Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
  • Contact

  • Blog de Jean Luc Thunevin

Recherche

Articles Récents

1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 12:21
Французские вина в Чехии В конце октября мы с моим супругом, виноделом отправляевмся в Чехию. Красивейший город Прага , ослепительно сияющий чешский хрусаль. А нас волнует вопрос - Что выбирет потребитель бутыку хорошего вина или традицинный напиток чехов – пиво? Бесспорно ческое пиво одно из самых лучших . Но французузское вино звоевывает все больше и больше любителей , хотя конечно многое в данном случае зависит от благосостояния. Соответственно люди с высоким уровнем доходов предпочитают такие звездные вина как Ausone, Château Valandraud , Cheval Blanc , Le Pin , а так же ищут жемчужины виноделия : вина произведенные в небольших количествах и редких купажей . Средняя категория потребителя самая сложная так как многие еще не являются знатоками вин и сдлать выбор самому очень сложно. И дествительно сколько аппеляций и купажей, но именно в этой сложности и многообразии и притягательность французских вин а так же терруар. Потребитель с небольшим достатком покупает недорогие вина. И здесь очень важная деталь классическая этикетка и название Château . И конечно среди вин , даже несмотря на моду на вина нового света эталоном изысказанности и престижа всегда останеться французское вино, с только ему характерным терруаром , аппеляциями и обилием купажей. Татьяна Пуэнтэдюра.
Partager cet article
Repost0
30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 14:37

 

Juste une photo du chai de Bellevue de Tayac avant réhabilitation

 

Et une du chai actuel de Maury, avant démolition et reconstruction

 

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 10:55

Hier matin, visite du chai et du vignoble de Bellevue de Tayac à Margaux en compagnie de Michel Puzio et Philippe Porcheron.

J’ai acheté ces vignes en août 2004, c’est donc notre 2ème vendange et nous avons déjà accompli pas mal de choses.

Guillaume Quéron et notre employé Christophe, avec l’aide d’une entreprise de travaux agricoles, ont refait 3 hectares de palissages (pour un plus grande hauteur de feuillage), arraché et replanté 1 hectare à bonne densité, après analyse des sols et choix des porte-greffes.

Bien que récent, le chai n’était bien sûr pas à mon goût et les travaux commencés pendant les vendanges seront terminés tout début janvier. Des cuves neuves pour vinifier et le chai à barriques complètement nettoyé et assaini.  Création d’un appartement de service d’un magasin  de détail pour vente directe, puisque le chai est situé sur la touristique route des châteaux, juste avant le très bon restaurant « Le Lion D’Or » à Arcins.

 

 

Les  2 millésimes sont déjà plutôt  bons, mais nous ne sommes pas encore capables de lutter avec Marojallia  ou les bons  crus classés (Palmer, Margaux, Le Tertre, Kirwan, Malescot, Lascombes, Cantenac-Brown, Rauzan Segla, etc), mais j’espère que l’année prochaine, les travaux réalisés dans les vignes porteront leurs fruits.

 

 

A midi, nous avons mangé au bistrot du nouveau golf du Relais de Margaux, repas très correct pour 19 euro, avec un très bon Beaujolais 2005, l’un des meilleurs que je crois avoir goûté. Vive le 2005 en Beaujolais !

 

 

Au sujet du commentaire posté hier sur la capacité de Reignac  à être très bon dans  5 ans, je vais demander aux propriétaires si ils ont déjà fait des dégustations à l’aveugle de leur premier millésime contre des crus historiques.

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 18:00

Je viens de déguster les échantillons de Puy Arnaud Maurèze et Coucy 2005. Les vins sont vraiment étonnants, gras, riches, suaves, presque bons à boire de suite, ce millésime a vraiment de quoi plaire. A nos clients, cette année, de penser à aller vers ce genre de productions pas trop connues et pas trop chères.

