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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 15:53

Il reste moins de dix crus à mettre en marché par la place de Bordeaux. Je ne sais pas combien cela fait de bouteilles, ni de dollars, mais cela doit être considérable. 

 

Tout le monde communique sur les prix des vins. Il est vrai que des hausses de 330% comme celle de Larcis Ducasse, ne manquent pas d’attirer des commentaires courroucés. Les mêmes d’ailleurs, ne faisaient pas autant de bruit en 2004 où ce vin avait été mis en marché à 14 euros.  

 

L’équipe Stéphane Derenoncourt et Thienpont va devenir une martingale gagnante, surtout si Robert Parker met des notes supérieures à 95 points.

 Ce que je compare pour ma part, c’est la différence avec les millésimes anciens réussis et le prix des bouteilles encore sur le marché. Mais même cela ne donne aucune indication, puisque l’on peut trouver des grands vins renommés avec la note et disponibles, beaucoup moins chers que ces 2005 !

Chacun sait bien qu’en 2006 le réveil sera douloureux, sauf que baisser de 50% après avoir monté de 100, rend la chose plus supportable.

Ce week-end, déplacement à Barcelone pour rencontrer un de nos amis qui avait organisé une dégustation de nos vins pour des amateurs français expatriés semblant heureux de travailler à Barcelone.

 Retour par Maury pour l’événement culturel de l’année  sur la place du village sous les platanes : chansons un peu intellos, nourriture Bio, un peu surréaliste, mais Dali n’est jamais très loin…

 Dimanche, repas de midi au bord de la plage avec la famille Montagné ; petit rosé sympa, nourriture de qualité et vue sur la plage, les naturistes à côté tranquillement en train de bronzer.  Murielle a conduit pour le retour, moi je n’en pouvais plus de fatigue. 

Aujourd’hui, mise en marché de La Dominique dont la qualité retrouvée va, je l’espère, permettre sa réussite. Le prix est moins élevé qu’en 96/97/98/99/2000/2001, mais personne ne va s’en plaindre !

 Sinon, Valandraud sera mis en marché avant la fin du mois.

 

 

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 16:18

Le 12 sortie de Clos Saint Martin, Grandes Murailles, Grand Puy Lacoste, Haut Bages Libéral, Issan, Lynch Bages, Magrez Fombrauge, Montrose, Pape Clément rouge et blanc, Pontet Canet, Rauzan Segla, La Sérénite, Smith Haut Lafitte rouge et blanc, La Gomerie, Beauséjour Bécot, Haut Brion, Mission Haut Brion, La Tour Haut Brion, Bahans de Haut Brion et Franc Maillet, Franc Maillet Jean Baptiste, Gachon, Vieux Château Gachet, Beau séjour Bécot. Il en reste encore 50 à sortir.

 

 

Ce n’est pas écrit mais on doit offrir en priorité les allocations reçues  au prorata à nos clients fidèles du millésime 2004, sous peine de perdre leur confiance, et c’est bien, le moins que l’on puisse faire pour les clients du bon, mais pas spéculatif, 2004 !

 

 

Pour se remettre, et bu avec plaisir 2 bouteilles échantillons : 2005 Fargues (une gourmandise) , et Clinet : pas bu aussi bon depuis longtemps, mais je crois que je dis ça depuis 3 ou 4 ans !

Le blog sera en suspens pour quelques jours... Trop de travail !

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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 17:02

Beau courrier de Christian Delpeuch qui refuse une prolongation de son mandat de président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux.

Malgré son ton volontairement optimiste, j’y vois , moi, des signes d’un écoeurement  face à la bureaucratie à la française.

Penser que nous sommes incapables, malgré la crise, d’offrir un espace de liberté seulement par la création d’un vaste vin de pays de France, qui saurait répondre à la concurrence mondiale avec presque les mêmes contraintes, et que l’on ne me dise pas que cela va gêner les grands vins produits en AOC et reconnus comme tels !

