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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 09:45

Dimanche dernier, dégustation des 2003 en tant qu’invité du Grand Jury Européen.

Démarrage à 9 h 30 le matin jusqu'à 12 h, suivi d’un débriefing avec tous les dégustateurs qui composent ce grand jury, dont entre autres les « pointures » que sont Olivier Poussier et Andreas Larsson, meilleurs sommeliers du monde.

Mes dégustations n’entrent pas en jeu pour les classements du Grand Jury (étant juge et partie, et peut être pas suffisamment compétent). L’organisation parfaite au Château Guiraud est tout à l’honneur de ce château et des organisateurs de ces tastings. Je sais, pour en organiser quelques fois, la somme de travail nécessaire pour que la réussite soir au rendez-vous.

En attendant les vrais résultats, voici mes coups de cœur, par ordre de préférence ce matin –là, des 2003 en dégustation à l’aveugle :

Bellevue Mondotte, La Mondotte, Cos d’Estournel, Angelus, Ducru Beaucaillou, Léoville Poyferré, Montrose, Pichon Lalande, Valandraud (ouf !), Rol Valentin, etc…

J’ai été agréablement  surpris par ces vins qui sont des pointures et quand même très déçu par quelques très grandes marques (1ers crus) sauf Latour, Margaux, Ausone que j’ai trouvé très bons, eux !

En tout cas, je suis cohérent avec mes goûts, mes relations amicales n’étant pas responsables de mes goûts en dégustation à l’aveugle. Il me tarde de voir ces résultats publiés, je pense qu’ ils devraient faire autorité et peut-être repartir les polémiques nées en 2003 entre Parker, Jancis et les autres.

A part ça, des cèpes comme jamais à Bordeaux. Il est temps de finir les vendanges, Haut Mazeris n’est pas encore à maturité et Virginie commence à ramasser ses Bordeaux rouge aujourd’hui.

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 09:57

A Saint Emilion, les vendanges se sont finies le 29 septembre 2006 vers 15 h, et après repas de vendange plus ou moins improvisé : quelques bonnes bouteilles, des cèpes ramassés la veille par un de nos vendangeurs, que Murielle a eu le temps de cuisiner, de la musique et quelques danses, quelques bizutages … Christophe Lardière, Murielle et le calme revient.

Le travail dans les chais continue : 3 stagiaires en plus notre équipe, soit 6 personnes qui n’arrêtent pas de piger, remonter, inerter, analyser les températures, les densités, et laver, laver, laver pour que tout soit toujours impeccable.

La 1ère cuve sera sèche, sucre fini  début de semaine, et là commencent pour moi les 1ères dégustations de vin avant malo pour décider de la manière de conduire les macérations.

Pomerol et Fayat sont finis, il reste les cabernet à Compassant, les merlots et les cabernet sauvignon à Haut Mazeris et tous les rouges à Lalande de Fronsac. Fleur Cardinale commence juste.

Samedi dégustation avec le  Grand Jury Européen «  Rive Droite 2003 » : que ces dégustations à l’aveugle sont dures ! Quelques meilleurs sommeliers du monde, journalistes, grands amateurs, et pourtant des divergences sur certains vins : ceux du milieu, et accord quasi unanime sur les très mauvais. Pour les meilleurs, plutôt des majorités mais quelques individus goûtent toujours un peu bizarrement.

J’ai beaucoup aimé Lucia, Croix du prieuré, A, Peby Faugères, Sanctus, Le Pin Beausoleil, La Fleur de Gay, et pour ma part, je ne comprend pas cette idée que 2003 est un grand millésime. Il y a certes des grands vins, mais ce n’est pas la même chose. En effet beaucoup de vins, près de la moitié, étaient vraiment insuffisants, et pourtant dans de grandes marques notoires. Vive 2005 et ses petits vins que je goûte dans mon négoce et qui donnent envie de boire.

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 10:00

Pingus 2004 : 96 point chez Tanzer, dont on dit souvent pour rigoler « c’est Parker moins 3 points ». En effet il note un peu dur et goûte très bien, très précis, mais il est plus réservé dans ses jugements.

Toujours à propos de Pingus, Jonathan Nossiter le cite comme étant une invention de Parker… on ne prêt qu’aux riches !

