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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 16:54

Je n’ai encore pas eu beaucoup le temps d’écrire aujourd’hui.

Après 15 jours à New York et Montréal, j’ai attaqué avec un début de semaine très chargé avec amis,  clients et journalistes.

Mardi 14 et mercredi 15 passés avec Patrick et Catherine Essa pour des visites organisées en propriété :

Mardi, La Conseillante, Cheval Blanc, beauséjour Duffau, Angélus, Ausone et Valandraud

Mercredi, Marojallia, Ducru Beaucaillou, Latour et Yquem.

 

 

Chaque fois, accueil pro et chaleureux, chaque fois des vins de haute qualité et différents, typés. Et dire que certains médias ou professionnels parlent de vins qui se ressemblent tous ! Si faire de bons vins dans ce genre de crus, c’est uniformiser le goût, je suis d’accord pour cette évolution vers le haut, mais il faudra m’expliquer en quoi ces vins se ressemblent. La Conseillante a bien un caractère qui lui est propre alors que ses vignes touchent Cheval Blanc. Beauséjour Duffau et Angélus idem…

En tout cas, 2 très belles journées à visiter ces grands crus prestigieux et il y avait bien longtemps que je n’avais pas fait ça !

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 16:22

J'ai cédé au démon de la curiosité et j'ai consulté les statistiques de fréquentation de ce blog, pour découvrir que la moyenne de fréquentation journalière était de 200 visites... et même plus ponctuellement.

Merci de votre intérêt !

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 10:32

Mr Lucien Robert, l’œnologue que j’ai eu la chance de rencontrer lors de mes premiers achats de vin dans le Sud (« Cazal de Roques » à Siran), m’a envoyé une lettre où il me raconte qu’il a eu une dépression durant les vendanges 2004. Souvent on parle de cette profession en lui ôtant tout statut humain : ce sont des techniciens. En fait, ceux que je connais sont plutôt du genre anxieux, doutent, et s’impliquent totalement dans notre aventure et peuvent donc disjoncter à cause d’une charge de travail importante, de supérieurs hiérarchiques ou d’autres raisons plus personnelles.

Merci, Lucien, pour votre belle lettre et lors d’un prochain déplacement à Maury, j’espère  pouvoir vous venir vous voir dans cette jolie ville de Carcassonne, où hélas, faute de temps et pour cause de ventes insuffisantes , je ne me suis plus arrêté depuis 2003 .

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 11:34

J’ai pu lire sur internet que cela surprend de parler argent et affaires en France. Le métier de négociant, c’est pour moi d’acheter et de vendre du vin en y apportant, si possible, une image, une notoriété par la qualité des produits et de bons prix dans la mesure du possible. Je n’ai pas de chai dit  d’élevage ou d’assemblage, seulement de stockage de bouteilles. Donc, pas d’assemblage ou d’élevage, mais une inspection fréquente de la propriété pour vérifier l’état des vignes (une sorte d’audit) et dégustations des divers lots.

J’achète également des lots par l’intermédiaire des courtiers pour faire des mises en bouteilles à la propriété ou au château.

Une partie de mon activité consiste à promouvoir les vins de mes propriétés (plus de 10 marques aujourd’hui), gestion des exclusivités de distribution, choix et stratégie… Le reste du temps (en fait 80 % du travail) est consacré  à traiter les vins dit de place de Bordeaux, les vins du Sud (surtout  Roussillon) et quelques vins étrangers dont les fleurons sont Harlan, Pingus, Yacochuya, etc…

Pour les vins de place, c’est surtout pendant la campagne primeurs que je ressens  leur importance, mais ça c’est une autre histoire.

Parlons chiffres :

Propriétés et négoce confondus : environ 30 employés permanents

C.A. du mois de Décembre : 1 465 945. 93 euro

Nombre de bouteille expédiées : 68 771

Ce qui est positif, c’est que notre activité étant tombée au plus bas l’année dernière, nous ne pourrons et ne devons que mieux faire ! La preuve, c’est que nous avons plus de clients et déjà plus de commandes en portefeuille.

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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 10:57

Le  16 janvier dernier, départ de Saint Emilion pour aller voir une bodega dans le Priorat en Espagne.

Nous partions à 4, Guy, Marie, Murielle et moi, et nous avions prévu de dormir à Vingrau chez Claudine et Hervé Bizeul.

Dégustation des 2005 et des 2004, discussion et repas durant lequel pas mal de vins ont été dégustés à l’aveugle. Pratique possible quand on dort sur place.

Donc, à l’aveugle, un grand Châteauneuf du Pape bien noté par la critique et aimé des clients a souffert de la comparaison aux vins de la maison, Petite Sibérie et Clos des Fées. Il faudrait beaucoup de dégustations comme celles-là pour prouver que le Roussillon peut jouer dans la même ligue que ces autres grands vins déjà reconnus.

