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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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14 novembre 2005 1 14 /11 /novembre /2005 00:00

Dans le supplément de La Tribune du 10 novembre dernier, une très belle promo un brin provoc (mais j’aime ça !) pour le Présidial 2004, avec comme titre « le chic pas (trop) cher », ça me rappelle la devise de Michel Puzio ( de Croix de Labrie), que je dois bien avouer ne pas  totalement comprendre : « le chic, le chèque, le choc ».

Dans ce supplément, d’ailleurs, pas mal de mes copains ou amis sont distingués, avec parmi d’autres Jean Guyon et surtout Stéphane Droulers pour son rôle à Haut-Carles. Tout le monde sait que cette propriété et en général l’appellation est l’un des derniers lieux où trouver de véritables pépites vinicoles et j’ai à cœur de les promouvoir.

Lecture toujours, Alain Vauthier m’a passé Marianne où j’ai lu avec effroi un article de mon  « ami » Périco Legasse, au titre évidemment fort « la guerre des vins ». C’est dommage, comme toujours, une partie du texte pose de bonnes questions, mais le style du reste est aigri. On y trouve entre autres de superbes photos de vins étrangers avec des commentaires qui sont presque tous assassins. C’est sûr, certains préfèrent voir la bouteille à moitié vide qu’à moitié pleine, mais enfin comment faire croire que le talent n’existe que dans la vieille Europe ? (le talent, ici, consiste à transcender le terroir, etc..)

Pour ma part, le 11 à midi, nous avons bu avec mes beaux-parents (qui ont plus de 70 ans) un vin argentin « Estampa » 2002, style blend à base de Malbec, mais pas seulement. Eh bien, c’était bon, même pour mon beau-père qui se met à aimer de plus en plus les vins dits modernes, et c’est pas compliqué, ses vins préférés (hormis les nôtres – c’est tout de même le père de Murielle !), c’est plutôt le genre Pingus…

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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

Et nous voilà de retour à Saint Emilion. Hier soir dégustation de 3 lots 2005 "à problème", avec notre équipe, Alain Vauthier et notre consultant Jean Philippe Fort.

Comme toute grande année, quelques cuves ont du mal à finir de fermenter leur sucre, chez nous cela représente à peine 10 %.

En suivant, dégustation avec Alain d’un échantillon de grenache 2004 donné par Jean Roger, et à table, nous avons bu avec plaisir un vin acheté  11 euro au « Comptoir des Crus » à Perpignan (Gardies Mileres 2003)

 

 

Jean Roger nous a informé que France 3 Roussillon a diffusé aux infos le reportage tourné la veille sur nous à propos de ce gros projet de chai sous le titre un peu provocateur «même pas peur ».

C’est faux, j’ai toujours peur, mais j’avance avec résolution.

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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

Nous revenons de Maury et  comme toujours  que du plaisir (si ce n’est les 4 h 30 de route qui nous séparent), même si cette fois-ci il y avait pas mal de travail à cause d’un chai à construire.

Donc, pas mal de rendez-vous avec l’architecte, le banquier, les élus locaux, la télé régionale, etc…Notre optimisme est certes contagieux, mais il est vrai que dans une période qui semble difficile pour toute notre profession, notre pari de faire un chai de vinification et d’élevage ambitieux peut surprendre. Mais, chaque fois que je goûte un des vins que nous avons fait depuis 2001 ( et chaque fois que nous le faisons déguster), nous sommes toujours contents du travail accompli et en face, les clients, journalistes, ou amateurs sont à 90 %  conquis. Ce qui est aujourd’hui si facile à Maury, faire des vins qui séduisent, nous donne le courage d’investir à nouveau argent et énergie. Il est vrai que nos jeunes associés sont tellement motivés qu’il serait dommage de ne pas jeter nous aussi toutes nos forces dans cette aventure.

 Le permis de construire est accordé. Le projet , relativement novateur, surprend un peu mais bon, on verra le résultat ! Ce qui est certain, c’est que l’esthétique n’a pas été choisie  au détriment du fonctionnel et de l’écologique.

