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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 11:14

Mr X. junior n’aime pas Valandraud et les vins de garage.

Un de nos amis indien, Magan, lui ayant dit qu’il était venu chez nous apprendre pendant les vendanges 2005 et qu’il allait revenir pour voir comment tailler la vigne avec Murielle, a pu constater comme les gens, même puissants et intelligents, peuvent encore me juger sans me connaître et avoir un avis péremptoire sur quelqu’un qui n’a pas que des amis dans ce métier – certes. Mais Mr X. junior doit simplement oublier que sa famille elle aussi a du  (et doit encore) subir les critiques, surtout quand eux aussi ont été des empêcheurs de tourner en rond.

Ce qui est certain avec les révolutionnaires, c’est qu’en vieillissant ils deviennent souvent conservateurs. C’est un peu comme en politique, on débute démocrate et avec l’âge on fini par voter conservateur.

Mr X. junior a tout simplement du être vieux plus rapidement.

En tout cas, je serai heureux de le rencontrer pour qu’il puisse avoir la possibilité d’échanger des avis, car se tromper est humain, persévérer diabolique… me disait –on à l’école privée Montesquieu de Libourne à l’époque où moi aussi j’avais des avis bien tranchés… Mais j’avais 15 ans !

Si je ne peux pas plaire à tout le monde, il est dommage que quelqu’un d’aussi important puisse montrer tellement de dégoût pour un de ses collègues, même si je ne joue pas dans sa cour. Le plupart des propriétaires des crus « historiques » ont à mon propos des commentaires soit amicaux  (oui, oui) et dans le cas contraire,  plus « diplomatiques ». En fait, X. n’aime que ses propres vins, ce qui, avouons le, n’est déjà pas si mal, et adore  Harlan parce que Californien (2 interprétations possibles) ,mais n’aime pas Ausone « nouveau style » d’Alain Vauthier, lui préférant Haut Brion.

Eh bien moi, le rustre, celui qui ne comprend rien, j’ai peur, oui, peur car j’aime Harlan dont je suis l’importateur et le plus grand consommateur en France avec Michel Rolland, j’aime Ausone et son propriétaire actuel et si je n’ai plus de Haut Brion à vendre, je le regrette d’autant plus que c’est un de mes vins préférés.

A Pomerol, j’aime boire Trotanoy, Pétrus bien sûr,  et je me rappelle de l’époque  où on buvait  des Latour à Pomerol 1967 achetés à l’intendant à un prix angélique, mais ça ne m’a pas empêché d’avoir des coups de cœur pour Fleur de Gay (qui est un des vins qui m’a inspiré), Bon Pasteur, Clinet, Eglise Clinet ou La Conseillante. Ces vins et leurs propriétaires ne se ressemblent pas, certains m’aiment bien, d’autres moins. Et alors ? Où est le problème ?

Voilà pourquoi ce billet d’humeur.

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 15:02

Un de nos voisins, Mr Martin  est mort seul dans ses vignes à 50 ans, simplement en se faisant  accrocher par l’enrouleur de ses fils de fer.

Ce genre d’accident arrive aussi à Saint Emilion,  pas que dans le maïs, l’élevage ou les forêts.

Triste et absurde.

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 14:07

Après les sites français « la passion du vin », « dégustateurs.com », c’est au tour de  Robert Parker de parler de notre cuvée Constance 2004 sur son site. En 2 jours, plus de  2000 connections et notre importateur américain, qui a cru en nous depuis le début, est enfin récompensé après  3 ans de travail.

Ce commentaire va grandement lui faciliter la vie (et à nous aussi… « bien-aimé banquier », si tu nous lis…) :

Old 01-20-2006, 06:51 PM   #1
Wine Critic
 
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Had this yesterday....2004 Calvet-Thunevin Vin de Pays Catalanes-Cuvee Constance($13-14)....60% grenache,30% syrah,and 10% carignan...all fermented and aged in concrete tanks...bottled unfiltered...drank the 2003 last year in Paris at L'Ami Louis...but this vintage is even better..this is a medium-bodied very aromatic and richly fruity wine with copious quantities of blackberry and cherry...hint of licorice and Provencal herbs...supple and just damn tasty....and very flexible with food...made by St.Emilion's bad boy...the proprietor of Valandraud...Jean-Luc Thunevin....imported by European Cellars....which is Eric Solomon...Bon Appetit!

