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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:40
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 11:07

En attendant le résultat des élections américaines, la fin de la récession, le retour du beau temps, le paiement par mes « amis » ( ?) de leurs factures impayées depuis 2 ou 3 ans, voilà de quoi me réjouir :  le chiffre d’affaire des Ets Thunevin  des 10  dernières années.

 

Il reflète toutes les activités : négoce, propriétés, exclusivités et consulting. Malgré la progression de ces chiffres, je suis toujours à la recherche de trésorerie, les investissements à rembourser  et la progression des ventes et donc des encours stocks et clients qui sont avides de trésorerie.

1999 : 7 000 000 €  (livraison du 1996)

2000 : 6 500 000 €  (livraison du 1997)

2001 : 10 000 000 € (livraison du 1998)

2002 : 12 000 000 € (livraison du 1999)

2003 : 17 000 000 € (livraison du 2000)

2004 : 10 000 000 € (livraison du 2001)

2005 :  7 500 000  € (livraison du 2002)

2006 : 13 000 000 € (livraison du 2003 )

2007 : 10 000 000 € (livraison du 2004)

2008 : 17 000 000 € (livraison du 2005)

Estimation 2009 entre 13 et 15 000 000 € (livraison du 2006)

 

Est ce que mes banquiers auront les moyens de me prêter l’argent nécessaire ? Jamais je n’aurai pensé me poser cette question !

Dois-je m’arrêter d’investir, de créer des emplois, de vouloir avancer encore et encore  ? Si je dois donner mon avis, surtout pas. C’est en période difficile que l’entrepreneur sérieux  doit créer de nouvelles bases, trouver de nouveaux créneaux.

Je n’aimerai pas être obligé de différer mes investissements mais bon, je dépends du bon vouloir de mes banquiers et de l’économie mondiale.

 

 

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 14:31

Hier c’était journée de black-out pour signifier l’attachement que j’ai pour la liberté de communiquer, au moins sur et par internet.


Mercredi matin à l’Esentiel, était organisée une belle dégustation  à l’aveugle pour nos amis autrichiens, coutumiers de ce genre d’exercice de dégustation de grands vins en semi aveugle. En même temps, Jean Edouard Tribaudeau recevait la visite d’un de ses professeurs de l’école de Purpan qui a du me trouver pour le moins un peu excité… ce qui est  déjà vrai d’habitude et qui se confirme ces jours ci avec tous ces décalages horaires à éliminer.

Pour ce mercredi matin seulement, il y a également eu la visite d’un photographe d’Objectif Aquitaine, bien sympa, et surtout de Pascal Rabillet, venu me poser quelques questions, certaines habituelles, d’autres plus personnelles, et je suis toujours « attendri » par la capacité d’empathie de beaucoup de journalistes et surpris par ma capacité à être encore « vrai » dans mes réponses.

L’après midi, discussion pour la nouvelle « pub » de La Dominique avec pour la première fois l’intervention d’ un photographe professionnel, Pierre Grenet d’Astoria Studio à Bordeaux. Le but étant d’être mieux et en tout cas plus visible, encore et encore, dans les médias où l’image va sans doute dépasser le texte, tant il y a trop d’information partout : papier, net, radio…


Juste pour rire, une journaliste de France Culture voulait m’inviter à participer à une émission enregistrée en direct à Paris pour confronter 2  générations différentes sur un même sujet, et elle ne savait pas si j’étais le « jeune » ou le « vieux » nécessaire à son émission, tant mieux, j’ai trouvé ça rigolo.


J’ai oublié de dire qu’avec Pascal, nous avons bu une bouteille de 3 Marie 2005 : totalement séduisant, riche bien sûr, très riche ce qui est le moins que l’on puisse avoir pour un vin cher, mais de plus complexe, long, tannins et boisé totalement invisibles. Une bien grande bouteille qui fera fort dans les dégustations à l’aveugle, comparée à ses pairs bien plus chers – australiens, américains, espagnols, etc… Pascal nous a envoyé une photo d’après dégustation assez parlante, mais bon je garde ça pour nous, il me semble même que cette photo est floue !


