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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 15:38

Dimanche, 2 repas dégustation :  le 1er à Tastings, le 2ième au Relais et Château Clifton.

Les 2 bons repas, préparés pour un petit groupe (moins de 20 personnes), furent l’occasion de goûter et boire les vins à table et de convaincre les participants d’acheter toute la gamme.

Mission réussie et surtout la certitude que les Bordeaux « Nouvelle Vague » ont une vraie place aux USA grâce aussi à la force un peu délaissée de la diaspora d’origine française installée dans la restauration et le commerce du vin.

Le vin, ce lien qui rapproche les cultures ; les racines de la vigne qui rappellent le terroir, le pays, tout ça dans une ambiance plus que chaleureuse. Le vin permettant, facilitant les rapports humains, la parole et l’amitié.

 

Lundi, en route pour Washington DC, ça change de la campagne…. et le repas de midi fait à la Brasserie Central de Daniel Richard était digne des meilleures brasseries parisiennes ou bordelaises.

Thon et saumon cru avec un assaisonnement d’enfer, steak au poivre avec des frites de compétition, et crème brûlée à la vanille, avec tous nos vins servis pour un groupe des meilleurs clients de notre Didier, impérial quant au choix des lieux et des invités : encore des sommeliers, des patrons de restaurants ou de boutiques de vin, même Ben Giliberti journaliste célèbre du Washington Post, et surtout notre ( je dis notre, car il s’agit de Murielle et moi) meilleur ambassadeur, le 1er : le très célèbre Mark Slater du restaurant Citronnelle, qui donne le « la » de la crédibilité pour un vin, et qui est aussi célèbre ici à Washington qu’au Texas. Mark fait partie du comité de dégustation avec Andreas Larsson de la revue Tasted.

 

Le soir, événement au très chic (cravate obligatoire) et très ancien Club (1863) The Metropolitan, où Christian et moi sommes logés et mes vins présentés pour un repas préparé par le chef français pour seulement 50 personnes (20 personnes étaient sur  liste d’attente).

Dégustation, présentation d’une série de vins incluant ce coup ci les Calvet-Thunevin Hugo et Maury, Commanderie de Mazeyres et de Carles. A 19h, petit show pour 50 personnes dans un salon qui a déjà vu passer quelques stars du vin. J’étais très en forme et j’ai pu faire rire ce groupe d’amateurs importants quant au statut social :avocats, lobbyistes, riches entrepreneurs ... J’en rencontre toujours un qui me parle de son ami Jean-Michel Cazes et de Lynch Bages. J’ai encore du travail pour lui arriver à la cheville…. si Bordeaux pouvait aligner quelques 50 Jean-Michel Cazes de plus, ce serait beau temps pour tous !

 

L’organisation et le repas qui a suivi à 20h dans ce lieu très fermé qu’est le Metropolitan a été possible grâce à une rencontre faite à l’Essentiel de Saint Emilion où Carlos a su établir une relation de confiance avec notre hôte qui avait gouté à Aspen un Calvet-Thunevin 2001 ou 2002 et qui avait été séduit.

 Des vins du Roussillon qui ouvrent la porte à Bordeaux, voilà un signe supplémentaire pour tous ceux qui préfèrent l’ouverture au repli sur leur petit monde .

 Et merci à notre distributeur Eric Solomon pour ces mises en place.


Du côté de Saint Emilion, je l'évoquais hier, Sud Ouest a publié un papier sur Murielle , "la Bad Girl" dans les vignes..


 

 

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 10:16

Nous sommes reçu par Didier Simonin dans ce petit paradis de l’état de Virginie : Charlottesville, très belle  petite ville de 40.000 habitants ;  avec ses forêts et paysages vallonnés, sa nature très ‘Anglaise’ et pourtant très dynamique.

L’université et l'intelligentsia font que la culture du vin et l’art de vivre sont très présents ici.

Les boutiques de vins sont de rentables cavernes d’Ali Baba.

Tous les vins de mes amis sont là, exposés à la vente et certains de mes vins sont en plus de ceux vendus en exclusivité par Didier déjà présents : Cambon la Pelouse, Rollan de By, La Vieille Cure, Les Grands Maréchaux, Lalande Borie, Ducru Beaucaillou, Fleur de Boüard et aussi  Chapelle Ségur, la cuvée Viva, Tour de Guiet, Peyfol, Fombrauge avec Fleur Cardinale, Clément Pichon, Sabines, Bad Boy et même Flor de Pingus et Tenuta de Trinoro !

