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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:01

A Shanghai, hôtel prés de l’aéroport, lieu un peu sinistre, Hôtel sans
charme , confort correct et à moins de 50 € à 5 minutes de notre avion qui
part tôt le matin, pas le choix si l’on veut éviter les embouteillages
"monstres’’ des grandes villes chinoises.
Le soir rien : vanné, ni repas, ni dégustation, repos et réveil à 6
heures, avec le décalage horaire il est l’heure de se coucher à Bordeaux,
23 heures ! Avion à 8h05 pour Yuncheng, ça en fait des nouvelles villes
inconnues pour moi jusqu’alors.
Arrivé à l’aéroport de Yuncheng, centre de la Chine, au bas de la
passerelle une délégation officielle m’attend, style rock star à la
descente , je reçois un bouquet de fleurs , poignées de mains, photos et
direction limousines pour changer.
Tout ce monde jusqu’au grand hotel Xinjin avec de grosses banderoles sur
la façade pour me souhaiter la bienvenue, et invité à mettre mes affaires
dans la suite présidentielle, chambre, salon, etc.. 200 m² ??

2011 0049

 

Visite, boutiques et repas de midi au Grand Hôtel , ce coup-ci 30 plats avec la
Cuvée Constance 2006 Thunevin-Calvet, un délice.

Après ce repas, une sieste et à 16 h, signature des bouteilles vendues. 3
heures à signer, signer, signer…. Des bouteilles de Constance, Virginie de
Valandraud, Clos du Beau Père, Fayat-Thunevin etc… Et ensuite, réception
pour 2 à 300 personnes pour boire 3 vins : Bad Girl, Bad Boy et 3 de
Valandraud 2004 avec un buffet, présentation des vins, des hommes
importants de la ville (administration, industriels). Les 1200 bouteilles
signées étaient déjà vendues et après toutes les photos, signatures pendant
encore une heure de quelques centaines de bouteilles, j’ai pas compté. Tout
le monde au boulot, les invités étaient contents et heureux de vivre, de
bien boire, une joie que l’on rencontre moins souvent chez nous, blasés ou
trop vieux. Ici, on est jeune et on a envie de travailler, de gagner de
l’argent et de le dépenser. L’économie qui gagne, ça transmet de l’énergie
à tout le monde, petits et grands. Retour à l’hôtel à 23 h, je vais rêver
de ces séances de dédicace à mettre au Guinness de mes records !

 

2011 0035

 

 

 

Le jeudi 17 novembre, froid et pluie et départ à 9 h 50 en avion pour
Sinan, en passant par Beijing : donc lever à 7 h 30, toujours à cause des
embouteillages. Il y a ici la preuve que la classe moyenne existe et peu
très rapidement aimer nos vins, ça ne parait pas être une mode pour mes
clients et les clients de mes clients, mais le vin comme un art de vivre,
porteur de plaisir, de culture franco-chinoise. Les prix de beaucoup de mes
vins étant dans la gamme haute des prix, le fait qu’ils soient déjà achetés
le prouve : il ne s’agit pas de Lafite, quand bien même ce Lafite nous aide
merveilleusement bien, l’approche du vin est plus rapide par le haut que
par le bas pour ce qui concerne ceux que je fais et que je conseille. La
preuve : le succès ici de Château Fleur Cardinale ou de Château de Carles,
voire de Château La Dominique.


Partis avec beaucoup d’optimisme, notre rendez-vous s’est avéré décevant
pour notre entreprise : nos vins sont trop chers d’après notre ami chinois,
pourtant propriétaire de chaînes d’hôtels et de magasins style
Printemps/Lafayette, la richesse immobilière du groupe est certaine, son
réseau pour vendre du vin sans doute pas encore là, et si j’en crois les
rayons remplis de gamme Castel, il ne faudra pas longtemps pour que nos
vins soient une belle alternative. Pour l’instant, le seul ratage, échec.


Levé le matin suivant à 8 h pour prendre le train de 10 h 10 pour Beijing.

