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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 09:54

Hier à midi, dégustation de la demi- bouteille d’Yquem 2002 offerte par le château à tous ses clients négociants, acheteurs et vendeurs de ce millésime.

C’est avec plaisir et curiosité que nous l’avons tous goûté et la demi-bouteille a pu faire plaisir à une dizaine de personnes. Ce 2002 était superbe, gras, long, équilibré, léger, parfait. Et cette bouteille était bien meilleure que le 1997 goûté il y a quelques jours.

 La nouvelle direction privilégie un style qui me semble plus pur et plus aérien, en tout cas, avis partagé : c’était très bon !

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 11:27

Le 30 juillet dernier, à propos de mon BIB Présidial, Olivier, jeune œnologue en formation à Montpellier, faisait ce commentaire

Bonjour,       
pensez vous vraiment que c est le BIB qui va sauver le vin francais en ces temps de crise majeure? Ne pensez vous pas que maintenant, il y a 2 types de vins: les vins pour manger et les vins pour boire (ou deguster) ?

Cordialement
un jeune oenologue en formation a Montpellier

Ce genre de question n’appelait pas de réponse puisque la réponse était dans la question.

Mais, comme je suis revenu par hasard sur ce  passage concernant le BIB, on pourrai faire un jeu de mots à sauce locale anti-nouveau monde, anti-Parker et dire qu’il y a des vins  si concentrés qu’il n’y a pas besoin de manger et des vins si  faits à l’ancienne que l’on se demande pourquoi ces vins sont si difficiles à boire et à vendre à la plupart de nos clients. Tant il est vrai que c’est une question de culture, d’éducation… Les cuisses de grenouille sont un met raffiné pour nous et tout simplement fait pour faire vomir nos amis anglais.

La crise du vin est due à beaucoup de facteurs différents qui, hélas, ne font qu’accélérer le drame d’un viticulteur « has been ». Il ne s’agit pas là de savoir si  les types de vin  disponibles sur le marché sont responsables puisque autour de moi je vois bien que même des vins à problème trouvent des clients, mais cela tient souvent au charisme du propriétaire  qui peut , par exemple, faire passer un goût végétal pour de la typicité, des TCA pour un goût de cave, voire de terroir, mais qui mettra beaucoup d’énergie pour vendre ; alors que si son vin était pur, il serait vendu sans trop d’efforts.

Et pour Patrick Essa, d'autres photos plus parlantes de "taille courte" :

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 15:53

Mise en marché de notre petite allocation d’Yquem 2002 et de  Y 2004. Je dis petite car elle n’a pas pu satisfaire les demandes de nos clients pour Y et en ce qui concerne Yquem  bouteilles 75 cl et double magnums .

A la fin du deuxième jour, il nous reste seulement 12 magnums, 2 Impériales et 144 demies d’Yquem.

Ce vin est désormais une icône commerciale, en effet, auparavant la distribution de ce vin était très centralisée, l’ouverture commerciale amenée par Pierre Lurton nous a permis d’être un des distributeurs de ce grand vin. Je suis sûr que la multiplication des distributeurs a ouvert de nouveaux marchés.

Vive Yquem 2002 !

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 16:07

La semaine dernière, Aurélien s'intérrogeait sur notre définition de taille courte, voici un élément de réponse   :

 

 

 

 

 

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 12:11

Vendredi 10 mars

 

 

1er journaliste d’importance à venir goûter quelques uns de nos 2004 et de nos 2005, Mr Jean Marc Quarin a pu déjà avoir un avis sur nos 2004 avant mise : Virgnie qui sera mis en bouteille en juillet/août et Valandraud en novembre/décembre . Les 2005 commencent à bien se goûter et nous sommes en train d’élaborer nos sélections qui seront les plus conformes possibles à ce que  le vin sera  dans 18 mois.

C’est là toute la difficulté des dégustations des échantillons primeurs par nous ou par le critique qui doit juger ce qu’il goûte et anticiper par expérience ce que donneront les vins en bouteille en gardant en tête le sérieux du nom du propriétaire.