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 15:35

Tout à l’heure, coup de fil d’Elodie, journaliste de l’émission de Jean Luc Delarue  « ça se discute » sur France 2 pour traiter un sujet sur « Amour et argent font-ils bon ménage ? ».

Elle avait lu un reportage écrit dans "L’Express" il y a quelques temps et nous y avions été cités. Impossible pour moi de participer à cette émission puisque nous serons encore en train de vanter nos vins aux USA.

Comment être médiatique, si ce n’est en l’étant déjà ? Est-il utile d’être présent dans ce genre d’émissions pour traiter de sujets si éloignés du vin ? Faut il faire toutes les émissions et reportages ?

Telle est la question.

Quant à moi, je ne refuse pas grand chose car la notoriété passe par des chemins détournés et c’est en partie grâce à elle que je vais pouvoir vendre du Présidial ou tout autre vin.

 

 

Sinon la semaine prochaine, 2 journalistes sont déjà prévus pour parler vin.

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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 10:59

A l’heure de demander un gros crédit-bail pour l’ambitieux chai de Maury, force est de constater qu’il vaut mieux être riche et bien portant  que pauvre et malade.

Tout d’abord, notre banquier de Maury est le Crédit Agricole, à Saint Emilion je travaille avec le Crédit Lyonnais. Un crédit bail, ça signifie que c’est le banquier qui est propriétaire du bien et qui vous loue le chai en location-vente.

1ère question : pourrez vous rembourser les énormes loyers et pendant 15 ans ?

2ème question : vos bilans actuels sont mauvais, cela fait 4 ans que vous avez démarré et vous ne gagnez toujours pas d’argent

3ème question : pourquoi un chai si ambitieux alors que vous y arrivez sans ça ?

4ème question : votre prévisionnel est-il fiable ?

 

 

Je repense à ce qu’a écrit Bertrand Le Guern le 7/11/2005 à notre propos : ses voisins admirent, avouent ne pas pouvoir suivre… et se demandent s’il pourra tenir longtemps comme ça sans augmenter drastiquement ses tarifs.

 

 

Cela appelle une explication, pourquoi moi, « icône des vins de garage chers », ai-je voulu être si près des coûts de revient dans le Roussillon ? Et bien, en fait, il y  a plusieurs raisons que voilà dans l’ordre ou le désordre :

1/ la plupart des « étrangers » qui font du vin dans le sud pensent pouvoir appliquer quelques règles venues d’ailleurs, ont souvent faux.

2/ la multiplicité des marques nouvellement créées indispose beaucoup d’amateurs. Le prix doit être une adéquation entre  l’offre et la demande.

3/ Notre projet est un projet à long terme,pas possible de se la jouer comme Attila. Bien au contraire, nos coûts aujourd’hui un peu élevés sont en partie dus à une remise en état du vignoble avec la nécessité en plus de nous mettre à planter ces syrah réglementaires pour avoir droit à l’AOC Roussillon (sur ce sujet, je pourrai écrire au moins 3 pages !)

4/ Dès que tout sera en ordre, nos coûts baisseront et donc notre marge permettra de financer ce chai pharaonique pour le Roussillon et pourtant lilliputien pour nos voisins catalans du Priorat.

Il y a aussi  l’arrivée imminente de notre cuvée haut de gamme, hélas produite en petit volume, mais qui évoluera dans la catégorie des Petite Sibérie, Muntada, Erasmus, Ermita… Les marges y sont considérables et c’est d’ailleurs pour ça que tous les viticulteurs  s’y essaient, et c’est aussi d’ailleurs pour ça que très peu réussissent de manière pérenne.

 

 

Pour conclure, en plus de notre crédibilité, de notre passion, la région toute entière se bouge. Rien qu’à Maury, la cave, la mairie, toutes les nouvelles caves particulières, les nouveaux, les anciens… Eh bien, ça ne m’étonnerait que cette dynamique, jointe à l’agro tourisme, ne permette pas de vivre bien de son labeur sans aucun complexe vis à vis des Espagnols et consorts.

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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 11:01

Comment différencier un goût de bouchon d’un goût de TCA ?

Voici une méthode simple que j’aurai dû déposer !        

 

 

Ajouter 30 % d’eau dans le verre de vin à problème.