2011 0047

 

Vendredi, le train toujours à l’heure, rapide et confortable, arrivée à
Beijing à 12 h – taxi – hôtel Jinglan (correct) et RV à 14 h avec un de nos
distributeurs qui finit de construire un immeuble de qualité en pierre de
taille française sur plusieurs niveaux, cuisine professionnelle, caveau
souterrain pour stocker les vins des clients riches VIP. Les 4 immeubles
en face en train de se terminer étant composés d’appartements de 600 m²
chacun !


RV avec l’associé partenaire qui doit faire partie des grosses fortunes
privées : avion privé, journal, capable de bâtir à Beijing un projet
immobilier sur 150 hectares. Une idée à la minute, le sens du détail et de
la qualité, il n’a du prendre beaucoup de vacances lui qui a commencé son
entreprise en 1989 !
Repas le soir dans un restaurant très confidentiel : nous étions 4 dans
une maison décorée à l’ancienne, cuisine bourgeoise et locale de qualité,
canard laqué, le premier mangé ce coup-ci durant notre périple. Bu un vin
blanc allemand Riesling, capsule à vis et un plutôt bon vin du Portugal
Pintas 2009 qui ne fait pas ressortir ses 14.5 degrés, concentré et vendu
assez cher. Le nom de l’oenologue est cité sur la contre-étiquette : Sandra
Tavares da Silva.


Samedi matin départ tôt (7h30) pour visiter à 100 km de Beijing un projet
de « château » : 30 hectares de vignes à planter sur 1000 hectares de
bonnes terres à blé et à maïs : difficile à comprendre, il s’agit plus de
club privé que de vinification, me semble-t-il… En tout cas, notre client
achète du Pomerol, c’est dans sa gamme l’un des très bon vin. Visite des
cultures sous serres et repas de midi dans un restaurant de campagne ,
cuisine spécialisée dans l’âne – je n’en ai pas mangé, ma fille n’aurait
pas apprécié que je mange de cet animal, et moi non plus d’ailleurs. Retour
à 17 h après un petit meeting, le froid est vif… Vive le retour !
Départ de l’hôtel à 10 h pour quelques heures d’avion et d’attente dans
les aéroports et arrivée dimanche soir 22 h à Saint Emilion et cela a fait
une grosse journée 21 h + 7 heures des décalage.


Le salon Air France de Beijing Capital 2E était tout simplement
affligeant, passe encore que la douane chinoise interdise toute revue en
français, mais qu’il n’y ait même pas de vrai café, pas de fruits ou
en-cas, limite restrictions d’après guerre, pas d’ordinateur … Les salons
des concurrents ne peuvent pas faire moins bien. Air France a encore du
boulot pour être concurrentiel.
Parmi les rencontres dans les aéroports, j’ai rencontré à l’attente de nos
bagages un cadre chinois du groupe Marini qui appartient à Fayat et qui
nous a proposé d’aller le voir dans son entreprise et de manger avec lui,
hélas c’était assez loin de nos rendez-vous. Egalement, rencontré dans
l’avion de Paris à Bordeaux, le responsable communication du Château
D’Yquem de retour du Japon et de Singapour. On peut comprendre notre
excédent commercial vin qui est l’une des rares pépites de la France à
l’export.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:06

Lundi 14

Visite à notre partenaire français  FTI installé à Shanghai depuis quelques années déjà, avec son nouveau local, bureaux et entrepôt. Repas avec le partenaire local d’une de nos banques françaises de Bordeaux, la BNP. Repas de qualité dans un restaurant vietnamien dans un quartier très sympa : boutiques de mode et restaurants installés dans un vieux quartier aux petites ruelles très pittoresques.

Ensuite,  visite à un grand distributeur par internet, petite video pour  parler de Bad Boy et mon histoire, une mini partie de baby foot (j’ai perdu  2 à 1) et vite, vite le train à grande vitesse pour aller à plus de 300 km à Changzhou pour un repas organisé par l’un de nos distributeurs qui a déjà plus de 30 boutiques-restaurants. Days et Suites Hotel tout neuf, aux normes 4  étoiles à moins de 50 euros.

Le dîner, très VIP : nous sommes 9 pour un repas très bon, très copieux. L’invité principal étant plein d’humour et amateur éclairé de vins depuis plus de 20  ans. Né en 1951, comme moi mais paraissant bien plus jeune… La génétique ! Bon, ce repas traditionnel avec sa multitude de plats servis par 2 serveuses et 1  sommelière, la table ne doit manquer de rien pour une seconde : les verres sont remplis de petites doses de vin pour les innombrables « santé » où il est bien vu de finir son verre !

