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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:44

Suite à mon billet d'hier  :
“Some of the points you make are valid, if not exactly original by any stretch of the imagination or in any language; others, simply tendentious and/or aggravating in that they make all journalists sound like luxury-loving, freebie=hunting, know-nothing parasites. Most ungenerous of you and very untrue. Life is not long enough for me to respond to this characterization or to express just how frustrating it can be for serious, hard-working, ill-(and un-) paid journalists to get information from winemakers. Nevertheless, have a good day and a good 2009 vintage. “

Jacqueline friedrich, the winehumanist.com.

 

Jacqueline fait partie de ces critiques, journalistes, écrivains qui aiment profondément leur métier et elle n’est pas la seule, bien sûr.

Mes propos, toujours un peu exagérés, ont eu le don de la faire réagir, mais en fait, mes réflexions, sont surtout basées sur ce qui se passe dans le Roussillon - qu’elle connait pour y avoir été il y a quelques années – sans oublier ce qui se passe aussi ici à Bordeaux.

J’attends toujours un minimum de sérieux de ceux qui sont capables d’avoir un impact sur nos vies, les quelques errements que je vois éclore ici ou là dans les médias français me font réagir. C’est l’un des rares luxes permis dans notre pays démocrate.

Prendre des vessies pour des lanternes, un peu  de rigueur, un peu de vérification à l’aveugle style Grand Jury Européen, un peu de Bertrand Le Guern, de l’analyse aussi par des laboratoires d’œnologie pour vérifier brett, TCA, methoxypyrazines (à chaque fois que j’utilise ce mot, je pense à Jean Marc Quarin)… Si le pif de nos censeurs ne marche pas trop bien,  faire des vérifications avec quelques clients dits  « normaux », femmes ou hommes, gourmands et pas sectaires.

Bien sûr, tous les avis, tous les goûts sont dans la nature, comme insiste un des mes amis quand je m’emporte, mais s’il s’agit de gens qui écrivent dans les revues grand public, comme Terre de Vins ou la Revue du Vin de France, il pourrait y avoir des précisions quant à ceux qui jugent, sachant que, dans la même revue, un journaliste va aimer les vins modernes au nez et à la bouche emplie de raisins mûrs et que tel autre va préférer la sous-maturité et l’acidité.

S’il ne doit pas y avoir qu’une seule voix pour définir les goûts, le minimum serait de s’entendre sur ce qu’est un bon vin, une vigne en bon état.

 

 

Goûté, hier, au Comptoir de Genès (à Belvès de Castillon), un très bon vin : Poupille Atypique  (2003 ?) sans soufre, fait à Castillon, preuve que dans ce choix de l’écologie et du sans soufre, on peut faire bien et que là aussi, il ya ceux qui ont du talent et les autres.

Egalement goûté un Presbytère du Château La Clarière Laithwaite, fort bon.
Le menu du midi était délicieux, la fréquentation déjà importante prouve la justesse des choix de la direction. Le vin offert au tarif propriété avec un droit de bouchon de 6 euros rend possible la dégustation des meilleurs vins de Castillon pour accompagner le menu à 14 euros.

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:00

Acheté le guide Hachette à la librairie "le magazin" de Saint-Emilion en attendant le Gault et Millau.

Que de guides, que de livres....comment s’y retrouver, en tout cas le guide Hachette fait référence, et ça tombe bien dans ces temps troublés où les critiques et certains médias partent dans tous les sens.

Le guide Hachette récompense tous mes vins du Roussillon, Clément Pichon et les vins Fayat, Haut Carles avec un 7ième coup de cœur, Valandraud etc, Fleur Cardinale, et même Bellevue de Tayac.

En attendant le boulot dans les vignes et les chais continue, mardi 1er septembre mise en bouteille du Blanc de Valandraud N° 1 du millésime 2008. Il sera à boire et à goûter dès l’été prochain, nos blancs secs étant élaborés pour durer et tenir la distance.

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:37

Réflexion formulée plusieurs fois lors de discussions avec mes amis du Roussillon, Hervé Bizeul, Claude Gros, ou mes associés Marie et Jean-Roger Calvet : comment se fait il que tant de professionnels dits confirmés, critiques auto-proclamés, journalistes reconnus, grands amateurs, acheteurs, soient si sensibles aux discours convenus de l’époque, de l’air du temps, si perméables à l’autosuggestion, et que si peu aient la curiosité de visiter les vignobles, au moins durant ou avant les vendanges.

On nous bassine avec le terroir, sans la curiosité ou l’envie d’y aller voir, d’y marcher, d’y regarder vivre la vigne et les gens qui y travaillent.  C’est sûr, c’est pas facile, ni rapide, ni confortable. Dehors, il peut y avoir trop de vent, de soleil, et même de la pluie. Et je ne parle pas des insectes, des ronces et de ces peurs ressenties devant des paysages si sauvages ou travaillés, mais qui sont si loin du confort des beaux châteaux, des belles tables de dégustation, des syndicats prévenants ou des plaisirs de la brosse à reluire, même pour une ligne dans le journal local.

