Je n’aurai pas du écrire ce petit commentaire sur les barriques …. J’ai déjà 3 propositions de partenariat et des propositions commerciales alléchantes… Et mes fournisseurs habituels, eux, ne sont pas prêts à me voir flirter avec la concurrence !
Je n’aurai pas du écrire ce petit commentaire sur les barriques …. J’ai déjà 3 propositions de partenariat et des propositions commerciales alléchantes… Et mes fournisseurs habituels, eux, ne sont pas prêts à me voir flirter avec la concurrence !
Visite et dégustation avec Michel Puzio (Croix de Labrie) et Philippe Fezas (Seguin Moreau) des propriétés de Pomerol et Lalande de Pomerol .
A Pomerol, le Clos du Beau Père (ex Ratouin, ex Angelus à Pomerol- 2 ha) et le Domaine des Sabines à Lalande de Pomerol sont en pleine véraison et l’on peut déjà se rendre compte de la difficulté d’avoir une vendange homogène : grappes aux gaines millerandées, coulure, et des écarts de maturité. Je crois que la technique des tables de tri que je dois acheter ou louer sera fort utile cette année. Les vins de 2006 sont d’un bon niveau et évoluent bien.
Les Vignobles Fayat-Thunevin à Pomerol ont connu un accident regrettable : notre nouveau Jaguar a eu une défaillance (c’est le moins que l’on puisse dire) du système hydraulique et a pulvérisé de l’huile sur une dizaine de rangs. La vendange de cette dizaine de rangs est polluée et dons perdue (et au prix du m², ça fait des sous). Est ce que la vigne et le sol seront affectés ? Possible. Les experts nous le diront. Cela fera au bout du compte encore un peu moins de récolte. Le reste du vignoble étant depuis l’année dernière, du genre équilibré, les vins 2006 seront parmi les réussites de Pomerol. En tout cas, c’est ce qui ressortait à la dégustation.
A Lalande de Pomerol, vignoble normal, plutôt bien dans ce millésime difficile pour le moment, les vins 2006 seront également d’un bon niveau. La forte activité dans les vignes se termine, derniers traitements, derniers rognages, finition. Les chais ont été repeints à la chaux, c’était nécessaire.
Pour moi, boulot plus calme au bureau : un entretien d’embauche concernant un poste de cadre à pourvoir chez un de mes amis et l’on espère du beau temps pour les 75 jours à venir.
Sur le forum de Mark Squire, le sujet « garagiste blog » a eu 44381 connections et 945 interventions écrites.
Tous les 15 jours environ, un article paraît dans la presse écrite mondiale pour parler de ces vins de garage… en bien ou en mal. Pourquoi en parler autant si cet effet de mode n’existe plus ?
Dit-on encore que la typicité du cabernet c’est d’être végétal ? Ce sont pourtant souvent les mêmes qui ont défendu cette typicité qui tapent sur le petit garagiste que l’on accuse de ramasser ses raisins trop mûrs, trop… trop…
Est ce que les grands vins ne doivent être qu’élégants, fins ? N’y a t-il pas de grands vins extravagants, extravertis, trop tout ?
Chaque fois que j’ai eu la chance de goûter Cheval Blanc 47, je pense qu’heureusement qu’il y avait vraiment tout en trop ! Je n’ai eu qu’une fois la chance de boire Mouton 45, mais j’ai l’intime conviction que ce vin a toujours été « trop » bon. De là à dire qu’un vin de garage américain, espagnol ou français procurera ces émotions… attendons de voir. Mais pourquoi pas ? Il suffit d’attendre encore 40 à 60 ans !
Elections à Saint Emilion : l’équipe en place se trouve confortée, carton plein et aucune opposition représentée ! Est-ce bon pour la démocratie locale ?....sans doute que oui puisque le suffrage universel en a décidé ainsi. Moi, à chaque élection locale, j’ai voté comme on en a le droit dans une petite commune, en panachant. Ce coup-ci, j’avais encore des amis dans chacune des 3 listes, mais il faut croire que c’est trop dur de choisir.