 

 

2011 0043

 

 

 


Des légumes, des soupes, des plats de ??, poulet, bœuf, dim sum au crabe et au porc, champignons noirs, poisson de rivière, crevette, petites et grosses, du gibier style biche, de la tortue, soupe d’ailerons de requin, un gros crabe local de rivière préparé pour moi car il n’y pas de pince et tout se fait soit à la main et avec des gants pour ne pas se salir, soit…avec les dents.

 

 

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Salade et nouilles, et je dois oublier quelques plats… Les vins bus avec plaisir, Bad Boy 2006  dont mon distributeur a l’exclusivité, 3 de Valandraud 2003, Virginie de Valandraud 2006 et un vraiment très bon Valandraud 1997 (4800 blles produites) mais  toujours jeune, gras même si typé poivron, végétal, ce vin devrait faire le podium bu à l’aveugle avec les vins célèbres de ce Millésime difficile.

Je repars à l’hôtel avec un coffret de Thé chinois rare et une bouteille de Moutai de plus de 30 ans d’Age cet alcool le plus rare et le plus cher ( 2000€ ) de Chine, au Statut des plus rares cuvées de Cognac. ( nos invités reçoivent de notre client les cadeaux habituels avec du Valandraud et Virginie)

 

Mardi 15

Départ par le CRH, ce TGV local pour la ville de Kunshan. Je suis surpris par la qualité et la ponctualité du train à grande vitesse, confortable et à l’heure !  Rendez-vous avec un prospect, entreprise d’état moyens et perspective importante, la ville est la capitale des fabrications internet, ipod, caméra, ordinateurs, une ville riche …

Dégustation de Valandraud 2006 et un repas au bord d’un lac sur l’eau, c’est la période du crabe qui ici se doit être  meilleur que celui de la région voisine. En tout cas, déjà un vignoble expérimental, un chai de vinification, l’agro Tourisme viticole d’entrée de jeu déjà programmé. Sur les routes des panneaux pour faire la promotion d’un collègue Bordelais , Castel, qui utilise tous les moyens de communication, avec Latite et sa gamme de petits Bordeaux et Torrés l’espagnol : ils ouvrent les portes aux Vins : les leurs et  ensuite les nôtres, différents et nécessaire pour eux et pour nous… la diversité est notre force.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:03

Mercredi 9, Bordeaux-Paris-Guangzhou : départ de Saint Emilion à 16 h, arrivée à Shenzhen à 20 h le jeudi 10, avec 7 h de décalage ( 13 h à Paris). Hôtel  Crowne Plaza à moins de 100 euros pour un 4 étoiles.

2ème journée et 1er rendez vous fixé à 9 h 30, en fait 11h 30, notre hôtel ayant un autre hôtel similaire dans la même ville ! Discussion et programme avec l’ami Marco, qui a déjà vécu mille vies dont celle de grand sportif, chanteur dans un groupe, fabricant de machines à sous pour Macao et aujourd’hui dans le bizness du vin.  Bon repas chinois avec ses associés, clients d’une grande entreprise nationale.

Puis rendez vous à 15 h précises avec un autre de nos clients depuis quelques années et boulot « normal » : dégustation des nouveaux vins importés de notre gamme par lui : le domaine de ma fille qui s’appelle Domaine Virginie Thunevin 2009, vin délicieux, moderne, élégant, barrique neuve qui apporte la sucrosité. On est bien servi depuis quelques temps côté barriques : un succès à prévoir pour ce millésime 2009.

