Notre mascotte, notre beau coq noir qui était un bâtard de Nègre-Soie et de Bantam de Pékin est mort.
Et Michel Rolland se lâche dans la carte blanche qui lui est accordée sur La Passion du Vin !
Notre mascotte, notre beau coq noir qui était un bâtard de Nègre-Soie et de Bantam de Pékin est mort.
Hier, dégustation organisée pour Panos Kakaviatos à notre boutique l’Essentie : il doit écrire un article pour Decanter sur (si j’ai bien compris) les catégories à Bordeaux : modernes/classiques.
En tout cas, on a pu goûter :
Gracia 2004
Croix de Labrie 2003, 2005
Petit Labrie 2005
Petite Chapelle 2005
Fleur Cardinale 2000, 2003, 2004, 2005
Balthus 2003
Bon Pasteur 2001
Et Valandraud 1992 et 1995
En présence de Jeffrey Davies, Dominique Decoster, Michel Gracia, Ghislaine et Michel Puzio, et de notre collègue Emmanuel Emonot du restaurant – bar à vins « Lard et Bouchon ».
Qu’a pensé Panos Kakaviatos des vins goûtés ? Nous le verrons dans l’article à paraître. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il a pu constater la passion des producteurs présents, la grande différence gustative de tous les vins présentés, que cela soit à cause du millésime, des terroirs ou du style voulu par le propriétaire, et ce, malgré le fait que le même œnologue (Jean Philippe Fort du laboratoire Michel Rolland) s’occupe de Valandraud, Fleur Cardinale, Croix de Labrie et Gracia.
Alors, en réponse à toutes ces âneries que l’on écrit ici ou là concernant tous ces vins qui se ressemblent, je suis sûr que Panos, bien que classique dans ses goûts, saura faire état de son expérience. L’autre éclairage à apporter sera celui sur le vieillissement prématuré de mes vins.
La présence de Jeffrey Davies m’a donné l’occasion d’ouvrir (ce que je ne fais pas assez souvent) une bouteille de Valandraud 1995, et surtout une, chargée d’histoire, de Valandraud 1992.
En tout cas, ces bouteilles, servies dans de bonnes conditions, pouvaient rivaliser à l’aveugle avec tous ces crus des propriétaires qui prédisaient à mon vin une vie courte :10 ans leur paraissaient impensable; c’est assez rare de lire encore de genre de bêtises sur mes vins, sauf bien entendu si une bouteille a été mal conservée et/ou avec des bouchons défectueux (n’oubliez pas cette maxime de Jean Marc Quarin : il n’y a pas de grands vins, il n’y a que de grandes bouteilles)
Visite de mes chais de négoce à Saint Magne de Castillon pour le départ de Christelle, qui a pu nous aider le temps de trouver une comptable pour remplacer Annie qui fait une formation dans le Midi. Bienvenue à Jeannine Chauvin.
A 11h, dégustation au Château de Carles à Fronsac de quelques échantillons de 2007 et 2006 dans les 2 cuvées (Haut Carles et de Carles), dégustation avec toute l’équipe technique Mr Dosso, le maître de chai, Mr Bouëtz, responsable vigne et chai, Mr Fort, notre Œnologue du Laboratoire Michel Rolland, le Docteur Alain Raynaud, notre consultant et moi, en charge de la politique globale de cette belle propriété pour essayer de sortir du cercle infernal des castes viticoles bordelaises, si c’est possible. Les 2007 sont bons à très bons, un lot de Haut-Carles 2007 étant tout simplement fantastique, l’accord vin-barrique ayant parfaitement fonctionné.
A 14h, réunion avec les comptables pour notre bilan 2007 à venir. Chiffre d’affaires de 10 million, en baisse de 30% par rapport à 2006 : le volume et les prix des primeurs 2004 par rapport aux 2003 explique cette baisse. Résultat divisé par 3. Ayant déjà des indications du bilan prochain grâce aux 2005 qui seront livrés, notre chiffre augmentera probablement de 50 % et nos profits seront multipliés par 5 au moins .
