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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 09:10

Le prochain classement de Saint Emilion sera publié en Juin 2006, je crois. J’étais étonné de voir le peu d’intérêt que cela semblait soulever . Mais cette semaine, France 5, a acheté un grand et long reportage sur ce sujet en plus d’un état des lieux sur les différents courants de pensée . Toujours cette semaine, la Revue du Vin de France a délégué pas moins de 4 personnes pour (je suppose) faire un papier sur ce sujet qui risque d’être polémique ; et en tout cas, si je comprends bien, qui sera publié avant les résultats de la commission en charge du dossier.

A ce jour, aucun étranger ne semble s’intéresser à notre microcosme, mais bien sûr, j’ai un avis… puisque j’ai présenté Valandraud et Clos Badon.

Quand on discute ici avec ses collègues, la question qui revient  c’est combien vont monter de Grand Cru à Grand Cru Classé ? Y aura-t-il 1 ou 2 promus en 1er GCC B ?  Est-il possible d’en classer 1 ou 2  de plus en A ? Et combien parmi les 1ers GCC B seront déclassés ? sachant qu’il est plus difficile ici de rétrograder que de promouvoir.

C’est dommage qu’il n’y ait pas de pronostics comme pour les courses de chevaux.

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 09:52

J’ai lu « prix indécent » à propos de Valandraud 1997. A l’époque, je l’ai vendu 91.46 euro, les commentaires en tout cas sont parfaits et en effet le « petit manque de maturité » du millésime peut là encore faire penser à un grand rive gauche.

C’est bien de pouvoir dire d’un vin qu’il est trop cher, c’est en partie le métier que je fais et hélas il m’arrive de me tromper. Il n’y a qu’à penser qu’aujourd’hui j’ai un an de vente  d’avance en stock et que certains vins achetés trop chers devront être vendus avec 10, 20, voire 50 % de perte, si je veux argenter rapidement. Le tout est de ne pas trop se tromper, être « compétent » permet d’éviter la faillite, mais pas de faire des erreurs d’appréciation. J’ai en stock des vins délicieux, mais je les ai payé trop chers. Je veux en venir au fait qu’un vin trop cher pour nous marchands, c’est un vin qu’on a du mal à revendre qu’il soit à 2, 10 ou même 100 €.

Pétrus même à des prix très très indécents est rarement trop cher pour moi, je n’arrive pas à en avoir de trop en stock.

Et Pascal Fauvel (Caves Legrand) nous a annoncé la bonne nouvelle : le documentaire auquel il a participé avait été acquis par France 5. Il s’agit  d’un tournage réalisé à Saint Emilion, d’après une idée de Pascal Fauvel,sur le nouveau classement de Saint Emilion et incluant quelques portraits…

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 09:59

Quel malheur ! je viens de lire sur La Passion du Vin un commentaire de Mr François Audouze sur une grande dégustation de Pétrus organisée aux Caves Legrand à Paris : un expert mondialement connu indiqua qu’il n’avait jamais eu l’occasion de goûter 9 années de Petrus dans la même soirée.

Cet expert doit être jeune. Le 22 mai 1987, Jacques Luxey ouvrait 23 bouteilles et dernièrement René Gabriel en a ouvert 40 !

A propos des dégustations de Luxey, j’avais eu la chance, en compagnie de Philippe Gilbert et en présence entre autre de Michel Doval, David Ridgway  etc.. de goûter tous les grands  1961. J’avais financé la bouteille de Pétrus 1961, achetée 8000 F  pour l’occasion en Allemagne auprès de mon amie Délia. Luxey m’avait offert en retour une page de pub pour mon magasin avec ce gentil commentaire : un connaisseur entouré d’excellents dégustateurs sait n’acheter  que des vins réellement réussis..

Pourquoi un tel commentaire ? Eh bien, c’est une longue histoire, mais en faisant court, quand on n’a pas d’argent, autant ne pas se tromper (le prix s’oublie, la qualité reste) et surtout à l’époque avec mes amis, nous avons découvert les TCA sans le comprendre et étions assez insensibles à la force de l’étiquette.

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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 16:40

Damned ! Bertrand me dit que les cuisses de grenouille que j’ai aimé à Verdun, c’était des surgelées bien cuisinées : les  grenouilles s’attrapent en avril…  d’où le dicton « en avril, la vie des grenouilles ne tient qu’à un fil (rouge) ».

