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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 14:46

Vendredi, à l’inauguration du Comptoir de Saint Genès de Castillon, beaucoup, beaucoup de monde, tellement de monde qu’avec le photographe Jon Wyand et Murielle, en attendant que cela se calme, nous sommes partis à Montagne (Saint Emilion) manger au restaurant les Maronniers où l’entrecôte vaut le détour et où la carte des vins propose une jolie sélection de vins à prix normaux, avec en plus une belle terrasse et un service attentionné et sympa ; Que demander de plus ?

De retour au Comptoir de Saint Genès après le repas, il y avait toujours autant de monde, mais où les invités encore présents avaient un peu moins faim et un peu moins soif. L’occasion de voir ou revoir plein  de copains viticulteurs, dans le monde du vin de plus ou moins près et de faire même la connaissance du sponsor anglais de cet ensemble malin de Genès, le célèbre Tony Laithwaite que je n’avais encore jamais rencontré, et qui pourtant achète  entre autre, notre cuvée Hugo du Domaine Calvet-Thunevin 2003.

 



 

Samedi, grand mariage à Fronsac, là aussi, l’occasion de voir et revoir connaissances, copains et amis. Beaucoup de monde, habillé très chic et ambiance, grâce aux jeunes amis des mariés, avec un repas incroyable de qualité si l’on pense qu’il était fait pour près de 400 personnes. Les vins de qualité dont notre Calvet-Thunevin Maury 2004 qui était en harmonie parfaite sur le dessert élaboré pour l’occasion par Monsieur Alain Dutournier, célèbre pour son restaurant parisien Le Carré Feuillant, qui offre avec ses 2 étoiles qui en valent bien 3, un des meilleurs rapport qualité-prix de France (déjeuner à 58 euros – 85 avec les vins !)

 

Dimanche, la jurade de Saint Emilion avec du beau linge : des ministres, des députés, des sénateurs et même le président du Sénat (2ème personnage de l’état français). Avec d’autres pointures dont un acteur de Hong Kong et l’habituelle ambiance de fête  avec, cette année, un millésime porteur des plus grands sourires qu’il m’ait été donné de voir chez mes collègues viticulteurs.

A la maison, grande et sérieuse dégustation de nos blancs et tour des vignes avec 2 amis présents au mariage de Fronsac. Ce qu’il y a de bien avec le vin, c’est que ce n’est jamais fini, la dégustation oblige a encore travailler,  à évoluer : jamais content, ce devrait le nom d’un de nos vins !

On a bu raisonnable tout le week  end, plutôt écolo avec quelques déceptions en prime

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 08:39

Les premiers jus de Sauvignon blancs et gris sont délicieux à boire comme tels : le raisin donne, avant d’en extraire du vin, souvent de très bons jus de fruits.


Si jamais la prohibition nous envahit, il nous restera cette solution que je pourrais d’ailleurs imaginer de suite pour mes amis musulmans  pratiquants  ne pouvant pas dépenser d’argent en achetant mes vins (non conforme aux respects actuels de leur religion) qui pourront acheter un jus de raisin de Valandraud dont les fruits sont triés à la main, voire égrenés à la main, production rare avec des notes obtenues dans les différents médias et chez les journalistes expérimentés dont le célèbre docteur X qui grace à la langue chinoise fait autorité aujourd’hui au point que l’on parle déjà de jus de fruits au goût fait pour lui plaire…. comme vous le comprenez, tout ça rapelle une histoire de déjà vu !

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 11:12

A lire sur ViaMichelin.com : l’autre bébé de Valandraud, écrit par Emmanuel Tresmontant.

 

 

Cet autre bébé étant Virginie de Valandraud qui a déjà été créée en 1992 et est  donc plutôt une jeune fille en âge d’aller courir le monde et de sortir en boite de nuit !


Et dire que notre histoire dure toujours  et parait toujours aussi étonnante ; c’est sûr, quelques pronostics faits par des médisants, des malfaisants de l’époque (comme dirait Audiard) se sont avérés très différents que ce qu’il avaient imaginé, puisque nous somme toujours là et bien décidés à le rester, alors que certains de ces  oiseaux de mauvais augure ont, eux,  soit disparus, soit été vendus,  soit toujours aussi « en retard d’une guerre » !

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 09:34

C’est la série des mercis….