Le lendemain midi, passage au Clos du Roy pour rejoindre Jenifer  et ses invités qui y mangeaient, pour prendre seulement le café avec eux. Le menu à 28 euros m’a paru bon et créatif et le vin avait une jolie étiquette… Bon, je vous parais passer mon temps à boire et manger, mais là encore pour ce café et ce verre de vin, il s’agissait de travail, même si rien n’empêche d’associer le travail et la plaisir.

Travail, plaisir encore le soir, où pour les 50 ans d’un ami, plus de 80 personnes étaient conviées à partager ce buffet. Anniversaire des plus chaleureux où même le livre de Pierre-Marie Doutrelant « Les bons vins et les autres » (édité au Seuil en 1976 et encore disponible sur e-bay et chez quelques bons libraires spécialisés en livres anciens) a été cité par un des convives qui m’a, du coup, un peu  estomaqué  par sa connaissance de ce livre qui est encore l’un des bons livres écrit sur le vin et Saint Emilion en particulier (il y est question du haut, du bas, de l’église, etc..)


En rentrant pas trop tard, j’aurai presque pu nous arrêter au restaurant routier La Puce au Bigaroux où notre gerbebaude  était organisée par Christophe pour tous les vendangeurs de ce millésime 2008  tardif.

Tardif puisqu’aujourd’hui l’équipe des permanents ramasse nos cabernets sauvignons du plateau de Bel Air, à côté de Fleur Cardinale qui eux n’ont pas encore fini.

Le jeu consiste à être le dernier… logiquement, avec nos carmenères qui tiennent et qui s’améliorent de jour en jour, nous devrions être les derniers. Mais, va savoir !



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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 10:32

Hier mardi, grosse journée : lecture du courrier de ces 15 derniers jours avec des demandes en tout genre, signature de nombreux, nombreux chèques pour mon entreprise et les Vignobles Fayat, offres de prix pour Christian... enfin un maximum de ces petites choses qui font que la journée est trop courte, surtout avec en plus la visite d’un brésilien à L’Essentiel (sans doute futur importateur de nos vins dans son pays), celle d’Adi Werner et des ses autrichiens, grands amateurs et professionnels du vin de Bordeaux,  2 verres de champagne  et un peu de Valandraud 98 et de Clos Badon 2001 pour fêter le premier emploi d’une jolie fille avec ses amies, puis direction la librairie–presse de Saint Emilion où Isabelle et François avaient invité Jacques Dupont pour dédicacer son livre « Choses bues » que j’avais déjà lu et même commenté à ma façon ici même  le 29 septembre dernier  et je me cite :

« Le 3ème livre de Dupont permet  de mieux comprendre (c’est sans doute voulu) ce grand critique du journal Le Point. On comprend pourquoi il aime tant les femmes qui font du vin, pourquoi il aime les « petits crus », j’ai compris que Valandraud ne pourra jamais le séduire (le bois) et que notre « réussite » est un peu un handicap pour lui, pour nous….. ?

Qu’importe, il est cohérent, compétent, et en plus son livre, que je n’ai pas fini, se lit comme un roman . »

Je l’ai fini depuis et Jacques Dupont à qui un de ses amis avait fait passer le post de mon blog (intégral ?) se rappelait ce passage « j’ai compris que Valandraud ne pourrait jamais le séduire » et paraissait étonné. Sans doute n’avait il pas lu tout mon petit commentaire, et je citais Valandraud et non Virginie de Valandraud qui est plus à son « goût », car c’est bien sûr de son goût dont il s’agissait. Je n’ai que rarement commenté de manière désagréable les bonnes ou moins bonnes notes des critiques, pensant toujours que leur avis n’avait pas à être discuté par moi puisque j’avais choisi de faire goûter mon vin par eux.

