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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 15:59

Vendredi dernier réveil à 4 h 30  et départ à 5 heures du matin de Saint Emilion pour l’aéroport de Bordeaux Mérignac où l’avion pour Paris était prévu à 6 h 55.
Rendez vous avec Daniel , l’ami qui a déjà des affaires en Ukraine,  et à Paris nous avons retrouvé Héléna, notre guide interprète ukrainienne. Départ de Paris pour Kiev avec près de 2 heures de retard, et j’ai eu la surprise à l’arrivée de ne pas avoir de valise. Elle est arrivée en bon état, le lendemain.

Départ de Kiev où il faisait froid (2/3 degrés) pour Simferopol en Crimée, sur la Mer Noire, où la température était du style été méditerranéen (20/25 degré et beau soleil). Repas le soir avec les amis de Daniel et nuit à l’hôtel.

Le lendemain, visite de l’entreprise créée  par Daniel et visite du marché de Yalta avec ses amis ukrainiens : des épices , des légumes conservés au vinaigre, des grenades grosses comme des melons, des raisins muscats, des kakis, du miel de toutes les couleurs…envie de tout goûter, mais vite, vite visite des célèbres caves de Massandra dont le vin, destiné à la table des tsars de Russie, était tout aussi célèbre que nos premiers crus classés en 1855.

La visite des caves, hélas pas assez technique à mon goût, superbes caves où sont entreposées des quantités incroyables de bouteilles (si j’ai bien compris, plus de 20 millions de bouteilles) et surtout des stocks de vieux, très vieux millésimes 1800/1900 : il n’ya que ça dans une travée souterraine. Ensuite, dégustation de 9 vins de la gamme actuelle qui vont su style Xérès au style Cahors sucré, Muscat liquoreux dont au moins 3 ou 4 sont bons. A la fin de la visite, nos hôtes nous ont offert, à Daniel et à moi, nés tous deux en 1951, une bouteille de Muscat de Massandra  1951, sans doute le seul 1951  buvable, voire très bon. Je le saurai en la buvant avec nostalgie en 2011, pour mes 60 ans, avec le souvenir de mes amis ukrainiens, prévenants et attentionnés, plein de cet esprit slave fait de gaieté et de tristesse.

Le soir, départ pour Kiev où ma valise m’attendait (complète, avec les bouteilles échantillons), repas sympa organisé par un de nos clients reçu récemment à Saint Emilion  et nuit à l’hôtel confortable Natsionalny.

Forte présence des vins de l’un de mes collègues bordelais dans les avions et supermarchés. A nous de nous faire une petite place dans ce pays.

Dimanche, nous étions invités à manger à midi à 40 km de Kiev, dans la maison de campagne en construction de l’un de ces amis amateur de vin : maison de 1200m² avec plein de petits bâtiments annexes, maison d’amis, garages et maison du gardien, tout ceci sur 40 hectares avec vue sur la campagne. Gravure romantique de la campagne, arbres  de toutes les couleurs de l’automne et vue sur le fleuve. Le repas traditionnel commencé vers 13 h s’est terminé vers 18 h avec pas mal de bouteilles de vins, vodka, cognac… Ici, il faut être solide pour résister à toutes les « santé »…

Lundi, travail sérieux avec l’un des importateurs qu’il faut avoir pour la distribution de ses vins, le meilleurs sans aucun doute : une boutique bien plus professionnelle que beaucoup de cavistes  renommés  dans le monde. C’est presque une énorme surprise de voir déjà ici plein de vins de mes amis garagistes : La Gomerie , Magrez Fombrauge, et aussi Valandraud 2002, tous vendus par un bon et célèbre négociant bordelais. Dégustation de Bad Boy 2006 , Clos Badon 2001 et Valandraud 1999.

Egalement, rencontre avec un propriétaire de restaurant italien qui a pour ami commun Andrea Franchetti de Tenuta di Trinoro. Dernier repas dans un bon restaurant chinois, un avant-goût de mon voyage à Hong Kong, et déjà le départ, encore levé tôt à 4 h, c’est le moins agréable dans mes déplacements. Dans la valise cette bouteille de 1951 Massandra et une jolie et belle boite de caviar russe du meilleur choix. C’est fou les attentions reçues ici par tous les gens que nous avons rencontrés et leurs amis.  2 beaux projets de vente de vin à conclure rapidement, que demander de plus ? Revenir ?

Le cauchemar que je faisais cette nuit avant d’être reveillé par le téléphone, était terrible : on n’arrivait pas à avoir des vendangeurs, comme quoi les rêves sont bizarres.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 10:08

La mutualité agricole de la Gironde m’a envoyé un courrier, daté du 29 septembre 2009 :

 

« Objet : le salon préparer et bien virer sa retraite, 23 et 24 octobre.