Beaucoup, beaucoup de choix et je ne parle pas du choix de bières différentes.

 

Chez Tastings, le patron, avec sa gueule d’artiste et son humour, nous a régalé avec son gâteau de crabe, et après nous sommes partis en voiture pour Richmond participer chez Emerson à une dégustation de nos vins. Très très fréquenté, très bien préparée, dans cette belle et grande boutique Emerson, ou les clients et clientes présents ont pu goûter et acheter le Blanc de Valandraud N° 2 2006, Lalande Couturier 2005, Fonguillon l’Enclos 2005, Bad Boy 2005 (souvent dédicacé), le 3 de Valandraud 2003 et Clément Pichon 2001. L’implication du patron a fait de cette session l’une de mes plus belles dégustation faite aux USA depuis longtemps.

La présence de francophiles dont celle remarquée de Bob Talcott, très chic et pétillant patron de la brasserie Cancan où Fleur Mongiron 2005 est déjà servi au verre. Merci a la mondialisation et a Guy qui avait acheté ce vin que je vois avec plaisir dans ce coin de Virginie.

 

Le soir, repas à la maison de notre ami et couché tôt, après avoir beaucoup parlé et visité des commerces très personnalisés par leur patron, l’univers très impersonnel du Hilton Garden Inn rend très déprimant ces hôtels pourtant corrects.

 

Pour finir, juste une petite réflexion. Si tous nos distributeurs faisaient le même boulot pour Bad Boy que fait Didier, je serais obligé de multiplier par 100 la production !

Et côté "saine lecture" consultez donc Sud Ouest Libourne aujourd'hui...


 

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 09:15

Encore une journée chargée.

A peine avions nous atterri à Houston, que nous partions visiter des clients avec Steve (d’origine libanaise) pour faire goûter 9 vins différents à ses contacts. Steve est dans ce métier depuis longtemps et a un portefeuille de 40 clients dont 30 sérieux qu’il visite 2 à 3 fois par mois et pour nous, il avait choisi quelques clients qu’il pensait susceptibles d’être intéressés par nos vins.

Son choix a dépassé ses espérances car tous les clients ont étés séduits - et lui vacciné. C’est le mot que j’utilise quand je pense avoir laissé une forte impression. Alors pourquoi vacciné ? C’est simple : avant notre visite au premier client, Steve ne savait vraiment pas qui j’étais et si je n’étais pas encore qu’un vendeur de vin comme les autres.

Dès la première rencontre avec un Français qui, avec son frère, possède l’un des restaurants en vue de Houston (Le Mistral), Steve nous a pris au sérieux.

Ces Français, Sylvain et David Denis (le chef) avaient déjà du Valandraud 2001 sur la carte des vins. Le prix (très raisonnable) était quand même élevé, et les dégustations où il a pu découvrir et apprécier les vins ont fini de le convaincre.

Il a utilisé depuis le mot de « French Connection », je ne sais pas si ce mot est approprié, mais enfin…. Chaque Français nous a reçu avec beaucoup de passion, pris du temps et en plus chaque fois émis l’intention de commander plusieurs crus, y compris Valandraud.

 

Parmi les cavistes rencontrés, l’un, étonnant, dont le bar est fréquenté par 80% de femmes (quelle chance !), un autre  dont la propriétaire d’origine Russe posséde un regard et un goût sûr, un Arménien, fan d’Ausone et de Saint Emilion, très pro dans son grand magasin aux parfums de méditerranée. La grande surprise ayant été la rencontre de 2 Français possédant chacun 2 restaurants. Le premier ayant le Bistro Provence et le Don Camillo où nous avons bien mangé à 13h00 et qui a comme beau-frère Christophe Paul du Café Rabelais.

Ce Christophe Paul est le voisin de Pascal Andraud, le frère de Murielle et de mes beaux-parents à Brantirat (commune de Sablons de Guitres). Ca c’est une surprise pour moi qui le connaissait déjà par Pascal, qui m’avait parlé de son copain « Américain ». Christophe, fou total de vin, était déjà venu goûter les 2005 à Valandraud.

Le soir, repas dans son restaurant Le Rabelais (plein de monde) avec un Bourguignon (la vie peut être dure, j’y suis heureusement habitué…). Nous avons passé le repas à parler, parler, dire des bêtises, comme des gamins. Nicolas, le « lapin » Bourguignon, ses blagues et son humour d’avocat, Christophe et sa passion pour le vin m’ont fait récupérer du jetlag, avant d’aller me coucher peu avant minuit.