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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 07:05

Mardi soir, soirée « Incroyables » Leclerc à Paris : environ 600 personnes invitées avec plein de vins à goûter et plein de gens à rencontrer.

Quelques amusements organisés pour attiser la convoitise, tel que dégustation de 4 vins (2 premiers crus et 2 Incroyables) à l’aveugle. Dur pour tout le monde de retrouver qui est qui.

Journalistes, propriétaires, négociants, agents, acheteurs  et patrons de GD dans une ambiance festive. Pour le vin c’est pas mal, dans notre société de plus en plus rigide.

Repas avec Jean Claude Aubert dans un bistrot, carte des vins limite affligeante : beaucoup de seconds vins de crus déjà un peu sous côtés. Les coefficients pratiqués étant du style X 8 ou X 10.

Retour mercredi matin : réunion de chantier, bureau, les vendanges en blanc, Fayat, etc….

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 14:53

De retour de  New York,  voici un petit compte rendu de quelques uns de nos  dîners-dégustations

Pour accompagner ce dîner, dégustation de vins américains et français.

 Côté US :

1978 STAGS LEAP « LOT 2 »C.S. : niveau Haut Brion, le meilleur des vins présentés. Long, complexe, pur,  l’harmonie faite classe.

1976 MAYACAMAS C.S. : noir, nez sophistiqué : parfum frais,  cendre. Très concentré, riche, très bon

1975 STAGS LEAP « LOT 3 » C.S. : très bon, complexe, fin, du niveau d’un 1er cru

1974 MONDAVI RESERVE C.S. : Beau vin, correct sans plus. Manque de classe mais reste jeune, s’est ouvert après 15 minutes.

1974 DIAMOND CREEK « GRAVELLY MEADOW » C.S. : robe noire, très jeune, encore complexe, pas encore prêt, peut être trop concentré ( !!!)

1974 GEMELLO C.S. : bien, vanille, cuir , sucrosité

1970 BEAULIEU VINEYARDS GEORGE DE LATOUR PRIVATE RESERVE C.S.

La première bouteille : couleur normale, « brett », cuir, terre mouillée, champignons

La deuxième bouteille : rien à voir avec la première : suave, équilibrée, presque Bordelaise

 

« L’équipe » France était composée de

Valandraud 2005, Blanc de Valandraud N° 2 2005, Blanc de Valandraud N° 1 2004, Château de Carles 2004, Haut Carles 2003, Clos Badon 2001, 3 de Valandraud 2001, Virginie de Valandraud 2002, Valandraud 2002, Haut Mazeris 2003 Canon Fronsac, Franc Maillet cuvée Jean Baptiste 2001

 

Autre diner-dégustation le 21 août à la Bottega del Vino:

 

 

Le tout accompagné de :

 

 

Cuilleron 2005 Roussanne VDP des Côtes Rhodaniennes, délicieux

Blanc de Valandraud N°1 2004

Franc Maillet Jean Baptiste 2001  

Haut Mazeris 2003 Canon Fronsac 

Virginie de Valandraud 1999  

Valandraud 2001

 

Calvet Thunevin  Hugo 2003

 

Calvet Thunevin Constance 2004

 

Pichon Lalande 1996 

Pichon Lalande 1989  très bon, fin, riche , mûr

Pichon Baron 1989 très bon , long, complet

Montrose 1990  Evangile 1990  complet

Angélus 1989  le plus riche, très jeune

Yquem 1990

 

 

 

 

Deux autres excellents repas durant ce séjour : un au « Daniel » , bistro moderne et l’autre dans un steak-house, le B L T .

 

 

 

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 16:01

Repas organisé à la maison à la place du Château La Dominique, où une salle à manger devrait être conçue avant Mars 2007.

 

 

Les invités : 13, de la revue TASTED. Avec dans ce groupe, 3 sommeliers amis : Hervé Pennequin (classé 3ème meilleur sommelier du Monde), Mark Slater (sommelier du célèbre restaurant Citronnelle à Washington) et Andréas Larsson (meilleur sommelier d’Europe).

En plus, il y avait le meilleur sommelier du Japon 2005 : Youichi Sato,  et le meilleur sommelier du monde 1978 : Giuseppe Vaccarini,.

C’est dire, la qualité de nos invités !

