Je ne pensais pas que mon blog était encore lu, tant les autres media Facebook, Instagram, TikTok et autres podcasts ont pris le relais de ce blog où j’avais le plaisir utile d’y écrire mon quotidien, mes états d’âme et bien sûr d’y faire l’auto-promotion de mes vins puisque j’avais la chance et le privilège d’être lu.
Ayant dernièrement eu le plaisir d’être l’invité du journal Sud-Ouest pour enregistrer 2 podcasts, les journalistes m’ont fait la surprise de citer quelques extraits issus de ce blog. Je suppose que le prochain media citera à son tour des passages tirés de ces podcasts !
Samedi soir, ce sera la Nuit du Patrimoine et Saint Emilion sera parcouru par le défilé des Jurats en habit avec leurs flambeaux qui iront jusqu’à la Tour du Roy d’où sera tiré un feu d’artifice.
Dimanche, le Ban des vendanges organisé par la Jurade de Saint Emilion avec défilé, grand- messe, intronisations et déjeuner de gala lors duquel sera servi Axelle by Valandraud 2020, et pour finir le défilé dans la cité et la proclamation du Ban des Vendanges 2025 qui, cette année ont déjà commencé, en tout cas pour nous.
Du « New French Claret » de l’époque où Bordeaux appartenait au Royaume d’Angleterre au Clairet Français d’aujourd’hui, qui pourrait contester l’importance de ce vin iconique, paradoxalement méconnu, voire dédaigné par les « sachants », les connaisseurs, les commerçants, cavistes, viticulteurs, sommeliers, négociants, importateurs. Pourtant nos clients, eux, ne demandent qu’à être séduits par ce qui est une demande actuelle d’un vin frais, fruité, léger et d’un rouge clair, clairet, sans oublier l’intérêt de nos amis anglais pour cette boisson historique.
Bientôt, notre 1er Clairet fait maison. Petit retour dans le passé pour moi, car en 1985-86, je vendais du Clairet de la cave coopérative de Quinsac ( qui a eu le professeur Emile Peynaud comme œnologue-conseil) dans ma première boutique de Saint-Emilion : l’Ermitage, sur la place du marché, sans imaginer que, 40 ans plus tard, j’en produirais.
S’il y a un avantage à vieillir, bien vieillir étant un objectif ambitieux, l’intérêt est que l’on a accumulé souvenirs, expériences, amours, chagrins, et rencontres. Avec un peu de chance, cela peut faire une belle vie.
Tout ça pour dire qu’avec le temps, je deviens nostalgique, pas du genre triste, mais plutôt dans le registre heureux des petits ou grands bonheurs, de la chance évoquée à chaque fois pour m’excuser, tel Columbo, d’avoir eu du succès et de belles rencontres, dont celle avec Alain Passard chef et propriétaire depuis 1986 du restaurant parisien mythique, l’Arpège, et surtout, en ce qui me concerne, avec son talentueux sommelier, David Biraud qui fût l’un des premiers à croire en Valandraud, dès 1991.
David, revu à Saint Emilion, alors que j’étais en conversation avec un ami commun. Cela m’a donné un coup de nostalgie, du temps de mes 1ers succès grâce à l’enthousiasme de ces sommeliers pas blasés, comme David qui a conservé toute son énergie, son enthousiasme et son envie de partager notre passion commune, le vin.
Créé le 9 mai 2005, ce blog existe toujours, même s’il a perdu un peu de son impact. Le transfert des échanges s’est d’abord fait vers Facebook, et aujourd’hui vers tous les autres moyens de communication avec, il faut le dire, surtout ce zapping permanent et rapide, sans avoir le temps de lire, juste un coup d’œil sur ces images ou des titres, vite, vite, vite !
De ma part, pas ou plus de partages d’expériences, d’états d’âme, d’infos, de points de vue ou de partage d’instants de ma vie qui fût trépidante : la vigne, le vin, le commerce, les voyages, les rencontres, les joies…j’ai rarement partagé mes peines.
Si vous avez le temps, vous pouvez vous replonger dans la lecture des articles, certains me paraissant aujourd’hui surréalistes , par exemple, celui du 23/11/2010 intitulé « J’arrête de boire du café le matin ! » ou le tout premier du 9 mai 2005 avec ce titre « tristes primeurs » (2004 !)
