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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 14:22

L'Express du 05/01/2006
Bordeaux
Fleur cardinale

par Eric Conan


 

"Florence et Dominique Decoster font partie de ces heureux reconvertis dans le vin après avoir obtenu un succès professionnel et quelque aisance financière dans un tout autre domaine - en l'occurrence, la porcelaine. Ayant acquis au début du XXIe siècle un domaine bien situé sur l'un des points culminants du plateau de Saint-Emilion, ils ont fait le choix de s'adresser aux amateurs de bordeaux concentrés et charpentés, ce que confirme leur recours aux conseils de Jean-Luc Thunevin. Mais ils ne se précipitent pas, comme tant d'autres, vers les cuvées m'as-tu-vu qui assomment le palais: leur saint-émilion atteste l'évolution des meilleurs de cette école de la densité, qui cherchent désormais moins à impressionner par la puissance qu'à séduire par le raffinement, ainsi que le montrent l'onctuosité, la longueur et la fraîcheur de ce beau 2002."

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 12:03

Hier, à l’invitation des propriétaires, Murielle et moi même avons eu le plaisir de goûter Rouget 2001 et 1998. Le 2001 était sans aucun doute l’un des  meilleur rapport qualité-prix  de cette prestigieuse  appellation à sa sortie en primeur (25 euro). Nous avons eu droit à la visite totale de cette belle propriété bien placée et à la dégustation des 5 principaux lots composant le grand vin de 2005.

Depuis 2000, cette propriété est sur la ligne d’un vin « classique moderne » et a donc tout pour séduire les clients malins. Regoûté également, le 2004 sera sans doute la belle affaire à faire, le prix étant angélique !

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 10:37

Mr Parker est à Bordeaux une semaine pour regoûter les 2003 en bouteille et quelques 2004.

Les dés sont jetés pour le 2003 et sa note définitive  qui est en fait la 3° note de la vie d’un vin juste après la mise en bouteille. Cette dégustation (considérée comme moins importante que celle de Mars qui conditionne le prix de sortie) est  a contrario pour moi, essentielle : elle fixe pour le château, dans le cas de grands millésimes, une notation pour plus ou moins 5 ans.

Il s’agit pour Parker de goûter  des vins aux profils différents, surtout dans ce millésime particulier. Nous avons tous déjà pu goûter quelques vins, certains typés Sud ancien, style cuit, d’autres au contraire sont flamboyants, mûrs et pourtant frais, d’autres encore le plus souvent un peu dissociés. Là, on voit mieux les tanins bien mûrs, enrobés, et ceux qui sont issus de raisins stressés, raides, secs : que va devenir ce grand millésime ? comme 1976 ou 1975 ou comme 1964 ou 1959 ?

Ce qu’il y a de sûr, c’est que sur les terroirs froids, les « petits » vins sont extra. Notre négoce vend aux importateurs, à la G.D. des vins délicieux entre 3 et 6 euros.

Ces vins n’ont rien à craindre des la concurrence, à part notre inaptitude à savoir commercer ! Mais c’est une autre histoire.

Donc, Parker va renoter ces 2003, et en fait toute la profession concernée attend le 2005 qui aura une influence sur le 2004, un peu, beaucoup…oublié ! Sauf que, quand on est négociant, il faudra bien finir par les acheter ces 2004, pour avoir des 2005… Vous  savez cette règle tacite …

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 11:10

Citation de Denis Dubourdieu : « Les grands vins sont ceux qui conservent le plus longtemps leur caractère de jeunesse (en y ajoutant la complexités de arômes apportés par le vieillissement) » , il aurait dû ajouter "s’agissant des grands vins de Bordeaux", ayant bâti leur réputation sur leur aptitude « supposée » (ou du moins annoncée) de se bonifier au fur et à mesure des années.

Pour ces grands vins de Bordeaux oui,  mais je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de grands vins dans ceux à vie courte. J’ai pu avoir de grands plaisirs à boire des vins sur le fruit (Beaujolais ou primeurs du Sud) et il faudrait s’entendre sur la notion de temps : 2/10/20/30 ans, voire plus.