Différent, très différent, Château de Carles 2006, plus classique, plus bordelais dans le style. Le millésime 2009 étant plus austère et les méthodes de vinification très différentes . Et pout continuer Calandray 2010, Côtes Du Roussillon fait pour nous pas la Cave de Maury, un grand succès depuis plus de 10  ans. Un rapport qualité-prix imbattable, vin typé Roussillon qui ne pourra pas avoir un bon commentaire dans la RVF mais qui plaira à 80 % des clients. Le vin est tellement bon qu’il est facile à prouver que le Roussillon, si on veut le promouvoir et le vendre, c’est facile, encore faut-il s’en occuper, travailler, faire goûter. Ça me rappelle cette histoire de Dieu disant à ce croyant qui se plaignait  de ne pas gagner au loto, mais joue au moins ! (histoire juive)

 

Ensuite, Château Vieux Poirier  2010, vin bio, bon, au nez végétal noble,  suivi d’un délicieux et formidable Maro de Saint Amant 2008, succès garanti là aussi. Le Blanc de Valandraud N°2 2007, Virginie de Valandraud 2006  très bon actuellement, Valandraud 2011 ouvert 3  heures avant, grand vin pour dans 10  ans, Haut Brion 1986 et à table Clos Badon 2004 très très bon et Léoville Poyferré 2004  très jeune, vive le Médoc… surtout quand les gens que l’on apprécie qui font ces vins. Couché à minuit 30, le décalage horaire est favorable ;

 

Samedi 12, meeting le matin avec celui qui pourrait devenir notre plus gros client mondial.

Repas à midi dans un restaurant populaire,  2/3 euros par personne, le paradoxe de la Chine. Nous étions attendus ensuite par un distributeur et départ à 14 h en voiture, 2 heures d’autoroute direction Foshan dans la province du Guangdong, encore des millions d’habitants. Hôtel Intercontinental 4 étoiles à moins de 100  euros la nuit, les palaces sont adaptés aux moyens du pays. Un tel hôtel coûterait en France entre 400  et 800  euros, sachant qu’ici le service est un mot noble et qu’il y a du monde, jeune et disponible pour travailler.

Direction le magasin très chic de notre client qui a une réelle passion pour Bordeaux et la rive droite : Château de Pressac, Château La Dominique, Château Cheval Blanc, Château Ausone, La Mondotte, La Conseillante, Petrus, Lafleur, Le Pin et même des vins de la rive gauche comme Pape Clément ou Latour. Puis départ vers le quartier des restaurants, celui où nous avons mangé avait 10 salles privées de 20 couverts en plus du restaurant de 400 couverts. Chaque salle portait un nom : Rayas –Pétrus –Cheval Blanc – Ducru Beaucaillou ….

120 personnes participaient à ce repas auquel ont été servi : Blanc de Valandraud N°2  2008, Valandraud 2004 -2007 et en 1995 3 double magnums que je buvais pour la 1ère fois : vin énorme, le fruit plus la maturité dus à l’évolution, un vin presque parfait digne de l’émission de M6 ! Les gros flacons, dès le format magnum sont ultras favorables à l’évolution du vin , histoire de volume sans doute et peut-être aussi le ratio bouchon-vin-oxygène.

Dimanche, départ en voiture à 10 h pour Guangzhou et avion vers Shanghai à 12 h 30, arrivée 14 h 45 : pas le temps de visiter cet énorme chantier permanent qu’est la Chine. A chaque fois notre client ou futur client vient nous chercher à l’aéroport ou à l’hôtel et nous ramène à l’aéroport ou à l’hôtel (ce coup ci un Howard Johnson 4 étoiles style boutique) , difficile d’être plus attentionné.

Donc encore une visite de bureau, magasin, entrepôt de notre tout nouveau client à Shanghai. En effet, il s’agissait de fêter son installation, sa crémaillère : 25  clients amis réunis pour l’occasion dans les bureaux où il y a un espace de dégustation. Beaux verres et tous les vins servis à la bonne température, ce qui fait qu’après, à table dans un restaurant espagnol et  à la dégustation commentée par nous il y avait Bel Air Lescours 2007 Saint Emilion AOC que nous produisons de temps en temps quand j’achète une récolte avant de vendanger les raisins et de les vinifier. Très joli fruit, un boisé noble, bien sûr ça fait plus riche que sur beaucoup de crus classés qui rechignent à acheter de la barrique neuve, malgré son prix d’achat ! En tout cas un bien beau générique de Saint Emilion.