 

 

Le Grand Jury Européen a remis sa copie pour sa dernière dégustation des Bordeaux 2002 et voici le palmarès des 20 premiers :

  1. Beau-Séjour Bécot
  2. Pavie Decesse
  3. La Mondotte
  4. Pape Clément

     

  5. Mouton Rothschild

     

  6. Ausone
  7. Haut-Condissas
  8. Latour
  9. La Gomerie
  10. Pavie
  11. Magrez Fombrauge
  12. Reignac
  13. Branas Grand Poujeaux
  14. Castello Luigi
  15. La Croix du Prieuré
  16. Cos D’Estournel
  17. Cheval Blanc
  18. Valandraud
  19. Bellevue Mondotte
  20. Léoville Las Cases

 

 

Beaucoup sont des vins réalisés par Michel Rolland, les fans de « Mondovino » doivent penser que ce n’est pas normal qu’un jury Européen mette en avant ce style de vin, vous savez : bons, mais tellement facile à reproduire partout.

Mais en tout cas, je ne suis pas assez bon : 18ème sur 160.

Sûrement plus utile pour moi le classement des 4 derniers millésimes 1998/2000/2001/2002 confondus dont je sors 7ème. Si le 99 avait été rajouté, je pense que pourrais être dans les 5 premiers.

A quoi sert ce type de classement ? Pour 80 % des clients , il n’y a que Parker qui compte, mais pour les propriétaires, cela porte à réfléchir, si, bien sûr, on accorde un intérêt à ce genre de dégustation. Pour le millésime 2001, j’étais très mal arrivé et j’ai goûté les 1ers du classement, que j’ai effectivement trouvé très bons… Alors, bien sûr il ne s’agit  toujours que d’une dégustation, mais une notoriété, une fiabilité, ça se travaille tous les jours : on peut  prendre l’exemple  de Haut-Condissas ou  de Reignac qui finissent à force par susciter la curiosité ou de  Perse et Magrez qui sont toujours là, ce qui prouve la force de leur détermination.

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 11:26

Je reviens d’Oxford (près de Londres),  1 h 30 en limousine depuis l’aéroport et nous sommes arrivés au Relais et Châteaux, « Le Manoir aux Quat’Saisons », dirigé par un Français, Mr Raymond Blanc.

Une manifestation sur le thème « Renaissance of the French Vineyard » y était organisée sur  2 jours, chaque grande région ayant  droit à son colloque.

- Rhône Valley avec Charles Metcalfe (journaliste), Olivier Poussier (sommelier), le responsable de Guigal, François Villard et  Pierre Perrin de Beaucastel.

- Languedoc Roussillon avec Michel  Bettane (journaliste), Andreas Larsson (sommelier), Samuel Guibert de Daumas Gassac, Gérard Gauby, Hervé Bizeul du Clos des Fées et Walden.

- Bordeaux avec Michael Broadbent (journaliste), Gérard Basset (sommelier), Jean Michel Cazes de Lynch Bages, Bernard Magrez, Jean Marc Sauboua et moi pour Valandraud et Haut Mazeris.

- Bourgogne avec Hugh Johnson (journaliste), Gérard Basset (sommelier), Pierre Henri Gagey de Jadot, Jeremy Seysses des Domaines Dujac et Anne Claire Leflaive

Après chaque colloque avec questions-réponses du public, un repas avec les vins en situation.

Avec Murielle, nous avons fait les 4 régions et repas… Ouf ! Et de 2 kg en plus et quand même un peu de saturation : 4  repas gastronomiques 2 étoiles Michelin avec les vins, cela fait  4 heures à table à chaque fois, mais on est des pro.

Maintenant, que dire de cet évènement ? Je n’en sais rien. Bien sûr, il y a le plaisir de revoir du monde : Claire, sommelière bien sympa rencontrée  il y a 5 ans chez Guérard, Metcalfe, Poussier, Bettane, et rencontrer pour la première fois Broadbent et Hugh Johnson, etc…

Y aura-t-il des retombées pour nous ? Sans doute.

Avons nous été convaincants ? Pas assez.

Etait-ce possible de répondre à des questions non posées ? Doit-on  être bien élevé et poli par dessus le marché ? Sans doute.