Je fais partie de ces privilégiés qui ont goûté et bu beaucoup de grands vins et chaque fois que je goûte un vin  vieux, je sais que souvent il sera hélas passé pour moi, même si Mr Audouze (par exemple) pense que je ne sais pas préparer lesdits vins vieux. De temps en temps aussi, la citation de Denis Dubourdieu prend tout son sens et là…. Quel régal !

Ces rares grands vins vieux, beaux et bons peuvent être proche « d’œuvres d’art » au même titre qu’un beau paysage, un beau coucher de soleil, de ceux qui vous semblent « aller de soi ». Le plaisir (souvent partagé) de dire ô combien nous sommes satisfaits.

Voilà donc  ce que l’on peut nous souhaiter pour cette nouvelle année 2006 : de boire quelques rares bouteilles capables de nous émouvoir et ne pas avoir peur de se régaler avec ces formidables vins jeunes, assez nombreux… et de ne pas avoir peur de dire « j’aime pas ».

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29 décembre 2005 4 29 /12 /décembre /2005 17:21

J’ai eu le temps de lire ce qui est écrit sur les sites parlant de vin et j’ai été surpris de lire ceci sur la Passion du Vin (Anthony) :

« A un sommelier qui voulait resservir le monsieur dont le verre n’était pas totalement vide, avec la 2ème bouteille d’un même vin fraîchement ouverte, il (le sommelier) a reçu en retour un « cher monsieur, si je ne rechigne pas à dormir avec 2 femmes différentes, en aucun cas je n’accepterai de les avoir les 2 en même temps dans mon lit. 

J’ai bien ri ce jour-là au restaurant, et pour affirmer comme Jean Marc Quarin, que le mélange d’un même vin est une pratique que je ne mets jamais en vigueur tant elle est à l’encontre de l’adage qu’il n’y a que de grandes bouteilles. »

Cela appelle de ma part quelques remarques d’ancien combattant. Du temps de Jacques Luxey, il lui arrivait de ne pas mélanger 2 bouteilles…ou  de les mélanger, mais cela était précisé : 1ère bouteille notée par les dégustateurs, très bien notée, 2° bouteille sans doute un problème, etc…

D’autres fois, il faisait assembler des ½ bouteilles en bouteilles, et c’était écrit. Ou des magnums comparés à des bouteilles, là aussi, c’était écrit. En fait tout le monde a raison et Luc Javaux  a toute mon attention quand il dit qu’un vin qui a 14 avec une grande dispersion des notes l’intéresse plus qu’un vin qui obtient 14 chez tout le monde. La vie est ainsi faite.

Pour ce qui est de l’analogie avec les femmes, c’est une autre histoire…

Tout ça pour arriver à la conclusion suivante : une fois en bouteille, un même vin va avoir une vie différente avec chaque bouteille. Un début de cuve, une fin de cuve et ce n’est déjà pas le même vin. Des conditions de stockage différentes et sa vie va être totalement bouleversée, et surtout, ce « putain » de bouchon dont il existe tant et tant de caractères : qu’il soit neutre, qualitatif, liégeux, goût de bouchon ou de TCA, avec toutes les variantes.

 Les dégustations du type Grand Jury ont pour but d’éclairer les amateurs. Ce ne sont hélas pas des dégustations de plaisir mais professionnelles (même si l’on peut y trouver du plaisir). Ces dégustations qui sont décriées par certains, et Bertrand Le Guern  peut en être témoin, ont prouvé à la face du monde (les mots ne sont pas trop forts) que certains vins connus, y compris classés 1855, ont eu leur période noire. Les raisons pouvaient être diverses et variées: TCA, indivision, incompétence, dilution, etc…Et là, les médias ou la profession ont rarement averti les clients. Il est vrai que Luxey faisait souvent concourir les 1ers avec les 1ers, les Pauillac avec les Pauillac, etc…

