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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 13:50

Voici quelques photos de la verticale de Valandraud qui a eu lieu à Hambourg en début de mois

Les organisateurs : Werner Riess et  Guy-Michel Robert

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 13:13

Quelques commentaires trouvés en me "baladant" sur  internet :

Sur le forum de Mark Squires, des commentaires de dégustation postés par Jörgen Lindström :

Calvet-Thunevin Hugo 2003.

Amazing richness already on the nose here, revealing sweet, dark berries, mineral and gorgeous oak elements. Full-bodied, with serious amounts of sweet tannin, and concentrated crushed, black berry fruit, cherries supported by integrated oak. High alcohol finish where the Carignan-acidity keeps it long and interesting. Not for everybody, though. (Carignan/Grenache with some Syrah) Now-2012. 94 p.



Calvet-Thunevin Les 3 Marie 2004

Totally complex nose! Intensely fruity, very young where soil components are centred, and lots of quality fruit creates interest. This is oozing stuff. Full-bodied with dry Port similarities, finishing very long with a wall of tannin – but all positive. One of the biggest wines I’ve ever had. Controversial old vine Grenache macerated for 50 days and aged in 100% new oak for 18 months. 2009-2020. 98 p.

 

 

 

Chateau Valandraud 3 de Valandraud 2003.

Plush, really cool stuff, with ripe, dark berry fruit, and a freshly cut herbaceous “green” edge which balances the otherwise forward nose. Medium-bodied+ with overall great balance, and a long, fruit-driven finish supported by mineral traces. 92 p.



Chateau Valandraud Virginie de Valandraud 2003.

Stepping upwards, this is bigger and more intense, with greater mid-palate concentration, also more oak, but all balanced to perfection. Great stuff from now through 2012. 94 p.

 

 

 

 

 

 

Et un commentaire en provenance du Danemark....Valandraud 2006 selon Izak Litwar :

 

"The powerful, beautifully shaped, nuanced and impeccably made Valandraud scored also 93p."   

 

 

 

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 11:03

Parlons notes : tout le monde peut consulter les notes comparées et les statistiques de toutes sortes sur le site de Bertrand Le Guern :

http://bertrand.leguern.club.fr/blg/primeur/index.html

 

 

 

Vendredi 4 mai, dégustation à Hambourg à la Conrad Hinrich Donner Bank, de Valandraud 2004 à 1995 pour quelques journalistes et professionnels allemands (16). C’est la 3ème fois que je participe à ce genre de dégustation et je crois que le niveau et la régularité des mes vins ont impressionné nos partenaires, surtout si l’on pense aux 2 terroirs différents, depuis le millésime 2000, ceux argilo-calcaire du plateau de Saint Etienne de Lisse et ceux sablo graveleux de Saint Sulpice de Faleyrens.

 

 

Je crois que l’ordre de préférence était : 1995, 1998, 2001  et 2004 (si, si). Seul le 1996 était en deçà ce jour là avec cette bouteille, l’apogée déjà atteinte. L’organisation et le lieu étaient parfaits, très professionnel, lumière naturelle, vins à température contrôlée(16°), verres propres et nets rincés à la vapeur et vue sur le centre ville de Hambourg.

Au buffet et à l’apéro, présentation d’une cuvée  de Bordeaux signée par moi pour nos partenaires « La place de Bordeaux » et qui a fait bonne impression, le prix consommateur à moins de 10 euros devrait augurer d’un franc succès.

Le soir repas terrible dans un restaurant italien, le San Michele, je ne sais plus combien de plats différents, plus qu’en Chine en tout cas et je n’ai jamais autant bu et goûté de Riesling ! A part 2 noms : Riesling Von Buhl 1989 Auslese Trocken (très bon ) et un Schlossgut Diel 1983 Spatlese (très pur), les 15 autres bouteilles étaient pour moi un étonnement à chaque fois.