Nous avions organisé une grande dégustation en mars 2017, à l’initiative de René Gabriel (qui avait fourni les 1ers millésimes), de 24 millésimes de Valandraud rouge, du tout premier 1991 au 2014 inclus, avec la participation de Neal Martin qui avait écrit ensuite l’article de référence pour notre vin dans le Wine Advocate de Robert Parker. Étaient également présents à cette dégustation, des amateurs suisses et une partie de nos collaborateurs, et bien sûr Murielle, Marie-Bénédicte, Christophe et moi.
Cette dégustation sera sans doute à refaire bientôt avec 33 millésimes, à moi de trouver les critiques disponibles et la date possible.
La deuxième dégustation d’importance fût celle organisée le 25 février 2025 pour les Valandraud blancs, du millésime 2003 au 2023 inclus. Il nous manquait hélas les millésimes 2004 et 2012 que je n’avais pas pu trouver avant. Dégustation organisée avec des bouteilles rachetées en Allemagne, à Hong Kong et en France pour compléter notre panel. Ce fût un peu rock’n’roll avec les bouteilles de Hong Kong arrivées juste la veille à l’aéroport de Bordeaux !
Je peux rajouter que cette dégustation était réalisée à la demande de notre œnologue conseil présent depuis le 1er jour, Athanase Fakorellis, et organisée par Sylvine et toute notre équipe, avec, comme il se doit les collaborateurs proches : techniciens, œnologue, chef de culture, conseiller viticulture, collaborateurs du négoce, Murielle, Marie-Bénédicte et moi, étaient également présentes 2 critiques : Georgie Hindle pour Decanter et Julia Bouchet pour Terre de Vins.
En attendant les articles professionnels à venir, je peux déjà dire que, même si cela parait présomptueux, j’y ai vu la confirmation d’un vin culte, grâce au niveau incontestablement homogène et qualitatif de tous les millésimes goûtés, une précision et une pureté évidente, un début d’évolution due au temps à peine perceptible pour les 3 millésimes les plus anciens, et encore sans doute auraient-ils pu paraitre très frais confrontés à d’autres crus !
La réussite d’un challenge au départ utopique, avec la chance d’avoir un terroir adapté au climat actuel, des équipes déterminées et un œnologue talentueux mais si discret.
T.O.P, Choi Seung-hyun, légendaire rappeur du groupe de K-Pop Big Bang, qui est également acteur (télé et cinéma), joue le rôle de Thanos dans la saison 2 de la série Squid Game, diffusée sur Netflix, avec déjà plus de 265 millions de vues, sans compter les milliards d’écoutes cumulés sur les plateformes musicales pour les chansons du groupe.
T.O.P, amateur d’art, a eu envie de créer une marque de vin pour partager et initier ses fans à la culture du vin, en faisant appel à nous pour élaborer un vin rouge à Bordeaux et un vin blanc en Côtes Catalanes. Le visuel de l’étiquette est dû au célèbre plasticien japonais Kohei Nawa.
Merci à nos amis coréens d’avoir permis cette rencontre et ce partenariat depuis 2022, dont le journal Sud Ouest s’était fait écho le 2 septembre 2022 par un reportage signé Philippe Belhache, qui avait écrit un fort bel article sur le sujet.
L’étiquette de ce vin créée en 2003 sous le nom N°1 Blanc de Valandraud, a évolué en 2010 tout simplement en Valandraud Blanc. Le second vin lui a naturellement emboité le pas pour passer de N°2 Blanc de Valandraud à Virginie de Valandraud Blanc.
Le 2008 me paraissait à l’époque des premières dégustations, tout à fait réussi, et d’ailleurs j’affirme régulièrement que si Valandraud rouge fait partie, depuis sa création en 1991, des tout meilleurs vins à Bordeaux, ce Blanc s’impose aujourd’hui comme une valeur sûre dans la catégorie des grands vins blancs de Bordeaux. Catégorie qui est, depuis quelques temps, en pleine révolution, création et heureusement, couronnée de succès en AOC Bordeaux Blanc et surtout les vins de France.
