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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 13:59

Retour sur notre périple Nord-Américain avec les dîners du 6 et 7 février derniers au Club Chasse et Pêche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les repas payants organisés par ce que je crois être le meilleur restaurant à Montréal… tellement connu qu’il n’a pas d’enseigne, seulement un numéro : 423 rue Saint Claude.

  

 

2 fois 60 personnes, tous amateurs, journalistes pour un repas de niveau encore 2 étoiles Michelin (+).

 

Service impeccable, pro, par des jeunes gens beaux et souriants et vins servis à satiété.

Les vins avaient été achetés chez nous en importation privée. Le repas organisé autour de nous était vraiment un bon coup de main auprès de la SAQ, très présente à ces 2 repas.

 Je conseille à ceux qui auront l’honneur d’être sollicités pour ce genre d’évènements, d’accepter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre hôte nous avait logé dans un hôtel très contemporain ( un des 100 meilleurs hôtels au monde, paraît-il) : l’Hôtel Gault. Chambre superbe et service de très très grande classe et en plus attentionné.

J’espère pouvoir rendre ce que j’ai si bien reçu.

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 09:56

Quand Parker aime et qu’il l’écrit sur son site à propos de Calvet-Thunevin cuvée Constance, il a pu nous faire connaître de 4456 personnes !

Il n’empêche que nous sommes heureux d’avoir pu vendre avant à des clients dont on va peut être dire aujourd’hui qu’ils ne sont pas de vrais clients, au sens puriste du terme : il s’agit de la GD.

Je répète qu’à mon sens il n’y a pas de différence d’amour pour le vin entre un caviste indépendant et certains acheteurs nationaux ou régionaux de GD. Les professionnalisme de uns et des autres peut être tout aussi grand, la seule différence sera peut être l’accompagnement du produit sur les rayons de l’un ou de l’autre.

Là où me semble-t-il il y a le plus de travail à faire, c’est au niveau de la restauration, souvent pour l’avoir vécu : choix limité aux vins distribués par les représentants, température de service inadéquate (trop chaude, verre indécents). Je ne demande pas d’avoir un sommelier, souvent seulement un serveur, mais la température  et de bons verres adaptés et déjà tout paraîtrait bien meilleur, et en plus d’être faisable économiquement, cela serait rentable pour le restaurant.

 

 

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 17:27

Rigoletto… 2 h 40 de pur bonheur ! Pour un premier opéra, c’était parfait ! Après la soirée à l’Opéra Bastille, repas au Tan Dinh avec nos amis. La famille Vifian est toujours au boulot . Robert est l’un des grands amateurs professionnel en vin. C’est chez lui et avec lui que j’ai « fait » mon premier grand restaurant à Paris avec Jacques Luxey il y a déjà un peu plus de 20 ans, et depuis, c’est toujours avec nostalgie que j’y retourne. En plus de la nourriture qui est à mon goût, Robert ouvre toujours une grande bouteille. Cette fois ci, pour une dégustation semi-aveugle, il fallait dire  ce que l’on préférait entre Grange des Père 1996 et Chapelle de Jaboulet 1996.

3 voix pour Grange des Pères, 2 (nous) pour la Chapelle qui, en effet,  était un peu  dure, austère, fermée. Résultat normal ? En tout cas, je ne suis, pour une fois, pas sûr de mon jugement, peut  être que le « bon » vin aurait été un mix des 2 ?

Nous étions hébergés dans un très bel appartement qui sert de bureau à un très chic et aimable vieux monsieur de 93 ans qui va encore prendre l’avion pour aller à New York dans 2 mois pour participer à une exposition de livres anciens dont il est l’un des grands spécialistes.

Et dire que moi, à mon âge, je fatigue pour de semblables voyages… J’ai honte !

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 09:41

1er "épisode" de notre voyage Nord Américain ...

Repas chez l’Ami Wilfred en arrivant à New York : 12 personnes à la table de notre hôte, dîner préparé et servi par 4 personnes dont le chef de chez Ducasse, si j’ai bien compris. Repas de niveau 3 étoiles Michelin, en peut être plus précis pour ce qui est du service, des verres, de la température des vins. Tout simplement prodigieux et cela avec une décontraction chic, américaine.  Merci en plus d’avoir mis à nos côtés des gens qui parlaient Français, dont une célébrité journalistique, Eric Asimov du New York Times.

                       

Les produits étaient top et c’est la première fois que je goûte aussi bien mes vins. Je suis prêt à les recevoir à Saint Emilion, mais cela ne pourra pas être aussi parfait !