Le financement est à priori bouclé, les banquiers ayant compris que notre projet est aussi une preuve de leur confiance en cette région.

 

 

 

 

Quelques très bonnes bouteilles à des prix très doux (entre autres Soleil Rouge 2002) et un très grand vin du Sud, bu avec juste ce regret : pourquoi n’était-ce pas un magnum, pourquoi si peu souvent …Et est-ce que j’aimerai un jour avoir fait ça ! Mais c’est une autre histoire.

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3 novembre 2005 4 03 /11 /novembre /2005 00:00

A propos de l’article de Panos Kakaviatos dans Wine International sur le millésime 2005 :

Celui ci  a posé des questions à des chefs de file « d’écoles » très différentes  aux réponses  du style : il faut vendanger tôt pour garder la fraîcheur et le fruit, l’élégance bordelaise est à ce prix … ou il faut vendanger tard, l’opulence, la grande maturité et la richesse sont les vrais signes de Bordeaux dans les grands millésimes. Et moi, pour une fois (sans doute un peu trop d’éducation jésuite) qui pense que cette année tout le monde aura raison…

Au fond, je crois  qu’il faut relire ce que Jean Marc Quarin a écrit récemment à propos du 1983, pour avoir une idée de ce qui se passera dans 10/20 ans … Mais qui s’en souviendra ?

 

 

Pour la petite histoire, j’ai bu à la maison avec des copains, un délicieux et gourmand Lynch Bages 1999 (moderne, plein, mûr, etc…) et un 1er cru classe 1855 de l’année 1988, qui hélas n’avait rien de « sexy ». La preuve, c’est que la bouteille, bien que correcte, n’a pas été finie. Vive les amateurs qui ne finissent pas une bouteille de grande renommée mais préfèrent boire un Lynch Bages, qui figure depuis longtemps dans les valeurs sûres de ma cave perso.

Lors de ce même repas, nous avons également goûté Yellow Trail 2004, un des gros succès commerciaux australien ( cépage Shiraz), bouteille offerte par un caviste parisien, et il avait raison : on a aussi bien en France, mais trop peu de clients dans le monde le savent.

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2 novembre 2005 3 02 /11 /novembre /2005 00:00

De bonnes affaires chez les caviste dans le village de Saint Emilion, ça existe ! Comme par exemple un Saint Emilion Grand Cru,  Château Tour de Bardes 1999 à moins de 10 euro au Cellier de Saint Emilion ( Jérôme Goria) sur la place centrale du village.

 

 

Ce week-end à Paris, en compagnie de 30 autres responsables de propriétés, dans un salon de l’Hôtel Crillon, nous présentions chacun 2 millésimes de nos productions (1999 et 2002) aux professionnels l’après midi (sommeliers, cavistes…) et le soir à des amateurs extraits du Fichier du Bottin Gourmand et de l’Amateur de Bordeaux.

Interrogation d’avant manifestation : est-ce que ça vaut le coup ? (au sens propre du terme pour l’investissement en temps, énergie et argent). Je crois bien qu’en ce qui me concerne, la dernière fois que j’avais mis les pieds à Paris pour une telle manifestation, c’était en 1998 au Méridien, à l’invitation du C.V.B.G.

Le lieu (Le Crillon), l’organisation, le service étaient tous de qualité, comme les contacts dans leur grande majorité.

J’y ai bien sûr rencontré des amis restaurateurs ou sommeliers, dont un que je vois régulièrement à Saint Emilion, mais également des gens que je n’avais jamais rencontré jusque là : entr’autres, et pour mon plus grand plaisir, un journaliste « d’investigation » polémiste de talent (pour moi en tous cas, même si parfois il se montre sous un jour un peu trop « intégriste »). Je parle de Jean Moïse Braitberg, qui m’a bien attaqué sur mon vin de table.

Raoul Salama a heureusement pris un peu ma défense. Enfin, rien que pour ça, cela valait le déplacement. Et je ne vous parle pas de tous ces « djeunes » fous de vin, dont un en particulier qui m’a demandé un cours ( à  moi, le cancre de la classe !) sur les brett.