Coucy 2005, château situé à Montagne Saint Emilion dont j’avais été le gérant quelques années. Je peux être fier de ce vin réalisé avec les enfants des anciens propriétaires. Là aussi, un très bon rapport qualité prix. Le millésime en plus est sacrément bon ! Ensuite, presque une redécouverte pour moi, il y avait longtemps que je ne l’avais pas goûté, un vin acheté en 1999 et en 2000 : Château le Bernat 1999 Puisseguin Saint Emilion, un vin énorme par ses qualités, puissance domptée par les années, classe des tanins et goût plus qu’au niveau de crus célèbres, hélas il ne suffit pas d’être bon, encore faut il le savoir et le faire savoir.

Ensuite, notre cru Château Bel Air Ouÿ 2004, fort bon à boire maintenant, tout en douceur dans ce millésime pourtant plus austère, suivi de notre 1ère vinification à Margaux, Château Bellevue de Tayac 2004 donc plutôt pas mal et bien apprécié ici et sans doute même préféré par nos clients chinois qui sont enclins à aimer la rive gauche. Vive le classement de 1855  et vive cette appellation si prestigieuse qu’est Margaux avec son cru qui porte le même nom, ça aide à la notoriété des autres qui mettent bien en évidence l’appellation Margaux qui ouvre toutes les portes des amateurs de Bordeaux. Repas rapide fini tôtn c’est ce qu’il y a de bien en Chine pour moi qui mange à 19 h le soir à Saint Emilion. Là, en Chine, je ne suis pas dépaysé.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:38

Il tournait un film à Bordeaux l’été dernier  et c’est une rencontre qui nous a marqué.


3 heures passées autour d’une bouteille de Valandraud 2003 avec Albert Dupontel, Emmanuel, Murielle et moi pour boire, parler, échanger sur nos métiers, notre histoire, mais  surtout la sienne.

Bien sûr, je l’avais déjà vu à la télévision, au cinéma, dans ses rôles d’humoriste mais aussi dans ses films où comme acteur il est toujours étonnant (plus de 40 rôles).

 Mais  sa vie,  c’est de réaliser des films. Et il nous a joué quelques scènes de son prochain film, là, comme ça,  comme une confession, imprégné par tous les personnages.

Un moment surréaliste, le plus beau spectacle jamais vu : l’acteur, le metteur en scène, le créateur, le costumier, il est tout à la fois, devant nous, comme si, pour lui, nous étions des spectateurs et sans doute qu’aussi nous  pouvions ne pas être là, aucune importance. L’histoire, rien que l’histoire.


Il me tarde, nous tarde, de le revoir ici et de voir et revoir ce film à venir, à faire.

Quel métier magnifique il fait et quelle chance nous avons grâce au nôtre, de pouvoir rencontrer un homme à la marge, libre et talentueux.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:58

Durant mon déplacement en Chine (une ville différente chaque jour ou presque ),   vous pourrez faire des petits voyages  vers le passé en lisant ou re-lisant quelques articles parus ici et là.

 

Aujourd'hui, retour vers le 21  juin 2001 et l'article de L'Express "Un sol fertile".

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 17:47

USA

 

Déplacement d’une semaine aux USA, avion Bordeaux-Paris-New York-Cleveland où notre distributeur m’attendait pour des visites de clients, repas avec son fils James pour interprète, revenu  exprès de Washington.

L’un des points forts  fut l’organisation au célèbre restaurant Lola d’un repas avec 12  millésimes de Valandraud, de 1994 à 2005 . Une seule bouteille bouchonnée, merci Gabriel, fournisseur du 2007 .

Je dirai à chaque fois, quand je le sais, le nom du fournisseur de bouchon quand j’ouvre une bouteille bouchonnée. Ça soulage….

 

Le 2005 se goûtait très différent, remarquable concentré de fruits rouges, presque pas du vin à ce stade de la dégustation, presque un jus de raisin, sirop de mûre et vanille, pas très typique de Bordeaux . La bouteille de 2000 était remarquable, le bouchon d’Amorim parfait, ce qui n’est pas toujours le cas, hélas. Valandraud 1999  incroyable ces temps ci, l’un des vins préférés par les participants avec le 1995 et l’énorme surprise du 1994  qui est sans doute le meilleur vin de Bordeaux dans ce millésime, avec encore un potentiel de vieillissement d’au moins 10  ans ? Ce doit être dur pour certains critiques de l’époque de reprendre leurs notes et commentaires très négatifs sur le vieillissement harmonieux de mes vins….