                              

 

Un des jours suivants, avec Christian Dalbavie et Josh Schupak, nous sous sommes rendus au siège du journal "Wine Enthusiast" pour une dégustation avec Mark Golodetz et Joe Czerwinski de:

Valandraud 2002 cacher ni collé ni filtré

Valandraud cacher mevushal (flash pasteurisé)

Valandraud « chrétien »

 

 

A part Murielle, qui pour une fois s’est trompée, tous ont pu dire à l’aveugle où  se situaient les différents vins, et Josh, notre importateur qui partait pourtant avec un vrai a priori  défavorable sur le mevushal, a été bluffé puisque c’est celui qu’il a préféré.

Je fais du vin cacher depuis 2001 avec l’ambition de le faire le 1er grand vin dans cette catégorie. En 2002 nous avons fait en plus du Valandraud cacher, un Valandraud cacher mevushal.

Les vins cacher étaient jusqu’il y a peu de temps fait simplement de manière « religieuse », la qualité du vin n’avait pas d’importance. Cette communauté a elle aussi évolué et aujourd’hui on peut trouver de bons vins qui n’ont rien a envier aux vins « normaux ». Herzog par exemple a une cuvée haut de gamme formidable, et Branda, pour ne citer que ce Bordeaux est plutôt bon.

En mevushal, cette catégorie avait mauvaise presse car les vins étaient encore plus insignifiants que dans la version cacher « normale ».

Cela a donc dérouté nos importateurs qui ne pensaient pas que l’on pouvait faire aussi bon. Moi j’en étais à peu près sûr, sachant que les laits ou les jus de fruit pasteurisés aujourd’hui sont à mon goût.

 

 

 

 

 

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 10:32

Mr Lucien Robert, l’œnologue que j’ai eu la chance de rencontrer lors de mes premiers achats de vin dans le Sud (« Cazal de Roques » à Siran), m’a envoyé une lettre où il me raconte qu’il a eu une dépression durant les vendanges 2004. Souvent on parle de cette profession en lui ôtant tout statut humain : ce sont des techniciens. En fait, ceux que je connais sont plutôt du genre anxieux, doutent, et s’impliquent totalement dans notre aventure et peuvent donc disjoncter à cause d’une charge de travail importante, de supérieurs hiérarchiques ou d’autres raisons plus personnelles.

Merci, Lucien, pour votre belle lettre et lors d’un prochain déplacement à Maury, j’espère  pouvoir vous venir vous voir dans cette jolie ville de Carcassonne, où hélas, faute de temps et pour cause de ventes insuffisantes , je ne me suis plus arrêté depuis 2003 .

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 11:58

Nous avons reçu hier à la maison Pierre et Sylviane Ambayrac.

Pierre et moi avons rencontré Sylviane et Murielle au même moment. Pierre était  mon copain de virée à l’âge  où j’en faisais beaucoup. Je n’étais pas un  foudre de guerre, ni au travail, ni dans cette  autre activité, sauf que je sortais beaucoup. A l’époque, Pierre était un mix d’Alain Delon et Richard Gere, et donc me facilitait la vie. Sylviane a été son coup de foudre, j’ai été son témoin de mariage et c’est formidable de penser qu’ils sont encore très bien ensemble.

Pourquoi je vous parle de ça ? parce que Pierre, postier et Sylviane infirmière sont 2 amateurs de vins et ils nous disaient que dès qu’ils ont commencé  à goûter les vins du Sud, riches, mûrs , équilibrés, il leur a été difficile de trouver l’équivalent à Bordeaux, dans une gamme de prix de 3 à 4 euros. J’ai la chance qu’ils soient de ce fait représentatifs d’une consommation « moderne » : rien à foutre des appellations – si c’est bon,  j’achète et je bois, bag in box, bouteilles, blanc, rouge, rosé… Je n’accepte plus le végétal, je ne crois plus que les Brett soient un goût de terroir, le vieux bois un credo, etc…

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 15:02

Un de nos voisins, Mr Martin  est mort seul dans ses vignes à 50 ans, simplement en se faisant  accrocher par l’enrouleur de ses fils de fer.

Ce genre d’accident arrive aussi à Saint Emilion,  pas que dans le maïs, l’élevage ou les forêts.

Triste et absurde.

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 14:07

Après les sites français « la passion du vin », « dégustateurs.com », c’est au tour de  Robert Parker de parler de notre cuvée Constance 2004 sur son site. En 2 jours, plus de  2000 connections et notre importateur américain, qui a cru en nous depuis le début, est enfin récompensé après  3 ans de travail.