Le journaliste Mario Scheuermann a surtout eu la bonne idée d’ajouter un champagne Grand Cordon 1985 de Mumm tout à fait délicieux, voilà que moi aussi je me mets à aimer les vieux champagnes !

Bon, en tout cas les voyages c’est pas fini : départ mardi matin très tôt pour Shanghai et Canton, retour Dimanche, pour participer au Sial avec Laurent et Xin et rencontrer quelques importateurs.

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 09:49

Samedi 28 et dimanche 29, de 10 h à 19 h, 1er salon organisé par la Revue du Vin de France à Paris, au Palais Brogniard (La Bourse !) : lieu très spacieux, lumineux et une fréquentation énorme (je ne serai pas étonné si on me disait 2500 personnes/jour)

Les 150 exposants paraissaient heureux (il manquait juste Vega Sicilia et Pingus !), en tout cas, moi présentant les vins de Clément Fayat et Valandraud, et Jean Guyon les siens, nous avons rencontré plein de monde : des amateurs jeunes et vieux, des sommeliers, des cavistes, des distributeurs et des journalistes. Parmi toutes ces rencontres, j’ai pu faire la connaissance de Jean Michel Deiss au cours de l’émission de radio en direct d’Europe 1, et qui avec sa passion de la biodynamie ne pouvait pas me laisser indifférent. Ensuite, en revenant sur le salon, il nous a été possible de goûter nos vins et les siens sont tout simplement bons, digestes, très complexes et d’une pureté évidente, même pour le néophyte en Alsace que je suis.

Le soir, un repas sympa avec les Droulers (Haut-Carles) au Tan Dinh avec Pierrail 2002, Haut Carles, et Tertre Roteboeuf .

Le lendemain au Villaret, un Meursault 1999 dont j’ai déjà oublié le nom (plutôt très moyen), un Hermitage 2002 de Chave complètement fermé et une petite merveille à boire « Guigal La Turque 99 », bon , je viens de vérifier : 100 point Parker  amplement mérités.

Paris-Libourne en TGV c’est 3 h 10 de trajet , le métro  permet de circuler dans Paris à toute vitesse, sauf que pour ne pas rater le train retour, nous avons fait la course avec nos valises et un docteur d’à côté de Bergerac a du me trouver un peu speed !

Les 2 jours à Paris sont passés trop vite ! Même pas le temps de parler avec Erik Kaellgren et d’autres inconditionnels du vin, ni le temps de lire aucun des livres à notre disposition dans l’appartement  prêté par nos amis.

Aussi 2 articles plutôt sympas sur internet qui parlent de ce salon RVF: un sur le site des Echos « Au plaisir des découvertes » et un sur le site du JDD « Une nouvelle race de viticulteurs »

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 11:40

Hier matin, visite du Château La Dauphine, propriété des Vignobles Jean Halley à Fronsac, avec je crois 30 hectares de coteaux sud, c’est l’une des plus belles propriétés de Bordeaux.

Leur grand vin 2006, Château La Dauphine  est du niveau d’un grand cru classé, les propriétaires et l’équipe en place, avec l’aide du Professeur Denis Dubourdieu, font un travail très sérieux.. Les moyens mis en œuvre sont tout simplement colossaux. Ce grand vin, comme toujours à Fronsac, sera d’un prix consommateur compris entre 15 et 20 euro TTC, mais bien sûr, tout le monde aime parler du prix des vins chers de Bordeaux (environ 50 euro) et rarement de ces crus pour amateurs éclairés et  pas frimeurs.

L’après – midi, visite avec le futur propriétaire d’un joli cru de Saint Emilion, info et photos dès que le projet sera finalisé.

 

J’ai aussi pu goûter Yquem 2006, qui prouve encore une fois  par sa réussite la magie du terroir et le savoir – faire de l’équipe en place. Cette année, le vin semble aérien, difficile de cracher.