Le matin suivant, départ de cette belle région à la lueur d’un superbe lever de soleil sur la Méditerranée et le Canigou enneigé.

Rendez-vous avec  Pierre Gilbert pour aller visiter une  propriété qu’il distribue et qu’il m’avait fait goûter à Saint Emilion il y a quelques mois.

Nous allons donc rencontrer les propriétaires du Mas de l’Abundancia à la frontière du Priorat ( 100 m !). Propriétaires charmants, lieu superbe, des collines avec des vignes en terrasse et en bas la rivière qui coule… Une vraie petite carte postale, un petit paradis. Dégustation des vins après la visite du chai, modeste, ce qui est rare dans le coin. Jesus et Martha sont formidables d’énergie positive et les vins sont aussi bons que ceux que Pierre m’avait fait goûter.

Ils présenteront leurs vins à Saint Emilion pendant l’Union des Grands Crus, 1ère semaine d’Avril.

Le soir, repas avec eux, on leur devait bien cette attention, à 15 h, la superbe paella  avait été préparée par Jesus. On a bu le vin d’un des responsables du renouveau du Priorat, Clos Mogador 2003 de Mr Barbier, un vin star à moins de 45 euro sur table ! Une deuxième bouteille, d’une coopérative locale à moins de 10 euros, était elle correcte, sans plus.

Le lendemain, visite d’une des plus belles région viticole : le Priorat, avec un guide formidable qui nous fait découvrir ses vignes, Alvaro Palacios.

Tous les vins dégustés étaient  superbes, chacun dans sa catégorie, offrait une qualité digne des plus grandes appellations. Avec au final, un Ermita 2005 cultissime. La jeunesse et la fougue de nos amis, la qualité des vins et des paysages ne m’ont pas empêché d’être admiratif  devant ce chai ambitieux créé par Alvaro pour mettre ses vins en scène. Le statut de 1er cru n’était pourtant pas évident pour cette propriété, le chemin parcouru en moins de 10 ans est simplement prodigieux.  Repas à 15 h dans l’un des  4 bons restaurants de la petite ville toute proche, et là encore, cuisine moderne, parfaite… pour nous faire regretter au retour de ne pas être restés 2 ou 3 jours de plus … En plus, le temps était printanier !

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 11:58

Nous avons reçu hier à la maison Pierre et Sylviane Ambayrac.

Pierre et moi avons rencontré Sylviane et Murielle au même moment. Pierre était  mon copain de virée à l’âge  où j’en faisais beaucoup. Je n’étais pas un  foudre de guerre, ni au travail, ni dans cette  autre activité, sauf que je sortais beaucoup. A l’époque, Pierre était un mix d’Alain Delon et Richard Gere, et donc me facilitait la vie. Sylviane a été son coup de foudre, j’ai été son témoin de mariage et c’est formidable de penser qu’ils sont encore très bien ensemble.

Pourquoi je vous parle de ça ? parce que Pierre, postier et Sylviane infirmière sont 2 amateurs de vins et ils nous disaient que dès qu’ils ont commencé  à goûter les vins du Sud, riches, mûrs , équilibrés, il leur a été difficile de trouver l’équivalent à Bordeaux, dans une gamme de prix de 3 à 4 euros. J’ai la chance qu’ils soient de ce fait représentatifs d’une consommation « moderne » : rien à foutre des appellations – si c’est bon,  j’achète et je bois, bag in box, bouteilles, blanc, rouge, rosé… Je n’accepte plus le végétal, je ne crois plus que les Brett soient un goût de terroir, le vieux bois un credo, etc…

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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 10:19

Non, pas de nom, celui-ci ou tout autre allergique à Valandraud, Thunevin, vin de garage et autre, n’est pas obligatoirement seul, et heureusement - car vraiment je suis assez cool avec la critique. Ce qui m’a dérangé dans ce cas précis, c’est que de mon côté, je n’ai jamais tenu de tels propos sur aucun  « adversaire » quand bien même leurs propos étaient virulents, ils s’adressaient à des médias dont le métier est de recueillir des points de vue différents.

Par exemple, Mr Thierry Manoncourt alors invité à l’émission Capital sur M6 avait très finement répondu au journaliste  qui voulait pourtant lui faire dire du mal de moi : sourire en coin, il avait répondu « Oui, je sais, Mr Thunevin a inventé le bon vin à Saint Emilion ». C’était intelligent et me taclait avec humour. J’ai beaucoup de respect pour Mr Manoncourt et je regrette qu’il ne soit pas arrivé à son but : faire classer Figeac en 1er GCC A. Lui le méritait. J’aime et je respecte les hommes de caractère.