 

 

 

Mais y a-t-il une renaissance des vins français ? (cela sous-entend qu’il y avait la mort avant)

A-t-on su encore une fois  se mettre à la place du consommateur ? A mon avis, non. Il n’y avait qu’à regarder la brochette d’invités : que des « stars » (3 %  du marché) et le reste , où était-il ? Bon….. je ne dois pas être en forme.

En tout cas, formidable hôtel, avec un patron qui devrait avoir la médaille du Mérite Agricole au minimum. Son équipe est formidable elle aussi, Xavier et les sommeliers tellement motivés, le restaurant  de qualité, un cadre très chic. C’était parfait.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2005 2 22 /11 /novembre /2005 11:00

Emmanuel Nauwelaers a laissé un message avec cette question, que tous les amateurs se posent : Comment se fait-il que les vins restent aussi chers ?

Cela mérite aussi une thèse et vous savez que je ne suis pas très doué : mes diplômes scolaires se résumant au BEPC et à un CAP d’employé de banque, cela ne m’aide pas trop pour la philosophie. Mais, dans ce cas précis, j’ai quand même un peu d’expérience et "pas  trop" la  langue de bois .

Pour commencer, quand on parle de vins trop chers, il faut préciser que les vins chers concernent peu de monde : à Bordeaux, nous parlons de moins de 5 % de la production, et en France, ce doit être pareil, je suppose.

D’abord, nous avons  50 % de vins pas assez chers, le prix payé par la GD, le négoce, les clients (car pour moi tout est lié) est insuffisant pour faire vivre décemment les paysans et insuffisant pour prétendre avoir un produit de qualité, tout au plus de quoi être heureux d’avoir un produit  loyal et marchand , correct.

45% des vins sont vendus à leur prix, et sont des vins superbes dans le contexte international représentant bien ce que le client peut et doit attendre : pureté, fruit, gourmandise, classe, complexité, fraîcheur, etc.. Dans cette catégorie, on trouve pas mal de rosé de Provence, de vins de Loire, d’Alsace, Bordeaux-Côtes, Saint Emilion et tant d’autres. Nos clients trouvent leur compte avec de grands vins classiques « actualisés » style Soutard, Tour Figeac, La Clotte et avec des vins plus modernes : La Couspaude, Chauvin, Grand Pontet, cela rien que pour l’exemple à Saint Emilion. On trouve également des top comme il y en a plein à Bordeaux et moins chers : La Mauriane, Branda, Franc Maillet, Cambon La Pelouse, Fleur Cardinale, La Dauphine, Haut-Carles, etc…

Reste 5 % de vins chers ou trop chers. Mais là, aucune logique dans l’offre et la demande sur des produits à forte identité de marque style 1ers crus, grands champagne, vins cultes français ou étrangers. Ce genre de vins, on n’est pas obligé de les acheter, ni de les boire, et même si ils sont chers, un consommateur moyen peut à l’occasion y accéder par l’intermédiaire de clubs de dégustation ( une bouteille chère, si on la divise par 10 , c’est faisable, non ?)

 

 

 

Après, nous entrons dans les arcanes du commerce .

Le paysan produit plus ou moins cher un vin : en France, produire 75 cl peut aller de 1 à 12 euro.

Les prestations et matières sèches pour mettre en bouteille vont de 0.50 à 1.50 euro par bouteille

Le transport en France va de 0.06 euro à 15 euro par bouteille

La marge du propriétaire peut aller de négatif à 10/ 20/100/300 % ( ?)

La marge du négociant de 8 % à 30 %

La marge du distributeur de  0 à 20 % ou de 30 % à 100 % selon le circuit

La marge lors de ventes aux enchères  de 10 à 20 % ( ?)

 

 

 

Alors, quelle solution nos chers clients préconisent-ils ? Sachant qu’aucune n’est parfaite… Par exemple, la vente directe : le paysan en peut pas vendre au client particulier au même prix qu’à la GD, le caviste ne peut pas vendre au même prix que la GD, tout ça pour un problème de coût, de temps, de quantité, etc..

