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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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Articles RÉCents

17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 15:54

Parmi les « Wines of the year » distingués  dans le n° de décembre 2008 :

 

Highly recommended ****

Château Clément Pichon 2005 

Grillote, cherry. Very good expression of fruit, lots of red fruits. Fresh, elegant, modern. Lovele wine with sexy tannins !

2013-2018

 

Decanter Award *****

Chateau Valandraud 2005

Savoury, integrated perfume. Real attack and confidence. Lots of tannins but it’s ripe and hidden, with enough freshness. Dry finish.

2016-2029

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 17:54

Suite à un article que j’ai lu sur le blog de Jacques Berthomeau, j’ai commandé  (et reçu ) à la librairie de Saint Emilion ce livre que je conseille à tous ceux qui sont intéressés par ce grave sujet qu’est l’alcoolisme.

Le docteur Olivier Ameisen a écrit cet ouvrage au sujet de son alcoolisme et de la difficulté de s’en guérir.
Livre dur, sans concession mais surtout sans diabolisation de cette maladie, et sur la manière qu’il a utilisée pour s’en sortir.

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 14:20
 

J’ai reçu une bien belle bouteille de Fine Champagne 1858 car j’avais dit que celle déjà offerte par la même personne, avait été très bonne, très appréciée par mes amis et qu’hélas, je l’avais finie. Comment ne pas apprécier ce geste autrement que par un bon usage, et encore une fois quelle chance de ne pas faire un autre métier où les relations sont rarement aussi cordiales, voire amicales.

Rapide aller-retour à Rome avec nos amis pour rencontrer quelques professionnels du vin, restaurants célèbres, cavistes et surtout de grands amateurs et leaders d’opinion. Ce n’est pas une nouveauté mais il est difficile de vendre du vin de Bordeaux en Italie, sauf les Sauternes et les 1ers crus… Le champagne y fait des scores formidables, mais il est logique que vendre des vins rouges dans ce pays qui en produit d’excellents, ne soit pas évident.





Ce qui est sûr, c’est qu’il y a beaucoup de bons restaurants dans cette très belle ville dont chaque rue, chaque place est un musée ; sans doute la plus belle ville du monde.

Côté restaurants : le 3 étoiles La Pergola où nous avons été reçus de façon remarquable et surtout le Tullio (via S. Nicola da Tolentino) , très bonne brasserie – au point d’y avoir mangé 2 fois !

Le vin italien qui m’a le plus séduit ? Guado Al Tasso 2004.



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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 16:09

Qui a fait le succès de Pétrus ? Les Kennedy ou la Reine Elisabeth ?

Et celui de Le Pin ? Ce collectionneur de Thaïlande ou celui de Hong Kong ?

Hardy Rodenstock a –t-il fait le succès de l’Eglise Clinet  ou de Lafite Rothschild ?

Le classement 1855 ou Robert Parker font-ils le succès de tel ou tel cru ?

Pour Valandraud et son garage, est-ce Parker, Bettane ou bien les japonais ?


Allez savoir pourquoi un  vin devient une icône, le reste ou perd ce statut. On a bien des idées, des infos, mais si c’était si simple, ce serait largement reproduit, imité, copié. Pour autant chaque fois qu’un succès a été plagié, cela n’a fait qu’augmenter la crédibilité du précurseur et pas toujours le succès des « répliques », à l’exception de certains films ou livres, la déclinaison d’un premier succès est rarement suivie d’un second.

Pourquoi je parle de ça ? C’est parce que j’ai lu un grand commentaire, souvent très drôle et souvent vrai, sur le site La Passion du Vin à propos de Le Pin à Pomerol.

Pourquoi se poser cette question ? C’est de ne pas poser la question qui serait surprenant…

Qu’est ce qui fait le succès ? La qualité ? pas suffisant. Le talent du commercial ? pas sûr. La nouveauté ?

Dans le vin, ça se saurait.

Alors, quoi ?


C’est que ça m’intéresse pour notre cuvée « haut de gamme » Le 3 Marie que je réalise à Maury avec mes associés du Roussillon. J’aimerai bien un succès pour ce cru créé en 2004 et qui n’a, pour l’instant, pas sérieusement approché les étoiles du sud de la France, voire seulement du Roussillon !

Le 2004  totalement intello peut être une explication, mais pour le 2005 si explosif, si suave et déjà tellement bon et si facile à boire ? C’était comme si mes collaborateurs et nous, les propriétaires, devenions timides, complexés par ceux déjà installés, attendant je ne sais qui (Parker ?) ou quoi, le tilt, le coup de pouce.

C’est comme pour notre Maury : le commentaire incroyable de Michel Bettane nous fait juste commencer à prendre conscience de la qualité de ce Maury. Pour autant, à part Christian Dalbavie qui pense à le présenter aux USA à la place (soit dit en passant) de notre importateur qui est pourtant tombé à genoux devant ce vin avec ses collaborateurs lors de sa dernière visite à Maury, qui pense à le vendre, à l’acheter ?