Le client de Corton-Charlemagne ou de Saint Julien n’est pas le même que celui de Fat Bastard ou de Red Bicyclette. Celui qui  m’achète du Presidial peut aussi acheter un Clos Badon, ce n’est pas pour le même usage.

Bon Dieu, je crois qu’un Christian Delpeuch va nous manquer.

 

 

Côté Primeurs, les gros calibres sortent  avec des hausses de 50 à 100 % par rapport à 2004, qui lui même était moitié prix de 2000 ! Cela veut dire que pour l’instant, le millésime 2005 se vend plus ou moins cher que 2000, les pourcentages de toutes sortes ne remplacent pas une bonne info. Le monde s’est enrichi et a les moyens d’acheter « cher » ces grandes marques. Seul bémol : l’évolution des places boursières et du dollar (- 30 % par rapport à 2000 !)

 

 

Dimanche, avec Pierre et Sylviane , 2 bouteilles à midi avant une sieste réparatrice : Domaine Leflaive  1998 Clavoillon  Puligny Montrachet 1er Cru, mûr à point ; et un Saint Joseph Reflet 2003 de François Villard un peu trop jeune et encore fermé (Gilles du Pontavice a ouvert lui le 6/06/2006 12 bouteilles de 1966, moi je n’en aurai ouvert que 6 !)

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 14:51

Sortie hier de Fleur Cardinale 2005 : 70 000 bouteilles vendues en 30 minutes au négoce bordelais et avec Fonbel et Moulin Saint Georges fait la preuve que Saint Emilion peut être capable de créer de bonnes marques et ce, pour tant soit peu que les propriétaires travaillent un peu et n’oublient pas que faire du bon vin n’est que le minimum nécessaire, mais que la prise en compte des clients dans le choix d’un rapport qualité-prix accepté reste l’essentiel.

Tous mes clients veulent plus de Talbot, de Lagrange, dans la liste de ceux qui marchent pas mal aussi : Clerc Milon et Armailhac, et sur beaucoup de tarif en France et à l’export on peut lire « sold out ».

Un grand bureau de courtage me dit que déjà plus de 350 marques sont sorties avec une réussite d’environ 80 % et qu’il reste encore 70 grandes, grosses marques à venir.

Un petit bémol, un de nos clients américain et certains européens ne sont pas convaincus par les prix qui se doivent d’être avantageux pour susciter un achat primeur. La GD française est très prudente, mais à part ça, je n’ai jamais vu autant de copains me demander ces grands vins cette année, et ça tombe bien puisque ça correspond à un anniversaire de mariage… l’année de naissance ou la création de cette nouvelle cave et tous ces prétextes que je n’avais pas entendu depuis 2000 pour essayer d’avoir à bas prix ces icônes, placement hautement spéculatif pour bon père de famille ?

Pour finir la journée d’hier, interview par le journaliste et le photographe du magazine « Notre temps » (1 200 000 lecteurs de plus de  50 ans, ceux qui ont des loisirs et de l’argent). Je leur ai fait goûter Presidial 2003, Calvet Thunevin Cuvée Constance 2003 et Virginie de Valandraud 1999. A la question où faut-il investir dans la vigne aujourd’hui ? J’ai choisi de parler du Roussillon, terroir magnifique et potentiel énorme.

J’ai acheté le Gault et Millau pour lire leur spécial vin et comme quelques uns de mes amis, je suis déçu de ne pas y trouver cette année des « vins-découvertes » à prix angélique.

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 10:29

J’achète et je vends, et je réserve même certains produits à la GD car je serai content de les avoir comme clients pour le 2006.

Donc c’est vrai, la GD pourra proposer quelques 2005 au prix de revente conseillé sans tenir compte de l’inflation made in USA .

Bien sur que les USA ont bon dos, comme si les propriétaires n’ étaient pas capables de dire ubi et orbi , et bien sûr à la place, que leur vin est déjà pré vendu à des prix dont nous, pauvres innocents, n’avons même pas idée.

