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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 09:38

Hier, j’ai passé l’après midi avec un journaliste de Wein-Markt (Allemagne), Mr Klaus Hermann qui réalise un reportage sur les consultants viti-vinicoles de Bordeaux, dont je suis un maillon …..

Il avait déjà rencontré Denis Dubourdieu et après moi, il allait voir Michel Rolland. Sans doute en aura-t-il oublié une dizaine, la profession étant assez bien représentée ici.

Hier toujours, début des vendanges des cabernets francs et des jeunes sauvignon dans le secteur Badon et Plaisance. Fleur Cardinale arrête et reprendra samedi, et nous nous préparons à partir quelques jours à Montréal au Canada, puis direction les USA avec Los Angeles et pour finir Tahiti où nous avons la chance d’avoir quelques clients.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 11:26

La récolte des merlots noirs de nos vignes dans la plaine de Saint Emilion est finie. Aujourd’hui 11 octobre 2007 ! Soit près d’un mois après les plus précoces et sans doute les derniers dans les secteurs de Badon et  de la Grézole.

Les merlots de Bel Air sur Saint Etienne de Lisse seront sans doute ramassés la semaine prochaine, après le 15 octobre. C’est sans doute grâce à mon rôle de consultant au château Fleur Cardinale que j’ai pu avoir envie de laisser mon équipe diriger ces vendanges au plus tard. Ce millésime si particulier me semblait être propice à la prise de risque maximum. J’avais d’ailleurs accepté une partie de pertes et d’échecs (ce qui n’est pas dans ma nature) pour permettre à Jean Philippe Fort et Christophe Lardière de ne pas être limités par mes reproches d’après coup. Pourquoi Fleur Cardinale a pu m’amener à ces vendanges si tardives ? Il n’y a qu’à goûter les vins qui, chaque année, gagnent en douceur et maturité. Et n’y a-t-il pas une raison, des raisons au succès de cette propriété qui a quand même en peu de temps réussi à être classé (même si ce classement de Saint Emilion est remis en question par des mauvais joueurs – « avis personnel ») . Et surtout si l’on pense aux commentaires quasi unanimes des critiques qu monde entier, sauf peut être le Wine Spectator et Le Point. Et pourquoi pas saluer le classement de Robert Parker  qui a classé cette propriété dans les  50 meilleurs Bordeaux, et je dois ajouter que Jean Marc Quarin avait une grande longueur d’avance sur tous les critiques grâce à sa connaissance du travail déjà effectué par les prédécesseur des propriétaires actuels Florence et Dominique Decoster, je parle de Mr Asseo qui me faisait souvent des compliments sur l’implication de Murielle dans notre propriété contiguë qui s’appelait à l’époque Bel Air Ouÿ et que nous avons transformé depuis 1999 en Château Valandraud.

Ce secteur tardif sur de grands terroirs argilo-calcaires a déjà quelques crus reconnus en plus des nôtres : Rol Valentin (pour partie), Faugères et Peby Faugères, Pressac, etc…

Hier soir à l’apéro à L’Essentiel un fort bon Hacienda Monasterio 2001  (Espagne) et surtout un très grand Montepeloso Eneo 2000 (Italie).

Le midi, nous avions bu un Côte de Baleau 1999  qui pouvait nous interpeller sur la bonne date des vendanges. Grandes Murailles 2001, parfait et le rare Clos Saint Martin 2000 avait un goût de privilège, si l’on considère la belle assemblée  réunie par  Sophie Fourcade au château Côte de Baleau pour la fin de ses vendanges, avec ses collègues, négociants, courtiers et amis.

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 15:17

Est ce que vous avez eu  l’idée de regarder les traductions faites en Anglais, Japonais et Chinois de ce blog ? Est-il facile pour mes traducteurs de retranscrire l’émotion ressentie à la lecture des propos de Jérôme Perez et la réponse de Marie Calvet ? Il est dommage  que ceux qui ne parlent pas Français passent à côté de commentaires faits sur des sites tels que Dégustateurs.com, La Passion du Vin, qui sont  très différents (de mon point de vue) de ceux qui sont mis en ligne sur forum Mark Squires, car il s’agit souvent là d’autres choses que de parler vin.

Le dimension poétique, amoureuse, historique par rapport à chaque acquis, inné, et quelques fois excessive, hystérique, de mauvaise foi, est avant tout humaine et très souvent très sentimentale.

