14 novembre 2007
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Bertrand Le Guern a la passion du vin et des statistiques :
http://bertrand.leguern.club.fr/blg/rp/preference.php?type=all&source=all-wines
Il a fait, suite à la parution des derniers livres sur « le monde du vin » quelques recherches édifiantes où l’on peut constater que les Rolland, Raynaud, Moueix ne sont pas les mieux notés par Robert Parker et que mes clients et moi sommes plutôt bien notés par la Revue du Vin de France et moins bien par Robert Parker. Je dois remercier tout particulièrement Alan Duran, Didier Romieux, Gault et Millau, Gavin Quinney, le Grand Jury Européen, Jean Luc Pouteau, Michel Pronay, Neal Martin (ouf !), Roger Levy, Tom Cannavan. Et je dois mieux convaincre, si c’est possible, Dieter Mittler, Gute Weine, Lea & Sandeman, Mayfair Cellars, Panos Kakaviatos (je le savais ! et ça tombe bien il vient bientôt), Peter Moser et le Wine Journal.
Voilà pour ceux qui diabolisent toujours et qui ne sont jamais très proches des notes de Parker, les négociants anglais, même amis, même clients, qui n’aiment toujours pas mes vins. La preuve est là….
Dans le numéro de décembre de Decanter, un article de James Lawther, MW : 4 pages sur les vins de garage avec une belle photo de Michel Gracia et un aperçu du mouvement garagiste vu par les commerçants anglais (prix, Parker, etc…)
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Divers
13 novembre 2007
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Apéritif pour fêter le classement de Saint Emilion, en attendant sans doute d’autres péripéties !
Un Corton Charlemagne 1994 de Bonneau de Martray, bon
Un Volnay Santenots 1er cru 2004 de Buisson Charles, bon, fin (un peu trop pour moi) qui a été apprécié par une partie des propriétaires bordelais présents, c’est dire !
Une ½ bouteille d’un grand vin 1998 bouchonnée et un très bon 2002
Une bouteille de Le Gay 2004 , vin riche, concentré, mûr, peut-être un peu trop mûr, ce qui doit être rare dans ce millésime et rare à cause de mon goût connu pour ces vins plutôt « trop » que pas assez !
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Dégustation
12 novembre 2007
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12 novembre 2007
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En nous servant allègrement des notes de Robert Parker pour mon négoce de vins, il nous est quelques fois très difficile de savoir quelle note prendre en considération : celles du site auquel nous sommes abonnés( erobertparker.com) ou celle parue dans les derniers livres ?
Par exemples Valandraud 1994 : selon le site sa note est de 94, mais 92 + sur le livre qui recense pour Robert Parker les 155 plus beaux vignobles de monde ( paru en Octobre 2006 chez Solar édition). Et surtout Pétrus 1982 : quelle est la note à prendre en compte aujourd’hui, et doit-on donner toutes ces notes sans commentaires ni historique de ces commentaires et notes ?
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9 novembre 2007
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La Dominique 2006 est une grande bouteille à venir, chaque dégustation surprend et mieux , donne envie à ceux qui goûtent d’acheter le vin pour eux, leur cave personnelle ou pour leur négoce. Achat coup de cœur « réfléchi » et conforté par le ratio prix-qualité-notoriété de la marque. Je ne doute pas que les bonnes notes données en son temps par Robert Parker en 1971 1989, 1990, 1982 et 1998 soient un de éléments de la prise de décision d’achat professionnel, mais là où je peux être fier c’est que ce vin s’est très bien vendu en 2006 malgré l’absence de note ( chacun ici pense que ce n'est que provisoire).