Oui, mais voilà, des fois ça casse.

C’est déjà arrivé, même cette année, à un cru de changer de prix à la baisse car la vue et l’oreille du vendeur n’avait sans doute pas calculé le différentiel euro/dollar.

Clos Badon, vendu depuis le 1er millésime (1998) par moi-propriétaire entre 15 et 19 euro, s’est bien vendu, même en 2004… et bien sur en 2005.

Valandraud 2004 s’est vendu plus difficilement  à moins de 100 euros, mais le 2005 pourra sans doute se vendre plus facilement à moins de 200 euros. Chercher à comprendre ce qui fait de tels écarts ? Pour le 2006, vous aurez la réponse : ce sera moins 50 %, presque sûr .

Il ne s’agit plus de vin mais de valeur spéculatives.

Présidial 2005, au top du top cette année, sera vendu en France à moins de  6 euros !

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 11:19

En plus d’une visite de Thanos avec 1 propriétaire grec et son œnologue, côté négoce : sorties de Boyd Cantenac, Fombrauge, Grands Chênes, Phelan Ségur, Tour Carnet, Tour Figeac, Moulin Saint Georges et Prieurs de La Commanderie.

Plus le remplacement de Valérie Hodent pour le poste à Clément Pichon, quelques coups de fil aux avocats pour le classement, aux notaires pour un achat et voilà … le temps file et c’est bien !

Le soir, un sommelier anglais et son épouse, travaillant à Tokyo (Conrad), nous ne pouvions pas repartir sans une petite visite, dégustation et repas où nous  avons pu goûter un échantillon d’un grand vin argentin donné par Fakorellis.

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 10:10

 René Gabriel n’est pas content du prix de Prieuré Lichine  2005, il le dit, il l’écrit. Il est le deuxième « gros » importateur, avec un américain, qui râle sur ces prix qu’ils ne comprennent pas, surtout par rapport au disponible existant des 2000 !

Cela me rappelle les refus sur les prix de Lascombes ou Pavie qui ont eu lieu lors du changement  radical opéré par les  nouveaux propriétaires en terme de qualité et de quantité.

Dans le cas de Prieuré Lichine, la propriété fait de gros efforts depuis quelques temps et la note Parker permet aux propriétaires d’en récolter enfin les fruits.

Il n’empêche qu’au même moment, l’augmentation de Duhart Milon, Lagrange et les autres n’a pas eu le même écho . Pourquoi ? Va savoir.

Sur Chateauonline, je me suis amusé à regarder les mains de tous des propriétaires qui parlent du millésime 2005… Instructif !

 

Est-ce que le 6.06.2006 sera la journée du diable ? On peut ne pas y croire, mais passer sous une échelle peut s’avérer dangereux, alors pourquoi tenter le diable  (et le pot de peinture) ? Moi, je suis un peu immunisé : je suis né un vendredi 13, jour de chance indiscutable pour moi.

Les vendanges 2006 d’ici 4 mois, et si ça continue on va pouvoir vendre en primeur du vin presque livrable… Telle est la nouvelle façon de faire les ventes à Bordeaux , moi y compris.

Aujourd’hui toutes les notes sont données, tous les clients sont prêts, mais voilà, il manque l’essentiel : le prix du voisin, sachant que s’il fait bien ou mal son affaire, cela pourra nous informer pour notre propre cas. Puéril ? Oui. Moi, je ne fais attendre qu’une fois tous les 5 ans, sinon, je préfère être un leader plutôt qu’un suiveur. Mais cette année, je préfère attendre jusqu’à la Saint Glin-Glin, plutôt que de faire une connerie comme en 1998 ou 2004.

Attendre, voilà le secret d’une vente réussie à Bordeaux, enfin, c’est ce que l’on croit…jusqu’à la preuve du contraire.

 

 

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 13:50

Je me demandais pourquoi et comment j’avais eu la chance et le crédit pour acheter Château Bellevue de Tayac à Soussans, appellation Margaux.

