Deux gros articles sur Decanter :
- Premier sur le classement de St Emilion et ses procès, classés, pas classés.
- Le deuxième sur Peter Sisseck avec ce titre « THE ACCIDENTAL SUPERSTAR »
Deux gros articles sur Decanter :
- Premier sur le classement de St Emilion et ses procès, classés, pas classés.
- Le deuxième sur Peter Sisseck avec ce titre « THE ACCIDENTAL SUPERSTAR »
Avec Murielle, je reviens de 15 jours de déplacement, et étant aussi toujours nul pour écrire moi-même sur un clavier, le blog a été occupé, et plutôt bien si j’en crois les statistiques et les commentaires.
Avant de faire un petit commentaire sur mon voyage en Chine et en Inde, juste quelques réflexions sur ce qui a été écrit ces derniers jours.
1) Tout d’abord, merci à Lionel Lateyron pour son commentaire sur les 100 ans du Syndicat du négoce Libournais, même si on ne voit pas bien le menu et les vins bus !
Merci pour écrire que la liberté d’expression ne s’use que si on ne sert pas, et aussi pour le remercier de préparer, d’élaborer pour nous et avec nous la futur bouteille de Bad Girl 2008, crémant de Bordeaux, certe appellation peu, pas assez connue qui ne sert que de cadre (trop rigide ?) mais que l’on fera sans doute un petit plus connaître avec une communication plus CAVA CATALAN ou sparkling et en tous cas dans le goût de la fête, des paillettes et du champagne !
2) Merci à ceux qui lisent entre des lignes pour comprendre que même si je ne suis pas toujours exempt de reproche, j’aime ce que je fais et qu’aujourd’hui je suis fier de mon nom et pas des quolibets qu’il suscite, la preuve avec Bad Boy et mauvais garçon pour le marché américain (pour respecter le droit d’usage en cours dans ce beau pays démocratique).
3) Impôts et contrôle fiscal, suite au refus de prendre en compte notre point de vue par administration fiscale, l’avocat va passer à la vitesse supérieure et faire rappel au Syndicat des négociants, sans doute aux supérieurs de cette administration fiscale et sans doute aux politiques etc.
Je comprends bien qu’il faille payer des impôts, mais que l’on abuse de son pouvoir pour imposer ses règles, ça non !
4) Bruno Gueuning écrit ce que je dis depuis pas mal de temps, concernant « Le vrai travail et la spéculation » et le fait pour les vins de Bordeaux peuvent être toujours aussi attrayants. Il suffit de se balader pour s’apercevoir que les vins de Bordeaux, ce n’est pas que les 100 marques, comme si la France se résumait aux 100 familles !
En tout cas, merci pour les commentaires de l’ami Jean Noël Hervé du Château Moulin Haut Laroque, le voisin de Haut Carles, et ceux de François Mauss du Grand Jury Européen « François, je ne suis pas ombrageux, je suis parfois un peu soupe au lait, c’est différent ! »
Dégustations UGCB des primeurs 2008
Réservé aux professionnels et journalistes :
Madame, Monsieur,
Nous vous prions de trouver ci-dessous la liste des châteaux qui accueilleront les prochaines dégustations primeurs organisées par l'Union des Grands Crus de Bordeaux les 31 mars, 1er & 2 avril 2009 : UGC lieu de dégustation réservé aux professionnels.
- Château Figeac pour les Saint Emilion Grand Cru,
- Château La Conseillante pour les Pomerol,
- Château Smith Haut Lafite pour les Graves & Pessac-Léognan,
- Château Chasse Spleen pour les Médoc, Haut Médoc, Moulis & Listrac,
- Château Marquis de Terme pour les Margaux,
- Château Branaire-Ducru pour les Saint Julien, Pauillac & Saint Estèphe,
- Château Dauzac pour les Sauternes & Barsac.
Pour information, les inscriptions aux dégustations primeurs se feront sur le site internet de l'Union (www.ugcb.net) à compter du 16 février 2009.
Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.
et Dégustation BITURICA
Voilà ce que je reçois du Club Biturica :
Bonjour,
Nous revenons ves vous concernant la dégustation Primeurs du Millésime 2008 de l'association Biturica le
Lundi 30 Mars ( 14h - 19h ) & du Mardi 31 Mars au Jeudi 2 Avril ( 9h - 19h ).