Notre activité doit être considéreée à moyen terme : l’écart des prix et de la demande à chaque millésime rend les pronostics difficiles et expliquent ces chiffres en yoyo. Il y a intérêt à avoir des banquiers qui connaissent les spécificités du négoce bordelais (et juste pour info 1 600 000 euro de charges de personnel)
Ce mot de Michel Bettane, « Biocon », est un peu comme celui qu’il avait aussi inventé « garagiste », capable de faire parler, écrire, etc… Un mot capable de soulever autant de questions, d’interventions et d’avis, c’est un peu comme Nossiter, globalement pas d’accord avec lui, mais utile.
J’ai pour habitude de me justifier (mon côté catholique sans doute), alors je tiens à préciser que je donnais surtout un avis sur Nossiter - que je connais un peu pour avoir eu le plaisir de participer à son film « Mondovino » où j’avais eu la chance de ne pas être trop caricaturé.
Je n’ai, pour ceux qui connaissent mon côté hypocondriaque, que de l’intérêt pour les bons bios qui essayent de faire de bons vins à partir de raisins ayant reçus moins de produits « chimiques » que la plupart du reste de la production dite « normale ». J’ai été suffisamment influencé par Maryse Barre à l’époque où elle était responsable de¨Pavie Macquin, et j’ai même fait l’essai chez moi 2 ans d’affilée de faire des vins en utilisant le savoir-faire biodynamique de Cyril Chancelier ou d’un consultant du Roussillon. J’ai encore en stock des vins faits pour moi en biodynamie ( Jacques Blanc, cuvée l’Apogée). Ces vins sont bons, délicieux à boire et j’ai regretté de ne pouvoir poursuivre l’élaboration de ces vins.
Si Didier Michaud a pris pour lui ce mot de « biocon », je crois qu’il n’a pas bien lu Michel Bettane, il en a le droit, mais je n’ai apparemment pas lu la même chose que mon collègue. Ce terme « bio – con » , me semble-t-il s’adresse à ceux qui, soit jouent de la flûte ou qui font de mauvais vins car un peu trop sectaires . Il ne s’agit pas de ceux qui, maîtrisant la technique, réalisent des vins que je bois avec beaucoup de plaisir comme, par exemple ceux d’Anne Leflaive ou ceux de Pontet Canet. Comme celui de « garagiste », le mot « biocon » ne s’adresse qu’à ceux qui sont concernés.
Ce dimanche, j’ai reçu un journaliste qui aime vraiment les vins à l’ancienne, un peu poivron rouge, pas trop noir, et c’est bien qu’il y ait des gens qui pensent autrement, même si moi je préfère effectivement le contraire.
Pour faire suite à une information trouvée via le site du Château Loisel concernant Latour de France en Roussillon intitulée « 18 hectares encore échappent à la coopération » :
Mon avis personnel est qu’il est bien sûr quand même mieux que des vignes soient vendues à un « étranger » plutôt qu’arrachées, et ça même si la cave coopérative perd un adhérent. La commune l’appellation gagnent une énergie positive (et dans ce cas précis Nicolas et Miren de Lorgeril). Action gagnante pour eux bien sûr, et pour le vin : la répétition de ces nouvelles implantations ne fait que confirmer le grand intérêt viticole de cette région.
Alors, sans rancune. Les caves privées, les caves coopératives sont complémentaires : on le voit bien, même ici à Saint Emilion où l’Union des Producteurs est plutôt un leader qu’un suiveur. Les hommes, toujours les hommes, quel que soit le système, sont la clé du succès.
A lire, un beau texte de Michel Bettane sur http://www.presse-vin.com/blogs.php
Je pense qu’il est peut être seulement inutile de donner autant d’importance au livre de Nossiter. S’il est utile de réaffirmer bien fort nos convictions à propos de cette « petite secte française » adorateurs bio-cons , pris en otage volontaire (je sais…) d’avoir à justifier une pensée contraire à la soit-disant pensée unique trop simple, et si vulgaire : les bons vins sontfaits à partir de bons raisins.