J’espère que le reste du voyage sera à la hauteur du Texas, où pour sûr je reviendrai, sans jet lag pour pouvoir être plus en forme !

Vendredi, présentation de nos vins à tout le groupe des commerciaux de Houston et puis avion vers Washington via Chicago où nous attend Didier, l’un de nos très efficace importateur de Bad Boy - entre autre.

 

 

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 14:04

Austin, Texas, une des villes les plus riche des USA, en tout cas agréable, jeune, nature sauvage avec ses oiseaux par milliers qui chantent en pleine ville, opossums, écureuils et des hôtels les plus chics comme le Four Seasons, des restaurants branchés vins, un bar à vin-restaurant-cave au design épuré, réfléchi, avec un choix de plus de 100 vins servis au verre, des sommeliers attentifs et curieux, des patrons heureux de découvrir un, des nouveaux vins pour rajouter à leur carte déjà bien remplie, bref des moments  où le travail n’empêche pas le plaisir de boire de bons coups !

 

 Je suis loin des images d’Epinal que j’avais du Texas avec le feuilleton Dallas et J.R. et son univers impitoyable.

Bon, en tout cas j’ai toujours un problème avec le jet-lag. C’est vrai que je n’ai pas encore récupéré de celui de la Chine.

 

Je me dois  de revenir sur le côté très professionnel de nos prospects ou clients qui goûtent le vin sans à priori, très très capable de faire partie du Grand Jury Européen, de choisir un vin sans poser aucune question sur le classement du vin, ses notes chez Parker ou Wine Spectator, même si j’ai vu chez un français ayant eu Emile Peynaud comme professeur, un vieux Feret et les guides Hachettes 2007 et 2008 !

Leur seule question est : est-ce que je peux être livré de suite !? Quand revenez vous ? pouvez vous nous aider pour le concours du meilleur sommelier du Texas ? (oui bien sur, mais là encore où sont les Sopexa et autres organismes sensés faire de la promotion ?).

 

Bon, encore un avion à prendre pour aller à Houston. Vraiment  pas le temps de s’ennuyer, ni de trop regarder la télé. Quoique Sarkozy m’a semblé poser des bonnes questions à propos de cette crise (agence de notation, bilans, rémunérations, etc.).

 

 

Entre mon retour de Chine et mon départ pour les USA, je n’ai hélas pas trop eu le temps de répondre aux interventions postées sur mon blog.

Je vais néanmoins tenter de  répondre à quelques commentaires

A Charles Traonouëz (qui est en charge du Château Malromé) : en effet, il s’agit de la machine tribaie qu’il était à mon avis judicieux d’essayer cette année… en attendant la nouvelle merveille qui rendra celle-là obsolète. Il en est ainsi de toutes les « dernières » machines, la suivante est plus aboutie. Il n’était pas question de l’utiliser sur les blancs, notre façon artisanale de faire étant sans aucun doute la meilleure, mais uniquement sur les raisins rouges où cela marche bien, en effet.

Nous verrons bien les résultats lors des dégustations de ce vin par rapport à d’autres.

 

A Patrick Essa : toutes les grappes n’ont pas cette belle couleur dorée, beaucoup sont bien entendu plus « normales ». En tout cas c’est dommage que les  dates des vendanges soient à la même période… Je t’aurai bien pris comme consultant pour un essai grandeur nature…. En plus, ça ferait parler dans les chaumières ;-)

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 15:35





Et la parcelle de Fongaban n'a pas encore été vendangée :



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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 08:57
Journée passée chez quelques clients de notre distributeur, avec 10 échantillons et partout accueil sympa et des  commandes immédiates ou à confirmer.
 Les restaurants sont souvent dirigés par des nouveaux arrivants aux USA, 1ère génération d’Américains prêts à s’investir et à travailler, sans compter les heures et les difficultés.
 Par exemple, un couple de mexicains qui vient d’ouvrir un restaurant il y a toutjuste 4 mois : le patron, plein de courage, dort seulement 4 à 5 heures par nuit... sauf les jours de fermeture où là, il peut prendre 7 heures !
Par mois, il doivent payer un loyer de 7000 Dollars, électricité gaz 1500 dollars, 9 employés : ni lui, ni elle ne prennent de salaire. Cela me rappelle mes débuts à Saint Emilion où c’était le salaire  de Murielle qui nous permettait de payer le loyer HLM de la Plante à Libourne (HLM ça veut dire pas cher) et de payer la nourriture. Son salaire d’aide soignante lui a permis de nous faire survivre durant plus de 3 ans !