 

Merci à Pierre Lurton de nous avoir invités à l’inauguration de son chai de Marjosse (rouge et blanc) à Tizac de Curton.

Que de beau monde ! il manquait de ruban à couper devant le chai, mais avec ce soleil, pour le coup, ça aurait fait des dégâts chez nos vieux collègues qu’il ne faut pas, sous prétexte de vouloir prendre leur place, laisser trop longtemps au soleil de ce mois de septembre 2009 qui va sans doute nous apporter que du bonheur.

Que du bonheur à écouter le professeur Denis Dubourdieu comparer les raisins (et donc les vins) de 2009 à ceux de 2006 ou 1996  à l’équilibre similaire aux Meursault, et ça, c’est une comparaison que j’aime bien entendre, moi qui, avec Murielle, aime tant les grands vins blancs de Bourgogne.
Et justement nous avons pu avoir la chance de goûter notre Blanc de Valandraud N°1 2006 chez un ami hier soir.
Le mot Meursault était évident et dans les nombreux vins rouges servis, il y avait un très bon Eglise Clinet 2004 et un Tenuta Di Trinoro 2001 tout simplement très bon (à l’aveugle).

Avec un aloyau de bœuf cuit au gril sur un fagot fait de bois de sarments de merlots (je rigole, je n’en sais rien  !) et hop, au lit pour attaquer dès  7h30 pour Murielle les sauvignons gris et les sauvignons blancs dans des vignes tenues au cordeau.

Merci à cet ami qui, malgré ma petite paranoïa, a pris le soin de m’écouter et de calmer mes angoisses. C’est toujours comme ça à l’époque des vendanges, et c’est pire d’année en année.
 Et pourtant, je ne m’occupe presque plus des vendanges, laissant toute la responsabilité de mes vignobles à Jean-Roger et Marie à Maury, et ici à Murielle et Christophe Lardière et aux responsables des propriétés où je suis consultant.

Drôle de consultant qui, du coup, met une pression pas possible à ceux qui se trouvent en charge de  prendre la responsabilité de toute une année. Et ça marche. Il n’y a qu’à voir la qualité de tous nos 2007  et 2008. J’avais déjà pris un peu de recul pour le 2006.

Le nouveau chai de Faugères doit se terminer : il y avait ce matin tellement de monde sur le chantier que j’ai cru un moment qu’ils avaient commencé les vendanges !


Le marché de nos vins semble repartir à Bordeaux et notre ami négociant japonais nous annonçait tout à l’heure une reprise de ses commandes chez nous dans les 3 prochains mois. Quelques commandes tombées ici ou là entre temps, redonnent un peu la pêche en attendant un prochain déplacement à Hong Kong et au Japon.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 13:51

…Qui m’a permis de m’y retrouver dans la série manga « Les Gouttes de Dieu » de Tadashi Agi et Shu Okimoto, traduit en Français par les éditions Glénat.


Quelques vins de mes amis sont cités dans cette colleciton manga qui a fait, par exemple, exploser la demande pour Mont Perat 2001 ( cité dans le volume 1).

Son également cités :

Lagrange 1996  (volume 2)

Yquem 1990 (volume 3)

Guiraud 1990 (volume 3)

Lynch Bages 1983 (volume 5)

Talbot 1990 et 1997 (volume 6)

Tenuta di Trinoro Palazzi 1990 (volume 6 – en photo sur la couverture)

Talbot 1986 (volume 7)

Haut Carles 2001 (volume 9)

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 14:50

Avec notre journaliste japonaise, nous avons pu faire un tour rapide des vignobles de Pomerol, un passage à La Dominique et ensuite la visite à pied des vignobles de Fleur Cardinale et de Valandraud… ou quand un balade dans les vignes vaut bien tous les discours, à condition de savoir lire un peu dans ces chemins de traverse.

Dominique nous a invités au Comptoir de Saint Genès, toujours plein de professionnels locaux : vendeurs de barriques, consultants et propriétaires. Le repas en compagnie d’un agent immobilier connu nous a permis de parler  propriété, achat, vente, prix, et ça tombait bien, il y avait là aussi mes banquiers de la BNP. Nous avons bu un vin de Castillon bien sûr, vinifié par l’ami Jean Michel : Château L’Estang 2005, fermé à double tour (le vin ;-), pas lui)

 

Les chais se préparent partout aux vendanges, Murielle avec une équipe de 20 personnes refait un passage de finition dans nos vignes : un effeuillage par ci, un éclaircissage par là, toujours, toujours faire mieux.