C’est comme le classement de Saint Emilion : une fois que l’on accepte de participer, on doit en accepter les jugements. Sinon, le plus simple est de ne pas participer.

En tout cas, beaucoup , beaucoup de monde à cette séance de dédicace, preuve s’il en était besoin, de l’importance de Jacques Dupont et d’un bon libraire. A quand la même séance de dédicace pour le prochain livre de Bettane ou de Parker ?

Pendant, ce temps, au Crillon à Paris, l’Amateur de Bordeaux et le Bottin Gourmand organisaient leur grande dégustation annuelle, et le net regorgeait d’articles sur l’évolution de la position française sur la publicité pour le vin sur internet : même l’ancien ministre Evin en accord avec Roselyne Bachelot qui comprend qu’évolution ne signifie pas laxisme, même si certains leaders sont pour les autres des « pères la rigueur » qui font peur  et rappellent les pires heures de la prohibition américaine.

Jeudi 30, ce sera écran noir chez beaucoup de média internet,y compris chez moi. C’est peu mais symbolique.


 Et pour le plaisir, une photo prise pendant les vendanges où Karl, mon petit fils, prend les choses en mains, et une photo de Murielle prise par un très bon photographe local qui a récemment accompagné des journalistes allemands.



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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 09:36
Dégustation organisée pour les cavistes et restaurants par notre principal distributeur sur NY (qui est également celui d’Andréa Franchetti) avec 40 domaines différents et sans doute plus de  200 vins présentés.
Nous présentions une partie de notre gamme et également Marojallia et La Dominique, Fleur Cardinale était absent car nous n’avons plus rien en vins disponibles dans mes stocks. Lors de cette dégustation, où près de 250 clients sont passés (dont certain déjà clients de mes vins),  j’ai pu goûter un étonnant- mûr - riche cabernet sauvignon de l’état de Washington : DeLille 2005 « Grand Ciel » à 110 dollars (prix professionnel) qui peut concurrencer sans problème les grands vins de  Napa ou Australiens et bien sur très (trop ?) différents de nos vins de Bordeaux; plus près d’un Hugo que d’un Margaux (ça c'était pour la rime).
Le buffet était à mon goût: le restaurant qui nous recevait était chinois et les dim sum et autres rouleaux de crevettes succulents.

L’un des vendeurs de notre importateur me dit qu’il n’a jamais goûté un aussi bon vin blanc que Valandraud N° 1. Que fait la Sopexa ?

Beaucoup sont  clients de nos vins et sont déjà passés à Saint Emilion et ont été invités à manger à la maison: ils font la promotion de la cuisine de Murielle ici et c’est bien d’imaginer que malgré toutes les invitations et repas offerts, les nôtres laissent de tels souvenirs.... et parfois, je me demande si ce sont nos vins ou la cuisine de Murielle qui font les ventes !

 

Pour finir le séjour à New York, un dîner organisé par notre distributeur dans le restaurant 3 étoiles Jean-George pour un groupe de sommeliers importants:

Japanese Snapper Carpaccio,

Vinegar Gele with Ginger, White Radish and Olive Oil

Blanc de Valandraud N° 1 2005

 

Foie Gras Bruee, Spiced Fig Jam and Toasted Brioche

Bad Boy 2005

Domaine des Sabines 2005

 

Smoked Squab a l’Orange, Asian Pear and Candied Tamarind

La Dominique 2006

Prieuré Lescours 2001

Marojallia 2005

 

Slowly Cooked Beef Tenderloin,

Miso Butter and Roasted Brussel Sprouts

Virginie de Valandraud 2004

Valandraud 1999

Valandraud 2005

 

Cheese plate

 

Et les vendanges se terminent à Haut Mazeris ce mardi et ensuite à la propriété de Virginie à Lalande de Fronsac.