Il m’est difficile de donner des noms, il suffit de lire les vieux livres que Luxey finançait à compte d’auteur, mais si ces dégustations ont l’avantage  de nous interroger, de faire réfléchir les châteaux mal notés, elles n’ont pas pour vocation à détruire des icônes.  Pétrus me fait toujours rêver, et de toute façon j’achète et je vends des vins avec un nom, une qualité, un prix. Le monde entier envie nos 1ers crus, cela n’empêche pas la concurrence d’ici ou d’ailleurs. Si les « garages » ne font plus peur, les USA, l’Espagne et d’autres sont déjà là et il n’y rien de nouveau. Figeac ou Las Cases ont depuis longtemps postulé à un statut supérieur, là où Belair ou Soutard ne semblent pas chercher  à entrer dans ce jeu. Chacun pourtant trouve ses clients, et ce n’est parce que Durfort Vivens est moins concentré que Marojallia qu’il ne vend pas mieux son vin. Nos clients ont heureusement des goûts multiples.

Je vous souhaite une Bonne Année 2006

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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 11:27

Noël est une période propice à la paix, à l’amour… Il me semble que dans notre milieu, celui du vin, ce ne soit pas facile à appliquer, à vivre.

En 15 ans, déjà, je ne vois pas beaucoup de progrès dans les relations humaines… Heureusement que j’ai pu voir les yeux de mes petits-enfants briller à l’idée de voir le père Noël. Il fallait les entendre crier et l’appeler dans la rue où nous les avions emmenés avec Virginie (pour permettre à Murielle de garnir les sabots mis sous le sapin de Noël).

Au négoce, tout est calme, sauf pour les papiers, et à la propriétés, les malo se terminent tout aussi calmement.

A Margaux, le chai sera fini début janvier et à Maury, les travaux commencent.

Les voyages se préparent : 8 jours à  New York, 3 à Montréal,  4 à Washington, 4 à Hong Kong pour Vinexpo, le Japon en Août, etc…Après la baisse de C.A. en 2005 (8 millions), 2006 s’annonce mieux (déjà plus de 11 de prévus), et il faut déjà se projeter en 2007 , qui risque d’être très dur.

Un brin d’optimisme, un brin de réalisme, une angoisse permanente et vous avez un condensé de ma vie.

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 10:44

Peter, il faut un peu d’humour quand on fait mon métier… Trop de propriétaires se prennent pour des génies créateurs, soit à cause d’un ego surdimensionné, soit à cause des clients amateurs qui les traitent comme des divas, cela dit, on peut jouer à se prendre pour une diva si on a de l’humour !

Ce n’est pas une blague en tout cas, pour Valandraud, j’ai postulé à toutes les catégories offertes, sachant qu’il n’est écrit nulle part qu’un Grand Cru ne peut postuler directement au statut de 1er GCC A ou B ou GCC.

Le grand cru se demande tous les ans lors de l’agrément, s’il s’agit du vin et non de l’entité géographique. Moi, je passe un concours et comme pour les Miss France, je ne sais pas si je serais le 1er, 2°, 3° ou recalé pour ce coup-ci, sauf que dans 10 ans, j’espère que ma « beauté » ne sera pas moindre, mais encore renforcée par les ans.

Franchement, je serais heureux que Valandraud soit classé, au moins pour confirmer que Saint Emilion n’est pas une appellation comme les autres, statut déjà confirmé par la plupart des medias  et  des professionnels….J’ai adoré lire Marc Levy, ses livres plaisent à beaucoup. Ne pas convaincre un microcosme d’intellos n’empêche pas de vivre, n’est ce pas ?

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20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 09:56

1/ A priori, en plus des crus déjà classés (68), il y a seulement une vingtaine de postulants (pour un maximum de 100 ?)

2/ Sur 10 millésimes goûtés, il faut que 8 au moins soient conformes au statut revendiqué (c’est normal d’excuser un ratage) et la commission est composée d’une dizaine de membres.

