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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 13:43

Vendredi après midi, l’Association des Crus Classés et des 1ers Crus Classés a fait le point de ce qui est en cours pour prendre en compte le sort des 8  crus classés en 2006 et oubliés par les derniers rebondissements judiciaires.

Solidarité et apaisement semblent être la formule magique pour prendre en compte le préjudice important subi par ces 8 promus 2006 , puisse ce qui se passe dans le Médoc avec les crus bourgeois faire réfléchir ici.

 

Week end tranquille en famille. Dimanche midi à Pessac chez Sylviane et Pierre pour manger des nems faits maison et parler du bon vieux temps, des vins, des voyages, des enfants, de la vraie vie…

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 13:52

En cherchant  sur Google ce qui se dit  sur Valandraud, je suis tombé sur ce livre en partie consultable : Wine and Society : the social and cultural context of a drink, où l’on parle de cult wine, garage , modern wine etc…J’ai eu le plaisir de voir associé à Valandraud, Pingus en Espagne (avec un gros paragraphe), Screaming Eagle aux USA, Torbreck en Australie.

Bref, c’est un gros bouquin écrit par Stephen Charters en 2006.


Toujours sur Google, un petit film sur le château Fleur Cardinale, voisin de Valandraud, où l’on peut voir l’ami Bob Avarguez en plein travail.

 

 

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 12:31

 

Hier à 11 h 30 , réception à Valandraud  de  4 Coréens, dont 2  parlant  bien Français. L'acueil de Coréens va devenir de plus en plus important car ce pays devient l’une de nos priorités. Tous les ans, j’attire l’attention de mon équipe sur des objectifs et pour ce qui est de la Corée, ceux-ci sont déjà largement dépassés.

 

A table, les Coréens étaient du style "français" : gourmands, souriants, heureux, et l’un d’entre eux avait envie de boire un Valandraud 1995, dont il nous a dit en être à la 9ème bouteille bue, et celle-là a été une des meilleures que j’ai bu. C’est toujours pareil, chaque bouteille a sa vie et son bouchon….

Auparavant un échantillon  du Blanc de Valandraud N° 2 2007  et un Virginie de Valandraud 2005  bien trop jeune. Pour finir une bouteille de 3 Marie 2005  qui sera sans aucun doute dans quelques années l’une des meilleures bouteilles réalisées dans le Sud de la France. Ce cépage extraordinaire qu’est la Grenache a, sur ce millésime, des odeurs et un goût tout à fait particulier de confiture de cerise noire très légèrement chocolaté : un régal, avec encore un poil de boisé trop apparent qui disparaîtra avec le temps.

Aucune lourdeur dans ce vin pourtant très riche, l’acidité, la fraîcheur sont clairement affichés malgré le sud .

 

L’après midi, préparation des pubs à paraître dans la Revue du Vin de France spécial Foire aux vins, et le soir repas avec un Don Quichotte du bouchon, puisqu’il veut ( et à l’air d’y arriver) mettre au point le bouchage hermétique en verre de nos bouteilles de vin.
Il suffit, d’après lui, d’investir 20 millions d’euros.
Dommage, je ne les ai pas !

 

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 15:05

 

Dégustation de vins dits de garage lundi soir avec un couple du Québec ( le Canada qui parle Français).

2 bouteilles de Rol Valentin 1995 légèrement altérées par leurs bouchons dont je n’ai pas pu lire l’origine, dommage. Un bon Lynsolence 1998, suivi d’un Hermitage 2001 (Matras) également bon et d’un Le Dome 1996 un peu en retrait.

Fatigue ou difficulté à goûter des vins rouges avec ces chaleurs estivales ? Murielle et moi ne sommes nous pas trop exigeants ?

L’après midi, j’avais reçu (ce qui est rare) un groupe de Miami pour une présentation  et une découverte du vin à destination de ces très néophytes amateurs. J’y ai pris du plaisir, leurs questions étaient pertinentes, fraîches et leur joie de vivre communicative.

Ensuite, visite du chai « historique » de Valandraud à Saint Emilion, dégustation à L’Essentiel de quelques vins pour appréhender les différences.Comme d’habitude, les amateurs croient ne pas être capables de faire la différence et à l’arrivée c’est bien sûr les vins les meilleurs pour les professionnels qui leurs plaisent à eux aussi.

Nous avons goûté Présidial 2006 (qui sera bientôt distribué dans la région par une grande chaine de grandes surfaces), Bad Boy 2005 qui sera présent dans une autre enseigne, Bel Air Ouÿ 2000, Valandraud 1999 et la Cuvée Constance 2004 du Domaine Calvet-Thunevin qui était comme d’habitude très « gourmand ».

 

A midi, toujours à L’Essentiel, un groupe d’amis a pu prendre un verre de Marjosse blanc 2006  de Pierre Lurton, toujours bon et certains un verre de Bad Boy (un poil altéré par un goût liégeux, ce qui arrive rarement avec notre bouchonnier actuel)

Au déjeuner, dégustation et repas au Restaurant du Tertre à l’invitation de l’un de nos tonneliers préférés et important chez nous, je veux parler de Radoux.