Ce commentaire va grandement lui faciliter la vie (et à nous aussi… « bien-aimé banquier », si tu nous lis…) :

Old 01-20-2006, 06:51 PM   #1
Wine Critic
 
Robert Parker's Avatar
 
Join Date: Feb 2002
Location: po box 311 monkton,md.21111
Posts: 1,192
 
Default Super Wine Bargain

Had this yesterday....2004 Calvet-Thunevin Vin de Pays Catalanes-Cuvee Constance($13-14)....60% grenache,30% syrah,and 10% carignan...all fermented and aged in concrete tanks...bottled unfiltered...drank the 2003 last year in Paris at L'Ami Louis...but this vintage is even better..this is a medium-bodied very aromatic and richly fruity wine with copious quantities of blackberry and cherry...hint of licorice and Provencal herbs...supple and just damn tasty....and very flexible with food...made by St.Emilion's bad boy...the proprietor of Valandraud...Jean-Luc Thunevin....imported by European Cellars....which is Eric Solomon...Bon Appetit!
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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 15:35

Tout à l’heure, coup de fil d’Elodie, journaliste de l’émission de Jean Luc Delarue  « ça se discute » sur France 2 pour traiter un sujet sur « Amour et argent font-ils bon ménage ? ».

Elle avait lu un reportage écrit dans "L’Express" il y a quelques temps et nous y avions été cités. Impossible pour moi de participer à cette émission puisque nous serons encore en train de vanter nos vins aux USA.

Comment être médiatique, si ce n’est en l’étant déjà ? Est-il utile d’être présent dans ce genre d’émissions pour traiter de sujets si éloignés du vin ? Faut il faire toutes les émissions et reportages ?

Telle est la question.

Quant à moi, je ne refuse pas grand chose car la notoriété passe par des chemins détournés et c’est en partie grâce à elle que je vais pouvoir vendre du Présidial ou tout autre vin.

 

 

Sinon la semaine prochaine, 2 journalistes sont déjà prévus pour parler vin.

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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 10:59

A l’heure de demander un gros crédit-bail pour l’ambitieux chai de Maury, force est de constater qu’il vaut mieux être riche et bien portant  que pauvre et malade.

Tout d’abord, notre banquier de Maury est le Crédit Agricole, à Saint Emilion je travaille avec le Crédit Lyonnais. Un crédit bail, ça signifie que c’est le banquier qui est propriétaire du bien et qui vous loue le chai en location-vente.

1ère question : pourrez vous rembourser les énormes loyers et pendant 15 ans ?

2ème question : vos bilans actuels sont mauvais, cela fait 4 ans que vous avez démarré et vous ne gagnez toujours pas d’argent

3ème question : pourquoi un chai si ambitieux alors que vous y arrivez sans ça ?

4ème question : votre prévisionnel est-il fiable ?

 

 

Je repense à ce qu’a écrit Bertrand Le Guern le 7/11/2005 à notre propos : ses voisins admirent, avouent ne pas pouvoir suivre… et se demandent s’il pourra tenir longtemps comme ça sans augmenter drastiquement ses tarifs.

 

 

Cela appelle une explication, pourquoi moi, « icône des vins de garage chers », ai-je voulu être si près des coûts de revient dans le Roussillon ? Et bien, en fait, il y  a plusieurs raisons que voilà dans l’ordre ou le désordre :

1/ la plupart des « étrangers » qui font du vin dans le sud pensent pouvoir appliquer quelques règles venues d’ailleurs, ont souvent faux.

2/ la multiplicité des marques nouvellement créées indispose beaucoup d’amateurs. Le prix doit être une adéquation entre  l’offre et la demande.

3/ Notre projet est un projet à long terme,pas possible de se la jouer comme Attila. Bien au contraire, nos coûts aujourd’hui un peu élevés sont en partie dus à une remise en état du vignoble avec la nécessité en plus de nous mettre à planter ces syrah réglementaires pour avoir droit à l’AOC Roussillon (sur ce sujet, je pourrai écrire au moins 3 pages !)

4/ Dès que tout sera en ordre, nos coûts baisseront et donc notre marge permettra de financer ce chai pharaonique pour le Roussillon et pourtant lilliputien pour nos voisins catalans du Priorat.

Il y a aussi  l’arrivée imminente de notre cuvée haut de gamme, hélas produite en petit volume, mais qui évoluera dans la catégorie des Petite Sibérie, Muntada, Erasmus, Ermita… Les marges y sont considérables et c’est d’ailleurs pour ça que tous les viticulteurs  s’y essaient, et c’est aussi d’ailleurs pour ça que très peu réussissent de manière pérenne.

 

 

Pour conclure, en plus de notre crédibilité, de notre passion, la région toute entière se bouge. Rien qu’à Maury, la cave, la mairie, toutes les nouvelles caves particulières, les nouveaux, les anciens… Eh bien, ça ne m’étonnerait que cette dynamique, jointe à l’agro tourisme, ne permette pas de vivre bien de son labeur sans aucun complexe vis à vis des Espagnols et consorts.

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