3/ Il n’est pas interdit aux crus classés d’être sur une autre commune de l’Appellation autre que Saint Emilion (cf Laroque, une partie de Haut Sarpe, Larcis Ducasse), même si historiquement la quasi totalité était sur cette commune.

4/ Fleur Cardinale avait déjà postulé au classement précédent (c’est vrai que ça passe vite, 10 ans !)

5/ Villhardy n’existe que depuis peu, en effet.

6/ Valandraud a été créé en 1991 (la commission goûte de 1993 à 2003), le classement éventuel prendrait effet à partir du millésime 2005 ou 2006

7/ C’est vrai que Bordeaux est plutôt traditionaliste, mais Saint Emilion est plutôt révolutionnaire avec son classement révisable. Ce classement-ci fera-t-il la révolution ? C’est une autre histoire, mais les outils sont à sa disposition et c’était très novateur de le prévoir dès 1954 !

8/ Sur les quelques réponses écrites sur ce blog, on trouve des commentaires sur les 1ers (montants ou descendants), sur les grands crus classés montants seulement et rien sur ceux qui risquent de descendre.

9/ Dans tous les cas, n’oubliez pas que seule la commission et son président ont tous pouvoirs.

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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 15:26

Il y a entre150 et 200 connexions/jour avec lecture de 300 à 600 pages sur ce blog. Seulement, beaucoup doivent  être comme moi, peu habiles à l’écriture. Moi, heureusement j’ai Cécile pour taper à ma place sur ce foutu clavier ce que je mets sur papier (et elle arrive à me relire !).

Patrick a un avis très perso (axé terroir), François et Damien idem. Moi, je suis un commerçant, j’essaie d’avoir un avis plus consensuel, même s’agissant de mes propriétés. François pourrait avoir un avis plus tranché en se servant de son expérience et de l’apport du Grand Jury Européen.

Donc moi, en tout cas, je ne peux pas parler des quelques 20 crus classés qui n’ont rien retiré de ce classement, ni prix, ni notoriété, ni peut-être qualité, et de ces 1ers crus un peu « derniers de la classe ».

Donc peuvent prétendre à monter en 1er GCCB, et sont au moins tout aussi bons que la moitié de ceux qui y sont actuellement : Troplong Mondot, Canon La Gaffelière, Pavie Macquin.

En A, je pense pour ce coup-ci ou le prochain à Pavie et Angelus.

En GCC, j’avais oublié celui qui mérite le plus (à mes yeux) : Monbousquet (et qui a l’avantage de faire passer ce message « travaillez et vous serez récompensé »), et peut-être Pipeau, Carteau Côtes Daugay, Trianon, Rol Valentin, Patris, Rochebelle.

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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 09:10

Le prochain classement de Saint Emilion sera publié en Juin 2006, je crois. J’étais étonné de voir le peu d’intérêt que cela semblait soulever . Mais cette semaine, France 5, a acheté un grand et long reportage sur ce sujet en plus d’un état des lieux sur les différents courants de pensée . Toujours cette semaine, la Revue du Vin de France a délégué pas moins de 4 personnes pour (je suppose) faire un papier sur ce sujet qui risque d’être polémique ; et en tout cas, si je comprends bien, qui sera publié avant les résultats de la commission en charge du dossier.

A ce jour, aucun étranger ne semble s’intéresser à notre microcosme, mais bien sûr, j’ai un avis… puisque j’ai présenté Valandraud et Clos Badon.

Quand on discute ici avec ses collègues, la question qui revient  c’est combien vont monter de Grand Cru à Grand Cru Classé ? Y aura-t-il 1 ou 2 promus en 1er GCC B ?  Est-il possible d’en classer 1 ou 2  de plus en A ? Et combien parmi les 1ers GCC B seront déclassés ? sachant qu’il est plus difficile ici de rétrograder que de promouvoir.

C’est dommage qu’il n’y ait pas de pronostics comme pour les courses de chevaux.

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