500 barriques commandées cette année, en très forte baisse vu les rendements prévisibles sur nos vignobles (l’année dernière j’en avais commandé 600) : 230  Seguin Moreau, 120 Radoux, 50 Saury et 100 chez 5 tonneliers différents pour des essais.

Radoux devient donc un tonnelier important chez nous et la qualité des échanges techniques en fait un fournisseur très estimé par mes collaborateurs et moi.

Si l’on ajoute des achats des Vignobles Fayat, Fleur Cardinale, Carles, Marojallia et Thunevin-Calvet… Comme chaque année, je me dis que j’aurais du investir dans une tonnellerie … Mais j’aurais plutôt un sérieux besoin de capacité de stockage puisqu’à aujourd’hui j’ai déjà besoin de 2 prestataires de service extérieurs pour stocker près de  2 millions de bouteilles.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 14:12

Un petit rendement probable partout, en tout cas chez nous.
Par exemple au Domaine Virginie Thunevin : m
a fille qui, à sa propriété de Lalande de Fronsac achetée en août 2006, produit moins de 30 hecto hectares, nos Lalande de Pomerol ne feront sans doute pas mieux. Mais si la qualité est au rendez-vous de ce millésime 2008, c’est moins triste, sauf pour la sensibilité économique de ces vins vendus à petit prix.

Justement les cours des vins, déjà pas chers, sont en train de descendre. Il est triste de penser que les 900 litres de Bordeaux 2007 peuvent se négocier avant la mise en bouteille à moins de 1000€, ça ne laisse pas beaucoup de possibilité pour faire de la qualité !

Précision pour les lecteurs étrangers, 900 litres d’un vin AOC Bordeaux = 1580 dollars = 169030 yen = 10782 yuan chinois = 1621 francs suisses.


 
Tout ça étant à comparer au salaire minimum en France 1321€ brut, soit 1037,53 net par mois pour 35 heures de travail par semaine.
Le salaire horaire brut étant 8,71 euro, soit 6,84 euro net de l’heure.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 10:33

C’est encore pire et à mon avis (peut-être partial) totalement immoral.


Les promus du dernier classement  contesté (par exemple Troplong Mondot et Pavie Macquin) se retrouvent rétrogradés en Grands Crus Classé avec les anciens déclassés reclassés !

Comment vouloir la justice, la paix, quand on arrive à un tel bordel avec tous ces avis divergents ?

Comment, alors même que ce classement paraît pour beaucoup de professionnels trop laxiste, rendre celui-ci crédible aux yeux des clients, amateurs, médias ?

Y’a-t-il un pilote dans l’avion ?

 

Si l’on prend l’exemple de Grand Corbin Despagne, ancien déclassé qui  a tout fait en travaillant honnêtement plus de 10 ans pour reconquérir son statut, comment lui expliquer qu’il n’y a plus droit ? Et pire, voir des déclassés, dont certains sont notoirement insuffisants, y avoir droit, eux !

 

Pire encore est  le sort de Fleur Cardinale, Monbousquet et Destieu qui, eux, sont pénalisés par ce choix de favoriser les mauvais joueurs.

Question encore plus insidieuse : que penser de ceux qui ne sont pas parvenus à être classés comme Barde-Haut, Quinault, voire Valandraud ?

 

En effet, moi aussi je suis lésé par cette affaire. Est-ce que je n’ai pas plus que la moyenne dans tous les critères permettant le classement  en 1er Cru B ?

S’il s’agit d’avoir 100 sur 100, bien peu de crus pourraient  prétendre à ce classement, et en tout cas pas ceux responsables de ce merdier (et ils sont nombreux)

Quelles vont être les suites judiciaires, les recours, à quelle vitesse ? Sans parler des séquelles occasionnées, de l’ambiance entre les crus…

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 15:54

Parmi les 40 vins du millésime 2005 sélectionnés pour participer à la grande dégustation du Grand Jury Européen, je suis heureux de voir figurer :

Marojallia

Fleur Cardinale

Haut Carles

Virginie de Valandraud

Ils pourront ainsi se mesurer aux 1ers crus et équivalents en Novembre prochain à la Villa D’Este en Italie.

 

Pour le Grand Jury Européen, François Mauss organise ces dégustations à l’aveugle et les résultats sont souvent fortement commentés, surtout quand ils ne correspondent pas à l’avis des « autres ».

Il me tarde de voir les résultats .

De toute façon, ce millésime 2005 est de grande qualité, même pour les vins moins bien notés. Seul les prix élevés calment la demande.

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 16:28

Visite éclair en Toscane chez Andrea Franchetti,  propriétaire de Tenuta di Trinoro. Long voyage en voiture pour Marie et Jean-Roger Calvet, pris au passage à Maury, et nous.