Ah ces Français ! toujours romantiques,  malgré la mondialisation, avides d’esthétique, de gourmandise, capables de séduire tant d’Américains, de Chinois, de Japonais qui idéalisent la France. Et comme je le comprends aujourd’hui un peu plus à chaque fois que je fais le tour du monde et que je retrouve mon histoire, les racines que je me suis choisies pour donner un sesn à ma vie.

 

Avec  3 sommeliers du restaurant Martin Berasategui (3 étoiles Michelin) situé en Pays Basque Espagnol, à Lasarte-Oria et venus faire les vendanges chez nous, 2 repas préparés par Murielle avec comme vins :

Rabaja 2000 de Bruno Rocca (Barbaresco Italie) très original, trame ultra soyeuse, serrée

Compassant 2004 carafé depuis plus d’une heure

Valandraud Blanc N° 1 2005

Valandraud 2002 en carafe depuis plus de  2 heures

Et pour finir avec la tarte aux pommes maison, un Pacherenc du Vic Bilh de notre ami Alain Brumont .Le Frimaire (décembre) 1996 aux curieux parfums d’asperge, formidable accord avec la tarte.

 

Le lendemain Clos Badon 2003  et surtout une des bouteilles préférées de Murielle : Flor de Pingus 2003 en l’honneur des sommeliers espagnols, sachant que traitons le mieux possible les sommeliers, qui sont en partie les responsables de notre réussite. Je pense à ceux du début, comme La Tour d’Argent, ou ceux d’aujourd’hui comme au Conrad à Tokyo, etc
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 13:40

La Passion du vin a sélectionné Les 3 Marie du Domaine Calvet Thunevin comme bouteille de la semaine.

Voici ce qu’en dit Jérôme Pérez :

 

« Combien de vins m’ont réellement marqué jusqu’à présent pour que je puisse m’en rappeler longtemps, en garder le souvenir sinon exact, du moins fidèle à un plaisir plus important qu’à l’accoutumée ? Quels vins déjà dégustés m’ont séduit au point de me donner l’envie d’en goûter encore ou de les faire découvrir ? Combien d’entre eux ont eu assez de relief, de personnalité, au-delà de leur qualité intrinsèque pour figer leur empreinte en moi ?

Il en va des vins comme des êtres finalement. Je suis plus intéressé et de loin par celui qui va susciter la controverse que par celui qui fera l’unanimité, sur lequel finalement, il n’y a pas grand-chose à ajouter.

Et ce vin, s’il ne suscitera pas la controverse sur sa qualité, la suscitera sans doute sur son prix ; il le suscité déjà en moi.

Combien peut valoir un tel vin ? Quel est le prix du bonheur ? Le bonheur a-t-il un prix ? Est-il réservé à quelques uns ? Combien parmi ceux qui vont acquérir ce vin seront capables de l’apprécier à sa juste valeur (juste valeur, on y revient !) ? Combien de fous amoureux de vins totalement passionnés l’estimeraient comme il se doit et ne le goûteront jamais  faute d’avoir les moyens de l’acquérir ou encore par conviction refuseront de payer ce prix pour une bouteille de vin?

D’autres questions se posent à moi : J’ai rencontré Jean Luc Thunevin, j’ai été séduit par l’homme, j’ai été capté par son regard acéré sur toutes choses, sa vivacité, sa capacité à déstabiliser, à sonder pour savoir à qui il avait à faire (affaire !) et j’ai été totalement impressionné par sa connaissance du marché et sa capacité à évaluer le vin, jusque dans son prix. Je lui avais porté quelques bouteilles : Limbardié tradition 2001 et Lo Vielh 2000. Le coquin, s’il les a appréciées, en a donné le prix quasiment exact ! (Il s’est juste trompé sur Rotier 2002, mais qui n’aurait pas été bluffé ?)

Alors je me dis que si ce vin a été propulsé sur le marché à la centaine d’euros, ce n’est sans doute pas par hasard.

Mais quand même …

2500 bouteilles de ce grenache noir dont les ceps ont entre 80 et 100 ans d’une parcelle de 2 hectares de schistes et de calcaire, des rendements ridicules, un élevage de 18 mois en barriques neuves de 300 et 600 litres. Est-ce là la clef du succès ? Ce vin n’est-il beau que parce que des procédés bien spécifiques lui ont été appliqués ? A-t-il été calibré dès avant d’être fait pour entrer dans cette « niche »  à son premier millésime, (celui-ci)? Je n’ose le croire et quand bien même : je m’incline comme je me suis incliné devant la cuvée Charles Dupuy du Mas Amiel ou la cuvée Jean Sirven du domaine Bertrand Bergé. Peu de vins m’ont laissé ce sentiment de plénitude, peu de vins m’ont procuré cette délicate extase gustative. Moi qui aime les vins du sud, j’ai été servi… Et si ma réserve de ce vin est nulle, mes réserves posées initialement demeurent … Mais j’ai aimé, totalement, alors je m’abandonne, je lâche les armes pour un moment et je dis mes paradoxes.