Plus les jeunes gens chargés d’installer l’image de Acqua Panna, l’eau plate alter ego de San Pellegrino, et Mr et Mme Salvi, journalistes.

 

 

Tout ce monde là avait, malgré leur journée de dégustation, faim et soif, et pour une fois, le repas s’est terminé tard pour nous : minuit !

 

 

Repas simple, Murielle étant encore dans les vignes avec nos saisonniers, pour finir les derniers effeuillages et vendanges vertes, et sa journée commence à 6h30 jusqu’à 13h30. Donc, pommes de terre habituelles aux truffes, purée, rôti de bœuf délicieux, fromages et ce gâteau glacé au chocolat de chez Lopez.

 

 

Les vins :

Blanc n°1 de Valandraud 2004 : très bon

La Dominique 2005 : très bon

La Dominique 2001 : bon

Clos Badon Thunevin 2003 : Bon

3 de Valandraud 2003 : Bon

Haut Mazeris Canon Fronsac 2003 : Très bon

Virginie 2003 : Bon

Valandraud 2005 : Très bon

Valandraud 2004 : Très bon

Valandraud 2003 : Bon

Calvet Thunevin Cuvée Hugo 2003 : Très bon

Calvet Thunevin Maury 2004 : Très très bon

Harlan 1997 (Californie) : Très très bon

L’Hermita 2003 (Priorat) : Très bon

Chocho (alcool de blé japonais ?), élevé dans des barriques - Seguin Moreau - d’un vin de Valandraud, et notre Cognac de Crimée.

 

 

Aujourd’hui, visite des vignes de Pomerol, Lalande de Pomerol, Lalande de Fronsac, avec Guillaume Quéron et rendez-vous avec toute l’équipe technique de Fleur Cardinale.

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1 août 2006 2 01 /08 /août /2006 11:31

Repas sérieux pour remercier 2 amis, d’être disponibles pour m’aider à la première demande. Prétexte pour faire un peu d’excès, donc repas simple : 4 personnes, pommes de terre tièdes, sel, huile d’olive, truffe noire de Dordogne (qui se conserve très bien 12 mois au congélateur), gigot d’agneau rôti, vraie purée de pommes de terre, fromages et fraises natures au sucre.

 

 

Les vins :

 

 

1 – Montrachet 1997 Louis Latour : correct

2 – Valandraud 1999 : une température de service à 19° et un bon bouchon et c’était là une bouteille de compétition. Je partage l’avis de Jean-Marc Quarin à propos de cette formidable disparité dans les dégustations, avec pourtant des vins qui devraient être identiques et qui le sont rarement.

3 – L’Arrosée 1961 : Christophe né en 1964, Richard en 1954, Murielle 1955 et moi 1951. Ce 1961 dans ma cave depuis 4 à 5 ans, avait un bouchon sec qui était presque en fin de course. Mais bouteille très bonne, pas un vin hors classe comme il en existe très peu mais un vin qui prouve la capacité du vin de Bordeaux à bien vieillir.

4 – Pétrus 1974 : usé, buvable pour moi, bouchon foutu. J’en ai d’autres, je vais les vendre.

5 – Mistel de Masroig, en Appellation Montsant : vin fortifié ? Parfait, servi frais avec les fraises.

6 – Et alcool de vin Russe ou de Crimée, façon Cognac, pour finir.

 

 

J’ai dû mettre 5 minutes pour m’endormir, parfait comme anti-stress.

 

 

Aujourd’hui, visite d’un Américain de Virginie, propriétaire de vignes, et qui s’intéresse à nos essais de bâchage anti-pluie d’avant vendanges, puisque cela semble être le problème dans son coin.

Et bel article de l’AFP sur l’Essentiel, qui inspire toujours autant par son look.

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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 11:04

Citation de Panos Kakaviatos

« L’acidité relative plus élevée  des anciens millésimes leur donne, en effet, une remarquable fraîcheur faisant clairement défaut à certaines bombes fruitées d’aujourd’hui, mieux connues sous l’appellation des vins de garage » (Oct. 2005)

Je ne connais pas bien ce journaliste américain indépendant, qui, je suppose, se  présente comme une alternative à Parker. Alors, voici quelques commentaires acidulés comme j’aime les faire :

1/ Acidité relative … due à : volatile ? verdeur ? ou terroir ? vendange « al dente » ?