A midi, en compagnie de Paul Marie Morillon (Château Lafont Fourcat) et Thanos Fakorellis (notre œnologue pour le Blanc de Valandraud) on avait du Pata Negra « Joselito » avec la fin d’un échantillon des « 3 Marie » 2004 ouvert hier. Ce 100 % grenache de Maury sur schistes noirs doit avoir l’alcool hilarant car chaque fois que je le bois, je souris bêtement, heureux de goûter une telle merveille. Est-ce que parce que c’est vraiment bon ou parce que je n’ai pas encore commencé à le vendre, mais ce qu’il y a de sûr à chaque fois, c’est que ces vins du Roussillon me rendent fier d’être l’associé de Jean-Roger et Marie Calvet !

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 16:22

Je n’aurai jamais pensé que cela puisse être aussi bon... surtout avec un Criot-Bâtard- Montrachet. Les truffes de la Meuse furent aussi un délice, servies à Verdun avec un champagne Charles Heidsieck 1955 qui avait un goût de revenez-y !

On fait un travail difficile, surtout les travaux pratiques. Le chauffeur qui nous a ramené à l’hôtel a en tout cas fait preuve d’une attention que l’on peut qualifier d’obligatoire quand on fait ce genre de repas.

A propos de permis de conduire , en allant chercher un sapin de Noël, j’ai perdu 3 points pour avoir omis de mettre le clignotant en prenant la sortie alors que j’étais sur la file de droite du  rond-point… hélas juste au nez et à la barbe d’une voiture de la gendarmerie !

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8 décembre 2005 4 08 /12 /décembre /2005 16:21

Hervé Bizeul est passé samedi dernier, et le soir au dîner avec Alain Vauthier, nous avons bu à l’aveugle un Meursault Charmes  1999 1er cru (Buisson Charles). Le vin a immédiatement plu avec des commentaires très très élogieux. Bien qu’étant un 1999, ce vin était encore tout en retenue, tendu pour Hervé et moi, au contraire gourmand comme les vins de Leflaive d’après Murielle. En clair, le vin était très bon et un peu fermé. Le solde a été mis au frais et fini 3 jours plus tard, il était parfait, à point, chatoyant avec un côté sexy, presque sucré.

Ce vin, je l’ai goûté avec un peu plus d’attention que d’habitude car il m’avait été offert par Patrick Essa lors de notre dernier passage en Bourgogne.

Ce vin fait par son beau-père et offert par Patrick, me semble refléter la personnalité de Patrick . Un peu raide à l’extérieur et très doux  à l’intérieur. Je suis sans doute le seul à penser ainsi, mais c’est une autre histoire. Est ce que les vins, comme les animaux de compagnie, ressemblent à leurs maîtres ? N’avez vous pas fait le rapprochement ?

Bon, après ce long bavardage, dégustation d’Ausone 2003, très fermé, très « frais », très équilibré, grosse concentration, grande longueur , en tout cas pas conforme du tout à l’idée que se font les gens du millésime 2003 à Bordeaux.

Suivait  Montrose 1970 qui a bien plu à tous, sauf à moi, il faut bien l’avouer et m’a laissé sur ma faim. Bon vin, bien sûr, mais manquant de la « folle jeunesse exotique » des plus grands. Luxey l’avait placé très haut le 6 mai 1985, devant tous les autres grands 70. Depuis, je peux dire que Latour et Petrus sont largement passés devant.

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 09:57

Nouvelle dégustation du Valandraud 2004 avec cette question : comment faire pour « adoucir » ce vin qui est vraiment avec ce millésime ce que l’on m’a toujours reproché de faire : c’est à dire un vin trop concentré, etc…En effet, en 2004, j’avais décidé de faire une bombe, comme tous les ans bien sûr, mais plus encore. Alors dans le chai, les stagiaires et les employés commençaient dès 6 h du matin pour finir à 22 h. Avec à la clé un vin qui est encore aujourd’hui trop concentré à mon goût. Nous avons fait de trop fortes saignées (50%), 2 pigeages, 2 remontages, 1 délestage par jour. A l’arrivée,  un monstre qui n’a toujours pas décidé de se civiliser, mais on est encore loin de la mise en bouteille. Nous avons fait notre premier essai de collage grandeur nature : 4 blancs d’œuf moyen par barrique et cela n’avait pas été fait chez moi depuis 1992.

La tradition  a du bon, car à la dégustation le vin se goûte mieux. Donc voilà, on attend que celui ci évolue encore en barrique et j’espère que d’ici 3 à 4 mois on y verra plus clair. Tout ça pour dire que même au bout de  15 ans, je suis encore en train de chercher comment faire ce foutu grand vin que j’ai goûté quelques fois, comme ce Latour 59 chez Hervé il n’y a pas longtemps (je rappellerai ici que le château Latour refuse d’avoir les Ets Thunevin comme client et que donc je dis bien la vérité quand je dis du bien de Latour, en plus j’ai acheté 3 bouteilles de ce 59 au cas où j’aurai envie de faire plaisir moi aussi.)