Pendant ce temps là, des mises en bouteille de  2007  se préparent à Pomerol pour Le Clos du Beau Père et Bad Boy : nous ne sommes pas en avance, c’est le moins que je puisse dire. On verra si l’année prochaine nous aurons rattrapé tous ces retards accumulés.

Réunion du Cercle Rive Droite ce matin au château de Pressac, notre voisin dans cette commune de Saint Etienne de Lisse où il se passe le plus de choses ces temps ci. Le chai de Faugères se termine, il ne laisse personne indifférent. Moi, en tout cas, je trouve ça bien ( ce qui veut dire que ce n’est pas l’avis de tout le monde !)

 

Jeudi matin, premier passage des vendangeurs dans nos vignes de sauvignon gris.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 13:22

1er Terre de Vins, version grand public du magazine déniché dans le giron du journal Le Midi Libre par notre journal régional Sud Ouest (avec la plume de Christian Seguin).

Un magazine qui était déjà de grande qualité avec un objectif simple : le sud – Languedoc Roussillon.

Avec l’arrivée des 2  conseillers éditoriaux Michel Bettane et Thierry Desseauve, l’objectif est clair !

Le premier numéro aborde, un peu trop rapidement – mais c’est sans doute voulu car c’est la cible des lecteurs pressés qui est visée – Pétrus, les Foires Aux Vins (avec un coup de cœur pour le Château Clément Pichon 2007), les vins du Sud avec un reportage sur la région de Fenouillèdes dans le Rousssillon ( Maury), etc…

Belle revue pour 5 euros. Pas assez de texte à mon goût mais de belles photos.

 

Aujourd’hui, réception de Tomoko Ebisawa, journaliste de la revue japonaise Vinothèque. Elle  vient juste avant les vendanges pour voir et commenter les progrès réalisés ici et là dans les techniques et tri de la vendange.

Après avoir initié le tri et l’éraflage à la main dès le 1er millésime de Valandraud en 1991, tout le monde viticole a considéré que l’état de propreté des raisins rouges était tout aussi important que l’était le tri des vendanges des raisins blancs botrytisés pour nos grands sauternes. Depuis, plein d’inventions sont arrivées dans nos chais, souvent issues de l’existant dans l’agro-alimentaire : il faut bien trier les pruneaux, les petits pois, le café, etc…

 

Après les tables de tri, les tables vibrantes, les doubles tables de tri, le tri à la main, nous avons 3  systèmes qui fonctionnent en concurrence : l’un qui envoie un souffle d’air ultra fort (Mistral ?), l’autre qui trie par l’optique  (Visio ?) et le dernier par densimétrie ( Tribaie) que j’ai acheté en ayant vu les progrès considérables d’un collègue ami, Guy Meslin du Château Laroze au formidable rapport qualité-prix pour ceux qui se plaignent toujours des vins trop chers !

Chez nous, en plus de toute cette attention réservée aux vendanges dans le chai, nous ajoutons – et ce n’est pas très courant – un tri par les vendangeurs où chaque grappe destinée à nos grand vins rouges (Valandraud, Virginie, Clos Badon) et aux blancs, est triée, nettoyée, avant d’être mise dans sa cagette. Ceci, bien sûr, après tout le travail de préparation des vignes où, dès la taille, le but est d’amener une quantité raisonnable de raisins à maturité.

La vidéo de nos vendanges est ici. Elle parle plus qu’un long discours.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 10:07

Avec ce beau temps merveilleux, les raisins, qui pourtant sont des raisins pour faire du vin, sont  aussi bon que des raisins de table.
Le soleil la journée et surtout les nuits fraiches potentialisent le goût des cépages.

Samedi, avec une partie des américains qui occupent notre maison, j’ai pu leur faire goûter  les 3  cépages de blanc qui vont bientôt être vendangés. Les sauvignons gris ont une puissance aromatique incroyable, les sauvignons blancs ne sont pas en reste : c’est une palette de fruits exotiques, ananas, mangue, orange, miel, parfums très complexes et seuls les sémillons sont plus austères, plus « muets ».

