« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.»
C’est ce que dit Jésus sur la croix et, avant de prendre l’avion, je deviens souvent un peu plus sensible à l’idée de dieu, du destin, de la vie et ses limites !
Mais ce n’est pas pour ça que j’ai donné ce titre à mon dernier billet avant de partir au Brésil, mais en pensant à des amis proches qui ces derniers jours ont voulu se faire mal en buvant quelques mauvaises bouteilles simplement pour vérifier une évidence. Ce n’est pas parce qu’il distribue des notes, des classements, des commentaires, qu’un journaliste critique et que le média pour qu’il écrit est crédible. Le métier de journaliste en vin comme celui qui le fait n’a pas besoin de diplôme, de talent pour exercer. C’est souvent ainsi dans beaucoup de métiers, il n’y a pas que dans le vin que cela pose problèmes, mais pour ce qui nous concerne, il serait urgent pour quelques critiques d’aller se faire étalonner le goût au moins pour un minimum requis (les défauts) auprès de quelques bons professeurs, quelques bons professionnels, viticulteurs, œnologues, voir confrères. Le Diplôme Universitaire d’Aptitude à la Dégustation (comme Jean-Marc Quarin) ou autres formations ne seraient pas inutiles et, à condition d’avoir un minimum de qualités requises, une bouche en bon état et un nez qui fonctionne, permettrait à quelques critiques d’être moins mauvais et critiqués !
Tout le monde n’a pas à avoir le talent de Parker, Bettane, Burtchy, Rolland ou Dubourdieu, et bien d’autres, mais l’employeur d’un mauvais journaliste finira par perdre tous ces clients et ses annonceurs si un minimum n’est pas au moins requis. Je parle bien sûr du goût, mais il n’est pas le seul à remettre en question, un mauvais jugement, des à priori culturels, politiques voir racistes peuvent être encore plus graves.
Mes amis qui ont voulu goûter ces quelques mauvais vins ont aussi pu boire quelques bonnes bouteilles et faire un bon, très bon repas.
Aucun nom pour l’instant, bien que cela me démange, je vais vous laisser imaginer de qui je parle.
Départ avec Carlos pour le Brésil par Air France.
Nous y allons pour travailler même si c’est dur d’imaginer aller seulement travailler dans ce pays si plein de ressources touristiques. J’avais la dernière fois avec Murielle pu voir les merveilleuses chutes d’eau d’Iguaçu à la frontière du Brésil et de l’Argentine, merveille naturelle au goût de paradis.
A nous de bien travailler pour bien vendre nos vins et ceux de mes amis et ainsi mériter de pouvoir faire le déplacement régulièrement.
Nous serons
- à Vitoria le 15, 16, 17 août
- à Belo Horizonte le 18 août
- à Sao Paulo le 19 et 20 août
Pendant ce temps-là Murielle reste à Saint-Emilion, puisqu’elle ne veut plus prendre l’avion, en tout cas pour quelques temps ? Elle n’aura pas le temps de s’ennuyer tant il y a faire dans nos propriétés, même au mois d’août.
Utile : le blog d’aujourd’hui du Grand Jury Européen les classements.
Petit message à François Mauss.
Met de côté s’il te plaît un Rayas 2002 pour qu’on le boive ensemble avec des amis, car j’ai besoin d’être éduqué !
Bu à table au comptoir de St Genes.
Au nouveau et très sympa restaurant cave à Saint Genes de Castillon qui sert des vins des Côtes de Castillon à prix très doux.
Un bon Château Côte Montpézat Cuvée Compostelle 2003 de l’ami Dominique Bessineau.
Menu le midi à moins de 20 euros, merci à la propriétaire Anne-Marie Galineau pour avoir cité ce lien convivial si prés de notre propriété de Valandraud à St Etienne de Lisse.
La carte de vins est à 90% composé de côtes de Castillon et des vins blancs produits sur le secteur et il y en a pas mal.
Bu chez Hortense au Cap Ferret où nous sommes invités tous les ans à passer un week-end ou plus, un Caillou Blanc 2007 de Talbot fort bon, un Domaine de la Solitude Blanc 2007, un champagne Salon 1997 bien trop jeune et bien d’autres vins, le climat maritime invite à ouvrir de bonnes bouteilles.
A Saint Emilion, Fleur Cardinale 2004 et Valandraud 2003 qui ont bien besoin d’être carafé 2 à 3 heures avant d’être bu et un excellent (comme toujours) Lynch Bages 1996, ce vin n’est pas pour rien une valeur sure de Bordeaux. Un champagne Ruinard Brut qui avec Deutz fait parti de mes là aussi bonnes valeurs !