Pour cette occasion, j’avais invité Philippe Fezas (le responsable de notre tonnelier leader Seguin Moreau), Alain Vauthier d’Ausone – Moulin Saint Georges et Fonbel, Michel Puzio de Croix de Labrie et Mr François Audouze, grand amateur de vins anciens. Voici ce que l’on a pu  boire ou goûter à table avec pour mon goût perso les vins que j’ai préféré qui sont soulignés :

Moulin Touchais 1959 Coteaux du Layon

Fargues 2002   Sauternes

Yquem 1997 Sauternes

Tirecul La Gravière 1997 Cuvée Madame
Ausone 2002 et 1949

Rouget 1962

Croix de Labrie 2000

Valandraud 2001

Valandraud 2002

Valandraud 2003

Cognac Fine champagne Jean Halley 1858

Chiroulet Blanc 2005

Blanc de Valandraud  2005

 

 

Le repas a été très très animé avec des avis très tranchés sur tous les vins vieux et de mon côté j’ai eu droit à une analyse de l’impact de Valandraud/Thunevin sur le monde du vin et en particulier à Bordeaux. Avec cette question tellement simple qu’elle résume un peu ma vie :

Après avoir fait des vins abordables, délicieux de suite , bons à boire, pourquoi aujourd’hui faire des vins plus austères, si concentrés ? Pourquoi choisir cette voie de vins compliqués à comprendre ?

 Les remarques étaient plus complexes que je ne l’écris, mais ça résume un peu cette soirée.

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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 14:24

Pour nos lecteurs anglophones, ci - dessous le lien permettant d' accéder à l'article que John Ward Anderson a écrit suite à la visite qu'il nous a rendu très récemment :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/03/09/AR2006030902094.html?referrer=emailarticle

 

Bonne lecture !!

 

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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 17:36
Bonjour à tous nos amis japonais!
 
Après le voyage aux Etats-Unis et au Canada, me voilà de retour dans les vignes!
La taille continue et est presque terminée.
 
J'espère que ce blog nous rapprochera de tous les amateurs de Chateau Valandraud
et de bons vins en général!
 
A bientôt.
 
Murielle Andraud
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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 10:27

Hier, grosse journée

 

 

Dégustation au bureau avec Cécile, Caroline, Catherine et Gilles :

 

 

1 /Un Bordeaux Supérieur amené par une collègue employée dans un négoce ami : il s’agit du vin de son frère, hélas pas à notre goût. Vin moyen, dilué, manquant de charme, de maturité, ne correspondant pas du tout à notre gamme, que je définirai comme plus « moderne ».

2/ Une série de vins du Médoc 1999-2000-2001, vinifiés par un pied-noir qui vinifie des raisins très très mûrs, ce qui fait que ses vins sont un peu « décadents », très souples, un peu usés, dans un style ancien mais qui peut correspondre, selon moi, à une clientèle qui n’aime pas les vins jeunes, ni trop noir, ni trop extraits. Je dois dire qu’ils n’ont satisfait que moi, mais j’ai un peu plus de recul quant au goût de nos clients.

3/ La gamme envoyée par un négociant du sud, ami de Thomas Duroux. Les 6 vins sont et correspondent à un goût et un style qui signe fortement ce négoce-éleveur à la Bourguignonne.

Belle présentation, style chic « australien ». Ces bouteilles ne m’ont été envoyées que pour faire connaissance, et en tout cas, c’est très différent de ce que j’achète et que je fais avec entre autres Jean Roger Calvet et ses amis de Maury.

 A midi , Rémi Dalmasso mon maître de chai-œnologue et moi même, étions invités à déjeuner par un de nos fournisseurs de barriques, dont je suis content : il s’agit de Radoux. Je suis content d’avoir insisté pour manger à Plaisance : le repas à 32 euros était tout simplement remarquable, avec un Cornas  1999 de chez Tardieu-Laurent. Ma foi, notre métier est des plus agréable ! Surtout qu’à côté de nous, un producteur de Champagne, Henri Giraud, nous a fait découvrir son 1996 élevé en fûts de chêne, tout à fait mûr et en tout cas pas oxydatif et vraiment bon.