Les merlots rouges ont la pulpe qui se goûte déjà très bien, même si la peau et les pépins sont loin d’être mûrs. Certains pomerols devraient commencer à vendanger dès ce vendredi ?

C’est dommage que Murielle et moi ayons un gros rhume qui nous empêche de profiter pleinement de ces beaux jours de fin d’été.

Ce week end, avec les beaux-parents, recherche de mûres juteuses, figues, noisettes, qui donnent déjà un avant goût de l’automne, surtout qu’avec les premières girolles et le froid du matin, cela sent déjà les vendanges.

Une bonne viande, des gratons du boucher de Lussac (Mr Bernard Simon), avec 2 bons vins,  un Andréas et un Griffe de Cap d’Or 1999 à l’apogée et bons à boire de suite.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 15:00

 
 
haut-carles
 

2006  ★★ 

 

 

Toujours au sommet de l'appellation, Haut-Carles décroche son septième coup de cœur. Cette sélection des meilleures parcelles du domaine fait désormais partie des grands vins du Bordelais. Dans sa version 2006, elle offre au regard une magnifique robe noire. Fruits confits, noix de coco, réglisse, vanille, boisé toasté: la ligne aromatique est complexe et intense. Les tanins puissants et bien extraits soutiennent un palais concentré, gras et doux. Un vin de garde assurément (cinq à dix ans). Le second vin du Ch. de Carles 2006 (8 à 11 €) ajoute également deux étoiles à l'impressionnante collection du cru, et frôle le coup de cœur pour son bouquet harmonieux d'épices, de toasté et de fruits mûrs, ainsi que pour ses tanins veloutés et sa persistance.

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 10:02

Explication sur mes billets « Bon sens, suite », « Bon sens ? » et « Père pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » 

Je ne suis  plus un perdreau de l’année, mais je reste toujours un peu révolté, pas blasé. Je me sens obligé de faire part de mes colères et de mes angoisses, ce qui est fort bon pour ma santé plutôt que de garder ça pour moi,  et grâce à ce blog je peux faire partager la peine ressentie par mes amis alors qu’ils perdent confiance dans le système et que leur patience s’émousse à attendre la reconnaissance qu’ils pensent mériter pour leur vin !

Je ne suis concerné par ces billets que par rapport à mes amis du Roussillon et par le parti pris que je sens poindre dans quelques médias français à propos du Bordelais,  qui font de l’anti Parker, de  l’anti Bettane, de l’anti Burtschy, un peu à la manière « c’était mieux avant » (avant quoi ?) et se mettent à défendre des vins qui, s’ils étaient goûté à l’aveugle (et c’est déjà arrivé, me semble-t-il) seraient totalement rejetés .

Ils restent quand même à défendre ces vins car, et ça je l’admets facilement, ils sont sous le charmes et l’émotion des propos et du charisme des propriétaires. Mais il faudrait écrire dans ce cas : j’aime ce propriétaire, j’aime son discours, j’aime son influence sur l’évolution bio des vignerons, j’aime quand il fait des miracles sur la maturité de ses raisins 1 mois avant ses voisins, j’aime quand ses vignes mourantes rendent leur dernier souffle pour réaliser  une œuvre posthume…. mais de grâce, faut-il raisonner faux en matière de vin pour justifier des emportements amoureux ?

Faut-il tout sacrifier à la poésie pour crucifier les vins trop sexy, trop pute, qui plaisent, parkerisés, sous prétexte du vouloir être différent ? Sauf bien sûr que je suis un peu, beaucoup, idiot, aveugle et sourd.

Ce que je vois poindre aujourd’hui est vrai, ce sont de vrais sentiments, de vrais points de vue, de vrais avis réfléchis, de vraies déclarations d’amour, une vraie révolution qui, peut-être, succèdera à celle des vins modernes initiée par Emile Peynaud, Michel Rolland, avec l’appui des médias, Luxey, Parker, la RVF de l’époque Bettane.

Un retour de balancier ?

Un juste retour vers un goût civilisé, intellectualisé ?

Vrai changement, comme pour la nourriture ou il faut aujourd’hui moins de gras, moins de sucre et plus d’aspartame, voire de glutamate ?

Vieillir longtemps, maigre et en tirant la tronche ou vivre comme un patachon, gros et heureux, est-ce un choix ? Sans doute la vérité est au milieu.

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