Côté hollandais, David Bolomey parle de Clos Badon sur son blog
Petit panorama de ce que l’on peut trouver actuellement dans les guides, magazines ou en surfant sur la toile…
Clos Badon Thunevin a été sélectionné par le Guide des vins 2008 Gault et Millau (parmi les 1200 vins de France).
Valandraud et Virginie figurent sur l’encart du Wine Spectator concernant la dégustation des 2004.
Gros article de James Lawther (4 pages dans Decanter sur les garagistes) et également un autre article de James dans Flavours from France (http://www.flavours-from-france.com/) sur les vins du Languedoc et du Roussillon avec ce titre « Investir dans le Languedoc-Roussillon »
Lu également, cette thèse de septembre 2006 de Pierre Marie Chauvin , intitulée : « AOC, typicité et singularisation productive : le cas de deux vignerons "atypiques" de Saint-Emilion »
http://www.melissa.ens-cachan.fr/article.php3?id_article=977
A consulter aussi, le blog d’Andrew Jefford
http://www.andrewjefford.com/blog/?p=28#comment-2602
Sans oublier le forum de Mark Squires, avec un beau commentaire de Robert Parker lui même
sur Fleur Cardinale et l’intervention de François Mauss pour Haut Carles.
Dans le Wine Spectator, les résultats du Grand Jury Européen concernant les 2004 ont une pleine page, à quand cette même page dans Marianne ?
Vendredi 16 novembre, nous avons vendangé quelques rangs de Merlot à Pomerol pour faire une barrique. Raisins rouges atteints de pourriture noble à 30 %, le reste dans le genre passeillé. Ce sera sans doute un vin pour notre consommation personnelle, s’il est bon …
1er repas organisé pour un petit groupe de cardiologues bordelais amateurs de vins et amis de Laurent Fayat au Château La Dominique samedi. Visite de la propriété, dégustation des vins de la rive droite de Clément Fayat : Prieurs de la Commanderie2001, Commanderie de Mazeyres 2003, La Dominique 2003, 2005 et 1998. Moment agréable, pris sur mon emploi du temps chargé, mais la qualité et l’intérêt de ce groupe pour le vin ont fait passer 5 heures à toute vitesse.
Tous les vins se goûtaient bien et bien sûr La Dominique 2005 a pu se comparer aux réussites de La Dominique, comme le 1989. La salle à manger n’est pas totalement finie mais sera utile pour mieux faire connaître les Vignobles Fayat et La Dominique qui, par son emplacement géographique et le nom de ses prestigieux voisins expliquent mieux qu’une campagne de pub le formidable potentiel de ce cru.
Vendredi, nous avions un repas avec notre plus grand et fidèle client et ami, qui diffuse au Japon 75 % de nos exclusivités, dans ce qui est notre 1er pays en terme de volume et de chiffre d’affaire. Les USA commencent cette année seulement à dépasser le Japon grâce au travail de 3 collaborateurs et mes fréquents déplacements (4 cette année, contre seulement 2 au Japon).
Petit aperçu du programme des semaines à venir :
Mardi 20: Château de Carles pour dégustation
Mercredi 21 : Alliance des Crus Bourgeois au Chateau Clément Pichon
Mardi 27 : dégustation « garagiste » organisée pour Panos Kakaviatos
Samedi 1er décembre : Grand Tasting au Carrousel du Louvre pour La Commanderie de Mazeyres et le Cercle des Grands Vins de la Rive Droite
Lundi 3 : Centrale GD à Paris
Du 9 au 11 : Suède et Finlande
Jeudi 13 : toute la journée à Clément Pichon pour relations VIP du Groupe Fayat
Samedi 15 : Paris pour une belle fête
Depuis plusieurs années est organisée en Angleterre une dégustation à l’aveugle de tous les grands Bordeaux.