Le lieu est fantastique, la beauté des paysages, la sérénité du lieu, la qualité des vins et l’accueil d’Andrea, ses amis et employés, tout a concouru a rendre ce séjour inoubliable une fois de plus encore

La nature sauvage prend  ici tout  son sens : lorsque l’on peut voir et entendre en plein jour ( matin et soir) les biches, sangliers, faisans devant la maison.

Les différentes dégustations des vins d’Andrea ou des nôtres, les échanges, nous font regretter de ne pas rester plus longtemps.

 

Je reçois aujourd’hui les notes au Wine Advocate pour les vins d’Andrea, Tenuta di Trinoro 95 et 95+, et 90 pour Cuppole 2005 et 2006.

Au retour réception d’élus locaux au chai en  phase d’achèvement à Maury. L’importance de notre projet est bien perçue par la majorité des gens rencontrés, même si ici aussi la jalousie peut créer quelques problèmes, ni plus ni moins qu’ailleurs.

Pour info les autoroutes italiennes sont vraiment moins sûres que les françaises, et ils faut vraiment être très très attentif aux conducteurs italiens !

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 08:59

Apparemment, lorsqu’on l’analyse, on demanderait  au vin d’avoir moins de résidus chimiques que l’eau …..

Mais quelle eau ?

Celle du robinet avec chlore,nitrate, plomb et autres douceurs ?

Celle des bouteilles d’eau minérales avec sel etc… ??

 

Et pourquoi ?

Est-il prévu de faire le biberon des enfants avec les vins analysés ?

Est-il prévu de boire du vin en quantité pour étancher sa soif ? Pour faire le café, préparer les pâtes, la soupe ? (quoique… le chabro !?)

 

Même si un hypocondriaque comme moi comprend qu’il est important de savoir ce que l’on mange ou boit , il ne faut pas vouloir prouver tout et son contraire.

L’important c’est qu’il s’agit de savoir si 2 verres de vin contiennent des résidus et en quelle quantité par rapport à nos connaissances actuelles.

Faire des rapprochements avec le blé (pain, pâtes), les fruits, les laitages  ( y compris le fromage) , les autres boissons, l’air (extérieur, intérieur), les tissus que nous portons (lessives, additifs), en fait faire quelque chose qui soit utile non pas aux Ayatollas du bio, mais pour nous consommateurs et producteurs.

Ne pas occulter le fait que le danger pour le consommateur c’est l’alcool et pour le producteur les produits qu’il utilise sans penser à prendre de précautions, comme la ménagère avec les lessives, le coiffeur avec les colorants, le peintre avec ses peintures, le pompiste avec l’essence, la secrétaire dans son bureau confiné, etc…

Ni plus,  ni moins non plus. Et là,  ça devient une autre affaire dans cette société bizarre où il faudrait s’entendre sur le principe de précaution/interdiction : qu’est ce qui est bon pour la santé publique, bon pour les enfants (et non pour les débiles légers) et pour ceux qui ne savent pas encore que boire du vin , de la bière, du whisky, c’est bien un peu , mais que trop c’est dangereux pour soi et les autres.

C’est comme si l’obésité était due au pain !  Ou les arrêts du cœur à l’invention des escalators ! Allons, allons, un peu de bon sens …. l’interdiction de rouler vite sur nos routes sauve des vies . Vive les gendarmes qui font appliquer ces lois.

Mais ce n’est pas la voiture qui tue, c’est le conducteur qui est  responsable de l’accident (et qui peut être roulait doucement ?).

 

L’homme qui n’est pas capable de discernement, ne devrait pas être considéré comme adulte et pourtant chacun de nous peut reprocher plein de choses à « l’ autre ».

L’autre homme bizarre.

 

 

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 15:54

Quand je raconte un peu ma vie à la télévision ou à un journaliste, ce qui les étonne toujours c’est un peu ce parcours  atypique.

En faisant court : pied-noir, peu de diplômes, employé de banque, bûcheron, disc-jockey, avant d’en arriver aux restaurants et boutiques de vin à Saint Emilion.

 

J’ai rarement parlé de mon service militaire que j’ai volontairement fait dans les parachutistes. Après avoir fait une préparation militaire à Poitiers en 1969 et mon service militaire, qui n’a duré que 12 mois, a commencé en avril 1970. J’ai pu sauter en parachute avant et pendant mon service militaire au 35ème régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes.

En plus d’essayer de dominer ma peur en sautant d’un avion avec un parachute dans le dos, j’ai été affecté en tant qu’infirmier militaire ( moi qui ait peur des maladies).

J’ai donc sauté d’un avion Transal et même d’un Noratlas moins de 10 fois et j’étais très content d’arriver à terre entier et encore en vie. Limite masochiste.
Le plus dur d’ailleurs pour moi c'était les marches et le sport. J’ai gardé un très bon souvenir de Tarbes et je m’y suis bien amusé, profitant totalement de la joie de vivre que nous avions tous à cette époque.

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