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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:28

Suite à mon billet sur les mauvaises notes et les Anglais, il y a eu ce commentaire de François Mauss :

« Faudra un de ces jours que tu nous montres à quel point, dans quelle mesure, vous, les négociants, acheteurs-vendeurs, vous pouvez dire à quel point vos achats et ventes dépendent de commentaires de tel ou tel, à un moment où il y a une dispersion des notes pas possible et à un moment où l'amateur final ne donne plus cette importance à laquelle, très bizarrement, vous croyez encore. Alors même que ce devrait être avant tout votre propre goût qui devrait dominer vos actions. »

Les actions d’achat de vin pour ma boîte de négoce sont faits et réalisés pour la plupart par moi ou avec mon accord, tant il y a de risques a trop acheter de vin, car il faudra payer, sauf si , bien entendu, ces achats sont réalisés après vente.

Chez nous, 3 types de vins, ceux que je produits et donc que je réalise en conciliant mes impératifs économiques, mes goûts, ceux de mes clients et l’idée que je me fais de nos métiers de producteur ? Valandraud et Virginie de Valandraud étant offerts à la vente par mon entreprise à 30% et à 70% par le négoce de place bordelais allocataire.

Ensuite, il y a les vins dits « de place », les grands vins connus ou reconnus où, là, mon goût importe peu, tant certains vins sont recherchés, demandés et, hélas pour mon entreprise je me trouve avec peu ou pas d’allocations de château Margaux ou Haut Brion, et je mourrais sans doute avant que mon entreprise soit allocataire : ils n’ont pas besoin de moi pour vendre et distribuer leur vin, alors que moi j’en ai besoin et dans ce cas, je rachète ces vins à mes collègues par le système de la place de Bordeaux ou sur le marché mondial, en Angleterre, en Suisse ou ailleurs !

Ensuite, dans la même catégorie, je mets les vins que j’achète en exclusivité ou que je promeus de manière visible soit parce que j’aime le vin, soit parce que j’aime les gens qui le font, par exemple les vins de Paul Marie Morillon au rapport qualité prix époustouflant :A Nos Amours et Lafont Fourcat font d’ailleurs partie des coups de cœur de Jean Marc Quarin qui les a goûté chez moi et qui, par ces coups de cœur, nous aide vraiment, sérieusement à vendre ces vins en Suisse ou en Belgique (avec Subilaux, Bellevue la Randée, etc…)

Je fais depuis longtemps une fixation sur quelques Fronsac, comme Haut Mazeris, La Vieille Cure, La Dauphine et Château de Carles et Haut Carles que tu mets toi aussi en avant pour son très beau rapport qualité-prix. Hélas pour les vins cités, les médias comme Bettane & Desseauve, la RVF ou Decanter ne font pas l’objet de suiveurs commerçants ou clients suffisants pour faire dépasser la demande de l’offre, sauf, encore et toujours, Parker par exemple pour la Vieille Cure dont je m’occupe très sérieusement en tant que consultant officiel depuis 2013.

Comme tu le vois, notre métier est compliqué, et malgré ce que toi ou beaucoup de professionnels pensent, les journalistes reconnus, les leaders d’opinion sont encore nécessaires avec, bien entendu, les bons négociants bordelais quand ceux-ci le veulent bien, car avec 15 % de marge brute maxi, ce n’est hélas pas possible de promouvoir beaucoup de marques car il faudrait pour cela près de 30 % de marge. Tu vois, je parle chiffres et je cite des exemples.

Ensuite, il y a, tu le sais, des vins où je suis intervenu et c’est pour cela aussi que j’ai en retour du respect et de l’amitié pour certains journalistes, car ces vins sont devenus, grâce à eux, de belles marques demandées. Je pense bien sûr à Fleur Cardinale ou plus récemment Sansonnet où, grâce à la conjonction de leur travail, terroirs, de bonnes notes de certains critiques crédibles et l’appui du négoce bordelais, ils ont trouvé le chemin du succès grâce aux circuits de distribution, cavistes, restaurants voire même des centrales d’achat de la grande distribution !

Comme tu le vois, dans et pour ma boîte de négoce, je mange à tous les râteliers, mais de préférence avec des gens que j’aime bien. C’est mon seul luxe !

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 14:38
Anniversaire

10 ans ! le blog a 10 ans, déjà. Pour ceux que ça intéresse, c’est là, et l’air de rien, 10 campagnes primeurs, 10 vendanges et d’autres outils de communications : Facebook , twitter, etc ….