En fait, en France on ne doit pas parler politique ni religion….Je suis catholique, mais j’aime bien l’idée de la réincarnation (ce qui expliquerait pas mal de choses !).
Levé tôt, couché tard, est ce bien raisonnable ?
Avec une équipe de publicistes et de journalistes hyper motivés, discussion à bâtons rompus sur les manières de communiquer, avec moi qui suis sans doute l’un des plus difficiles à convaincre pour mettre la main au portefeuille pour faire passer des publicités concernant mes « produits ». Cela m’est tout simplement inconcevable, sans doute suis–je trop radin . Je disais tout simplement que si un media était capable de faire vendre « immédiatement » nos vins, il ne serait pas nécessaire d’avoir de commerciaux pour aller à la pêche aux budgets, mais ce serait les propriétaires eux-mêmes qui solliciteraient ces médias. A l’instar de Christophe Château, directeur de l’association des 5 côtes de Bordeaux, je pense que ce qui nous manque le plus, c’est des commerciaux motivés, aptes à faire le tour du monde et aller convaincre nos clients, car aujourd’hui à part une cinquantaine de vins d’ultra-luxe et chers, beaucoup, beaucoup de vins de Bordeaux sont, malgré tout nos handicaps (euro, législation, etc), de vrais rapport prix-qualité.
J’ai passé une bonne soirée qui a débuté chez Kinette et Michel Gautier pour un apéro/amuses gueules des plus sympa, ensuite un repas chez l’ami Jean Pierre Xiradakis à la Tupina où l’on est arrivés à plus de 21 h, et repartis vers minuit. Dur pour moi qui vit aux horaires de mes coqs… Couché à 1h et réveillé à 6 h !
Durant ce repas partagé avec Jean Guyon (Rollan de By), un Haut Condissas 2001 a pu nous régaler malgré le nombre incalculable de vins goûtés à table , dont un étonnant Marginal 2003, un vin américain dont j’ai oublié le nom (style Amarone), et une partie de ce repas très professionnel a été consacré à la préparation d’un événement important à Hong Kong.
Pour rebondir sur une des remarques de Patrick : en effet, drôle de millésime. Chez nous, j’ai vu les cabernets sauvignon commencer leur véraison avant les merlots. Va comprendre.
Quant au reste de ces remarques, bien sûr, j’imagine toujours que chaque pied est traité de manière précise et adaptée : il suffit de se balader dans les vignes de Saint Emilion ou de Pomerol pour s’en rendre compte, en tout cas chez les meilleurs viticulteurs. Et en effet, il ne suffit pas d’avoir des analyses parfaites pour avoir un bon vin (c’est un peu l’histoire du camembert au lait entier et au lait pasteurisé, non ?)
La véraison bien en route : début des vendanges probablement le 17 septembre et fin vers le 10 octobre ?
Je dois acheter 600 barriques neuves pour mes vignobles bordelais (incluant seulement les barriques pour le château Haut Mazeris)
Si l’on rajoute les propriétés où j’interviens en tant que gérant, associé, consultant, je pense que l’on peut ajouter 1000 barriques. Je ne sais pas si je ne vais pas investir dans une tonnellerie.
En préparation, un voyage en Afrique du Sud, faut il y être un investisseur, un consultant ou ne rien y faire ?
Ce soir, repas à la Tupina avec Jean Guyon et ses amis et grosse dégustation de vins en sus.
J’ai dans la tête la chanson de Christophe Willem « Double je » : « c’est comme ça, qu’est ce que j’y peux, faudrait savoir ce que tu veux…. » (www.parolesmania.com pour la suite ).
Et j’adapte dans mon contexte « quand je serai vieux enfin je saurais qui je suis, mais en attendant je m’assume, garagiste je suis… C’est comme ça, qu’est ce que j’y peux » ;-)
Hier, assemblée générale de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc au Château Clément Pichon, pour essayer de faire vivre le terme Cru Bourgeois (qui était quand même un bel outil de communication), en essayant d’être le plus consensuel y compris avec les exclus du dernier classement, et en espérant aboutir rapidement à remettre la mention cru bourgeois en route, et après le classement ? Je ne suis pas fait pour être partie prenante dans toutes ces associations, syndicats, mais j’admire le dévouement des ceux qui s’en occupent et qui ont souvent comme récompense des coups bas et des jalousies. Dieu qu’il est difficile de s’occuper des affaires des autres ! En tout cas, j’ai aimé l’ambiance constructive de cette assemblée qui pourtant aurait bien des raisons d’être énervée !