Si c’est un goût de bouchon, le défaut reste perceptible à la dégustation, l’effet de dilution n’ayant que peu d’impact sur le faux goût.

Si l’on ne sent plus rien, c’était probablement un goût développé de TCA, la dilution rend le faux goût imperceptible.

Voilà.

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 09:48

Hier visite à Margaux pour voir et apprécier l’avancement des travaux au chai de Bellevue de Tayac.

En compagnie de Michel Puzio, toujours partant pour aller Rive Gauche, nous nous sommes émerveillés en passant sur cette route des vins, pleine d’icônes 1855 . Arrivés à Margaux, pas de doute, l’emplacement de Marojallia est formidable : chai, château, hôtel juste dans l’ancienne maison de Bernard Ginestet (à l’entrée de la ville, en face de Ch. Margaux, et Cendrillon s’est transformée en princesse).

Bon , on continue la route et on arrive à la sortie de Tayac, à notre chai et magasin de vente de vins.

Guillaume Quéron et Christophe sont affairés à déplacer des barriques en trop pour les amener à notre fermage de Bordeaux. Cette année seulement 30 barriques de 2005, volume un peu court pour rentabiliser un  tel investissement… Margaux est une appellation prestigieuse et l’hectare non classé coûte cher ( entre 500 000  et 1 million d’euro !).

Nos travaux sont presque terminés (encore l’électricité et la peinture), le chai sera relooké pour un budget serré (200 000 euros HT) ; d’assez banal, ordinaire, le lieu est déjà transformé en un lieu moderne, contemporain. Ca ne plaira pas à tout le monde, mais il faut bien que ce chai ressemble à ce que l’on fait, à ce que l’on est.

 

 

En tout cas, bientôt l’inauguration avec et pour nos voisins.

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12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 12:21

Lundi je suis allé à Blaye goûter et donner mon avis de négociant à un viticulteur de Saint Ciers sur Gironde qui s’interrogeait sur son vin et la difficulté à le vendre. Celui-ci avait refusé une offre à 1000 euro le tonneau pour son 2004, et aujourd’hui, malgré les bonnes résilutions syndicales, le même courtier , intermédiaire entre le viticulteur vendeur et le négociant acheteur, ne lui proposerai  même pas 800 euro ! Ce viticulteur exploite seul 12 hectares, je suppose que son père à la retraite lui donne un coup de main. Vignes en bon état, terroir correct à première vue, densité correcte pour le secteur (2x1), à priori pas de problèmes de qualité de raisin. Visite du chai, propre, bien sûr ça ne sent pas la richesse des crus classés, mais cuves correctes, remontages automatiques, thermorégulation… bon, le problème n’est pas ici non plus. Discussion et dégustation pour la seconde fois de ses vins. J’avais déjà eu des échantillons par son beau-père avec qui j’ai des rapports amicaux. Nous les avions goûté, Murielle et moi (oui, vous savez que je fais toujours tout goûter à Murielle, qui déguste mieux que moi, surtout pour déceler les défauts), et ces échantillons nous avaient paru effroyables.

Donc dégustation sur place de chacun des lots, cuve séparée et là, une partie du problème s’est résolu. Sur 5 cuves, 4 étaient bonnes et 1 mauvaise.

Pourquoi une mauvaise ? Je n’ai pas trop compris, une fois un lot de cabernet, la deuxième fois une cuve epoxy ?

Bon, en tout cas, les bons lots assemblés et re-goûtés chez moi font apparaître en 2004 un vin un peu usé, peut–être brett ou odeur de réduit, mais bon quand même et en tout cas marchand. Le lot de 2005 était lui fruité, donc plutôt moyen +.

Alors pourquoi ?

Une partie de l’explication m’a été donnée par le viticulteur : pas de dégustation d’assemblage avec l’œnologue conseil avant présentation aux clients. C’est comme si vous vouliez passer un examen sans réviser, c’est quand même incroyable de mettre en péril son exploitation sans que des consultants extérieurs ne soient sollicités ( le courtier qui ne fait pas son travail de conseil, si ce n’est de dire qu’il faut vendre moins cher… sic ! – l’œnologue qui trouve bon une cuve de cabernet qui me paraît pour le moins horrible, amère, sans fruit, certes structurée, mais pourquoi faire ?? )

En discutant plus avant, j’apprends que l’oenologue fait écouler les vins dès que la fermentation est finie. Le nouveau credo à Bordeaux, le fruit est  peut être mal compris.