Les seuls qui offrent  une parfaite satisfaction pécuniaire à leurs clients sont les quelques Bourgogne ou Rhône vendus pas cher aux clients habituels qui sont ensuite heureux de voir la valeur de leur achat multipliée par 2 ou 3, voire plus, lors d’une revente aux enchères ou à un négoce spécialisé.

Mais cela concerne seulement 20 ou 30 marques, c’est peu.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 13:52

Voici les commentaires parus le 16 novembre dernier dans le supplément Vins des Echos  au sujet de notre cuvée "Présidial" Bordeaux 2004 :

                        

Merci à Messieurs Gerbelle, Maurange et Puzo qui ont réalisé le dossier !

 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2005 5 18 /11 /novembre /2005 10:05

2 fois de suite, hier et aujourd’hui encore, j’ai reçu une demande d’information sur la définition des vins de garage et sur l’existence d’une éventuelle bibliographie (livres, thèses, infos un peu sérieuses) sur ce sujet.

Les plus sérieux article sur le sujet a déjà été fait de manière compréhensive par Michel Bettane de la Revue des Vins de France, et paradoxalement les dégustations avaient été menées pas Michel Doval. Plus récemment, un dossier dans une autre revue sérieuse  « L’amateur de Bordeaux » , et sans doute plein d’autres journalistes et revues, professionnelles ou grand public (comme L’Express), tout comme des télés et d’autres médias qui ont traité le sujet, mais rien de très approfondi.

J’allais oublier le dernier livre de William Echikson « Pourriture Noble », un peu dans le style d’un roman d’investigation. Egalement à consulter, des revues américaines : Wine Advocate, Wine Spectator, etc.. et tous les sites parlant du vin : « La passion du vin », « Dégustateurs.com », « Elitewine », « Iacchos » …

Donc, il faut chercher sur les moteurs de recherche, c’est plus facile, et je crois qu’ Hervé Bizeul essaye de convaincre une de ses amies d’écrire un livre sur le  sujet.

Pour répondre à Greg : dès que votre travail aura avancé, je vous donnerai mon avis. Après tout, je pense  que c’est à vous de faire l’étudiant et à moi (hé hé hé… le dernier ou presque de la classe !) de faire le professeur.

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 10:35

J’ai eu le plaisir de goûter à l’aveugle le 14 novembre et le 16 novembre matin à Château Haut Bailly, une série de 35 vins Rive Gauche-Rive Droite, millésime 2002. Ces dégustations à  l’aveugle sont toujours une grande école de modestie.

 Depuis mes premières dégustations avec Jacques Luxey en 1988 à Paris  la méthodologie est à peu près la même et je retrouve le même côté professionnel. C’est toujours aussi angoissant de se trouver devant tant de verres sans savoir, mais dès la première gorgée, le doute s’estompe et sans être devin, on peut être certain que d’un côté il y aura les mauvais (ça c’est facile : vins maigres, des défauts, végétal, pas bon) et de l’autre les très bons, mais là, ça devient un peu plus coton :  celui-ci est moins gras mais comment exprimer, expliquer le manque de « classe », celui-là un peu végétal, mais comment dire, avec quand même un peu plus de classe…. Enfin j’y arrive avec mes goûts très perso. Pour le reste du lot, hélas : vins moyens, mais, en tout cas dans le contexte, sans vice ni vertu. Sans compter mes erreurs d’appréciation, surtout quand je note mal et que je ne reconnais pas mon propre vin !

 

 

Avant de débuter cette dégustation, François Mauss exprimait les réflexions des propriétaires des grands châteaux ( qui n’aiment toujours pas ces dégustations à l’aveugle) et je pensais « rien de nouveau, avec Luxey, c’était pareil » , pensée que j’ai fait partager à Mr Perrin.