Le lendemain repas et dégustation au TAN DINH, 60  rue de Verneuil dans le 7°, avec dégustation «  à l’aveugle » de 3 grands Grenache. Dégustation organisée comme si Robert Vifian savait que cela m’intéressait tant actuellement. Il y avait 2 Chateauneuf  et un Australien qui était très nettement le meilleur, ah la la, la mondialisation….. !

 

 

En réponse à un esprit curieux qui est intervenu sur le site Iacchos à propos de "Walden" : les Etablissements Thunevin, négociant, prennent une marge comprise entre 4 et 5 %. C’est en fait une grosse marge pour un courtier, mais très petite pour un négociant. Je pourrais ne rien prendre quand nous n’aurons plus rien à faire, et je ne revendique en aucun cas le fait d’être un philanthrope, mais juste le fait d’aider mes amis à réaliser leurs projets, ce que je fais de temps en temps.

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24 octobre 2005 1 24 /10 /octobre /2005 23:00

Nous offrons actuellement à quelques uns de nos clients de la GD des bons grands crus classés de Saint Emilion à moins de 15 euro TTC la bouteille prix consommateur. Il s’agit de bons millésimes 2001 et 2003 et de bons Grands Cru 1999 et 2000 qui seront vendus chez les cavistes du village entre 9.5 et 12 euro TTC. Dans le même ordre d’idée, notre Bordeaux de marque Présidial 2004 et notre Vin de Pays des Côtes Catalanes 2003 sont à moins de  4.50 euro TTC  en GD pour les consommateurs.

L’activité du négoce bordelais est toujours aussi bonne, prise de position sur les « grandes marques », arbitrage sur les stocks, visites de courtoisies à la propriété, caresses et gentillesses accordées aux châteaux méritants (porteurs de privilège, de marges ou les 2), discours pessimistes pour les uns et pragmatisme de circonstance pour les autres.

 

 

 

A propos de l’émission de France Inter sur « Walden », j’ai entendu Perico Legasse (très peu aimable à mon propos… il est vrai qu’il me connaît bien, au point de pouvoir dire gratuitement du mal de moi à mes copains… ce journaliste est un pur !), chroniqueur et journaliste gastronomique, écarter de manière ridicule et sans « pincettes » les paysans vignerons seulement capables (à ses yeux) de porter des raisins à la cave coop ou chez Hervé, sous-entendu incapables de vinifier – l’acte noble pour notre excellent polémiste, bien que ce journaliste ait des vignes et que je n’aimerai pas être à son service.

Tour ça pour dire que dans notre microcosme, les idées préconçues, le racisme, le fascisme, le système de castes ont encore de longues années pour prospérer. Si la guerre revenait , la possibilité de collaborer permettrait à nouveau de se débarrasser aisément de ceux qui ne pensent pas comme ce juge peu enclin à aimer son prochain.

J’avais remis à Perico Legasse une bouteille réalisé par moi en « bio dynamie » lors d’une précédente émission de télé (C’est dans l’Air, sur France 5). Il n’a pas du la trouver bonne car venant de moi, ou peut-être  même l’a-t-il donnée à un clodo (qui s’est peut être soudainement remis à croire au Pèr-ico Noël) … C’est la vie ! J’aimerai que tout le monde m’aime … Même Perico !

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23 octobre 2005 7 23 /10 /octobre /2005 23:00

A propos d’ambiance, c’est sûr qu’il va y en avoir au mois de mars 2006 à l’Union des Grands Crus, qui comme vous le savez, organise les dégustations pour les journalistes , négociants, importateurs, etc…

Comme en 2000, tout le monde voudra les vins les mieux goûtés, surtout dès que Bob et les autres auront confirmé par des notes tout le bien que ces messieurs avaient déjà imaginé.