Bouteille bue et goûtée sur 2 jours par Murielle et moi, nous étions tellement heureux de découvrir que ce 2008 dépassait toutes nos espérances : un grand vin ayant encore besoin de temps pour se révéler. Complet, équilibré, un grand vin assurément, gourmand et sophistiqué, du fruit, des épices, des fleurs au nez, une bouche dense comme un grand Bourgogne. Quelle belle surprise que cette évolution que nous n’avions pas imaginée ! Merci au climat de 2008, merci au travail réalisé depuis la plantation en 2000, merci pour les soins apportés au vignoble, aux vendanges si précises, à la vinification de Haute Couture sous la direction de notre consultant Athanase Fakorellis accompagné des hommes et femmes concernés par ce beau boulot, pour ces bonnes barriques neuves et pour ce qui est de cette bouteille, ce beau bouchon naturel !
Quel dommage de ne pas avoir mis quelques bouteilles de ce vin de côté pour pouvoir en vendre, comme le font les grandes maisons de Champagne avec leur œnothèque.
Ce vin avait été bien noté à l’époque de sa sortie primeur par les principaux media, ainsi que lors d’un repas organisé en Septembre 2013 par la RVF au célèbre restaurant Laurent.
Cette revue, l’Amateur de Bordeaux, créée en 1981, n’a pas été remplacée hélas. Idem pour le Guide du Grand Jury de Jacques Luxey. C’est ainsi, ces créations ont un temps de vie et une fois ce cycle terminé, il ne reste que la nostalgie, la mémoire, les regrets, la tristesse.
J’avais perdu leur numéro 87 de novembre-décembre 2003, mais vive « le bon coin » où l’offre d’un amateur plus rigoureux m’a permis de recevoir cette revue. A peine reçue, déjà lue et relue car elle consacre son titre principal aux vins de garage. C’est l’occasion de remercier de nouveau Thibault Leclerc, Myriam Huet, Régis Cailleau, Christian Seguin et Jacques Dupont.
Je suis toujours impressionné par le talent des journalistes, leur liberté de ton, leur empathie pour le sujet, leur travail. Des portraits sur notre histoire, Murielle et moi, il y en a beaucoup. Quelques-uns à charge, bien sûr et beaucoup de positifs, ce qui n’était pas toujours acquit.
Monsieur Christian Seguin, également reporter à Sud-Ouest, m’avait déjà bien psychanalysé et mon angoisse (positive) est toujours là.
Ce ne serait peut-être pas idiot de refaire une dégustation à l’aveugle avec ceux de cette époque sui sont encore en forme, dans l’esprit de celle que j’avais organisée en 2003 à la demande de Thibault Leclerc…Pas sûr que cela intéresse autant, surtout qu’aujourd’hui les polémiques se sont naturellement calmées avec le temps qui passe. Sur internet, les sujets changent de plus en plus rapidement, le Bordeaux bashing, les vins natures, les « vins » sans alcool, le réchauffement climatique, les francs de pieds, l’abstinence…
Axelle de Valandraud est une cuvée rare dont le 1er millésime a été réalisé en 2000 pour célébrer la naissance de notre petite-fille Axelle Thunevin. Le concept : une barrique -assemblage représentative de chacun des cépages composant notre vignoble à l’époque : Merlot, Cabernet Sauvignon , Cabernet Franc et Malbec.
Au printemps 2012, avec l’aide de Michel Rolland, j’ai eu l’idée de refaire une cuvée « Axelle » lorsque nous évoquions mise en bouteille du millésime 2010, avec des lots de Merlots issu de parcelles (en Bourgogne nous parlerions de climats) non admissibles dans le futur classement de Valandraud, du fait de leur éloignement du chai de Valandraud : nos parcelles du secteur Rocheyron/Laroque (Saint Christophe des Bardes) et celle, historique, de Fongaban à Saint Emilion. Les 2200 bouteilles mises en bouteille n’avaient été goûtées par personne, sauf une fois, lors du Dîner de la Jurade en ouverture de Vinexpo 2017.
Je l’ai goûtée il y a peu de temps à l’aveugle lors d’un repas organisé pour se faire plaisir, face à un célèbre 1er grand cru classé du Médoc du même millésime, et sincèrement Axelle de Valandraud 2010 s’est révélée étonnante, d’un niveau au moins équivalent à Valandraud 2010 (lui-même noté 100pts par Jeb Dunnuck).