 

 

Morale : on dit que tous les vins se ressemblent  avec la technique. Eh bien non, heureusement pour les « idéalistes du vrai vin », il y a des œnologues  incompétents ou peu concernés, des propriétaires peu ou pas assez « ambitieux », des négociants trop bien élevés qui ne disent pas ce qu’ils pensent, des courtiers trop porteur d’échantillons et vendeurs de prix. Heureusement à Bordeaux, cela ne représente que 20 à 30 % .

 

 

Et je suis passé au Centre Leclerc , tous nos vins y sont présentés ! De Constance à Présidial, de Virginie à quelques marques achetées et revendues par mon négoce. Ce Leclerc mettait bien sûr en avant les vins de Blaye vendus entre 3.5 et 10 euro. Ma seule interrogation : mais comment font les clients pour faire leur choix parmi toutes ces références ??? Bon Dieu !

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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 10:08

Il y a beaucoup de commentaires, de polémiques, et d’avis sur les vins chers. Mais, cher, c’est à partir de combien d’euros ? Bon, on a un début de réponse avec les grosses cavaleries australiennes, américaines ou françaises. Je pensais que 7.50 euros TTC/ consommateur était le bon créneau à ne pas dépasser pour une marque que je voulais mettre en place. Eh bien non ! En feuilletant le Guide Gerbelle & Maurange, j’y lis que 69% des vins consommés en France coûtent moins de 3.75 euro … Et que les vins vendus plus chers que 7.50 euros ne représentent que 5% de la consommation .

Le Présidial Thunevin « Bordeaux » et le Domaine Calvet Thunevin Constance « Vin de Pays des Côtes Catalanes » qui sont vendus dans le créneau 4-6 euros, se trouvent confrontés à tous ces vins consommés.

En France, quand on produit un vin qui peut facilement entrer dans la concurrence mondiale en termes de qualité- prix consommateur, il va nous manquer de la marge pour une communication forte. Heureusement pour moi qui ne recherche pas  (car je ne le pourrai pas) à faire des millions de bouteilles, il ne me reste que la possibilité de communiquer via les medias, les dégustations, les amateurs et internet. Par exemple, Constance doit une partie de son succès aux internautes, et Présidial aux Guides Gerbelle & Maurange et Bettane & Desseauve.

A ce propos, le plus dur me semble-t-il est d’écrire un guide critique et sérieux sur ces vins à petits prix. Je crois que seulement 4 ou 5 s’y essaient (pour des millions de bouteilles vendues) alors qu’il y a pléthore des spécialistes de vins chers, de guides et de revues qui en parlent.

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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 13:55

A Saint Emilion, il y a beaucoup de boutiques de vins et pas mal de restaurants.

 Hé oui, nous avons la chance d’avoir beaucoup de clients et de touristes qui viennent pour le site et les vins.

 Pour ce qui est des boutiques, très peu peuvent prétendre offrir de « bonnes affaires », pour ce qui est des restaurants, moi je ne vais régulièrement que dans 6, qui sont dans l’ordre : Le Clos du Roy, Le Tertre, Plaisance, La Cadène, Le Clocher et  notre « routier » situé aux Bigaroux , La Puce, qui doit être sans doute l’un des meilleurs rapport qualité-prix de France.

 

 

Au rez de chaussée de notre bureau, existe un nouveau bar à vins (fromages, charcuterie, musiques actuelles et couleurs flashy) : L’Essentiel où l’on peut boire au verre Valandraud, Ausone, Cheval Blanc, Pavie, Angélus, etc….

Dommage qu’il n’y ait pas « intra muros » une vraie brasserie ou un « Lion d’Or » comme à Arcins à côté de ma propriété de Margaux.

 

 

Autre spécialité locale : les macarons avec quelques pâtissiers , dont Blanchez , en face de notre bureau, et Mouliérac situé à côté des restaurants Le Tertre et La Cadène.

 

 

Sinon, pour ma table préférée (par et avec Murielle, chez moi), les courses à Libourne avec un superbe marché, la clientèle aisée permet d’avoir des offres de beaux produits, poissons extra frais, viande de qualité. Mais pour le pain, on est un peu en retrait.

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