Pronostic d’un ami pessimiste local : + de 100 vins avec 95 et plus (pour mémoire, en 2000 il y en avait 33)

Le seul bémol que je trouve à cette affaire, c’est que nous, négociants, achetons les vins tous les ans et que nous devons gérer ces pics dans un sens  (demande très importante) et dans l’autre (aucune demande). Difficile de bâtir une cohérence commerciale, et que faire d’autre que s’adapter et gérer au lieu de prévoir ?

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20 octobre 2005 4 20 /10 /octobre /2005 23:00

                                 

 

Demain samedi sur France Inter, de 12 h  à 13 h, le sujet de l’émission de Jean Pierre Coffe (préparée par Alain Aviotte) sera le nouveau vin « Walden » , fait par Hervé Bizeul avec  (je crois) l’aide annoncée du Conseil Général du Roussillon. Il s’agit  d’un nouveau projet qui a pour fil conducteur d’appliquer simplement l’idée généreuse du commerce équitable en France.

 

Hé oui, il n’y pas que les planteurs de café qui souffrent. A notre porte aussi, le monde viticole est en crise. Des méthodes modernes de vinification, style winery à l’américaine, une commercialisation en circuit court (GD) associées à la philosophie du commerce équitable auront, j’en suis sûr,  du succès autant auprès du public que des medias pour un vin de qualité vendu à un prix consommateur de 6.90 euro TTC .

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19 octobre 2005 3 19 /10 /octobre /2005 23:00

Quel dur métier que négociant en vins !

A midi, très bon repas au « Clos du Roy » : pour démarrer, un blanc, Silex de Daguenau 2002 : superbe ! En suivant,  Haut Brion 1989 comparé à Haut Brion 1990.

Nous étions une tablée de 6 et avant de commencer à goûter, j’étais persuadé que le 89 serait « hors concours ». Eh bien le 1990  nous a étonnés !! Bien sur, on est dans le très haut de gamme, et on en attend pas moins. Mais là vraiment,  ce fut un moment de pur bonheur, et chacun  avait envie de dire (en simplifiant) : le 90 pour tout de suite et le 89 pour tout à l’heure…

On peut remercier nos amis négociants qui avaient amené ces belles bouteilles car en fait ce n’est pas si courant que ça. Finalement Parker ne goûte pas si mal que ça : 100 points pour Haut Brion 89 contre 98 point pour le 90.

 

 

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18 octobre 2005 2 18 /10 /octobre /2005 23:00

       

Dégustation des 2005 à Valandraud

 

 

 Hier, Jean-Roger Calvet m’a envoyé un résultat d’analyse d’un vin fini sur cépage grenache :

Alcool 16.84  ph 3.33

Ce cépage est à juste titre considéré comme l’un des meilleurs, mais il a une grosse tendance à être haut en degré si ramassé mûr, surtout sur ces terroirs de schistes. Et ce n’est pas pour rien que la spécialité locale, le Maury, pourrait quasiment être fait naturellement sans être muté à l’alcool.

 

 

A propos de vin riche, nous avons bu avec beaucoup de plaisir  hier à la maison Valandraud Blanc 2003, Valandraud  et Mouton Rothschild 1995, ainsi qu’un vin d’Israël apporté par ses propriétaires : Margalit 2003 cuvée Enigma en vin de table. Vin parfait à notre goût, et quand je dis « notre », il s’agit bien sûr de Murielle et moi.

 

 

Ce matin, 5 minutes de philosophie avec un stagiaire. De bon matin, cela peut surprendre ! Il s’interrogeait pour savoir si il devait poursuivre l’exploitation viticole familiale et assumer  l’histoire de sa famille, la présence de son père et  de ses oncles dont certains ont des racines douloureuses ou alors si il devait partir (loin, bien sûr !). Comme si notre liberté se résumait à ces choix simples, qui sont, à peu près dans l’ordre : travailler et gagner de l’argent, réfléchir et en manquer, rester et se plaindre, partir et souffrir…. Ouf ! dommage que je n’ai pas eu un magnéto ! Bon Dieu ! et moi qui croit encore à mon âge que l’on peut tout faire et que de toute façon il y aura toujours ce foutu verre à moitié vide…. ou à moitié plein.

 

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