 Même les gâteaux de Lopez ne font pas disparaître les stocks, alors ? Alors trop de vins, trop de bons vins ?

Ce serait un bon titre :Trop de bons vins chez Thunevin… voilà sans aucun doute ce qui ferait disparaître les stocks.

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 15:50
Nous y serons pour présenter Valandraud, La Dominique, Fleur Cardinale, Haut Carles, mais également Bad Boy ou Calvet-Thunevin.
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 14:06

Voilà ce que m’a demandé Caroline Decoster :

 

« Peut-être savez-vous que j'ai débuté un mastère en management des vins et spiritueux. Pour le cours de marketing, il nous a été demandé de nous adresser à 3 personnes pour un travail intitulé "Récits sur le vin" : Chaque personne doit nous raconter une rencontre, une anecdote, une sensation, une émotion, bref un moment particulier "autour du vin".

 

Ce récit doit être relativement court (une demie-page seulement) et doit permettre, à travers tous les documents recueillis, d'analyser quels sont les "non-dits" autour de l'évocation du vin. Par ailleurs, ce travail peut être anonyme ou non.

 

J'en ai parlé à mes beaux-parents qui m'ont indiqué qu'en tant que grand connaisseur de ce domaine, et rédacteur de votre blog, vous auriez peut-être des choses à raconter...

 

Je dois rendre ce travail dans un mois. N'hésitez pas à m'indiquer si vous n'êtes pas disponible pour cet exercice. Le cas échéant, je serais ravie de pouvoir recueillir votre récit. »

 

Vous pouvez constater que ça commence très fort dans cette école où l’on obtient un mastère en management vins et spiritueux.

En effet, l’élève doit demander à un « quidam » de faire son devoir….C’est mieux que de faire de la recherche, ou de copier de qui est déjà fait. Faire faire ses devoirs par quelqu’un d’autre.

Personne n’aurait pensé à me demander ce genre de chose lors de mes « petites » études.

 

Bon voilà, mais quoi ou que choisir comme histoire ?

 

Dans mon histoire et celle de Murielle, le fait le plus marquant a été cette bouteille de Pétrus 1955 bue en 1982 ou 1983 au bar restaurant Le Petit Prince à Montpon Menestrol pour fêter la vente du bar et la date de naissance de Murielle.

Cette bouteille, offerte par Monsieur et Madame Lisoir  de la part de leur patron (Jean Pierre Moueix) était une réponse à ma demande de débutant amateur de vin, alors employé de banque en charge des économies de ces clients du Crédit Agricole qui, pour améliorer leur retraite d’artisans boulangers, s’étaient fait embaucher comme employés de maison chez ce négociant-propriétaire très célèbre.

Jusqu’alors nous n’avions tous bu que du vin.

Du vin d’appellations plus ou moins connues, Bergerac bien sûr, Pécharmant, Bordeaux, Pomerol, Saint Emilion, Châteauneuf du Pape, Fronsac… Certains de ces vins étaient déjà connus à l’époque, mais voilà, cette bouteille (ouverte sans trop savoir ni sa qualité, ni son prix) servie à table sur un plat dont je ne me souvient pas, mais en compagnie de nos copains – copains de bar, gens  normaux buveurs de bière, de Ricard, de rosé de Provence -  et bien nous sommes tous restés « scotchés », tous surpris par ce vin sans doute bu dans des verres normaux. J’avais, nous avions tous ressenti une émotion, qu’il y avait là quelque chose d’autre … Est ce le vin qui fut responsable de cet émerveillement ? Est ce l’image de luxe et de privilège véhiculée par cette bouteille ? Est ce le fait que cette bouteille ait été offerte ?

Je ne sais plus trop, mais ce dont je suis sûr c’est que c’était bon, un régal, une gourmandise. Ce n’était pas du vin, c’était une révélation.

 

Nous avons tous signé cette bouteille et daté l’instant mais je ne suis pas sûr que nous ayons fait une photo. J’ai toujours cette bouteille vide, l’encre des signatures a disparu avec le temps et  l’étiquette fane doucement.

Depuis, nous avons eu la chance, le privilège d’en reboire,  jamais aussi bonne mais toujours avec émotion. Et dire que c’est cette bouteille qui nous a  fait prendre conscience de ce qu’est un grand vin…

 

Voilà donc l’histoire que Caroline m’avait demandée, mais j’en aurai plein d’autres : ces dégustations avec Philippe, Michel et Jacques Luxey, cette dégustation à Paris où j’avais offert une bouteille de Pétrus 1961 pour avoir le droit de participer à cette grande dégustation de 1961 et où j’avais classé Haut Brion 1961 premier, devant la Mission et Pétrus, encore lui.
etc..