 Madame, Monsieur,

Vous approchez de l’âge de la retraite, etc… »

 

Mais quelle horreur !


J’ai rien demandé, et voilà… je laisse trainer ma date de naissance et cela devient prétexte à vouloir me foutre à la retraite .

Moi qui rêve de continuer à travailler encore plus de 40 ans, me voilà bien !

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:14

Fan

Je suis un fan du Génie des Alpages, BD de F. Murr, éditée chez Dargaud (14 volumes).

Et cela m’a inspiré, sans trop m’en rendre compte, le coup de cœur pour l’étiquette de Bad Boy.

 

 

 

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:06

Frédéric B. souhaite me rencontrer, mais n’en a pas trouvé l’occasion : à chaque fois l’un de mes collaborateurs lui a dit que j’étais occupé …


Frédéric B.,  qui doit lire régulièrement mon blog, doit trouver cela « fort de café » .... quand il lit  tous les repas que je fais et les bonnes bouteilles que je bois.

Frédéric B.,  n’hésitez pas à  téléphoner à Cécile à mon bureau pour fixer un rendez vous ou à envoyer un email.


et PS : mon bureau est juste au dessus du magasin L’Essentiel, à Saint Emilion.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:45

Juste pour le plaisir de Murielle, voici les commentaires et notes parus dans le Wine Journal de Neal Martin :

 

BLANC DE VALANDRAUD N°1  2006


Wine Journal (April 2007)   Neal Martin       93-95 
Another very Burgundian nose, here reminding me of a fine Meursault from Dominique Lafon. Lime, citrus fruits,a touch of almond and white flowers. The palate is very polished, harmonious with well integrated creamy new oak. Fine acidity. Touch of oyster shell and green apples on the finish. A lovely wine: shame it produced in such small amounts ! Tasted  April 2007.
 

 

 

BLANC DE VALANDRAUD N°2   2006

Wine Journal (April 2007)    Neal Martin      90-92
A crisp, Sauvignon Blanc-scented nose with cut limes, citrus and passion fruit. The palate has very fine delineation, quite Burgundian with a touch of coconut towards the long finish. Impressive.
Tasted April 2007. 

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:02

Un repas de grand qualité et des amis délicieux : un peu de foie gras et de caviar avec Amour de Deutz en double magnum, et pour bien l’apprécier à table, des œufs cocotte aux truffes, c’était divin.

 

Ensuite, purée de truffes et grives avec Valandraud 2007 (une réussite – je vous le dis mais suis-je totalement indépendant ?) et un La Couspaude 2007  remarquable (le prix en plus) .

Avec le brie aux truffes, Mouton 2003 - très bon, Haut Brion 1985 un peu fatigué ( ?), La Mouline 2003 de Guigal, délicieux.

Dessert aux fruits et café, ouf !

Ce n’était que mercredi midi, à Libourne, où les grands vins servent à faire plaisir aux amis.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 13:17

Ce matin, un ami américain me demande les analyses du Valandraud 2009,  qui n’est pas encore fini de vendanger !

Preuve de l’intérêt suscité par ce millésime. Il devra attendre, car il reste à faire la semaine prochaine :  2 vignes de merlot : Bel Air côte Nord et Despagnet (dans la plaine), et bien sûr les cabernets francs de Badon, de Prieuré Lescours, de Bel Air et également les cabernets sauvignons de Prieuré Lescours, et les carmenères de Bel Air – cépage tardif.

Egalement, les cabernets à Haut Mazeris et même une parcelle de merlot à Pomerol, au Clos du Beau Père.


Si avec tout ça je ne fais pas un ulcère à l’estomac et une ou deux déprimes d’après vendanges, c’est que vraiment, je suis costaud.


J’ai idée que nos vendanges ultra tardives sont le bon choix, Murielle, Christophe, Rémi, Jean Philippe auront fait plus que le maximum pour ne pas passer à côté du formidable potentiel de ce millésime.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:29

Les vignobles Clément Fayat s’agrandissent d’une jolie propriété de 5 hectares qui jouxte les châteaux La Dominique, Jean Faure et Cheval Blanc : le château Vieux Fortin ;

Cette propriété faisant déjà de très bons vins depuis longtemps, l’objectif est d’essayer de faire mieux pour pouvoir l’intégrer à terme au château La Dominique, où son terroir original (une étonnante poche argilo-calcaire) apporterait un plus.

Avec l’achat en 2006, en association avec mon entreprise pour 50 % chacun, des vignes de Monsieur Larthomas, les vignobles Fayat à Pomerol - La Commanderie de Mazeyres (10 hectares)  et Prieurs de la Commanderie (3 hectares) - s’étaient enrichis de 2 hectares, appelés Domaine Fayat-Thunevin, domaine existant également en Lalande de Pomerol (3 hectares chacun) et qui sera bientôt présent sur une célèbre compagnie aérienne.