 En effet chez moi, chez eux, peu très peu de curiosité pour les terroirs, la vignes et ses raisins qui plus qu’un bla bla, peuvent apprendre à celui qui sait lire la, les vérités du propriétaire ou du consultant qui se la raconte écolo avec des trémolos dans la voix et du désherbant plein les champs, le respectueux du recyclage qui vide ses effluents dans les fossés, du bio dynamiste qui n’offre pas des conditions de travail dignes à ses employés  et qui pourra, sans sourciller, de plaindre d’être incompris alors que son chai pue les TCA et autres saloperies. Et je ne parle pas de ceux qui arrivent à faire des vins délicieux, clairs et transparents avec des raisins pourris, des vignes où l’oïdium et les vignes manquantes parce que mortes et pas remplacées sont les signes évidents de ratage.

Pourquoi confondre les vrais bio, les bons bio dynamistes, les bons vins faits dans le style des vins de soif à petit prix avec ces vins souvent brett, souvent acides ou avec ces vins dits de soif (qu’est ce que cela veut dire à 30 euro?) pour qui le temps est l’ennemi – 5  minutes dans le verre et c’est foutu.

 

Pourquoi cet air du temps nous parait si propice à tout ce qui serait de l’anti Parker, de l’anti vin trop travaillé, mot à la mode lui aussi qui sous-entend que le vin est d’origine divine.

 Ce courant est-il la réponse à la crise de société actuelle et à ses comportements ?  Une réponse aux angoisses existentialistes ? Des excuses à trouver pour boire un bon coup de vin avec alcool dans ce monde si terrible à vivre,  où le principe de précaution envahit tout et nous empêche d’avoir du bon sens.

 




A propos de bon sens,  2009 à l’air de vouloir nous offrir un grand millésime. Jean Marc Quarin y fait déjà quelques comparaisons avec le 2005, nous le saurons d’ici 1 mois.

En attendant, hier, en faisant le tour des vignes de Pomerol et Saint Emilion, je peux dire que j’ai rarement vu aussi beau.

La Commanderie de Mazeyres et Prieurs de la Commanderie sont dans un état esthétique qui n’a pas du être vu dans ces 2 propriétés depuis longtemps, voir ces vignes si belles, ces raisins si beaux est un vrai bonheur pour ce vignoble avec qui il faudra compter à Pomerol.

Vive la Rive Droite et ses raisins  alignés, noirs comme des mûres er déjà si doux à goûter.


A Maury, Marie et Jean Roger Calvet ont commencé les vendanges par les premières cuvées de blanc et de rosé, destinées à faire des vins «  de soif » pour les boutiques (ce qui veut dire pas trop chers)

Une bonne bouteille d’Hugo 2005, bien trop jeune, bue hier soir à la maison était notre manière à nous d’y participer.

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:15

 

Chez Bettane et Desseauve, j’apprends par Denis Hervier que ce grand guide a donné 1 étoile de plus – donc 2 étoiles – à La Dominique.

Le travail réalisé depuis les 3 derniers millésimes et les investissements réalisés dans la propriété permettent de voir où se situe l’objectif du Château La Dominique.

La visite rapide du vignoble avant ces vendanges 2009 parle mieux qu’un long discours.

J’attends de recevoir le Guide Bettane & Desseauve pour voir s’il y a d’autres bonnes nouvelles

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 09:50

Voyage rapide en Corée avec Philippe Porcheron (propriétaire et créateur de Marojallia) à la demande de notre distributeur. Accompagnés de Pascale, nous sommes partis de Bordeaux mardi 25 août à 10h35 par Air France pour Séoul via Paris et retour le 29 août dès 9h 20 de Séoul pour Bordeaux via Paris.

Rapide, court, mais intense.

Organisé de manière parfaite, Philippe peu habitué à un tel luxe d’attentions et moi pas encore blasé par ce qui ressemble plus à de la prise en charge de rock-stars qu’à un voyage de promotion de vendeurs de vin, nous avons apprécié la gentillesse et la disponibilité de nos amis coréens.

Repas en tous genres : coréen, italien, français ; grands spectacles, journalistes et médias très nombreux, et déjà pas mal d’articles de presse qui me concernent, suite à mon précédent voyage. Et pour finir un repas et spectacle de gala officialisant notre partenariat, organisé pour 80 VIP dans le magnifique cadre des salons privés du Sheraton Walkerhill où nous étions d’ailleurs très bien logés.





Le mariage de la tradition coréenne et des vins de Bordeaux version garagistes/nouvelle vague a fonctionné à fond.