Les Sauternes et Barsac sont peut-être au début d’un grand succès quand les sommeliers d’apercevront des superbes accords gastronomiques qui sont possibles, la cuisine d’inspiration chinoise étant la plus prometteuse.

Si l’on rencontre Xavier Planty du  Château Guiraud avec sa vision écologique du vin ou Jérôme Cosson du Château d’Arche avec sa simplicité, on ne peut qu’être séduit par cette belle région et ses vins.

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 17:24

Arrivée à Miami après être partis de Saint Emilion à 5 h du matin.

 Et vive la classe affaire d’Air France même si hélas les140° du fauteuil sont bien moins confortables que les 180° de British. Une location de voiture plus tard, nous voilà rendus, Xavier et moi, au Marriott sur Hollywood Beach… Mer d’un côté, lagune de l’autre, le vent du large et une température humide (et agréable pour moi) de 27°. A 20h, heure locale (décalage horaire de 6 h, donc déjà 2 h du matin pour mon horloge interne), repas avec notre distributeur chez un de nos clients « Chez Andrée », restaurant français de style méditerranéen, sur la plage (environ 18 employés), qui sert Présidial 2003  comme la cuvée du patron. Grosse surprise (le monde est décidément petit) nous n’avons parlé que de nos souvenirs communs, de la boîte de nuit du Pizou  dans les années 1980 «  Le Tackouk », de nos parcours, de nos histoires. Bruno Barnagaud a été le propriétaire d’un bar célèbre à Coutras, il était ce soir là en pleine forme, une télé américaine passant et repassant une de ses recettes de cuisine.  Notre ami importateur est lui aussi de notre coin (Libournais)…. Bon, je ne peux vraiment pas vous raconter toutes les bêtises  que nous avons échangé …;-) En tout  cas, un très bon repas bien arrosé d’une bouteille de rosé de Provence, de 2 bouteilles d’un vin rouge de Californie et même d’un Haut Batailley. Se coucher à 23h a été un vrai luxe.

A l’hôtel, un fax en provenance du bureau avec le très gros article paru dans le Wall Street Journal au sujet de la Chine et du vin à travers l’histoire de Yan Xin et de notre société. Egalement les 2 notes du Wine Advocate pour Flor de Pingus et Pingus qui installent définitivement Peter Sisseck dans le cercle de icônes.

Quelle belle journée.

Et dans le tout nouveau numéro du Wine Spectator, James Suckling fait partager à ses lecteurs sa liste des 50 meilleurs rapports qualité-prix des  Bordeaux incluant CLOS BADON-THUNEVIN :

 

 

 Clos Badon-Thunevin St-Emilion 2000      91

 

Plenty of tobacco, berry and mineral character. Full-bodied, long and lively.

 

 

 

Having won much critical acclaim for his first “garage” wine ( made at  Château Valandraud, also in St-Emilion), Jean-Luc Thunevin has been on the lookout for other vineyards. In 1998, he bought Clos Badon, a small property with 30-year-old vines tucked in between Pavie and Larcis-Ducasse estates. He produced Badon-Thunevin’s first vintage  in the same year and has been making very good to outstanding quality wines ever since. Look for the 2001, which is his best vintage here so far, although the 2005 should be very close in quality.

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 11:14

Bravo      

Bravo et Félicitations à mon ami Peter Sisseck pour ces excellentes notes pour Flor y Pingus 2004 : 

                                                                                                                             Estimated

 

Source                            Reviewer     Rating                  Maturity                        Cost

 

Wine Advocate #169       Jay Miller      97 points               Drink 2007-2015            $50.00

(Feb. 2007)

 

 

 

In the wonderful 2004 vintage, owner/winemaker Peter Sisseck has outdone himself. If I were just starting to build a wine collection and had limited income, I can think of no better foundation than a dozen bottles of 2004 Flor de Pingus. In the context of the world’s great wines, it is a stupendous value, a steal. It is 100% Tempranillo from very low yields and is aged 14 months in 100% new French barriques. Opaque purple in color, it emits already complex aromas of smoke, toast, coffee, blueberry, blackberry, and licorice. Lush on the palate, super ripe and sweet, as well as multi-dimensional, this great effort can be drunk now, but I’d opt for cellaring it for 6-8 years to allow further evolution.