 

 

Revenons à Mr X., qui s’est cru autorisé, dans un pays lointain, l’Inde, a dire tout le mal qu’il pensait de moi à un de mes amis. Ce pauvre jeune journaliste-consultant qui est encore venu sur ses propres deniers faire 3 jours de taille dans les vignes avec ce froid, méritait au moins un peu de respect pour avoir « mal » choisi des amis si différents des critères de respectabilité de Mr X.

Mr X. devrait demander à son papa comment se comporter en société.

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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 11:14

Mr X. junior n’aime pas Valandraud et les vins de garage.

Un de nos amis indien, Magan, lui ayant dit qu’il était venu chez nous apprendre pendant les vendanges 2005 et qu’il allait revenir pour voir comment tailler la vigne avec Murielle, a pu constater comme les gens, même puissants et intelligents, peuvent encore me juger sans me connaître et avoir un avis péremptoire sur quelqu’un qui n’a pas que des amis dans ce métier – certes. Mais Mr X. junior doit simplement oublier que sa famille elle aussi a du  (et doit encore) subir les critiques, surtout quand eux aussi ont été des empêcheurs de tourner en rond.

Ce qui est certain avec les révolutionnaires, c’est qu’en vieillissant ils deviennent souvent conservateurs. C’est un peu comme en politique, on débute démocrate et avec l’âge on fini par voter conservateur.

Mr X. junior a tout simplement du être vieux plus rapidement.

En tout cas, je serai heureux de le rencontrer pour qu’il puisse avoir la possibilité d’échanger des avis, car se tromper est humain, persévérer diabolique… me disait –on à l’école privée Montesquieu de Libourne à l’époque où moi aussi j’avais des avis bien tranchés… Mais j’avais 15 ans !

Si je ne peux pas plaire à tout le monde, il est dommage que quelqu’un d’aussi important puisse montrer tellement de dégoût pour un de ses collègues, même si je ne joue pas dans sa cour. Le plupart des propriétaires des crus « historiques » ont à mon propos des commentaires soit amicaux  (oui, oui) et dans le cas contraire,  plus « diplomatiques ». En fait, X. n’aime que ses propres vins, ce qui, avouons le, n’est déjà pas si mal, et adore  Harlan parce que Californien (2 interprétations possibles) ,mais n’aime pas Ausone « nouveau style » d’Alain Vauthier, lui préférant Haut Brion.

Eh bien moi, le rustre, celui qui ne comprend rien, j’ai peur, oui, peur car j’aime Harlan dont je suis l’importateur et le plus grand consommateur en France avec Michel Rolland, j’aime Ausone et son propriétaire actuel et si je n’ai plus de Haut Brion à vendre, je le regrette d’autant plus que c’est un de mes vins préférés.

A Pomerol, j’aime boire Trotanoy, Pétrus bien sûr,  et je me rappelle de l’époque  où on buvait  des Latour à Pomerol 1967 achetés à l’intendant à un prix angélique, mais ça ne m’a pas empêché d’avoir des coups de cœur pour Fleur de Gay (qui est un des vins qui m’a inspiré), Bon Pasteur, Clinet, Eglise Clinet ou La Conseillante. Ces vins et leurs propriétaires ne se ressemblent pas, certains m’aiment bien, d’autres moins. Et alors ? Où est le problème ?

Voilà pourquoi ce billet d’humeur.

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 15:02

Un de nos voisins, Mr Martin  est mort seul dans ses vignes à 50 ans, simplement en se faisant  accrocher par l’enrouleur de ses fils de fer.

Ce genre d’accident arrive aussi à Saint Emilion,  pas que dans le maïs, l’élevage ou les forêts.

Triste et absurde.

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 14:07

Après les sites français « la passion du vin », « dégustateurs.com », c’est au tour de  Robert Parker de parler de notre cuvée Constance 2004 sur son site. En 2 jours, plus de  2000 connections et notre importateur américain, qui a cru en nous depuis le début, est enfin récompensé après  3 ans de travail.

Ce commentaire va grandement lui faciliter la vie (et à nous aussi… « bien-aimé banquier », si tu nous lis…) :

Old 01-20-2006, 06:51 PM   #1
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Had this yesterday....2004 Calvet-Thunevin Vin de Pays Catalanes-Cuvee Constance($13-14)....60% grenache,30% syrah,and 10% carignan...all fermented and aged in concrete tanks...bottled unfiltered...drank the 2003 last year in Paris at L'Ami Louis...but this vintage is even better..this is a medium-bodied very aromatic and richly fruity wine with copious quantities of blackberry and cherry...hint of licorice and Provencal herbs...supple and just damn tasty....and very flexible with food...made by St.Emilion's bad boy...the proprietor of Valandraud...Jean-Luc Thunevin....imported by European Cellars....which is Eric Solomon...Bon Appetit!

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