 

 

L’après-midi, 1ère dégustation avec Rémi et Jean Philippe Fort pour notre 1er assemblage de 2004 avant mise et 2005 avant présentation au négoce et aux journalistes.

Hier le temps, ou mon cœur, était optimiste. Je crois que pour ce qui est du millésime 2004, Patrick Essa, Hervé Bizeul et Bernard Burtschy ont raison : Valandraud 2004 est en train de perdre son austère gangue tannique  pour se civiliser  chaque semaine un peu plus et devenir une bombe avec bien sûr pour lui la nécessité d’être goûté après quelques années.

Pour le 2005, vous le savez depuis le début, tout Bordeaux a réussi, et c’est bien, très bien, incroyable, mais c’est une autre histoire. Je ne sais pas si nous serons dans les tout-premiers puisque je n’ai pas encore goûté la centaine de vins qui comptent à Bordeaux, et si j’en crois les pronostics des uns et des autres, les 5 étoiles, les 18/20 et les 95 points vont être distribués à foison.

 

 

Ensuite, avec quelques collègues,  visite et  dégustation  à Beauséjour Duffau où nous avons refait la dégustation de la RVF, et si 2002 était conforme à son statut et au goût du millésime, les bouteilles de 2000 ne m’ont pas été trop satisfaisantes, et je voudrai bien en re-goûter une autre pour voir. Pour ce qui concerne le 1995 , alors là, je ne comprend pas la RVF ! Nous n’avons pas goûté le même vin ou la bouteille avait un problème, car je pense que  1995  est remarquable et l’un des grands vins du millésime. Et Jean Michel Dubos me dit que le 1998 est supérieur, donc je pense qu’il serait intéressant  pour le château et le RVF de re-goûter les10, 20, 30 ou  40 derniers millésimes de Beauséjour Duffau. Mais en tout cas, je peux vous dire que leur 2005 sera l’un de mes favoris pour le titre de meilleur vin de cette grande année.

 

 

Pour finir, le soir avec Murielle, qui elle n’avait rien bu de tout ça, j’ai ouvert une demi-bouteille de Croix de Labrie 1999 , bien mûr, bien noir, bien complet.  Ce vin était simplement là pour exorciser les commentaires faits l’après midi par un des professionnels sur « ces vins noirs qui ne correspondent pas à Saint Emilion, de goût trop américain, trop body-buildés, qui ne tiennent pas leur promesses, patati patata…. Je défends mon goût  et celui du voisin n’est pas le bon, il n’y connaît rien, moi je suis un grand professionnel et les autres devraient rester à leur place, travailler ne sert à rien, hériter c’est mieux… Mais que diable venez vous faire là ? Laissez nous entre nous, entre gens de bonne compagnie… »

Et bien moi, je suis un démocrate, j’aime la diversité et je peux aimer l’élégance d’un mannequin et les formes épanouies d’une belle inconnue.

C’est la vie.

 

 

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 17:53

Cette année, chez nous, à Valandraud, dans le chai « historique » au cœur du village, nous tiendrons un festival « off » particulièrement intéressant cette année.

Aux côtés de mes amis de Vega Sicilia ou Pingus, j’aurai le plaisir de d’avoir avec nous pour la première fois Alain Brumont et ses célèbres Madiran.

 

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 14:47

En lisant Le Point qu’Alain Vauthier me passe chaque semaine (moi, je lui passe L’Express), mon attention a été attirée par un tout petit article intitulé « Apprendre à s’aimer ». Je ne sais pas si j’ai bien compris, mais voilà ce que j’ai retenu : si l’estime de soi permettrait d’être heureux, la sur-estime de soi est  responsable de nos difficultés à être heureux.

En clair, il faut s’accepter comme on est : imparfaits, libres. Et nous serons heureux.

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