2/ Est ce que la fraîcheur est absente du millésime 2004 à Bordeaux ? A-t-il entendu parler du réchauffement de la planète et du protocole de Kyoto ?

3/ Bombes fruitées … A-t-il goûté Clos de Sarpe, La Mondotte, Valandraud, depuis 2001 ?

4/ Pourquoi parler des vins de garage lors d’une dégustation de 1ers crus de Saint Emilion et surtout quand le cru qui a eu le plus de succès est un Beauséjour Bécot 2000 avec Michel Rolland comme oenologue ?

 

 

C’est bien d’avoir un avis, mais attention à ne pas tout mélanger !

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 08:27

Jancis Robinson a goûté 56 Bordeaux  millésime 98 à Londres, lors d’une dégustation à l’aveugle qui est habituellement organisée  pour les négociants anglais.

Jancis a donné à Valandraud une des 3 meilleurs notes ..  voici son commentaire :

Ch Valandraud 1998 St-Emilion 18.5 Drink 2006-15

 

Quite pale. Fragrant Cab Franc nose. Very gentle and mellow. Relatively lightweight (objectively medium weight) but good balance and refreshing. Perhaps this doesn’t fully capitalise on the ripeness of the 1998 vintage but it has lovely balance and is very succulent. Lovely freshness. Very fine tannins lurking underneath. Very low key but admirably harmonious.

 

 

 

 

 

Le Grand Jury Européen avait également bien classé le 1998, 4ème (également devant Pétrus).

 

 

L’intérêt pour moi des résultats de ces dégustations à l’aveugle, c’est finalement d’occuper régulièrement les premières place. Les 20 premières  places obtenues de manière régulière finiront bien sûr par établir ma marque . D’ailleurs, vous le voyez bien : je parle de Pétrus, qui bien que non classé, est devenu  une grande marque avec le temps, plus forte que l’appellation ou les classements. Idem pour Le Pin ou aujourd’hui Pavie, Pape Clément, qui obtiennent régulièrement les meilleurs notes quel que soit le « profil » du dégustateur.

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 14:27

Hier dégustation avec 4 sommeliers français qui travaillent en Angleterre et un prof de sommellerie français basé à Bordeaux. Rendez vous à 10 h à L’Eglise Clinet où Denis Durantou nous a fait goûter son Lalande de Pomerol : La Chenade ainsi que ses Pomerol La Petite Eglise et L’Eglise Clinet. Son 2005  sera sans doute l’un des stars de ce millésime : tout y est … fruit, longueur, concentration, fraîcheur, du grand art.

 A 11 h rendez vous à Cheval Blanc : dégustation de Petit Cheval et Cheval Blanc 2003. Pour Xavier Rousset, il existait 2 vins à Bordeaux : Cheval Blanc et Haut Brion. Cheval Blanc était tout à fait bon, dans le registre de l’élégance propre à cette grande propriété. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on dirait qu’il n’y  a rien de trop : la classe.

 

 

 

A midi, repas à la maison avec 3 vins de Denis Durantou dont Saintayme que j’ai très bien goûté. A table, Virginie de Valandraud  et Valandraud 2003, Calvet Thunevin « Hugo » 2003 qui se dégustait vraiment bien et pour finir, à la demande de Denis : Harlan 1996. Un repas agréable.

 

 

 

A 14 h 30, Alain Vauthier nous a fait déguster  ses 2005 Fonbel, Moulin Saint Georges et bien sûr Ausone qui est toujours l’un des favoris au titre de vin du millésime.

Ensuite, Valandraud, avec dégustation du 2004  et  du 2005 et pour finir, petite visite à L’Essentiel pour goûter Valandraud 2002.

 

 

 

Voilà une journée de travail plutôt bien remplie avec la chance de faire un métier où l’on peut goûter tant de belles bouteilles, « sans se prendre la tête ».

Et félicitations à René Renou qui conserve la présidence du comité national des vins et eaux de vie de l’INAO, dont il est le président depuis mars 2000. Même si je ne le connais pas bien, il me faut admettre que se dévouer pour les autres en cette période troublée, mérite des encouragements et j’ai suffisamment d’amis qui eux connaissent bien Mr Renou pour savoir qu’il veut vraiment faire bouger la profession.

 

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