En bref, est ce que ce Latour 59 n’était pas lui aussi trop concentré à sa naissance ? Rien que d’en parler, je salive ! Et je repense à Luxey qui avait fait une dégustation à l’aveugle le 6 décembre 1982 avec Pouteau, Lepré, Paillardon, etc..(nous étions là en présence de l’ancêtre du Grand Jury Européen), Latour 59 était arrivé était arrivé 2° derrière un surprenant 58 ;  et je me rappelle qu’ à l’époque en effet ce 58 était formidable .

Côté presse, un très bel et bon article sur Mr Jean Robert Pitte dans la revue « Bourgogne aujourd’hui » intitulé « Le Géographe du goût ».

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5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 12:08

Iris, c’est assez paradoxal mais le vin semble être la grande affaire des hommes, et donc pas question d’en faire un chose simple et compréhensible pour les femmes. Pour ce qui est de la gent féminine, justement, c’est un tout autre monde et je crois que les hommes n’ont pas l’outrecuidance de se déclarer compétents en la matière… Le vin leur suffit donc.

 

 

Olivier, je ne connais pas bien le vins cités, mais j’ai quelques pistes pour expliquer vos déceptions :

1/ une des causes responsable d’un vieillissement prématuré, s’agissant d’actes commis sans intention de tromper, bien entendu : le fantasme du soufre.  Je ne mets pas de soufre, c’est meilleur pour mon vin, plus naturel, hélas ça n’a pas que des effets positifs. On a une chance au grattage et une chance au tirage d’avoir des bretts qui sèchent les vins par dégradation des sucres restants et/ou des glycérols. Donc, en plus d’avoir plus ou moins des mauvaises odeurs d’écurie, on a des vins qui prennent une couleur et un goût de vieux, « sec ».

2/ les non-soutirages compris seulement sous l’angle « Ayatollah »

Le pinot en Bourgogne et  les grenaches dans le Sud n’aiment pas trop l’oxygène, mais ailleurs les cabernets ou les merlots ne sont pas trop contre et même si peut être les vins  se fatiguent  et se goûtent moins bien au « mois de mars » grâce à l’oxygène apporté par les barriques et les soutirages, ils sont plus résistants au temps (méthode bordelaise ancienne). En clair, et je suis un rare « moderniste » à penser comme cela : s’il faut protéger à ce point le vin de l’oxygène, dont on a peur de l’effet produit sur notre vin, peut-être vaudrait-il mieux annoncer la couleur. C’est à dire, faire du vin primeur ou au moins mettre un mouchard sur la bouteille pour tracer les conditions de stockage et la température, qui ont bien sûr  de l’influence sur ces relations oxygène – vieillissement du vin. Donc, en tout cas, un peu d’incompétence, un peu d’apprentissage, un peu de ratage… à vouloir trop bien faire, on arrive à des vins qui ne tiennent pas la route, ou moins bien ; Cela dit, je parle, je parle, mais  bien sûr à moi aussi ça m’est arrivé, mais jamais dans des proportions qui appellent un « hors-jeu ».

3/ Les grands vins rouges en Aquitaine sont faits avec des rendements contrôlés par pieds. Certains des vins en question sont produits avec des densités de plantation trop basses ( moins de 3000 pieds/hectare). Pour être cohérente, la production de grands vins devrait dans ce cas être à moins de 15 hl/ha, ce qui est rarement accepté par les propriétaires, tout aussi ambitieux soient-ils.

4/ Les seconds vins ( à part quelques exceptions dont Virginie de Valandraud, qui depuis 1997 n’est pas un 2ème vin mais une sélection de parcelles de grands vins), n’ont pas pour vocation à être bu tard : le fruit avec le boisé apparent est souvent leur meilleur atout. La justification d’un deuxième vin étant, ne l’oublions pas, l’argent : comment rentabiliser au mieux ce qui reste ( le boucher, lui, fait du steak haché)

5/  Pour les liquoreux, je ne suis pas du tout compétent.

6/ Un vin trop boisé peut être une erreur. J’aimerai goûter, car attention aux élevages très long en barriques américaines qui typent fortement les vins .