Ensuite, un tour des vignobles pour appréhender les rendements . Bellevue de Tayac (30 hectos/ha), Lalande Couturier Bordeaux de ma fille (40 hecto ?), Haut Mazeris (- de 40 hecto), Haut Carles (- de 30 hectos), Carles (40 hecto), La Dominique (40 hecto), Valandraud (- de 30 hecto), et les autres vignobles de Saint Emilion à moins de 40 hecto.
Nous ne serons pas responsables des excédents de production !
Malgré la forte pression des maladies à cause du climat tropical, pour l’instant rien n’est perdu pour ce millésime 2007 : du beau temps au mois d’août et septembre et Bordeaux est encore capable de faire un bon millésime.
En attendant, un petit point sur différents scénarios...
1/ Une vigne dont le propriétaire a loupé un traitement :

2/ Chez nous, pas trop mal :

3/ Vigne d’un voisin très écolo dont le métier n’est pas de vivre de sa vigne et qui fait son vin sur sa petite parcelle pour sa consommation personnelle :

Vendredi, encore des Russes à l’Essentiel, mais connus puisqu’il s’agissait de la responsable (et d’un de ses amis) de notre plus grand client russe en charge de la région de St Petersbourg. En plus d’être jolie, cette jeune femme avait cette joie, cette gaieté qui nous manque souvent lors de nos contacts commerciaux. Cette gourmandise de la vie qui fait que chaque rencontre est perçue comme heureuse, favorable et utile puisqu’elle considérait que pour faire encore mieux son boulot commercial, même un stage viti-vinicole ne serait pas de trop… Quelle énergie ! Tellement communicative que j’ai fait le guide pour leur faire découvrir, en plus de Valandraud, un des lieux les plus magiques de Saint Emilion : les grottes de Ferrand.
Hier, j’ai passé presque toute la journée avec une équipe de la télévision russe qui tourne un grand reportage sur Bordeaux, sans passer par les syndicats, CIVB etc…Ils étaient accompagné par un Russe francophile très très connaisseur du monde du vin et j’ai donc eu le plaisir de passer une dizaine d’heures avec eux.
Là aussi, l’évolution a été très rapide : acheteurs de 1ers crus, les riches amateurs veulent rapidement accéder aux vins moins connus et leur offrant pour moins cher des sensations similaires, avec l’avantage de passer auprès de leurs amis pour des gens civilisés, des connaisseurs…Il me semble que cela va encore plus vite en terme d’évolution des goûts et de la connaissance que le marché américain qui est devenu aujourd’hui un marché ultra sophistiqué comme le Japon.
Hier soir à table (7 personnes), nous avons bu dans l’ordre :
Blanc de Valandraud n° 1 2005
Château Commanderie de Mazeyres 2004
Château Compassant 2004
Haut Carles 2004
Vieux Chateau Certan 1945
(sublime ! servi rapidement et à la bonne température : c’est à dire sorti de la cave à 16° où cette bouteille attendait depuis plus de 10 ans)
Calvet Thunevin les 3 Marie
Calvet Thunevin Maury 2004
Hervé, je n'ai pas résisté à faire partager l'enthousiasme que tu affiches sur ton blog dans ton billet d'aujourd'hui .
Extrait :
..."Je voulais donc vous révéler, vous crier puisque le silence est presque total autour de ce vin, que pour moi, cette année, l’un des plus beaux et des plus grands vins du millésime, est un Fronsac. Un simple Fronsac, certes, mais ceux qui diront cela ne savent pas que Fronsac est un des plus grands terroirs de Bordeaux, sans doute le plus méprisé, le plus oublié, le plus négligé. C'est nul, mais c'est comme ça. Oh, je sais, ce billet aura moins d’impact que s’il était écrit dans le Figaro Magazine ou la RVF, mais ce n’est pas parce qu’on prie dans le désert qu’il ne faut pas prier. On ne sait jamais, après tout.