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 10:12

Dans la même journée d'hier, visite le matin d’un photographe, doué,  pour illustrer un article à paraître dans la revue du Syndicat de Saint Emilion sur le thème de l’assemblage, ensuite 2 banquiers de la BNP, partenaires sûrs même en ces temps troublés, et nous avons bu Bel Air Ouÿ 2003 et La Dominique 2003 avec mes beaux parents.

Juste avant le repas, mon ami Jean Pierre L. m’a téléphoné pour me demander une visite du château La Dominique pour lui et ses amis. Et comme il n’est pas du genre à demander mais plutôt à donner, c’était un plaisir de lui donner satisfaction, et même de lui faire aussi visiter Valandraud.

Le soir, à la débauche, je croise devant mon bureau Alain Paillard et une amie. C’est  l’ami de jeunesse avec qui je travaillais dans ce  célèbre night-club Le Takouk, au Pizou (Dordogne) dont j’étais le DJ et lui le barman. Quelle époque !  Quelle jeunesse merveilleuse ! En tout cas, quels beaux souvenirs.

C’est Alain qui a fait que je me suis installé à Saint Emilion : il s’y était installé 2 ans auparavant et était propriétaire d’une épicerie qui marchait bien, alors que je cherchais quoi faire ma vie. Les premières années je disais, selon l’état de ma fortune et de mes soucis, que c’était « grâce » ou « à cause » de lui que j’étais venu à Saint Emilion.

Notre rendez-vous de l’époque, c’était au café Julien ou Chez Goulée où un petit plat ou un bon verre  était toujours offert à notre gourmandise par Francis ou Annie…

J’en ai donc profité pour les inviter à la maison, notre dernier repas pris ensemble remontait à l’anniversaire d’Edmond Broux à Montignac, et  après avoir bu du Virginie 2005, Valandraud 1997 et Bel Air Ouÿ 2003, nous sommes tous descendus au chai pour déguster quelques lots de millésime 2008 avec tous nos oenologues, stagiaires, responsables….

C’est avec le sourire que ces 2008  se goûtent pour savoir si l’on doit chauffer, refroidir, écouler … prendre toutes les décisions qui doivent se prendre en ce moment pour élaborer les meilleurs vins possibles.

 Je suis sûr que cela n’intéresse personne actuellement, mais nos 2008 vont être bons à très bons. Et ce n’est pas du baratin !

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:40
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:27

Hier soir, repas organisé à a maison par Murielle pour une journaliste coréenne accompagnée de son photographe (coréen) et d’une interprète qui fait des études artistiques à Bordeaux. Etaient présentes Patricia qui représentait Château Franc Mayne, Nelly pour Château la Clotte, Florence pour Château Fleur Cardinale, et moi pour ouvrir les bouteilles.


Blanc de Valandraud N° 1 millésime 2007 : une vraie bombe de fruits

Soupe de légumes façon vendanges (citrouille, etc..)

Fleur Cardinale  2003, pas carafé et servi dans de beaux grands verres Riedel : riche, puissant, mûr, réussite totale dans ce millésime paradoxal. Un vin fait pour le long terme.

Rôti de bœuf, haricots verts et gratin dauphinois

Château La Clotte 2001, tout en douceur, en finesse, très féminin et qui était diablement bon (j’ai hâte de goûter le 2008 qui sera sans doute l’une des réussite du millésime)

Brie aux truffes

Château Valandraud 1998 : c’est quand même l’un des plus grands millésimes de la rive droite, et le vin était particulièrement complexe, épicé. Une grande bouteille. Mais c’est moi qui le dit.

Gâteau aux poires, c’est de saison, avec quelques alcools dont un japonais et une fine Bordeaux.

 

Voilà, un repas bien sympa, sans chichi où les jolies coréennes ont fait honneur à la cuisine de Murielle et aux vins de ces femmes très impliquées dans leurs propriétés, pas seulement pour faire joli.

Est ce que les vins où les femmes interviennent sont différents ?

Je ne sais pas, tant le goût de Murielle pour les vins puissants est si différent de celui de Florence, Nelly ou d’autres. C’est comme chez les garçons, le terroir, le millésime, les goûts font des vins différents et c’est tant mieux.

Comme je l’ai dit à table, la chance de Bordeaux c’est d’offrir des vins de qualité et si différents qu’ils trouvent tous un public et qu’au lieu de s’opposer, cela permettait de se compléter.

Je me dois de préciser ici que Florence, prise par sont travail, avait oublié de rendez vous et avait déjà mangé. Elle a pourtant été capable de faire honneur à ce 2ème repas !

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:54
Le classement de la dernière dégustation du Grand Jury Européen est disponible sur ce site.
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