 

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 14:59
Suite à mon récent voyage à Hong Kong et à Shanghai, il y  a déjà quelques retombées dont ce très bel article en chinois intitulé "Cinderella Wine"
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 10:16

Nous sommes reçu par Didier Simonin dans ce petit paradis de l’état de Virginie : Charlottesville, très belle  petite ville de 40.000 habitants ;  avec ses forêts et paysages vallonnés, sa nature très ‘Anglaise’ et pourtant très dynamique.

L’université et l'intelligentsia font que la culture du vin et l’art de vivre sont très présents ici.

Les boutiques de vins sont de rentables cavernes d’Ali Baba.

Tous les vins de mes amis sont là, exposés à la vente et certains de mes vins sont en plus de ceux vendus en exclusivité par Didier déjà présents : Cambon la Pelouse, Rollan de By, La Vieille Cure, Les Grands Maréchaux, Lalande Borie, Ducru Beaucaillou, Fleur de Boüard et aussi  Chapelle Ségur, la cuvée Viva, Tour de Guiet, Peyfol, Fombrauge avec Fleur Cardinale, Clément Pichon, Sabines, Bad Boy et même Flor de Pingus et Tenuta de Trinoro !

Beaucoup, beaucoup de choix et je ne parle pas du choix de bières différentes.

 

Chez Tastings, le patron, avec sa gueule d’artiste et son humour, nous a régalé avec son gâteau de crabe, et après nous sommes partis en voiture pour Richmond participer chez Emerson à une dégustation de nos vins. Très très fréquenté, très bien préparée, dans cette belle et grande boutique Emerson, ou les clients et clientes présents ont pu goûter et acheter le Blanc de Valandraud N° 2 2006, Lalande Couturier 2005, Fonguillon l’Enclos 2005, Bad Boy 2005 (souvent dédicacé), le 3 de Valandraud 2003 et Clément Pichon 2001. L’implication du patron a fait de cette session l’une de mes plus belles dégustation faite aux USA depuis longtemps.

La présence de francophiles dont celle remarquée de Bob Talcott, très chic et pétillant patron de la brasserie Cancan où Fleur Mongiron 2005 est déjà servi au verre. Merci a la mondialisation et a Guy qui avait acheté ce vin que je vois avec plaisir dans ce coin de Virginie.

 

Le soir, repas à la maison de notre ami et couché tôt, après avoir beaucoup parlé et visité des commerces très personnalisés par leur patron, l’univers très impersonnel du Hilton Garden Inn rend très déprimant ces hôtels pourtant corrects.

 

Pour finir, juste une petite réflexion. Si tous nos distributeurs faisaient le même boulot pour Bad Boy que fait Didier, je serais obligé de multiplier par 100 la production !

Et côté "saine lecture" consultez donc Sud Ouest Libourne aujourd'hui...


 

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 09:15

Encore une journée chargée.

A peine avions nous atterri à Houston, que nous partions visiter des clients avec Steve (d’origine libanaise) pour faire goûter 9 vins différents à ses contacts. Steve est dans ce métier depuis longtemps et a un portefeuille de 40 clients dont 30 sérieux qu’il visite 2 à 3 fois par mois et pour nous, il avait choisi quelques clients qu’il pensait susceptibles d’être intéressés par nos vins.

Son choix a dépassé ses espérances car tous les clients ont étés séduits - et lui vacciné. C’est le mot que j’utilise quand je pense avoir laissé une forte impression. Alors pourquoi vacciné ? C’est simple : avant notre visite au premier client, Steve ne savait vraiment pas qui j’étais et si je n’étais pas encore qu’un vendeur de vin comme les autres.

Dès la première rencontre avec un Français qui, avec son frère, possède l’un des restaurants en vue de Houston (Le Mistral), Steve nous a pris au sérieux.

Ces Français, Sylvain et David Denis (le chef) avaient déjà du Valandraud 2001 sur la carte des vins. Le prix (très raisonnable) était quand même élevé, et les dégustations où il a pu découvrir et apprécier les vins ont fini de le convaincre.