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Dégustation
8 novembre 2007
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Lu sur le site de Mario (http://bordeaux.blogg.de/) : l’air de rien, à Pomerol, pas mal de bouleversements ! Des changements de propriétaires faits ou à venir comme à La Violette, La Pointe, Vieux Château Bourgneuf (par Fayat et moi), Ratouin, Vieux Maillet, etc… Tous ces crus de cette très petite appellation ( moins de 800 hectares) tirent bénéfice des stars mondiales, tel Pétrus, et le prix du foncier est vraiment plus cher que le ratio rentabilité, prix des bouteilles; un hectare « normal » étant évalué à 1 million, un hectare sous-coté à environ 500 000 euros et un vin connu à 2 voire 3 millions ! Ce n’est pas ici que le prix des vins va baisser et je pense même que nous avons de la chance de pouvoir boire de bons vins à des prix « normaux ».
La Commanderie de Mazeyres, qui se vend entre 45 et 50 dollars en boutique est positionné dans le mi/haut des vins de qualité. La nouvelle étiquette et notre partenaire Cordier devrait le rendre accessible dans tous les pays du monde.
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C'est dans l'air...
7 novembre 2007
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Et pour fêter ça, 11 personnes à table plus 2 amis venus goûter les vins. Mais déjà avant le repas il y a eu la dégustation d’une quinzaine de vins 2005 et 2006 où je suis impliqué, dont un énorme La Dominique 2006.
Champagne (en magnum) Piper Heidsieck brut
Foie gras de canard maison, jambon pata negra
Eglise Clinet 2005
Côte Rôtie Chapoutier non millésimé (sans doute un assemblage de 1969/1970/1971)
Seavey 1991 Napa Valley
Sine Qua Non 2002 Napa Valley
Carré d’agneau et flageolets
Certan de May 1975, Latour 1959, Mouton Rothschild 1953
Fromages
Gâteau au chocolat de Mr Lopez
Calvet Thunevin Maury
Vouvray 1990 Goutte d’Or de chez Foreau
Que du bon, que du grand !
Les vins américains avaient été amenés par Jeff pour me faire plaisir. Le Certan de May a été ouvert pour faire plaisir à Denis Durantou et nous avons bu Latour avec une pensée pour Hervé Bizeul…. Mouton Rothschild 1953 pour les 2 Jeffs, et le Vouvray et le Maury pour Noëlle !
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Dégustation
7 novembre 2007
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Inutile pour certains, ce moyen de communication où je raconte un peu ma vie de propriétaire-négociant-consultant-amateur de vins, a eu 631 connexions le 31/10. En regardant ce que j’avais pu écrire ce jour-là, il apparaît que je parle du feu qui a pris au dessus du magasin de macarons de Saint Emilion, et plus sérieusement je parle des notes du Wine Advocate données par David Schildknecht aux vins du Languedoc –Roussillon. Je suis concerné par mon projet avec Marie et Jean Roger Calvet en Roussillon. Je confirme ma joie d’être présent dans ces notes pour une partie des vins que j’y réalise et que je distribue, même s’il manque notre Maury et les vins de Jacques Montagné (Clos et Mas del Rey). Cela m’a permis de me faire cette réflexion .
L’un des paradoxes des notes du Wine Advocate est souvent de faire connaître plus facilement les bons vins aux abonnés de cette revue, grâce à la crédibilité de Mr Robert Parker et de ses collaborateurs, mais hélas, souvent aussi de permettre aux propriétaires ou négociants d’augmenter les prix des vins bien notés. Dans le Roussillon, pas de ça, ici un vin bien noté ne doit pas changer de prix et ne changera pas de prix, car il n’y a pas encore de collectionneurs spéculateurs qui s’y intéressent, seulement une confirmation pour les amateurs d’avoir fait le bon choix ou de vérifier leur avis s’ils ne sont pas d’accord, et donner envie aux vrais amateurs de goûter quelques uns de ces vins. La notation a ici réussi son objectif : donner des informations sur une région encore méconnue sans pour autant qu’il y ait modification de prix. La preuve ; la notation de Calvet Thunevin n’aura aucun effet inflationniste sur les prix, et ça c’est plutôt une bonne nouvelle par rapport aux Bordeaux, Chateauneuf du Pape, Priorat et autres. Constance, plutôt bien noté, confirme en tout cas son bon rapport qualité-prix pour la 2ème fois, et après le 2004 et le 2005, je ne doute pas que le 2006 sera très proche de la qualité des 2002/2003/2004.