Je voulais en faire un commentaire, j’en ai fait beaucoup de questions, qui finalement résument assez bien le fond des débats sur le forum de « la Passion du Vin » depuis quelques temps ; une discussion récurrente qui semble immuable et sans fin.

Commentaires de dégustation:

Robe très sombre, violine, très dense.

Nez de grenache qui évoque un vintage de Maury : framboise, mûre, cacao et poivre. Belle harmonie olfactive. Un nez qui a de l’épaisseur, de la profondeur.

Bouche de grand volume, sphérique avec un fruit énorme sur une trame à la texture on ne peut plus serrée. Le milieu de bouche explose de suavité, gorgé d’un fruit précis, mêlé d’épices (poivre notamment)
La finale s'étire sur des notes cacaotées et fruitées où pointe une chaleur perceptible, mais qui ne gâche pas l'impression d'une dégustation unique. Des petits tannins très doux relèvent bien cet ensemble sublime et baroque.
Au final un vin hors du commun qui évoque un vintage à la fois non muté et sans le sucre résiduel, mais quand même une quintessence de grenache. Hors norme, énorme, dis-je mais jamais too much. C'est là que réside le tour de force. Sensations fortes ou fortes sensations, c'est selon ! »

Jérôme Pérez


3marie2689.JPG


 

Et que rajouter à la réaction de Marie Calvet ? :

« Monsieur Perez,

J’interviens sur ce forum pour la première fois, touchée par le commentaire que vous avez laissé sur Les Trois Marie (vous l’aurez compris, je suis l’une d’entre elles…).

Je visite régulièrement le site et mon mari et moi-même sommes très attentifs aux critiques et avis des contributeurs que nous pouvons lire sur le forum (nous avons noté pour Constance 2005 ;-)).

En toute modestie, du fond de notre Roussillon, nous faisons notre possible pour essayer d’exprimer au mieux ce que notre terroir a de meilleur. Votre intérêt, vos commentaires sont autant d’encouragements à continuer.

J’ai une tendresse particulière pour Les Trois Marie parce que j’y trouve de l’émotion. Je sais y retrouver chacune des étapes qui nous ont amené à ce vin. Et vous faire partager cette émotion est une grande fierté.

Je tenais donc à vous remercier et à vous réaffirmer que votre reconnaissance et celle des autres passionnés ou amateurs est un moteur essentiel à notre motivation à bien faire.

Sachez également que vous êtes les bienvenus à Maury et que si l’occasion vous est donnée de nous rendre visite, nous vous accueillerons avec grand plaisir. (peut-être pour une dégustation des 2007, très prometteurs)

Cordialement. »

 

Marie Calvet.

Domaine Calvet-Thunevin.

 

 

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 15:48

« Attention à la vieille au fond du puits » : Il s’agit, je crois, d’une expression locale pour inciter les enfants à faire attention de manière à éviter qu’ils ne tombent au fond du puits et se noient.

En Bordelais, il existe plein de ces dictons de bon sens, et hélas, sans doute quelques uns sont un peu idiots : « se noyer dans un verre d’eau » me fait penser à « attention à la surmaturité », combien  d'exemples de vins rouges affectés par cette surmaturité peut-on citer ?

Quand on pense que le défaut de sous maturité nous guette, lui, à chaque millésime… Quand on pense au nombre de professionnels qui ont encore peur de la surmaturité, c’est normal de Michel Rolland passe pour un extra terrestre ! J’ai enfin décidé d’écouter et cette année c’est Jean Philippe Fort ( le collaborateur de Michel Rolland) qui a l’entière responsabilité de la date de nos vendanges (avec Rémi Dalmasso et Christophe Lardière). C’est la raison pour laquelle nous vendangeons aussi tard cette année. Résultat au fond du verre au mois de mars….