 

2 nuits à Cleveland et départ pour Boston, où notre distributeur, grosse entreprise, avait organisé un maximum de rendez-vous dont un à la boutique Brix où 30  clients ont eu droit à notre numéro, moi en Français et Christian Dalbavie à la traduction. Belle dégustation de mes vins avec un public amoureux du vin, plutôt francophile, et si tout ce monde rencontré vient à Saint Emilion, ça va faire du monde ! Egalement un passage à Harvest, restaurant – ami, un repas organisé dans un très beau palace de Lenox, le  Wheatleigh avec là encore des Français comme supporters et une dégustation de mes vins à table, où le  blanc a eu un succès formidable avec  le Bel Air Ouy 2000, dont une bouteille bouchonnée (Amorim). Hotel et cadre merveilleux, clientèle très très chic et le risque important de rencontrer des cervidés sur les routes, incroyable ! Le stress de l’accident la  nuit est bien réel.

 

Direction New York en voiture et visites de clients avec l’un de nos distributeurs (3 de Valandraud, etc), cavistes, restaurants, métro, taxis… ça bosse à New York et il y aune énergie toujours aussi forte dans cette ville.

New-York1

 

Le lendemain, présentation  de notre gamme à la force  commerciale de notre  plus important distributeur sur New York,la plus grosse gamme avec Valandraud et le Blanc, plus de 10  vins ! Repas dans un restaurant à la capacité incroyable de 3000 couverts/jour ! Et j’ai perdu mon téléphone pendant ces trajets, zut et rezut !

 

3 jours aussi au Wine Experience au Marriott Marquis , organisation parfaite, la crème des propriétés viticoles et beaucoup de professionnels présents aux dégustations, ainsi que des amateurs fortunés et courageux : près de 280  vins à goûter, c’est pas rien, surtout sachant que rien n’est à jeter, des 1ers, des crus mythiques , etc…

Repas de gala organisé pour 1300 personnes, la remise des prix des meilleurs restaurants et caves  selon le Wine Spectator et Christian Moueix récompensé pour ses propriétés bordelaises et américaines : La Fleur Pétrus 2005, délicieux et Dominus 2001, encore un grand vin. Ambiance remarquable et j’ai eu la chance d’être à une table où tout le monde parlait français.

 

Retour par Air France avec une partie de mes collègues bordelais et Xavier, et au boulot. Après tout il y a du pain sur la planche si j’en crois tous les cavistes, boutiques qui doivent commander en quantité tous nos vins, Bellevue de Tayac, 3 de Valandraud, Blanc de Valandraud, Virginie et Valandraud, les vins de ma fille Domaine Virginie Thunevin, Domaine Thunevin-Calvet dans le Roussillon, Bellevue La Randée, Compassant, Bel Air Ouy, Prieuré Lescours, Sabines, l’occasion de parler de Fleur Cardinale, Carles, Sansonnet…

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 16:48

J’ai reçu une invitation pour la sortie du livre de Jacques Dupont « Le Guide des vins de Bordeaux » édité chez Grasset.

Avis aux journalistes du vin, écrivains : le CIVB met à leur disposition son fichier, ses enveloppes personnalisées et le timbre pour inviter au bar du CIVB pour les présentations, dédicaces, adressez vous au service presse du CIVB, en plus il est possible de vendre ses bouquins sur place.

Une concurrence pour les librairies, lieu habituel, voire les rayons livres des supermarchés.


Est ce financé par le CIVB, co financé ou est ce  simplement organisé et remboursé par l’éditeur ?  Il serait bon dans le cas du financement par le CIVB de faire la même chose pour le Guide Hachette, le Guide Bettane & Desseauve, le Guide Quarin, le Guide de René Gabriel, le Guide Parker,  James Lawther, Andrew Jefford…

Qu’en pense François Mauss ?

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 13:46

... Du climat, du millésime ou des banquiers !

 

Vendanges 2011 : une belle récolte en qualité et quantité. ça  se termine chez ma fille à Lalande de Fronsac, dans notre fermage pour Bad Boy, à Fronsac et à Saint Emilion il nous reste une parcelle de Cabernet Sauvignon devant Valandraud et les carmenères à côté de Fleur Cardinale qui, justement, commence ses vendanges.