Bien sûr, ces notes ne changeront pas la face du monde du vin, personne n’empêchera de reconnaître que Gauby et après lui Bizeul, ont créé un mouvement, ouvert des portes, donné envie et surtout décomplexé cette belle région par leur exemple et leur succès.
Moi-même, je suis amoureux de cette région grâce à Jean Pla qui m’a permis de rencontrer Marie et Jean Roger Calvet et de créer ma propre histoire avec cette région. N’oubliez pas que j’ai été élève- bûcheron dans l’Ariège proche et que la plage la plus proche était Argelès-sur-mer. J’avais 17/18 ans, les cheveux longs ou rasés (déjà un peu provocateur !), plein de rêves et étais très préoccupé par les filles, la fête, les copains…. moins par le travail. En tout cas, j’ai toute la nostalgie de ma jeunesse pour cette région.
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Dégustation
6 novembre 2007
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Bureau et déplacement à Clément Pichon pour voir Christine, Laetitia, David et parler de la nouvelle organisation à venir, les changements demandés pour la bonne marche de cette propriété ayant occasionné des turbulences qui, avec les charges de travail dues aux vendanges, aux expéditions des primeurs et aux commandes réalisées en interne dans le groupe Fayat, font que tout le monde est au peu « la tête dans le guidon ». A chaque fois que l’on veut améliorer les choses, certains blocages humains et financiers sont à surmonter. Les investissements en moyens humains et matériels ne sont pas toujours faciles à mettre en œuvre, le doute étant toujours le réflexe aux changements.
Repas à 13 h 30 à la Brasserie du Relais de Margaux qui reçoit non stop (il faut dire que c’est rare chez nous) dans le cadre sympa du golf et en plus c’est bon et pas trop cher.
L’après midi, réunion avec notre futur partenaire pour la création de magasins en Chine. Notre avocate Joëlle a pu mettre au point nos accords, sociétés, financements, etc…
Le soir, repas dans une belle brasserie bordelaise, dont je tairais le nom par esprit charitable ( car chère et nourriture moyenne).
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5 novembre 2007
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Avec Noëlle et Jeff tout juste arrivés de la Villa d’Este en Italie pour une grande dégustation organisée par le Grand Jury Européen, petit tour dans nos vignobles et nos chais, et j’ai essayé de leur expliquer la difficulté d’exploiter un terroir quand, sur la même parcelle, l’automne nous montre des feuilles jaunes pâles, jaunes dorées, vertes… signes évidents de la différence d’alimentation due au terroirs, à l’alimentation en eau, etc…
A table, petit repas pour 4 avec Clos del Rey 2001 (sur jambon Pata Negra- pain tranché à l’huile d’olive), délicieux et apte à un vieillissement harmonieux, Angelus 1959, beau niveau et bouchon d’origine (donc pas reconditionné), bon, classique pour ce grand millésime que je préfère souvent à 1961, et un étonnant Pétrus 1974 plein de jeunesse et d’agrément dans ce petit millésime. Il est vrai que ma cave, fraîche (14 à 16° constant) et que la préparation des bouteilles (décantation et service rapide à température fraîche) a aidé ces 2 bouteilles à bien se goûter sur le formidable aloyau de bœuf cuit sur des braises de bois de chêne du feu de la cheminée, bien agréable pour réchauffer nos amis habitués au climat paradisiaque de Los Angeles. Une demie d’Yquem 1997, délicieuse, pour finir sur le dessert, une sorte de clafoutis à la poire version Mumu et hop, au lit pour tous récupérer du jetlag.
Aujourd’hui gros travail pour finir de finaliser, avec mon avocat et notre partenaire, ce projet de société de vente et de création de magasin en Chine, tant je crois à ce marché, sachant toute la difficulté qu’il représente.
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