 

 

Importer : The Rare Wine Co., Sonoma, CA – Tel. : (707) 996-4484

 

 

                                                                                                                            Estimated

 

Source                            Reviewer      Rating                   Maturity                    Cost

Wine Advocate #169       Jay Miller      100 points               Drink 2017-2032     $400.00

(Feb. 2007)

 

 

In the wonderful 2004 vintage, owner/winemaker Peter Sisseck has outdone himself. The 2004 Pingus comes from 100% estate vineyards, biodynamically farmed. It is 100% Tempranillo and is aged 18 months in new French oak. It offers more of everything from its splendid nose of cedar, smoke, charcoal, blackberry, and blueberry to its thick, super-concentrated, and layered mid-palate. The tannins are totally concealed and the pure finish is remarkably long. The wine deserves at least a decade of cellaring and should drink beautifully for 25 years thereafter.

 

 

Importer : The Rare Wine Co., Sonoma, CA – Tel. : (707) 996-4484

                                                                                                                                                                                          Tel. : (

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 09:47

Le 13 février, repas avec Caro,  Léo et leur ami grand collectionneur et amateur de vin au très célèbre restaurant Chez Inno. La grande cuisine française est ici réalisée depuis très longtemps. Cadre très chic (style Art Déco), service chaleureux, cuisine niveau  2 étoiles Michelin.

 Notre hôte nous a fait deviner à l’aveugle entre 2 vins américains et 2 vins français. Presque tout le monde a trouvé (moi, j’ai seulement confondu Harlan 1991 et Valandraud 1995 – je remarque ici que je suis constant, je ne reconnais que rarement mon vin) et tout le monde a identifié l’origine du Le Pin 1993 et du Siné Qua Non 2002.

Ces 4 très grands vins sont rarement ouverts pour le même repas, la différence des millésimes était à mon sens peu visible sauf pour Le Pin 1993.  Sine Qua Non 2002 était  mon préféré, moi qui aime les vins jeunes. Le groupe a placé Valandraud 1995 premier (même dernier, mon vin n’aurait pas démérité). La bouteille de Calvet Thunevin Hugo 2002 offerte par notre hôte aux cuisiniers n’a pas fait long feu, la visite de la cave très très pleine  de ce grand restaurant et les belles bouteilles vendues sur table : Champagne, Bourgogne et même le très rare Clos Léo servi à 2 jolies filles à la table d’à côté me confirme une fois de plus que les sommeliers sont nos meilleurs amis, capables de promouvoir un vin « coup de cœur » sans être obligés d’être un cru « historique » ou bien noté par la critique !

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 12:09

Jacques Dupont a récemment dégusté des Bordeaux de marque pour Le Point, un article dont le titre était « Bordeaux de marques : enfin du plaisir ! » …..

… Et notre cuvée Présidial, millésime 2005, fait partie du peloton de tête :

  

15.5 -  PRESIDIAL 2005 (Jean Luc Thunevin)

Fruité explosif, framboise , mûre, des notes florales de rose, bouche ample, douce, tanins moelleux, finale vive et fraîche sur la réglisse, petite touche astringente. 

Aujourd'hui c'est au tour de la Revue du Vin de France (numéro de mars 2007) de classer Présidial sur la première marche du podium :

16/20  THUNEVIN Bordeaux rouge Présidial 2005 

 Jean-Luc Thunevin (Château Valandraud) a créé sa marque de négoce en 2000. La production totale reste encore confidentielle (46 000 bouteilles), mais c’est un grand succès sur le plan de la vinification et du choix des lots. Indiscutablement, Présidial est une réussite dans ce millésime. L’ensemble se montre gras et ample, avec une vraie générosité de fruit en bouche. On est séduit par ce vin et son prix de vente très attractif.

