’ai aimé ce commentaire qui explique tout : il aime aimer. En effet, beaucoup de critiques ne conçoivent leur métier qu’en critiquant. Parker a toujours envie d’être séduit, étonné, il faudra d’autres évènements de ce type pour faire un peu le tour de la question, et peut être un vrai compte rendu détaillé pour que tout ce qui a été dit  soit disponible ; François Mauss ayant tout enregistré et la chaîne de TV Luxembourgeoise Edonis étant présente, il devrait être possible de voir et revoir cet évènement. J’aurais pensé que c’était le rôle du CIVB, voire celui du Ministère du Commerce ou de la culture, voire de l’Agriculture, mais je suis content quand la sphère privée s’occupe seule de l’intérêt général .  Idéaliste ?


Pour les vins, ce weekend, j’ai beaucoup apprécié Château Beaumont 2010 , Médoc au fruit éclatant, Château Haut Mazeris 2010 toujours aussi bon, la Grand Clotte 2012, blanc tout simplement délicieux, mûr et suave, Valandraud 2009 dont je ne me lasse toujours pas, Virginie de Valandraud 2007 à boire sans se poser de questions.

Bu avec le journaliste Eric Pfanner de l’International Herald Tribune, des vins 2009 : Valandraud, Virginie de Valandraud, etc.. Et une conversation sur le nouveau classement, Valandraud en 1er cru, les changements, les heureux, les mécontents, y aura-t-il des procès ?

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 16:03

Mardi 11 h, dégustation avec Rémi et Thanos des lots de Valandraud et de Virginie blancs 2012, début de préparation des lots 1er vins et 2nd vin. 2012 confirme un bon niveau de qualité pour les vins blancs secs, c’est toujours ça de pris. Dégustation également pour la 2ème fois des essais de lots vinifiés sans soufre, inerté et classique, ce coup ci l’inerté ressortait très bien  alors que la fois précédente c’était le sans soufre qui, d’ailleurs, reste toujours aussi « gras » et opulent ! Ce qui, avec le dernier livre sur les vinifications sans soufre redonne envie de faire des essais avec  quelques lots de vin rouge. Pourquoi pas en 2013 ?


Toujours dans les essais, 1ère dégustation pour moi du Chardonnay, l’équivalent de 2 barriques, 1ère vendange cette année des vignes plantées par nous il y  a déjà 3 ans, et c’est plus que prometteur, quel cépage !

Ensuite, à table avec François Mauss en vedette américaine, Alain Boussarie, Athanase Fakorellis , Lionel (notre ami lyonnais), Murielle et moi, les Valandraud blancs goûtés auparavant de manière professionnelle en 2011, 2010 vins superbes, ainsi que les Virginie 2011 et 2010.


Avec une paëlla digne d’une 3 étoiles ( ceux qui ont eu la chance de manger à la maison savent que ce n’est pas du flan), dégustation de 3 vins grecs envoyés par Stéphane Thuriot du restaurant Königshof de Münich, profitant de la présence d’Athanase pour avoir son avis, qui sera transmis à notre ami Stéphane, les avis autour de la table étant mitigés… C’est vrai qu’il y avait en même temps un délicieux, même pour moi, Bourgogne rouge (si-si) Gevrey Chambertin 2003 1er cru Craipillot de Gérard Seguin, mûr, digeste et moderne, ce qui me va bien. L’occasion de parler à table quasiment que du Bourgogne et des Bourguignons et de la double future dégustation des 2001 par le Grand Jury Européen à l’aveugle et étiquette visible, ça sera bigrement intéressant de lire et voir les résultats, voire de vivre ça…

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 15:58

Tous les grands journalistes et médias du vin sont à Bordeaux ces temps ci pour goûter et renoter les 2010.

Déjà passé, James Molesworth du Wine Spectator, bientôt Robert Parker pour le Wine Advocate, James Suckling, Michel Bettane, et bien entendu un original, Antoine Gerbelle qui vient, lui, pour le millésime 2003, 10 ans après, sachant que le Grand Jury Européen prépare une dégustation des 2001… Bon Dieu, que nos vins sont analysés, commentés, jugés, et pire si ce n’est pas le cas. Masochiste que je suis, si ce n’était pas le cas, si mon vin n’était pas réclamé, je serai bon pour une angoisse carabinée. Masochiste, je vous dit.


Qu’attendre de toutes ces dégustations ? Des confirmations sans doute, mais surtout pour ce qui est du bizness, des découvertes, des renotations favorables, des meilleurs scores qu’aux précédents, sachant qu’une note en baisse fâchera nos distributeurs et rendra plus difficile la vente des stocks encore existants, alors qu’une belle note permet d’aider nos distributeurs, voire d’en  trouver de nouveaux et d’économiser beaucoup de temps et d’argent nécessaire habituellement pour établir des circuits commerciaux , ce qui est  juste pour info la règle pour  95% des vins produits dans le monde.

Dans le Decanter de Février, une grande dégustation des crus bourgeois 2010. Notre vin n’y est pas mentionné, nous n’avions sans doute pas encore fait sa mise en bouteille. Ce sera pour la prochaine fois.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 10:11

Bu à table, un Valandraud 2010 non carafé et à midi à l’ouverture  très bon bien sûr, différent de 2009, plus discret, pas encore prêt à boire et pourtant le soir, le reste de la bouteille avait pris une ampleur, une maturité… Le vin était devenu suave, gras et opulent. Vraiment 2009 et 2010 quels beaux challenges !


Bu avant, offert par un ami, un très très bon vin, Chablis 2009 Montée de Tonnerre de François Raveneau. J’en boirais bien une autre à l’occasion, avec le même plat un bar très frais cuit en papillote tout simplement.

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