L’expansion des Vignobles Clément Fayat montre, s’il en était besoin, l’importance qui leur est accordée par Clément Fayat et sa famille.

 

Et pour faire face aux challenges à venir, et suite à ma proposition, il y a eu la désignation d’un directeur général à temps plein qui a  plus particulièrement pour objectif la vente et la commercialisation de tous les vins au négoce bordelais par l’intermédiaire des courtiers, ainsi que la vente au sein du groupe Fayat, qui compte aujourd’hui près de 105  sociétés et 16000 collaborateurs.

Yannick Evenou, fort d’une expérience de 20  ans dans le négoce bordelais (CVBG et propriétés de Jean Michel Cazes), sera donc le seul interlocuteur pour tout ce qui me concernait commercialement jusqu’à présent.

Je conserve pour les années à venir, un rôle de consultant, à présent externe, auprès des propriétés et de la famille Fayat, avec également une partie marketing et communication.

Tout le reste de l’équipe en place dans les vignobles reste sous la responsabilité de Pierre Meylheuc, directeur d’exploitation.

 

Cette nomination est un signe fort que la famille Fayat envoie à nos clients et fournisseurs, et qui confirme que tous les moyens sont désormais mis à disposition pour faire accéder toutes les propriétés au meilleurs, et  plus particulièrement que tout sera mis en œuvre pour que le château La Dominique accède enfin au statut de 1er Grand Cru Classé B.

Tel est l’objectif que Clément Fayat, sa femme et ses enfants, nous ont confié.

A nous d’en être dignes.

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:30

Bu le 13  au soir chez des amis :

Champagne Moet et Chandon Brut

Un Domaine de Chevalier rouge 2004  tout à fait délicieux et étonnament  buvable pour un millésime habituellement un peu « trop » autère.

Angélus 2004, bu un peu trop frais, faisait ressortir cette austérité. Réchauffé dans le verre, le vin retrouvait son élégance.

Un vin de Pomerol 2006, cuvée spéciale réalisée avec ambition puisque proposée à la vente à plus de 120 euros, dur, végétal, un ratage total. J’ai vraiment oublié le nom de la cuvée, pas le nom du cru que je ne connaissais pas et je comprends pourquoi !

Pour finir, un excellent Pape Clément 2003 dont tout le monde reconnait aujourd’hui qu’il est un des tout meilleurs vins de Bordeaux. Ce qui me rappelle que dans nos rapports qualité-prix imbattables du même propriétaire, il y a La Tour Carnet.

 

J’avais bu à midi, un Montviel 2003 Pomerol de Catherine Péré-Vergé tout simplement bon, ce qui en fait une réussite dans ce millésime compliqué, surtout à Pomerol.

 

Vendanges aujourd’hui 14 octobre : Laroque, Plaisance, côte sud en partie et devant le  château à Bel Air : que des lots capables de nous faire du Valandraud 1er vin.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:20

Merci à Julien Alemant pour m'avoir transmis ce très bon commentaire publié sur leur site  :

Château de Valandraud, millésime 1992, Appellation Saint-Emilion grand cru.

"La robe est évoluée, tirant vers l’acajou elle illustre justement l’âge du cru mais conserve une certaine fraîcheur.

 Le nez est élégant, enjôleur, d’une intensité manifeste et d’un charme lumineux. On perçoit sans difficulté des fragrances de cacao, de fruits à noyaux et de tabac blond, mariés à une fraîcheur évidente et fort bien venue conférant au cru une certaine jeunesse.

 Le vin offre une bouche languide, il est d’une douceur formidable et d’une exquise précision. Très droit, sans austérité bien au contraire, le vin offre un panel de saveurs presque indissociables, formant un tout très harmonieux et d’une tenue hors norme. Le fruit est conservé, mêlé à un joli cuir et à de subtiles notes d’humus. Les tannins sont superbes, la longueur de même. Un grand vin qui transcende son millésime. Bravo à son géni(teur) !
Noté 95/100 il est un vin qui fait la fierté du millésime à Bordeaux."

 

  

 Ce 1992 conservé  sans aucun doute dans de bonne conditions, avait fait grand bruit à l’époque et est probablement un des tous meilleurs vins de Bordeaux dans ce millésime difficile.

 

 

Et avec calme et sérénité, Bernard Burtschy, l’un des meilleurs critiques du monde du vin a fait un bon papier pour le Figaro du 8 octobre 2009, pour défendre le monde viticole qui se défend bien mal tout seul.

 

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