J’ai peut-être la réponse,  si j’en crois l’un des tracés envisagés pour faire une rocade de contournement de Bordeaux par le Médoc. En fait mes vignes (qui sont sur un bon terroir de graves) peuvent se transformer du jour au lendemain en belle route et mes belles vignes se métamorphoser en autoroute à 4 voies.

Je compte sur mes collègues pour renvoyer ailleurs ce contournement, mais je comprends bien que personne n’aimera voir ce projet se réaliser sur son terrain, même si il n’y a que des pins maritimes. C’est toute la problématique de l’intérêt privé par rapport à l’intérêt public.

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 09:01

Hier Mercredi, mise en marché par l’intermédiaire de 2 courtiers et dans la proportion de 80/20 des 115000 bouteilles du Château Clément Pichon 2005  Haut Médoc Cru Bourgeois Supérieur des Vignobles Fayat.

Aujourd’hui jeudi, la totalité de la récolte est vendue au négoce bordelais et le consommateur trouvera le produit entre 15 et 20 euros TTC en magasin en 2007 !

Les courtiers et le négoce sont en train de réaliser ces jours –ci la plus importante mise en marché de vins de tous les temps, car entre la multitude des offres, le volume et les prix, les statistiques vont encore fausser l’image de Bordeaux, avec d’un côté ceux qui marchent (les grandes marques et les vins bien notés par la critique avec l’hégémonie du Wine Advocate de Robert Parker) et les autres, qui représentent 90 % , et qui ont plus de mal à trouver preneur, et ce, à des prix rarement rémunérateurs.

C’est la première année que je vois des vignes arrachées pour cause de prime d’arrachage, conclusion malheureuse d ‘une crise plus grave  qu’il n’y paraît. Ces 2 mondes ici ont rarement été aussi éloignés, et personne n’en sortira indemne. Le temps que les marques de négoce à Bordeaux prennent le relais, la crise sera consommée.

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31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 14:53

Depuis hier, en plus de mon activité de négoce, avec cette foutue campagne primeur qui avance lentement, avec des sorties devins dont j’apprécie  les propriétaires comme Le Gay, Malartic Lagravière, Rol Valentin, Ballestard La Tonnelle, Croix de Beaucaillou… J’ai également mis en marché Haut Carles 2005 de Château de Carles. Cette sélection parcellaire existe depuis longtemps, c’est Robert Vifian qui m’avait le premier fait goûter ce vin. Malgré ce que l’on peut penser (de négatif , quant à mon « succès »), je crois être assez sentimental et fidèle en amitié. C’est donc avec plaisir que j’assiste les propriétaires depuis 3 ans pour leur mise en marché et depuis peu, une tâche plus complète m’a été confiée.

J’ai bien de la chance d’avoir avec moi des gens compétents : Christian Veyry, Mr Dosso, l’équipe déjà en place et également le très nécessaire Guillaume Quéron, qui ne seront pas de trop pour faire que Haut Carles et Château de Carles fassent partie des crus reconnus,  et au moins atteindre l’équilibre financier , ce qui serait la moindre des choses pour les propriétaires-gérants,  Constance et Stéphane Droulers (banquier à la ville).

 

 

Autre tâche encore plus difficile, l’embauche d’une assistante pour gérer le Château Clément Pichon et les relations Vignobles Fayat / Groupe Clément Fayat.

Et René Gabriel a publié ses notations sur Pomerol et Saint Emilion sur le Weinwisser (magazine en langue allemande). Comme d'habitude, beaucoup de travail, et qui a son importance pour les marchés allemand, suisse et autrichien.

René a quelques coups de coeur avec Château Lafleur à Saint Emilion, Château Lussac, Clos  Puy Arnaud Valette, Pavie, Bel Air, Clos l'Eglise et Lafleur à Pomerol, enfin Bellisle Mondotte et surtout Ausone avec 20/20.

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