Bu une série de vins infâmes chez un ami, de grands noms de Bourgogne qui parait-il étaient bons à l’époque (des 89/91/92) qui là avait tous les défauts du monde du vin de cette époque TCA, Brett, végétal, acide, maigre et certains en plus bouchonnés. Dégustation rare, j’ai oublié les noms. Avant heureusement des toujours bons vins blancs des domaines prieur, valeur sure du fond de cave de nos amis. Ensuite pour faire bonne mesure un mauvais 1er cru de Bordeaux 1986, un bon Haut Marbuzet 1989 servi avec un Certan de May 1989 (une découverte de l’époque Jacques Luxey) et un très bon, mais c’est pas une découverte Pavie 2001. Le porto Quinto di Infantado 1995 était la bouteille adéquate pour oublier que dans ce repas plus de 2/3 des vins n’étaient pas bons certains sans doute à cause de défaillance dans les chais d’autres sans doute qui auraient dus être bus plus tôt. Tous les vins comme les humains ne vieillissent pas avec élégance !
Il n’y a pas de profit à faire du vin bas de gamme, les producteurs perdent de l’argent et cela jette un doute sur l’ensemble de la production nationale.
Qui a écrit ceci ? Notre ministre de l’agriculture ? Le patron de l’INAO ? Celui du CIVB ? Non ! C’est un responsable australien Mr. David Lowe.
Là-bas, ici, même constat !
Snooth, intitulé le facebook du vin existe depuis 2007. J’en apprends l’existence seulement le 6 août 2009 ! Au Château de Carles, où quelques jeunes gens ignorant le monde du vin à la « papa », m’ont montré ça sur leur BlackBerry ou iPhone ou je ne sais quoi d’autre comme appareil de communication !
Les vins commentés sont essentiellement destinés au marché américain. (fréquentation 600.000 visites par mois, énorme)
Pourquoi ce titre, "plus fort que Vinogusto ?", c’est que 2 jours après j'ai rencontré dans mon magasin l’Essentiel le créateur de Vinogusto, monsieur Marc Roisin (il aurait du s’appeler Raisin !)
Je n’avais pas fait attention à ce site, Vinogusto, qui pourtant affiche une fréquentation énorme (500.000 visites mais essentiellement européens : français et belge principalement. )
Mon sujet sur les assurances fait parler... :
« un assureur qui reste à l’écoute malgré la crise, ça existe ? » dixit Pferrand ( le taquin
)
Pour ce qui est des assurances « normales » incendie, responsabilité civile, vol etc, je ne crois pas que les assureurs changent leur comportement.
Et je dois dire que les banquiers me paraissent plus à l’écoute, prêts à aider une entreprise comme la mienne en tout cas.
Il en est bien différemment avec les assureurs-crédit export (ceux qui nous assurent contre les risques d’impayés de nos clients). Par exemple, le notre n’assure plus les clients de Corée du Sud, même s’ils ont de bons bilans, sous prétexte de tensions politiques entre le Nord et le Sud de la Corée, comme si c’était une nouveauté.
Les assureurs-crédit sont pourtant surveillés de près par l’Etat français qui sait toute l’importance de ces assureurs pour notre travail à l’export – chez nous plus de 80 % de notre activité.
Départ le 14 août avec Carlos Ferreira pour le Brésil et retour le 23 août. Nous y retrouverons des amis pour une grosse semaine de travail et promotion dans ce beau et grand pays où j’ai demandé à Carlos de nous trouver de grands partenaires pour toute ma gamme.
Chaque année je définis un nouveau pays où il nous faut plus particulièrement intervenir, sachant que note entreprise travaille à 80 % à l’export, il n’y a que l’embarras du choix. Le problème sera surtout l’économie de ces pays, le timing et nos connections.

A peine rentré du Brésil le 25 août, départ avec Philippe Porcheron de Marojallia pour la Corée et retour le 29 août.
Déjà prévu pour Septembre : Hong Kong et Chine (semaine 39 ?)
Fin Octobre encore Hong Kong, puis Japon, puis Tahiti et sans doute à suivre Allemagne, Italie, Suisse.
Puis le Grand Tasting les 4 et 5 décembre au Carousel du Louvre.
L’assureur de mon entreprise vient tous les ans pour faire le point sur les dossiers qu’il assure et aussi visiter les nouveaux bâtiments ou magasins ou vignobles acquis dans l’année.
La notion de confiance et de conseil n’est pas un vain mot chez Pierre Sarraf qui bien que basé à La Rochelle, connait bien notre métier et est capable de répondre à tous mes besoins.
Les rapports humains tissés au fil des ans rendent notre relation de travail plus qu’agréable, malgré le coût des cotisations !
Hier avec lui donc, un tour des propriétés de Pomerol et de Margaux, repas pris à 14 h à la brasserie du Relais Golf de Margaux, toujours aussi bon, l’occasion aussi d’y croiser Thomas Duroux (Palmer) et de voir qu’un travail de qualité est réalisé sur notre vignoble de Bellevue de Tayac, qui n’a pas encore trouvé ni son image, ni ses clients.
Pour dire si les temps sont durs !