 

Dans le Sud Ouest Libourne de samedi 6 octobre, un grand article dans le cahier local avec ce titre « Un bâtisseur insatiable », en voici quelques extraits :

« Le nom de Jean Luc Thunevin est un de ceux qui reviennent le plus fréquemment ces dernières années dans les conversations liées au vin. En Libournais, bien sûr, où la réussite de celui à qui l’on attribue la création des « vins de garage », mais aussi bien au-delà. Dans tout le Bordelais comme dans le Roussillon où sa venue, avec d’autres est prise comme un encouragement par les plus motivés des vignerons du cru. »….

....« Le garagiste des débuts, devenu référence pour beaucoup et sujet de critique pour quelques autres, est donc bel et bien un bâtisseur qui a d’emblée compris que le vin «  est un métier de performance, pas de gentil » ».

Cela fait plaisir d’être un peu reconnu ici. Les médias locaux ayant été un peu discrets il y a  quelques années…Il ne faut jamais désespérer.

Samedi midi, repas de travail avec l’un de nos amis les plus fidèles, et qui a une grosse part de responsabilité dans notre succès : Michel Rolland. Nous avons parlé travail, vinification, évolution, et nous avons gentiment bu un peu du très bon Ruinart Blanc de Blanc, la Cuvée du Papet 2005 du Mont Olivet en Chateauneuf du Pape (raisins murs et soleil, toujours une gourmandise) et Valandraud 2005.

Chaque fois que nous voyons Michel Rolland, nous sommes comme régénérés par ses passions et ses envies de vivre avec plaisir son métier dans le vin. Ce n’est pas pour rien qu’il est le consultant le plus recherché au monde aujourd’hui.

Le soir, avec le couple Mauss, et les Droulers accompagnés de leur fille, nous avons bu : La Bernardine 1972 de Chapoutier en Chateauneuf du Pape, incroyablement bon, Blanc de Valandraud  N° 1 2005 , Valandraud 1999, Hugo 2004 et Maury 2004. Et hélas 2 bouteilles bouchonnées : Palazzi 1999 et Oratoire 1971 en magnum. Michel Bettane, de manière provocatrice, lors d’une dégustation où il y avait trop de belles bouteilles gâchées par ces goûts de bouchon, avait demandé le rétablissement de peine de mort (commerciale) pour les bouchonniers. Heureusement que dans ce domaine aussi des progrès sont faits et nous aurons de moins en moins de problèmes, enfin c’est ce que j’espère.

Pendant ce temps-là, vendanges à tout va.

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 11:08

Goûté hier à midi avec Thanos Fakorellis et Murielle, un Clos del Rey 2003 élaboré avec l’aide d’un œnologue qui n’avait pas pensé à l’obligation que nous avons d’offrir des vins sexy à nos clients…. heureusement que Jacques Montagné a préféré m’écouter et comprendre mes attentes !

Puisqu’on parle de gourmandise, nous avons bu un Chateauneuf du Pape Clos du Mont Olivet (Sabon), cuvée du Papet 2003. Quelle élégance, quelle finesse, que d’épices, cannelle, vanille, chocolat ! La bouteille servie un peu fraîche nous a régalé. J’ai hâte de goûter le 2004, millésime moins excentrique.

Merci à ces propriétaires qui sont d’une rare élégance, capables sans m’avertir d’être généreux, et de me surprendre, ce qui n’est pas habituel.

 

Jeudi , vendange de 2 hectares de Saint Emilion AOC appartenant à une propriété classée. Pour pouvoir vinifier eux mêmes ces 2 hectares non classés, les propriétaires auraient  dû créer un chai de vinification indépendant. Ces vins seront finalement  vinifiés au chai de Prieuré Lescours pour élaborer notre marque « Bel Air Lescours »,  un Saint Emilion à prix très doux !

Après midi passé avec un journaliste et un photographe de Sud Ouest édition Libournais pour un reportage sur nos vendanges.

 

Aussi un très bel article du Los Angeles Times sur notre partenariat en Roussillon :

There's red -- and then there is Roussillon

Intense and unusual, old-vine wines from this Catalan region in the French Pyrénées are fresh, focused and amazingly affordable.

By Patrick Comiskey


…..”Other French winemakers have put down roots in Roussillon. Prominent players from Bordeaux have new ventures there; perhaps the best known is garagiste Jean-Luc Thunevin, whose St. Emilion wines at Château Valendraud have garnered worldwide attention. Thunevin has teamed up with Roussillon native Jean-Roger Calvet to form Calvet-Thunevin. The pair is producing some lovely old-vine based blends including such wines as "Hugo" and "Les Dentelles," as well as one of the region's best bang-for-buck blends, Cuvée Constance, a quietly understated cuvée with succulent red fruit that sees no oak, so the wine's dark mineral core really shows through.”….