Nous présenterons donc 23 Vins cette dégustation :
Les 9 Menbres de L'Association Biturica - Appellation Haut-Médoc -:
- Château D'Agassac
- Château Belle-Vue
- Château De Gironville
- Château Cambon la Pelouse
- Château Clément Pichon
- Château Mille Roses
- Château Paloumey
- Château Sénéjac
- Clos Du Jaugueyron
+ Les 14 Guest Stars :
- Château BelleVue De Tayac
- Château Caronne Ste Gemme
- Château Charmail
- Château Clauzet
- Château D'Escurac
- Château Fleur Peyrabon
- Château La Bessane
- Château Lilian Ladouys
- Château Maucamps
- Château Mille Roses - Margaux -
- Château Paveil de Luze
- Château Sérilhan
- Clos Manou
- L'Aura de Cambon - Margaux -
A cet effet, nous avons fait rédiger un communiqué de Presse qui sera diffusé
par email à plus de 1000 Contacts et par la poste à plus de 500 personnes.
Je viens de recevoir notre cotation Banque de France annuelle, l’entreprise Thunevin coté E4+, comment faire pour être noté E3++ ?
Le site buveurs d'étiquettes fournit plein de statistiques dans le style de Winemega.
Très utile pour se faire une idée .... des statistiques.
La situation passée et présente, ainsi que les projections de Jean Luc pour la vente du millésime 2008 en fonction de l’état de l’économie m’interpellent.
Avec le vin, revenons tout simplement à un produit de consommation. Ces produits là sont tellement moins sensibles à la volatilité des marchés.
Qui dit produit de consommation ne dit pas nécessairement produit galvaudé et « mauvais ».
En 2006 lors de la vente des vins de l’hôtel de ville de Paris un journaliste de l’AFP m’avait interpelé en me demandant ce que je pensais de la vente
Et je lui avais répondu qu’on était plus dans le domaine de la consommation mais bien de la spéculation.
http://tf1.lci.fr/infos/economie/consommation/0,,3345024,00-grands-crus-paris-sont-partis-prix-.html
A l’époque beaucoup de grands prévisionnistes
estimaient que les « nouveaux « consommateurs allaient vider la France et le marché du vin de ces stocks de vins. C’était sans compter la présence sous-terraine dans le marché du vin, de la finance mondiale
Qui, en quelques mois, a déversé dans le marché du vin quelques paillettes qui se chiffrent en milliards (puisque dans la finance en dessous de 9 zéros on ne prend plus en considération).
Il faut s’imaginer ce que représente 1 milliard dans l’économie des « grands vins « en France et là on mesure l’ampleur des dégâts. Cela correspond à 400 châteaux qui vendent chacun pour 2'500'000 de vins
En revanche 1 milliard pour la finance mondiale c’est une broutille.
La question avait été abordée avec Christian Moueix lors d’un déjeuné semi privé en juin 2007 mais le sujet avait vite été étouffé car il n’était pas dans l’air du temps. Il était de bon ton de penser qu’un russe ou un asiatique était capable de puiser dans son portefeuille une dizaine de billets de 100 $ pour se payer une bouteille d’un cru exceptionnel.
Etant marié depuis 24 ans avec une femme Singapourienne ( et j’ai souvent voyagé à S’pore) j’ose dire que certes, ils ne refusent pas un bon verre de vin mais de là à dépenser des sommes considérables représentant plusieurs heures de travail pour se délecter d’un des meilleurs nectars de France ce n’est pas gagner d’avance !......
A moins d’être en société et d’avoir de bonnes raisons de vouloir se mettre en évidence.
Je te l’avais déjà dit Jean-Luc, Vous propriétaire de grand renom, allez incognito à l’étranger et observez la consommation de vin. L’information que vous remontent les négociants est biaisée à cause du système des allocations qui favorisent celui qui raconte aux propriétaires une belle histoire…
Je vous comprend ; c’est tellement agréable et bon pour l’égo de se faire caresser dans le sens du poil !
Cela n’enlève rien aux efforts considérables que les châteaux font pour produire des vins de très haute qualité mais c’est dans l’approche du marché qu’il faudrait changer les mentalités. Le client final n’est tout simplement pas un pigeon et à ce titre je cautionne l’article de la Revue des vins de France qui met en évidence le coût de production des vins et des grands crus. Rare sont les clients qui reprochent à un intermédiaire de gagner sa vie si tant est que son travail correspond à une marge normale et un travail accompli (conseils, logistiques, etc.)