Résultats déjà visibles par la présence de mes vins sur pas mal de belles tables. Nos Blanc de Valandraud, Bad Boy, Virginie et Valandraud (grâce au travail efficace de notre importateur et de son équipe commerciale et marketing)

Cette prise en charge confortable fait que les 7 heures de décalage horaire, rajoutées aux 5 heures du Brésil dans l’autre sens, se sont annulées.

En attendant, le boulot continue ici avec les vendanges qui se préparent et un millésime qui a l’air de vouloir être très bon, mais il n’est pas encore dans nos chais.

Et, trouvée par hasard sur le site du NouvelObs, une belle photo de l'Essentiel qui illustre un de leurs articles.
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 14:51

Dans le spécial Foire aux Vins de la Revue du Vin de France,  il y a les re-dégustations des grands Bordeaux 2006 et 2007.
Sont bien notés, voire remarqués, dans ces crus classés ou assimilés :

La Dominique 2006 et 2007

La Commanderie de Mazeyres 2006

Prieurs de la Commanderie 2007

 

Egalement cité, mais est-ce nécessaire, un Dentelles 2006 de notre vignoble Calvet-Thunevin. Ce commentaire et la note réservent  ce vin  à des amateurs recherchant la puissance et la très haute maturité du fruit : « vous voilà prévenus vous qui, connaisseurs éclairés aimez les vins du Sud au goût du Nord, passez votre chemin. »

 

Les vins d’Hervé Bizeul sont,  et c’est une consolation que de n’être pas seul, traités dans le même esprit, même si heureusement mieux notés.

…Et dire que je me suis associé avec Jean-Roger et Marie Calvet pour faire des vins avec la gueule de l’endroit et non pas comme des Bordeaux, voilà que j’aurai tout faux ?  

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:01
Nous avons reçu le photographe Jon Wyand il y a quelques semaines ( j'en avais parlé ici même)
Voici un des portraits qu'il a réalisé lors de sa venue

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 14:51

Et voici la version brésilienne !

Vive Brasil

Por acaso este é o ano da França no Brasil e Casa do Porto organizou uma viagem de negócios profissional.

Fizemos um bom T.A.M. vôo para Vitória, onde os nossos amigos nos recebeu no aeroporto e nos levou (eu e Carlos) para nosso hotel para drop-off nossa bagagem.

Depois, visitamos a loja de Vitória, o restaurante e tinha uma "gigantesca" jantar de peixe grelhado, lagosta com um grupo de amigos que terminou tarde.

 

No dia seguinte, domingo, fomos com equipe de TV e um grupo de jornalistas para visitar uma fazenda onde o café é cultivado em técnica biodinâmica. O chefe carismático Enrique mostrou que existem muitas semelhanças entre a maneira de fazer um bom café e de fazer o nosso bom vinho. Os outros dias foram dedicados a entrevistas, degustação profissional e refeição com nossos clientes importador.

Conhecemos muita gente, em Vitória, Belo Horizonte e, especialmente, de São Paulo. Muitos artigos já foram publicados e eu percebi que este país grande e belo, com uma rede de distribuição de qualidade.


 

 

 

 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 15:47

Avec 9 personnes, des pros du vin.

 

Meursault Perrières 2001 - 1er cru des comtes Lafon, un délice

Pape Clément blanc 2006 très bon et à l’aveugle en série de 3.

 

2005 :

-          3 Marie 2005 Calvet Thunevin (une grande bouteille)

-          Lafleur Pomerol 2005 ( ?)

-          Valandraud 2005 (se goûtait déjà très bien)

 

1995 :

-          Cheval Blanc 1995 (finesse, élégance)

-          Valandraud 1995 (très jeune, un peu sud)

-          Harlan 1995 (et vive les cabernets sauvignons mûrs)

 

Quadratur de la Coume del Mas 2001 Banyuls (toujours aussi bon) et du Brésil – Cachaça, rhum qui décoiffe…

 

 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 15:18

C’est un hasard, mais c’est l’année de la France au Brésil et notre voyage de travail organisé par Casa do Porto c’est très bien déroulé.

Voyage en avion pour Vitoria par la T.A.M, parfait, et voilà nos amis qui nous attendent à l’aéroport pour nous emmener  à l’hôtel poser nos affaires (Carlos et moi).

 Ensuite visite de la boutique et du restaurant de Vitoria et le soir repas « Gargantua » : grillades de poissons et langoustes avec  un groupe d’amis,  et couchés tard.


Le lendemain dimanche, départ  avec une équipe télé et des journalistes pour visiter une ferme ou le café est exploité en mode biodynamie. Henrique en est le patron charismatique et il existe bien des similitudes entre sa façon de faire un bon café et la notre dans le  vin.

Tous les autres jours furent consacrés à des interviews, des dégustations professionnelles et des repas avec les clients de notre importateur.

 

Beaucoup, beaucoup de monde rencontré à Vitoria, Belo Horizonte et surtout Sao Paulo.

Pas mal d’articles déjà fait et une distribution de qualité dans ce grand et beau pays.

 

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