Il a utilisé depuis le mot de « French Connection », je ne sais pas si ce mot est approprié, mais enfin…. Chaque Français nous a reçu avec beaucoup de passion, pris du temps et en plus chaque fois émis l’intention de commander plusieurs crus, y compris Valandraud.

 

Parmi les cavistes rencontrés, l’un, étonnant, dont le bar est fréquenté par 80% de femmes (quelle chance !), un autre  dont la propriétaire d’origine Russe posséde un regard et un goût sûr, un Arménien, fan d’Ausone et de Saint Emilion, très pro dans son grand magasin aux parfums de méditerranée. La grande surprise ayant été la rencontre de 2 Français possédant chacun 2 restaurants. Le premier ayant le Bistro Provence et le Don Camillo où nous avons bien mangé à 13h00 et qui a comme beau-frère Christophe Paul du Café Rabelais.

Ce Christophe Paul est le voisin de Pascal Andraud, le frère de Murielle et de mes beaux-parents à Brantirat (commune de Sablons de Guitres). Ca c’est une surprise pour moi qui le connaissait déjà par Pascal, qui m’avait parlé de son copain « Américain ». Christophe, fou total de vin, était déjà venu goûter les 2005 à Valandraud.

Le soir, repas dans son restaurant Le Rabelais (plein de monde) avec un Bourguignon (la vie peut être dure, j’y suis heureusement habitué…). Nous avons passé le repas à parler, parler, dire des bêtises, comme des gamins. Nicolas, le « lapin » Bourguignon, ses blagues et son humour d’avocat, Christophe et sa passion pour le vin m’ont fait récupérer du jetlag, avant d’aller me coucher peu avant minuit.

J’espère que le reste du voyage sera à la hauteur du Texas, où pour sûr je reviendrai, sans jet lag pour pouvoir être plus en forme !

Vendredi, présentation de nos vins à tout le groupe des commerciaux de Houston et puis avion vers Washington via Chicago où nous attend Didier, l’un de nos très efficace importateur de Bad Boy - entre autre.

 

 

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 14:04

Austin, Texas, une des villes les plus riche des USA, en tout cas agréable, jeune, nature sauvage avec ses oiseaux par milliers qui chantent en pleine ville, opossums, écureuils et des hôtels les plus chics comme le Four Seasons, des restaurants branchés vins, un bar à vin-restaurant-cave au design épuré, réfléchi, avec un choix de plus de 100 vins servis au verre, des sommeliers attentifs et curieux, des patrons heureux de découvrir un, des nouveaux vins pour rajouter à leur carte déjà bien remplie, bref des moments  où le travail n’empêche pas le plaisir de boire de bons coups !

 

 Je suis loin des images d’Epinal que j’avais du Texas avec le feuilleton Dallas et J.R. et son univers impitoyable.

Bon, en tout cas j’ai toujours un problème avec le jet-lag. C’est vrai que je n’ai pas encore récupéré de celui de la Chine.

 

Je me dois  de revenir sur le côté très professionnel de nos prospects ou clients qui goûtent le vin sans à priori, très très capable de faire partie du Grand Jury Européen, de choisir un vin sans poser aucune question sur le classement du vin, ses notes chez Parker ou Wine Spectator, même si j’ai vu chez un français ayant eu Emile Peynaud comme professeur, un vieux Feret et les guides Hachettes 2007 et 2008 !

Leur seule question est : est-ce que je peux être livré de suite !? Quand revenez vous ? pouvez vous nous aider pour le concours du meilleur sommelier du Texas ? (oui bien sur, mais là encore où sont les Sopexa et autres organismes sensés faire de la promotion ?).

 

Bon, encore un avion à prendre pour aller à Houston. Vraiment  pas le temps de s’ennuyer, ni de trop regarder la télé. Quoique Sarkozy m’a semblé poser des bonnes questions à propos de cette crise (agence de notation, bilans, rémunérations, etc.).

 

 

Entre mon retour de Chine et mon départ pour les USA, je n’ai hélas pas trop eu le temps de répondre aux interventions postées sur mon blog.