7/ Bien sûr, des sucres résiduels sur des vins rouges, s’ils sont non fermentissibles, rendent ces vins souvent plus agréables (d’ailleurs aime-t-on vraiment les vins secs ?). Mais, parfois, ces sucres gardés de manière volontaire ou non, se remettent à fermenter avec tout ce que cela implique de défauts perceptibles à la dégustation , plus bien sûr là aussi, brett et cie.

 

 

En conclusion, et pour répondre à Patrick, pour moi pas de vrai problème en ce qui concerne ces vins qui « déçoivent » s’il s’agit d’erreurs, de désir de trop bien faire. Si c’est après tout défendu avec cœur et puis il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. J’aime vraiment l’espèce humaine et je trouve toujours beaucoup d’excuses à ceux qui font. Là où je n’aime pas trop, c’est quand le producteur d’un cru essaye de me prendre pour un con (moi, les journalistes, les clients..). C’est-à-dire celui qui fait un échantillon BON et qui met un vin pas bon à l’arrivée, celui-là est à mon avis, un imbécile. S’il sait comment faire bon, pourquoi se limiter à un échantillon ? Croit-il que la notoriété de Lynch Bages, Haut Marbuzet, Sociando est arrivé comme ça ? Non. Ce sont les clients qui ont le dernier mot. Un vin peut (et doit ?) être polémique, il ne doit pas être fumisterie.

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2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 12:17
Suite à une discussion sur le forum de "La Passion du Vin", voici la réponse que j'ai postée sur leur site :
"En effet, c'est sûr, la pression atmosphérique a une grosse influence sur les dégustations, pour ne citer qu'Alain Vauthier, propriétaire d'Ausone, qui nous l'a souvent fait remarquer.
En bref, si le temps est au beau (hautes pressions), les arômes se diffusent plus et par conséquent les qualités et les défauts sotn plus disponibles pour notre odorat. Cela est surtout vrai pour des problèmes de chloranisols à dose limite du seuil de perception (pour nous, entre 3 et 8 ng), alors qu'avec de basses pressions, il faudra une contamination plus importante (pour nous, entre 8 et 12 ng). Ceci est un fait maintes fois vérifié. Je rappelle ici que Murielle est l'une des personnes les plus compétentes au monde en matière de détection des chloranisols. C'est en partie grâce à ce talent que nous avons pu acquérir un peu d'indépendance gustative par rapport à ce qui était écrit sur les vins. Aujourd'hui, la plupart des critiques, je crois, savent l'importance des conditions climatiques. Ce qui est vrai pour les chloranisols l'est aussi pour les metoxy-pyrazines, les brett, etc..."
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2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 09:53

Cette expression est souvent employée pour désigner des « vins sportifs », body-buildés, préparés à grand coup d’E P O, gonflette, etc… Dès que ces sportifs s’arrêtent de prendre ces médicaments, ils se dégonflent.

 

 

En est il de même pour les vins ? A priori, si j’en crois quelques amateurs, oui ! Ce serait bien que l’on fasse le tour des ces « bêtes à concours » qui ne tiennent pas la distance et qui déçoivent   Vins achetés dans le commerce et comparés à d’autres vins dits « normaux ». C’est vrai que cela me fait sourire, car ce genre de propos était beaucoup  utilisé pour mon vin. Depuis quelques années, il n’y a plus grand monde qui m’embête avec ça, mon vin étant encore aujourd’hui en bon état (si on le compare à la concurrence)

Sinon, est-ce un phénomène nouveau  que d’essayer de faire le mieux possible ? dans le vin comme dans tout autre activité humaine. Même en étant naïf, chaque fois que je vais voir mon banquier, je m’habille bien et lorsque j’étais jeune chaque fois que j’allais en boîte de nuit, je me lavais. Bien sûr, dans mon ancien métier d’employé de banque, j’ai connu des clients qui venaient nous demander de leur prêter de l’argent mais qui ne faisaient rien pour nous convaincre (n’étant pas convaincus eux-mêmes). Et en boîte de nuit, où j’ai quand même travaillé quelques années, beaucoup passaient leur temps au comptoir plutôt que sur la piste. C’est ainsi. Chacun mène sa vie comme il l’entend, comme il le peut. Ce qu’il faut si l’on veut que ça dure, c’est que le ramage corresponde au plumage.

En conclusion, donnez moi des noms, achetons ces bouteilles « bidon » et goûtons à l’aveugle sérieusement. Cela n’aura aucune influence sur le marché mais cela pourra nous éclairer, enfin surtout ceux qui doutent, parce que moi, je suis plus optimiste, sauf exception, bien sûr….

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