En attendant, déjà près de 40 vins mis en marché, sur 300 peut être cette année, sachant qu’il y aura vraiment 100 marques qui fonctionnent bien et pour nous seulement une dizaine à ce jour, pour une prévision de 80 crus qui seront vendus par mon entreprise ( sur une base de 7000 crus différents produits à Bordeaux)

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 14:54

Avec la Belgique et les Belges, « c’est sûr une fois », c’est une vieille histoire, car en effet la Belgique et quelques Belges ont contribué à la notoriété de Valandraud.

Merci à Patrick Lelièvre qui avait acheté mes premiers millésimes et venait faire les vendanges en amenant quelques grands vins vieux de Bordeaux et bien sûr quelques bières artisanales, de quoi faire roter le troupeau de soiffards que nous étions à l’époque ;

Merci à Bernard Vandendriessche qui avait eu l’idée de proposer aux enchères 18 bouteilles de Valandraud sur 3 millésimes à Londres, chez Christie’s, en 1996 et, avec de la chance, du hasard, ces bouteilles avaient explosé le plafond de verre, dépassé le prix des vins les plus chers du monde à cette époque et grandement contribué à la légende et à l’engouement des marchands et des amateurs, buveurs ou collectionneurs .

Et merci à ces Belges venus hier soir partager un couscous à la maison (à Valandraud), avec du Valandraud qu’ils connaissaient bien ( les 1995-1998-2002-2012) car goûtés à Bruxelles avec Jean Marc Quarin.

Et merci aux restaurants et bons cavistes belges qui, de nouveau se motivent pour vendre nos vins dans ce beau pays.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 14:50
Et il y a des Anglaises...

.... qui goûtent bien, elles !

Dans les notes de Jancis Robinson et Julia Harding du 13 avril, je remarque le bon score de Fleur Cardinale avec 16.5 accordé par JR et JH bien que les commentaires soient assez différents. Valandraud a eu 17 et un bon commentaire, supérieur ou égal aux 1ers A, ça me va, tout Comme la note de Virginie de Valandraud ( 16.5) !

Je suis aussi heureux pour Soutard (17), La Marzelle avec un beau commentaire et une note de 16, etc…

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:19

A la rubrique "les dessous de notre métier"

Heureusement , j’ai aussi reçu de mauvaises notes pour Valandraud et souvent aussi pour les vins où je suis consultant, tant il plait à certains Masters of Wine ou traders anglais de prouver qu’ils ont le goût européen et pas, surtout pas, américain. Comme si Bettane, Burtschy, Quarin, Dupont etc… avaient le supposé goût américain.

Ces négociants anglais notent mal en primeur, pensant que c’est l’année où il faut taper sur les « chouchous » de Parker - les garagistes et autres nouveaux entrants dans le bal masqué (pas tant que ça) des primeurs bordelaises pour se « faire » enfin ces empêcheurs de vivre entre soi , capables de donner à des vins de marques, des seconds vins, de meilleures notes qu’à, par exemple, Troplong Mondot, Pavie ou Valandraud .

Est-on crédible quand on note soi-même ou par journaliste affidé, les vins que l’on veut vendre, ou que l’on pense vendre ? Sachant que si, par "extraordinaire", ces vins nommés étaient demandés par les clients, je les verrai me courtiser aussi sec (le pragmatisme anglais) pour m’acheter ces vins qu’ils ont si mal noté !

Et moi, j’aurai sans doute beaucoup de plaisir à faire des ventes, des factures, à ces partenaires si fiables, capables d’acheter à ma boîte de négoce 1 million d’euros de vins millésimés 2000 et zéro pour le 2013, et si peu pour 2011 et 2012 !

Vive les Américains, vive les Chinois, vive ceux qui nous aiment, aiment nos vins, même s’il n’y a pas, comme en 2013, de campagne primeurs et qu’il y aura une belle et heureuse campagne primeurs 2014 (ce n’est qu’un vœu de ma part)

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 15:43

Je n’aime pas les anniversaires et ce depuis mes 20 ans.

C’est dire que je suis heureux de dire que celui-ci ne fut pas pénible - trop pénible, grâce au repas de travail de midi, passé trop rapidement grâce à la qualité de notre invité et aux 2 vins accompagnant à merveille le repas préparé par Murielle. La soirée a été passée en famille, et c’était bien.

Le matin, nous avions eu visite et dégustation pour un petit groupe de Coréens ayant choisi Château Valandraud pour y dormir une nuit durant leur périple sur Bordeaux.