 

From the Los Angeles Times 

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 09:05
Sur le forum de La Passion du Vin, Jérôme Perez a publié ses commentaires de dégustation des vins produits par Jacques Montagné :

"Domaine viticole d'une douzaine d'hectares situé sur la commune de Maury.
Sol caillouteux argilo calcaire à résidus fériques. 250 /300 mètres d'altitude.
carignan, grenache syrah pour le côte du roussillon village (Clos) et carignan grenache pour le vin de pays (Mas).
Les vins sont des très haut niveau.

 

Clos del Rey 2004

Une robe d’encre.
Le nez est verrouillé, à double tour et ne consent à s’ouvrir qu’après quelques jours d’aération. C’est alors un ravissement très harmonieux : notes terriennes/ garrique et fruité noir, une pointe d’animalité.
La bouche est brutale à l’ouverture et évolue parfaitement sur la durée (trois jours). Tout se fond admirablement pour donner beaucoup de force, mais en restant très frais. Les tannins sont fermes encore et demandent à s’assagir, mais ils ne sont nullement asséchants. Je prédis une sacrée belle évolution à ce vin très impressionnant.
splendide !

 

Mas del Rey 2004

Un peu de la même veine que le précédent, mais avec plus de facilité d’approche dans l’immédiat.
On retrouve la même franchise, le côté sauvage, la force et l’équilibre. L’élevage est un peu plus perceptible, mais franchement aucunement envahissant, bien au contraire.
Le Corps est marqué, la trame bien serrée et le fruit charmeur. Longue finale aux tannins marqués et d’une parfaite maturité. Là encore l’équilibre est exemplaire.
voilà de quoi donner à déguster à tous ceux qui jusque là avaient l'impression que les vins sudistes était fatigants. Puissants, certes, robustes, mais très équilibrés.

Jérôme Pérez"

 

La famille propriétaire de ces crus peut être fière de ces commentaires et l'idéal serait que Jérôme Perez rende visite à Jacques Montagné pour comprendre un peu mieux ce qui transparaît dans ses vins : la charisme de Jacques (et sa culture), la gentillesse de son épouse et de ses enfants, la beauté époustouflante des terroirs possédés (surtout ceux de la Coume du Roy)... Tout cela explique la personnalité de ces vins, qualités et défauts, puisque là, nous sommes loin du formatage.

Leurs 2002 sont top, les 2003 moyens, les 2004 et 2005 à venir top niveau.

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 16:12

Hier mardi, à 9 h , rendez vous à la boutique-bar à vin L’Essentiel pour faire le point sur l’activité des 4 derniers mois. Chiffre d’affaires décevant (  c’est le moins que l’on puisse dire), est-ce le concept un peu trop branché, novateur ? Doit-on accepter d’être économiquement sous–performant  en se satisfaisant de la belle image apportée par ce magasin aux produits qui y sont vendus et de la qualité des rapports humains ressenti par les clients de ce magasin ? Réponse dans 3 mois.

A midi, repas de vendanges à Croix de Labrie avec 20 personnes, et grosse discussion sur les techniques de vendanges, l’évolution viticole et surtout le positionnement des « marques » à Bordeaux.

A 14 h 30, discussion avec Yoan, un de mes employés viticoles et représentant du personnel. Au vu de la difficulté d’être représentant du personnel dans une petite entreprise, il a bien fait de m’interpeller. Notre ambition d’être aux normes ISO nous oblige a plus de rigueur, y compris dans les relations humaines.

Ensuite, visite avec Dominique et Florence Decoster des propriétés en train de vendanger pour voir tous les procédés utilisés (chez nous à Pomerol,  à La Dominique, à Laroze où ils utilisent un système original (trie baies ?), à Angelus où ils utilisent Mistral)  et partout l’objectif étant de ne vinifier que les grains de raisin les plus mûrs, les plus propres, sans  rafles, ni débris d’aucune sorte et en tout cas un millésime qui s’annonce ici plutôt bon.

Début des vendanges chez nous, avec nos merlots de Prieuré Lescours à Saint Sulpice de Faleyrens. Fin des merlots à La Dominique,  fin au Clos du Beau Père et au Domaine des Sabines. Début   à Pomerol pour le Domaine Fayat-Thunevin (ex Vieux Chateau Bourgneuf), Clément Pichon continue, Commanderie de Mazeyres a terminé, Haut Mazeris débute vendredi, etc…

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 10:15

Vendredi soir, reportage pour un nouveau site de vente par internet par une équipe de jeunes gens passionnés, invités illico à manger à la maison où déjà Joëlle était déjà conviée, une amie propriétaire à Pomerol qui téléphone pour nous inviter à manger a du changer son programme et se joindre à nous : ce qui fait à l’arrivée un repas pour 11 personnes que Murielle a pu préparer en 2 h !