En 1984 ma voiture achetée d’occasion - de très vieille occasion - une Renault 10, m’avait coûté 150 Euros, soit moins cher que la montre que j’avais au poignet et que j'avais acheté  quand j’étais employé de banque.

Quand je regarde ce qui se passe avec les banques, la bourse, je me dis qu’aujourd’hui le monde marche sur la tête. Les états sont prisonniers des spéculateurs  et obligés de payer à la place de ceux-ci, pendant que de « petits mexicains » triment comme des esclaves pour payer ce qu’ils savent devoir.

Bizarre non ?

Côté règles démocratiques et morales, ne risque t’on pas de rendre incompréhensible les règles du jeu ? Est ce là l'espoir d’un monde nouveau ?

 

 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 08:54

Lundi 13.10.2008, nous sommes à Dallas au Texas avec, pour moi, un gros décalage horaire : l’accumulation de celui de la France avec celui de la Chine.

Je ne sais plus très bien quelle heure il est !?

 

Dès l’arrivée, dégustation sérieuse avec notre bon, très bon distributeur pour le Texas. Il diffuse une grande partie de notre gamme avec les Calvet-Thunevin Constance et Hugo, Baby del Rey, Cazal de Roques, les vins de la famille Fezas Chiroulet , le Vin de Bob (Bergerac), Haut Carles et Château de Carles, Lalande Couturier, Bel Air Ouÿ, Valandraud rouge et blanc, Franc Maillet et Commanderie de Mazeyres à Pomerol.

La dégustation organisée pour les commerciaux s’est bien passée et aucun ici ne me parle de la crise financière, mais a de l’optimisme à revendre pour placer ces vins dans les meilleurs restaurants, cavistes, etc.

Le Texas est riche, c’est vrai, mais la fougue, la passion des employés de ce distributeur qui ont une vraie attitude positive est ce qui manque le plus souvent dans le monde du vin de Bordeaux.

 

Repas le soir dans un steak house qui sert de la viande de qualité, mais qui est aussi capable d’avoir une carte  des vins presque aussi grande que celle de la Tour d’Argent à Paris avec entre autre Ausone 1900, Cheval Blanc 1900, 1947, Mouton Rothschild 1945, etc… et qui passe sur table plus de 30.000 bouteilles par an ! 3 millésimes de Valandraud,  et Calvet-Thunevin  sont déjà sur la carte, sans doute Commanderie de Mazeyres et Haut Carles à venir.

Mes Américains ont eu pitié de moi et j’ai pu être au lit à 22h. A 22h05 je dormais comme un bébé.

 

Ha oui, et on a bu au restaurant un excellent Dominus 99 très Bordelais, tout en dentelle, et un Cluzel roche Grande Place 2005, fermé à double tour .

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 12:48

Samedi donc, repas au Château Clément Pichon à l’invitation de Madame et Monsieur Fayat, en compagnie d’un groupe d’invités tous plus importants les uns que les autres, et pourtant tous ayant des relations d’amitié, d’estime pour la famille Fayat.

C’était un sacré privilège d’être invités nous aussi, Murielle était encore plus heureuse que moi, si c’était possible.

Quelle consécration pour nous de côtoyer tant de « beau monde », pour la plupart de sacrés personnages, créatifs, entrepreneurs, grands courtiers ou propriétaires célèbres de château ou négoce .

Quelle chance  de pouvoir boire La Dominique 1989, une des réussite de la propriété, et même de voir servi en 1er vin notre Blanc de Valandraud .

 

Du côté des Vignobles Fayat, nous avons fini de ramasser les merlots, cette semaine c’est au tour des cabernets, et c’est encore un millésime qui se fait avec un beau temps inespiré.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 11:16

Bien que n’ayant presque pas dormi à cause du décalage horaire chinois et de l’excitation de tout ce travail à rattraper, j’ai passé mon  vendredi avec une équipe de 5 russes pour un film qui doit être diffusé sur la 1ère chaine russe de télévision en fin d’année, et dont je serai – avec Murielle et Valandraud – le personnage central ?! Journée non stop de 8 h 30 à 21 h 30 – heure à laquelle je suis tombé comme un pierre pour un sommeil plus que bienvenu.