Y participent quelques uns des plus grands acheteurs anglais (et donc du monde), quelques journalistes anglais, et cette année, à l’occasion du millésime 2003 il y avait entre autres Andrew Jefford, Sebastian Payne, Steven Spurrier et même le courageux Neal Martin.
Je n’y ai jamais participé en tant que dégustateur, mais j’ai toujours eu de l’intérêt à lire leur compte-rendu de dégustation, car à l’évidence ce groupe ne goûte pas trop mal et surtout les vins à défauts (bouchons, TCA) y sont remarquablement décelés.
Et oui, il s’agit de dégustation à l’aveugle !
Chaque vin est goûté dans le cadre de son appellation, cela peut être perçu comme un avantage offert. En effet, en 2003 il n’était pas difficile d’être tenté de sur-noter les Saint Estèphe et les Pauillac et de sous-noter les Pomerol, ou la catégorie Médoc-Haut Médoc-Moulis . Mais bon, on est dans le style des dégustations de Jacques Luxey et bien sûr (même si je ne suis pas totalement d’accord), les 1ers crus sont goûtés entre eux.
Au bout du compte, on retrouve la vérité des réussites et des échecs.
J’ai regardé attentivement ces notes, et j’ai bien vu que ce que l’on sait déjà est bien confirmé ici. Par exemple la haute tenue de Pape Clément dans les Graves, qu’il serait utile de goûter en même temps que Haut Brion, mieux noté puisque noté avec ses pairs. La belle réussite de Sociando Mallet, de Lascombes à Margaux ( et ce n’est pourtant pas le style « anglais »). Les beaux scores de Ducru Beaucaillou, de Pontet Canet, de Léoville Barton, Las Cases et Poyferré, ainsi que ceux de Pichon Baron et Comtesse. La réussite connue de Cos, Montrose et le beau succès de mon vin noté juste après Ausone et Cheval Blanc (goûtés avec les 1ers). Tous les 1ers ayant été bien notés bien sûr, avec Latour et Ausone devant les autres.
J’ai eu l’idée de regarder sur les sites marchands anglais, surtout sur celui de mes amis (qui me notent rarement bien en primeur) et ces notes y sont affichées.
En tout cas, Valandraud a été plus heureux ici que lors de la dernière dégustation du Grand Jury Européen concernant les 2001 où mon vin fait du yoyo dans les 3 classements déjà effectués…
Visite d’américains de Las Vegas dont les sommeliers du restaurant Fleur de Lys du Mandalay Bay et du Craft Steak du MGM. En même temps, nous recevions un couple d’Allemands (lui architecte, elle dans le textile) qui avait gagné un séjour chez nous durant notre dernier voyage de promotion en Autriche, lors duquel ils avaient deviné nos vins à l’aveugle.
Visite de nos vignobles à Saint Etienne de Lisse, des chais, discussion sur le classement, nos voisins (Fleur Cardinale, Faugères, Rol Valentin, Fombrauge), discussion décontractée sur nos vins, notre histoire (qui plaît bien aux Américains) et repas à midi à la maison pour 10 personnes. J’ai heureusement pu faire une sieste de 15 minutes avant de recevoir un journaliste de la RVF qui fait un reportage sur les blogs.
Nous avons discuté d’un peu de tout : du classement de Saint Emilion (c’est d’actualité), des statistiques de Bertrand Le Guern, de l’évolution des moyens de communication, etc…
Dur d’avoir du temps pour gérer les problèmes de tracteur, de comptabilité, clients, assureur et d’avoir le temps de goûter nos premiers achats de Bordeaux 2007, de rire du commentaire de Colin Ferenbach (château La Vieille Cure à Fronsac) qui réagit en Franglais sur les stats de Bertrand… et voilà comment je pouvais répondre à Michel Puzio (Croix de Labrie) que je travaillerai (si je le peux) jusqu’à 100 ans et que je prendrai ma retraite qu’après…