Nous avons goûté le 2013 et le 2012, fait quelques photos ensemble pour ce groupe que j’avais déjà rencontré en Corée lors de mon dernier ou avant dernier déplacement, preuve que tout cela a du sens, la création d’une marque réalisée, le plus dur sera de durer.

Le temps, facteur essentiel dans ce monde du vin, où certains châteaux peuvent proposer des vins d’avant 1900 !

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:21

1ères ventes de Bordeaux 2014 pour mon entreprise de négoce avec les vins du Château Mont Pérat en rouge et en blanc, et, comme chaque année, nous pourrions en vendre plus que nous n’en recevons de la propriété. Quelle belle marque qui a su faire la différence par la qualité et la régularité des vins produits et qui bénéficient toujours de l’impact considérable du manga « Les gouttes de Dieu » ( tomes III et IV) qui a comparé le 2001 à un concert de Queen !

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 11:16

Après cette semaine des primeurs 2014, un petit commentaire peut être fait sur le millésime, ma foi plutôt bon, chacun s’accorde sur cela, qu’il soit le producteur (toujours plutôt positif, ayant son vin à vendre ) ou l’acheteur qui retrouve de l’optimisme après une année 2013 très difficile à acheter et à vendre.

Les critiques, médias, certains un peu plus fébriles à l’idée d’avoir un peu plus de pouvoir cette année – première année sans Parker – comme si d’ailleurs le Wine Advocate de Robert Parker n’allait pas encore être un leader !? Preuve étant que les vins produits dans la copropriété que j’ai en Roussillon sont notés par des collaborateurs de Robert Parker et quand les notes sont bonnes, cela permet de vendre 2 fois plus de vins à un bon distributeur européen !

Donc, ces journalistes, critiques, sont plus ou moins d’accord pour trouver ce millésime 2014 bon, certains vins pouvant dépasser quelques 2009, voire 2010, il ne faut quand même pas ranger 2014 au même niveau mais ce n’est pas un problème, je le redis, c’est un bon, très bon millésime avec des succès éclatants et quelques vins ou appellations en deça, et c’est bien comme ça, notre climat si changeant à Bordeaux est notre différence, notre force.

J’ai lu quelques commentaires d’amis critiquant ce « grand cirque des primeurs », je ne partage pas leur point de vue, sauf à contester tous les festivals de cinéma, tous les prix littéraires, toutes les compétitions sportives, etc…

Les marques sérieuses proposent un échantillon capable d’être un témoin de ce que sera le vin en bouteille, la plupart des grands crus voient leur note confirmée, en tout cas chez Parker, par 2, voire 3 dégustations successives . La preuve à la fin du mois pour les 2012 et les 2005 qui seront renotés et quoi qu’en disent les Cassandre, il se peut qu’il y ait plus de renotations à la hausse qu’à la baisse, suite à une escroquerie liée à l’échantillon primeur ; et de toute façon, les clients fortunés qui boivent ces bouteilles ne manquent pas de dire par Facebook interposé quand il sont déçus ou pas, même quand il s’agit de la responsabilité d’un bouchon en liège !

Vive les 2014 qui vont être mis en marché bientôt et vive la place de Bordeaux qui va distribuer ces vins dans le monde entier

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 16:48

récemment invités à partager un bon repas avec des amis au Château Sansonnet, nous avons bu un très joli vin de Menetou Salon et Valandraud blanc, suivis, à l’aveugle, de Chateau Sansonnet comparé au Château La Conseillante 2011, puis du Château Trotanoy comparé au Château Valandraud 2009.

Comme vous pouvez le constater, il y a là un amour partagé au grand jour pour les Pomerol qui font partie des vins les plus bus par nous ces 30 dernières années, avec toute la charge émotionnelle à chaque fois renouvelée pour chaque bouteille de Pétrus, La Violette ou Fleur de Gay ouverte , ainsi que pour cette vingtaine de crus de légende à Pomerol

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 09:20

L’homme discret, c’est ainsi que je le définis. Ce journaliste très discret, si discret qu’il semble à chaque fois ne pas vouloir nous gêner alors qu’il écrit pour un média américain qui m’a souvent mis en avant et c’est rien de dire que cela est utile, après, pour aider à faire connaître nos vins.

Je me rappelle de cette dégustation organisée à l’aveugle pour comparer mes cuvées casher « normales », casher mevushal et Valandraud habituel.

Merci encore une fois de n’être pas passé à côté des réussites de la Rive Droite dont notre Valandraud 2014, noté 95-97 comme l’excellent Château Belair-Monange, juste après 3 premiers « A » !

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