Haut-Carles, pour ne pas le citer, est cette année un vin époustouflant, symbole vivant de tout ce que peut-être un grand vin de Bordeaux quand tout va bien et qu’il y a derrière un vin un passionné, une équipe brillante et des moyens pratiquement sans limite. Certes, on pourra le trouver cher, une vingtaine d’euro en primeur (je rigole, je rigole, vu les moyens mis en œuvre, je ne suis pas sûr que ce vin ne soit pas vendu à perte…), mais pour moi, c’est le vin que dans deux ans, je « dégainerai » avec une petite lueur dans l’œil, lorsque mes amis sortiront leurs étiquettes rutilantes. Bang, bang, les déceptions vont être rudes ;-))
Ce vin est un monstre de puissance, de finesse, d’élégance, de profondeur, de complexité et, si vous n’en achetez qu’un cette année, faites moi un brin confiance, c’est celui là. Oh, il se peut un jour ou l’autre qu’il arrive dans le peloton de tête d’un grand jury européen. Ou que Bob, pour peu que le vin lui soit présenté, tombe en arrêt devant lui, car c’est tout ce qu’il aime. Mais, qu'il soit un jour ou non reconnu à sa juste valeur, qu'il y ait ou non plus-value (on s'en fout, non ?), je vous assure, ce vin vous enchantera, vous surprendra, vous étonnera, vous bluffera pendant des années et des années.
Voilà, je l’ai dit. A vous de voir." Hervé Bizeul
En attendant mon rendez vous au bar du CIVB lundi , j’ai eu le temps de dialoguer avec quelques responsables de la communication.
Une des actions fortes du CIVB est axée sur la formation, m’apprend Mr Troquard : un nombre impressionnant de touristes (j’ai cru entendre 30 000 ? !) fait un stage de 2 heures au CIVB pour découvrir le Bordeaux. L’office du tourisme de Bordeaux juste en face, un lieu plutôt sympa , et le côté pas « prise de tête » expliquent sans doute ce succès. Mais c’est toujours pareil, qui de la poule ou de l’œuf est arrivé le premier ?
Egalement, déclinaison dans le monde entier d’Ecoles du Vin de Bordeaux. Cela doit intéresser tout distributeur d’avoir pas loin un tel centre d’intérêt pour le vin de Bordeaux.
Encore mieux : mise ne place de formations pour les responsable vin de la GD ( et pourquoi pas faire quelque chose pour les cavistes ?)
Je suis reparti convaincu de la bonne direction prise pour communiquer sur « les » Bordeaux, si différents, si complexes par leur histoire ancienne et actuelle, traditionnelle et avant-gardiste.
A Bordeaux, c’est encore en train de bouger : un film va être tourné dans une vingtaine de propriétés.
Jean Marc Quarin (www.quarin.com), dans sa chronique N°43 parle de quelques grands vins du millésime 1998, et fait le commentaire suivant : Pomerol domine le millésime et les1998 sont souvent supérieurs au 2000 et égaux des 2001. Je suis d’accord, avec des exceptions sans doute, mais hélas, je bois moins de Pomerols qu’avant. Denis, si tu me lis… En tout cas, ce millésime offre beaucoup de plaisir aujourd’hui, à Pomerol et à Saint Emilion aussi. Nous avons offert à nos client le Blanc de Valandraud N°2 qui sera parfait à boire pour la fin d’année. La campagne primeur touche à sa fin, le chiffre d’affaire et le nombre de bouteilles vendues sont fortement réduits pas rapport à 2005, qui, il est vrai, était exceptionnel. Nous retombons sur les bases de 2001. L’activité des vins livrables sera supérieure de 30 % à l’année dernière qui était une petite année. Nous repasserons la barre des 10 millions d’euros et sans doute plus d’un million de bouteilles livrées !