Bon, je crois que ceux qui nous connaissent savent déjà que Murielle cuisine très bien, mais surtout très facilement et rapidement, et toujours avec plaisir. Donc repas très sympa, gai, bon et avec quelques vins bus pour le travail : Bel Air Ouÿ 2000, Virginie de Valandraud 2001, Valandraud 1999, un champagne Egly-Ouriet, un Malbec fait par J.N Boidron (Bonbec), un très bon Montviel 2000 (Pomerol de notre amie), et pour faire plaisir à tous ces jeunes 2 vins bien plus vieux qu’eux : un château Rouget 1962, correct pour son âge ; également un bon Balestard La Tonnelle 1959 ; un vin d’Espagne Amontillado, pour surprendre avec le dessert au chocolat (et cela a bien fonctionné).

Samedi midi, repas à la Chambre de commerce de Bordeaux à l’invitation d’une de nos banques (la Société Générale). Repas de qualité pour 300 personnes, et après, transfert comme des VIP en bus escortés par des motards de la police pour ouvrir la route, direction le stade Chaban-Delmas pour voir avec 33500 personnes le match de rugby Australie-Canada facilement gagné par les Australiens. C’était la première fois que j’assistai à un match et c’est étonnant de voir tant de monde communier avec les sportifs sur le terrain, et tout ça dans une ambiance très sympa, sans aucune agressivité. Bravo le rugby !

Murielle et moi y avons croisé pas mal de nos collègues et non des moindres, preuve que ce sport est vraiment une valeur locale.

Dimanche midi, repas avec les beaux-parents accompagné d’un tout simple et bon Calandray 2004. Le soir, bon dîner à Haut-Carles avec quelques amis et la grosse artillerie pour ce qui est des vins : Puligny-Montrachet  Prieurs 2001, Pavie 1999 (délicieux, fin), Haut-Carles 1999, Lynch Bages 1998 (délicieux), Rauzan Segla 1998, Lafleur 1989 (très très bon, Léoville Las Cases 1989 et un Porto un peu vieux 1981 de Croft (me semble-t-il)

 

Dans Sud Ouest, une grande page est consacrée à l’opinion d’un critique local sur le classement de Saint Emilion et son annulation. Bof. A mon avis, Sud Ouest aurait  du poser ces questions à une vraie personnalité extérieure au microcosme bordelais. Je fais partie de ceux qui trouvent que ce classement n’était pas si mauvais (et pourtant je n’en fais pas partie) et je m’étonne que ceux qui contestent les résultats et les règles du jeu n’aient pas eu l’idée de les contester avant de postuler. Bizarre, alors qu’ils avaient même payé pour participer…. C’est un peu ballot de contester quand ça ne va pas dans notre sens, surtout quand on est mal noté, mais je connais plein de gens qui n’approuvent que le publi-reportage, et dans le vin comme ailleurs il ne manquera pas de bonnes intelligences pour prendre la défense de l’opprimé…. Encore faut-il prouver que la mauvaise « note » soit imméritée et puis je pense que rien n’empêche de se représenter dans 10 ans : il ne s’agit pas ici du classement de 1855 ! (voir les commentaires des François Mauss sur le site du Grand Jury Européen)

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 08:33
Hier soir, soirée de l'Entrepreneur de l'Année organisée par le journal L'Entreprise et Ernst &Young au Château Clément Pichon, où Clément Fayat présidait le jury.
La fine fleur des entreprises innovantes, productives, en un mot performantes, était là. Cette année, le gagnant était CEVA-santé animale, de Libourne.
J'ai beau être assez satisfait  du chemin que j'ai parcouru depuis ma décision de quitter mon emploi de démarcheur au Crédit Agricole de Montpon, ce genre d'évènement relativise mon "succès".
Fin des vendanges de nos blancs sémillon lundi et mercredi 3 octobre, début de nos vendanges pour les merlots de Saint Sulpice de Faleyrens. Ce sera notre vendange la plus tardive et la plus étonnante car logiquement, nous aurions dû vendanger le 20 septembre, sur la base des dates de floraison !
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