Je vais néanmoins tenter de  répondre à quelques commentaires

A Charles Traonouëz (qui est en charge du Château Malromé) : en effet, il s’agit de la machine tribaie qu’il était à mon avis judicieux d’essayer cette année… en attendant la nouvelle merveille qui rendra celle-là obsolète. Il en est ainsi de toutes les « dernières » machines, la suivante est plus aboutie. Il n’était pas question de l’utiliser sur les blancs, notre façon artisanale de faire étant sans aucun doute la meilleure, mais uniquement sur les raisins rouges où cela marche bien, en effet.

Nous verrons bien les résultats lors des dégustations de ce vin par rapport à d’autres.

 

A Patrick Essa : toutes les grappes n’ont pas cette belle couleur dorée, beaucoup sont bien entendu plus « normales ». En tout cas c’est dommage que les  dates des vendanges soient à la même période… Je t’aurai bien pris comme consultant pour un essai grandeur nature…. En plus, ça ferait parler dans les chaumières ;-)

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 15:03

Départ mardi soir de Bordeaux avec Air France pour Paris, puis Paris - Hong Kong en classe affaire : service de qualité, carte des vins correctes (côte du Rhône de Perrin, délicieux) et hélas nourriture affligeante !

2 à 3 rendez vous par jour à Hong Kong, avec quelques importateurs sérieux. Nous verrons si les commandes seront confirmées d’ici la fin de l’année. En tout cas, vu le nombre de professionnels installés à Hong Kong depuis la suppression des taxes, ce n’est pas ici qu’il faut venir si l’ont craint la concurrence ! Il ne faut pas oublier que Bordeaux est encore la référence : il n’y a qu’à voir Lafite Rothschild et Petrus !

Un très beau feu d’artifice pour fêter la fête nationale chinoise de plus de 20 minutes sur la baie de Hong Kong, c’est encore les chinois qui ont inventé le feu d’artifice ! Si vous avez le temps, faites comme moi, allez vous faire couper les cheveux : les salons de coiffure offrent un luxe de soins que je n’ai pas trouvé en France, mais il est vrai que je vais chez le coiffeur de la galerie marchande de Carrefour !

 

Nos clients de Hong Kong sont inquiets : bourse, droits de douane et contrôles avec la Chine, Macao et tous ces anglais qui s’installent… en plus des japonais et même de groupes chinois !

En tout cas, les magasins étaient pleins de monde en train de faire du shopping.

 

Un très bon repas au Victoria où nous avons, avec notre partenaire franco chinois F.T.I., fait du bon boulot . Là encore, nous en verrons rapidement les retombées. 

Rendez-vous avec des importateurs où FTI joue un rôle d’agent, rendez vous avec des journalistes où FTI joue le rôle de relations publiques, presse et rendez vous avec des expatriés français qui jouent un rôle dans le vin, et ils sont importants !

FTI recherche des clients qui auraient besoin de leur expérience et de ses structures : magasins, bureaux et salle de réception –show room. Cela intéresse ceux qui veulent faire la promotion de leurs produits  comme mon entreprise, un cognac, une région viticole… Pourquoi n’existe-t-il pas un France un service d’aide à l’export efficace qui regrouperait tout ce qui peut aider financièrement et par contrat ceux qui ont le courage de créer une telle société en Chine ? cela éviterait les pertes de temps et d’énergie à trouver des partenaires plutôt que des clients.

A Shanghai, ça travaille partout, immeubles en construction, de l’énergie à revendre. Des lieux incontournables : Napa, par exemple, où un restaurant, un lieu de présentation pour le vin sont réunis dans une vieille maison, très classe, des bars à champagne, des restaurants partout, il ne reste qu’à « éduquer » les clients et les professionnels.

Visite à Suzhou ou FTI installera un second magasin de vin et restaurant, en attendant Pékin.

 

Nos vendanges en rouge à Saint Emilion : nous sommes à plus d’un tiers des surfaces. Le beau temps rend courageux !

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