Le professionnalisme de  l’équipe donnera sans doute un beau film, j’espère en tout cas que cela aura des effets visibles sur la notoriété de mes crus et ceux de mes clients  ( La Dominique, Fleur Cardinale, Haut Carles…)

En attendant, au déjeuner ils ont eu l'occasion de  boire :

Valandraud Blanc N°1 2004, fort bon

Valandraud 1998  excellent, en pleine apogée, presque décadent en bouche comme diraient les intégristes du vin classique, trop sexy.. (un gros mot existe et qui commende par p…) Un vrai régal en tout cas.

Valandraud 2000 bouchonné (merci Amorim), mis à l’évier.

Pour 7 personnes, cela ne faisait pas beaucoup et donc je suis allé cherché un Pétrus 1998 à la cave. Non pas pour comparer mais pour faire plaisir, honorer nos hôtes, et c’est toujours gagnant avec Pétrus. Le vin, magnifique, était lui au contraire, tout en retenue, d’une jeunesse insolente. C’est là que je comprends le vrai sens du mot philosophie, souvent utilisé à tort et à travers dans le monde du vin. Ce vin a été élaboré avec un choix : la durée, la retenue.

Murielle, "nos" russes et moi avons bu  ce vin jusqu’à la dernière goutte et la bouteille a bien du être filmée pendant 10 minutes ! Vive Pétrus !


Le soir, après cette longue journée de tournage, vendanges, chais, paysages d’automne, un vin au nom évocateur  a été servi. Un vin, un seul certes, mais en double magnum.

Il s’agissait de La Petite Sibérie 2001 , un des vins préféré de notre interprète et ami.

Là aussi, la bouteille a été bue facilement, avec gourmandise et sans aucun doute trop tôt,... mais bon l’occasion de l’ouvrir était trop belle…

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 15:03

Départ mardi soir de Bordeaux avec Air France pour Paris, puis Paris - Hong Kong en classe affaire : service de qualité, carte des vins correctes (côte du Rhône de Perrin, délicieux) et hélas nourriture affligeante !

2 à 3 rendez vous par jour à Hong Kong, avec quelques importateurs sérieux. Nous verrons si les commandes seront confirmées d’ici la fin de l’année. En tout cas, vu le nombre de professionnels installés à Hong Kong depuis la suppression des taxes, ce n’est pas ici qu’il faut venir si l’ont craint la concurrence ! Il ne faut pas oublier que Bordeaux est encore la référence : il n’y a qu’à voir Lafite Rothschild et Petrus !

Un très beau feu d’artifice pour fêter la fête nationale chinoise de plus de 20 minutes sur la baie de Hong Kong, c’est encore les chinois qui ont inventé le feu d’artifice ! Si vous avez le temps, faites comme moi, allez vous faire couper les cheveux : les salons de coiffure offrent un luxe de soins que je n’ai pas trouvé en France, mais il est vrai que je vais chez le coiffeur de la galerie marchande de Carrefour !

 

Nos clients de Hong Kong sont inquiets : bourse, droits de douane et contrôles avec la Chine, Macao et tous ces anglais qui s’installent… en plus des japonais et même de groupes chinois !

En tout cas, les magasins étaient pleins de monde en train de faire du shopping.

 

Un très bon repas au Victoria où nous avons, avec notre partenaire franco chinois F.T.I., fait du bon boulot . Là encore, nous en verrons rapidement les retombées. 

Rendez-vous avec des importateurs où FTI joue un rôle d’agent, rendez vous avec des journalistes où FTI joue le rôle de relations publiques, presse et rendez vous avec des expatriés français qui jouent un rôle dans le vin, et ils sont importants !

FTI recherche des clients qui auraient besoin de leur expérience et de ses structures : magasins, bureaux et salle de réception –show room. Cela intéresse ceux qui veulent faire la promotion de leurs produits  comme mon entreprise, un cognac, une région viticole… Pourquoi n’existe-t-il pas un France un service d’aide à l’export efficace qui regrouperait tout ce qui peut aider financièrement et par contrat ceux qui ont le courage de créer une telle société en Chine ? cela éviterait les pertes de temps et d’énergie à trouver des partenaires plutôt que des clients.

A Shanghai, ça travaille partout, immeubles en construction, de l’énergie à revendre. Des lieux incontournables : Napa, par exemple, où un restaurant, un lieu de présentation pour le vin sont réunis dans une vieille maison, très classe, des bars à champagne, des restaurants partout, il ne reste qu’à « éduquer » les clients et les professionnels.

Visite à Suzhou ou FTI installera un second magasin de vin et restaurant, en attendant Pékin.

 

Nos vendanges en rouge à Saint Emilion : nous sommes à plus d’un tiers des surfaces. Le beau temps rend courageux !

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