J’ai récemment fréquenté un épicurien, accessoirement économiste et professeur de marketing à l’université qui me disait sa désolation d’apprendre que peu de gens gagne bien leur vie dans la filière vitivinicole (toutes gammes de produits confondus) et qu’à ce titre d’ailleurs un laboratoire Australien de recherche en marketing se penche sur la question. Même si je n’ai pas encore approfondi le sujet il est une évidence ; c’est que la part émotionnelle dans le vin est tellement forte que les métiers du vin attirent des riches retraités ou financiers de tous bords désireux de se mettre un peu au vert ou au « rouge »…et dont la rentabilité de l’activité vin est accessoire. Cela fausse complètement les données de rentabilité dans la profession. Le créneau des vins bas de gamme génère d’ailleurs davantage de profits (en tous les cas pour le commerçant) parce qu’il n’est pas soumis à la même émotion que les vins les plus sophistiqués. Pour que dure le commerce du vin et la production il est urgent de mettre la rentabilité « raisonnable » en évidence et que le revenu d’une activité dans la filière vitivinicole corresponde à un vrai travail et non et à une spéculation. L’offre et la demande des consommateurs et l’intervention de la presse spécialisée se chargera de faire la différence dans les prix. Aujourd’hui une banque peut vous annoncer un taux hypothécaire de x % et vous signaler que sa marge est de y % variable en fonction de divers critères. On peut comprendre la place de Bordeaux ou tout autres formes de distribution mais en tous les cas jamais l’opacité dans le fonctionnement. Ton blog contribue à une vision plus claire qu’on peut éventuellement ne pas partager mais il a de temps à autre l’intérêt de poser des questions très pertinentes
Pas de soucis les consommateurs de bons Bordeaux sont toujours vivants, ils adorent les vins que seul Bordeaux est capable de produire mais SVP un peu de respect pour le client final.
Au bout du compte et dans quelques années c’est toute la filière qui en sortira gagnante. Même si tous les 5- 7 ans le même manège revient, le monde des consommateurs aspirent à plus de régularité
dans la distribution.
Je viens de passer cette dernière semaine avec Jean-Luc et Murielle a Shanghai pour le lancement de Bad Boy et pour rendre visite a nos clients. Ce fut un vrai plaisir. Un tandem de choc ; un mix de douceur, d’humour, d’énergie et de professionnalisme. De quoi vous rebooster pour plusieurs mois.
Entre les différents meetings avec la presse, direction le Park Hyatt de Shanghai pour une dégustation avec Jean-Marc Nolant (Sommelier du Park Hyatt), Vincent Landais (sommelier de French Touch International), Jean-Luc, Murielle et moi-même.


Le Park Hyatt est une petite ou plutôt grande merveille du haut de ces 495 mètres. Un melange du luxe avec des lignes pures, sans fioritures, de modernité, de matériaux nobles. Et une vue sur tout Shanghai.
Le restaurant est a l’heure actuelle le plus haut du monde, avec une des plus belles cartes des vins de Chine. Pas de Chateau Valandraud pour l'instant mais cette absence sera corrigée très prochainement.
Mes délices de ces derniers jours :
L’incontournable : Château de Valandraud 1999
Mon coup de cœur : A nos amours blanc , 2005, 100% muscadelle.
Travaux de construction, réparations, ravalements, peintures… Tout le village est transformé en chantier : Il faut se dépêcher avant que les touristes ne reviennent au printemps.
Il reste quelques maisons à vendre, à rénover, ce sera du travail assuré pour les artisans qui sont heureux de pouvoir compter sur cette jolie ville pour assurer des heures de travail en ces temps incertains !
Même chez moi la façade du garage de Valandraud est en train d’être ravalée, et les peintres seront à l’ouvrage d’ici cet été.
La question est : quelle couleur ? vert romarin ou gris bronze ?
Je viens de finaliser 2 contrats de travail : 1 pour une responsable de boutique (Carlos voulait s’essayer au négoce et faire des animations chez nos clients. Il prospectera également le Brésil, le Portugal…)
L’autre contrat est plus spécifiquement destiné au marketing et au commerce des vignobles Fayat, de Château de Carles et un peu aussi de Château Fleur Cardinale.
Nous avons des commandes tous les jours, beaucoup dans la catégorie des vins de 5 à 20 euros. Un peu aussi dans les vins chers. Le seul problème c’est les retards de paiements de quelques bons clients, mais cela devrait rentrer dans l’ordre bientôt.
J’ai récemment reçu un livre de la part du Bureau de courtage Les Grands Crus.
Un très beau livre, très utile et sérieux quant aux articles et infos qui nous concernent, et dont le titre est : "10 ans de l’histoire du marché de crus classés de Bordeaux."
Le passé peut-il aider à prévoir l’avenir ?.... encore cette obsession du temps !
Seulement 800 exemplaires pour cet ouvrage, destiné aux acteurs de la place de Bordeaux (le mien porte le numéro 248)
Quelques portraits, des chiffres et les contributions remarquables avec celle de Pierre Marie Chauvin, Jean Michel Cazes ou Stephen Browett pour ne citer que ces 3 là (et je n’oublie pas la contribution de Mme Caroline Decoster).