Dégustation hier soir de quelques lots en macération avant écoulage et confirmation d’un bon millésime très marchand, très plaisant : aucune trace végétale, du fruit, de la douceur et même pas mal de corps, je confirme ma 2ème impression : un mix de 2009 pour la maturité et de 2007 pour la buvabilité. Il me tarde de goûter les lots de Virginie, Clos Badon et Valandraud fin de semaine prochaine….


Rencontre à Bordeaux , au siège de la BNP avec les responsables d’une banque partenaire en Chine et l’occasion d’échanger rapidement sur le commerce avec ce pays incontournable. Rendez vous pris pour notre prochain déplacement à Shanghai pour parfaire notre relation. L’occasion aussi de rencontrer dans cette banque quelques amateurs éclairés des vins de Bordeaux.

Le vin ici n’est pas qu’un job, mais aussi un plaisir.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 18:02

Sur le site du Wine Spectator, James Molesworth publie mes réponses à ses questions sur le millésime 2011. Il s’agit de mon avis de la semaine dernière, aujourd’hui je donnerai un avis beaucoup plus optimiste, ces beaux jours de l’automne font des miracles dans les vignes. Affaire à suivre…


A Paris, enchères sur 2 grands vins au statut d’icônes mérité :

Pingus 2001 à 816.00 euro + frais

Haut Brion 1989 à 1075.00 euro

 

Notre distributeur ukrainien a fait un gros et beau catalogue sur Valandraud, Bad Boy, Clos du Beau Père, Sabines, Bellevue de Tayac et les propriétés où je suis impliqué : Fleur Cardinale, Haut Mazeris, La Dominique, Haut Carles, Marojallia et Thunevin-Calvet. Je dis  et je redis depuis quelques temps toute l’importance que j’accorde à mes distributeurs. Peter Sisseck me conforte dans mes choix en étant lui aussi encore en avance dans le choix de son distributeur en Chine. Pour l’Ukraine, c’est nous qui servirons ce marché.


C’est écrit dans la RVF : Figeac (40 hectares)  aurait refusé les 300  millions offerts par Bernard Arnault, mais comment le savent-ils ?  Figeac- 7.5 millions l’hectare – à la production annoncée de 120 000 bouteilles de 1er vin, ça donne 3000 bouteilles de 1er vin et autant de 2nd vin à l’hectare ?

Tous les ans, cela rend  difficile l’agrandissement du petit propriétaire voisin. J’ai bien fait de convaincre Monsieur Fayat  du Château La Dominique d’acheter les vignes très bien situées de notre voisin Vieux Château Fortin !

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 16:29

2 journalistes japonais de Wine Kingdom et un interprète japonais reçus hier  de 11 h 30 à 16 h, ils font un gros reportage sur la rive droite, et sur mes vins.  Valandraud doit au Japon une grande partie de son succès.

L’occasion de parler aussi de mes autres vins (Clos Badon, Bad Boy, etc…),  et de mon rôle de consultant pour Haut-Carles, Haut-Mazeris, Fleur Cardinale et Sansonnet.


Très bonne journée au niveau médias, car à 17 h 30, Terre de Vins organisait au CIVB à Bordeaux un évènement autour des vins du  top 20 de Saint Emilion (Bettane & Desseauve/classement de Saint Emilion) où notre Clos Badon a obtenu une très belle  deuxième place avec son 2008 et un très beau commentaire.

J’avais bien pensé présenter Clos Badon au classement en Grand Cru Classé, car il est largement dans « les clous » mais le dossier de Valandraud étant prioritaire, je ne peux pas trop m’éparpiller.

Pas mal de monde donc à cette dégustation, Daugay, Fombrauge, Quinault, Gracia, Ferrand, Pressac, Faugères…

 

Juste une interrogation : comment se fait-il que la climatisation du bar installé au CIVB pour recevoir des clients, vitrine de notre travail, comment ce lieu aussi sympa, avec des sommeliers intéressés, soit si peu climatisé ? Le vin rouge trop chambré, un lieu pas confortable à cause de ce manque de clim et voilà tous nos efforts et notre argent (il faut savoir que nous cotisations servent aussi à ça) foutu par terre. Ça m’a rappelé  que Vinexpo avait eu ce genre de problème, aujourd’hui résolu.

 

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