 

 Plutôt pas mal, non ?

 

 

 

 

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 11:21

Je me permets d'emprunter un article très pertinent de Michel Bettane, paru en 2005 sur son blog-Carnet de route : 

Lumières de Tokyo

Filed under: Carnet de route: Michel Bettane — bettane @ 4:08 pm

Je reviens du Japon juste au moment où les débats sur l’intégration européenne atteignent dans notre pays d’insoupçonnables abîmes de médiocrité. Avec le sentiment que le monde du siècle qui commence se fera sans nous et loin de nous. Il nous reste le confort, moins enviable qu’il n’y paraît, d’imaginer que si nous ne participons plus à la construction de l’histoire au moins nous survivrons comme gardiens de notre propre musée. Et faute d’intellectuels ou d’artistes vraiment marquants nous remplirons notre musée de grands crus. Car dans ce domaine on continue à nous admirer et à entourer nos produits de soins impensables chez nous. Ainsi dans tous les restaurants de luxe ou de tradition où j’ai mangé à Tokyo, le service de nos vins bénéficiait de la même application et perfection d’exécution du geste que celle qui caractérise la cuisine qu’on élabore sous vos yeux. Les verres admirablement propres et proportionnés, sans les moindres faux goûts de chlore, de calcaire ou de chiffon que même nos restaurants trois étoiles n’évitent pas toujours sont remplis avec un sens du rapport contenant-contenu qui dépasse le Q.I. de bien des jeunes sommeliers. Les nez s’exprimeront alors avec une précision dont j’avais sans doute oublié l’existence, d’autant que la température de service est irréprochable.

Frais et net
J’en profite ici pour rappeler quelques règles. Pour les blancs plus l’origine est grande et plus proche le vin doit être d’une température de cave fraîche : 14° ou 15° au bout de dix minutes dans le verre (donc un service à 12°) respecteront mieux les innombrables nuances d’expression du terroir que les 10° (et souvent moins) de nos chambres froides ! Pour les rouges le sentiment de pureté et de fraîcheur sera renforcé si le différentiel avec la température de salle est d’au moins quatre à cinq degrés. Ce n’est donc pas le degré véritable du vin dans le verre qui compte mais son rapport à la température ambiante. Les professionnels japonais comprennent instinctivement ce genre de raffinement car leur cuisine joue avec la même virtuosité sur la cuisson juste et la température juste des aliments.

Clair et précis
Mais le comble de la surprise est venu de la place du vin, de son économie comme de sa culture, dans la presse aussi bien généraliste que spécialisée, entretenue par des journalistes d’une rigueur et d’une indépendance d’esprit à cent lieues de l’infantilisme des préjugés ou de la sombre ignorance qui entoure chez nous les mêmes sujets. A plusieurs reprises par exemple on me pose les justes questions sur mon métier de dégustateur, à savoir comment je peux concilier le nombre des échantillons dégustés avec la précision du jugement, ou bien comment j’ai construit les critères à partir desquels je me permets de juger un travail que je serai bien incapable de faire ! C’est quand même plus agréable que d’avoir à répondre aux accusations habituelles dans mon propre pays, y compris chez quelques collègues, sur l’arrogance, l’incompétence ou la corruption des soi-disant gourous, surtout quand ils sont citoyens américains ! Et quel réconfort de n’avoir pas à batailler pour convaincre que dans le domaine de la production des grands vins le terroir sans l’homme n’est rien d’autre que la poussière dont nous sommes nés et à laquelle nous retournerons ! De retour à Paris je recommence à lire les forums des amateurs où domine le sentiment que le grand art pour un vigneron c’est de s’effacer devant son terroir. Mais je sais désormais ce que c’est que de rire jaune.

Michel Bettane

 

 

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