Les grandes marques n’ont bien sûr  rien à gagner à arriver dernières, ni même en milieu de tableau, mais comme j’aime à le souligner à chaque fois : 

1/ si ce n’est pas le Grand Jury, ce sont nos clients qui goûtent et jugent nos vins

2/ mais nos clients n’achètent pas leurs vins à l’aveugle

3/ Ferrari gagne les courses, mais il se vend plus de Mercedes ou de Peugeot, donc il faut  bien séparer ces dégustations de la « vraie vie »

4/ Ce n’est bien sûr qu’une dégustation à l’instant T et les classements peuvent parfois évoluer, mais de toute façon c’est quand même pas une raison suffisante pour ne pas se remettre en question.

 

 

Les résultats sont donnés  et commentés après la dégustation, je me suis alors aperçu  que je goûtais presque comme Louis Havaux, que j’avais quelques goûts communs avec Perrin ou Mme Sanders, mais que je devais goûter bien différemment d’un producteur Italien qui aime avec une belle constance ce que je n’aime pas ( les vins secs, végétaux,  de goût ancien..).

 

 

Sinon, à l’aveugle, j’ai bien aimé tous les vins signés Magrez, mais j’ai aussi été surpris par la classe de Haut Condissas et de Reignac , découvert Branas Grand Poujeaux, placé tout en haut de ma liste Ausone et Beau-Séjour Bécot, et également bien noté Pavie Decesse,  La Gomerie, Chevalier, Smith Haut-Lafitte, Malartic Lagravière, La Mondotte et Kirwan.

Il faudra attendre les résultats officiels pour savoir si je suis du même avis que le Grand Jury, ce qui, au fond, n’intéresse que moi, pauvre petit négociant à qui il avait été reproché il y a quelques années d’avoir un avis sur les vins que j’achetais. En effet,  pour nous c’est souvent comme pour le consommateur, paye et tais-toi. La démocratie, c’est bon pour tout le monde, mais difficile à supporter dès que ça empiète sur les privilèges, etc…

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00

Pourquoi a-t-on peur du « loup  garage » ? (tel était le titre d’un article paru il y a déjà quelques années). J’ai eu envie de reparler de « garage » en lisant un article du Point du 3 novembre qui traitait de Google, né il y a 7 ans à peine dans un garage. Google à lui  seul vaut aujourd’hui plus que Ford et General Motors réunis, et bien sûr l’important est de chercher à savoir si il fait peur à cause de ses activités sur le « tout savoir » ou sur sa puissance financière. L’air de rien, c’est la même question que l’on peut se poser sur les vins de garage : est-ce leur méthodologie ou leur nouvelle puissance financière qui dérange ? Cela pourrait être un thème de recherche pour un étudiant devant réaliser une thèse originale.

De fait, je devrais employer l’imparfait, car, à mon avis, depuis 2001 l’effet « vins de garage » à Bordeaux en tout cas, ne fait plus peur ni même recette, si je puis dire et je vais expliquer ce qui justifie mes propos. Pour faire simple, les vins de garage ont bouleversé le système, ébranlé les certitudes et après des attaques en règle par les tenants des vins dit classiques, tout à changé dès que ces propriétaires ont plus ou moins utilisé les méthodes « garagistes ». Partant de là, rajeunissement du style classique entraînant l’élimination d’une partie  des atouts spécifiques « garage » (fruit, netteté, richesse, maturité) et en conséquence  élagage sérieux du petit monde garagiste, perte d’intérêt médiatique et surtout économique , ce qui est depuis 1855, il ne faut pas l’oublier, le seul critère compris à Bordeaux.

Mais ce qui est vrai aujourd’hui à Bordeaux n’empêche pas ce mouvement d’aller prospérer dans d’autres régions viticoles françaises, surtout Languedoc et Roussillon, et des pays comme l’Espagne, l’Australie, les USA, l’Argentine, le Chili, etc…

Malheureusement pour mon ego, les Bordeaux dits classiques auront du mal à reconnaître que les attaques des « vins de garage » les ont préparés à cette compétition  mondiale, et en tout cas moi, je suis sur que les grandes marques bordelaises sont aujourd’hui armées pour rester encore quelques temps des leaders stylistiques et économiques, et ce ne sera pas le moindre des paradoxes de cette petite fable.

Partager cet article
Repost0