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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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Articles RÉCents

26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 10:40

Je croyais que cela serait plus difficile que ça, d’écrire régulièrement sur mon blog. J’insiste sur le mot « mon », pour dire qu’il s’agit d’un avis personnel, celui de Jean Luc Thunevin, propriétaire, gérant, entre autres activités diverses et peu variées puisque complètement tournées vers le vin. L’idée du blog m’avait été donnée par un ami, « le blog- outil de communication actuel, tu n’es pas trop vieux pour t’y mettre … » Chose dite, chose faite !

Donc, je raconte par écrit ce que je peux.. Cécile arrive à me lire, corrige mes fautes de Français et d’orthographe et met tout ça en ligne.

Je parle un peu de tout, plus ou moins librement, et chacun de mes amis a un avis sur ce que j’écris.

 

 

 

1/ Thierry Desseauve pense que je ne suis pas assez polémique, que je ne rentre pas assez dedans, ce qui me rangerai  trop, moi le « trublion », dans le consensuel mou.

2/ Alain Vauthier pense qu’il ne faut pas écrire tout ce que je dis, que je devrai arrêter, que ça ne sert à rien, et qu’en particulier je ne dois pas parler de ma peine d’être exclu de la distribution d’un cru célèbre, etc…, mais il me semble que c’est de ne rien éprouver qui serait plutôt la preuve du bien fondé de mon exclusion, non ? Et je ne parle pas que de ce qui va mal, je crois que je suis à 95 % positif, mais chaque verre à moitié plein peut paraître à moitié vide.

3/ Dominique, qui même si l’on ne se voit pas souvent , me dit qu’il a du plaisir à lire ma prose, qu’il partage un peu de mon intimité, que ce que j’écris est en fait un peu une psychanalyse auto-réalisée et qu’il aime mon « impudeur » à dévoiler mes angoisses. C ‘est pour moi l’une des plus belles déclarations d’amitié.

4/Vous avez peut-être remarqué que les commentaires sont libres, je n’en ai occulté aucun, même ceux qui se moquent de moi ou de mes préférences en vin ou en restaurant, bar à vins, etc..

5/ J’ai eu l’idée d’écrire ça aujourd’hui à cause d’une lecture régulière du blog d’Hervé  Bizeul et du très bel article écrit sur lui dans le Figaro d’hier.

6/ Fréquentation actuelle du blog : environ 350 connexions/jour !

7/ La campagne primeur est lancée, avec les sorties pur moi de La Dauphine, Balthus, les vins de Bizeul, Canon de Brem, Côte Montpezat, Filhot, La Fleur Moranage, Girolate, Jean de Gué, Lucia, Mont Perat, Moulin Haut Laroque, Reignac, Vieille Cure.

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 08:28

Dans un grand millésime et quand on est une petite entreprise comme la mienne, il s’agit  de ne pas perdre les allocations d’achat que l’on vous a gentiment offert dans les millésimes moins faciles ou dans une ambiance moins euphorique. Tous les ans, les châteaux se posent la question de savoir à qui offrir ce gâteau qui rapporte de la marge, de la considération, et bien sûr, en fait c’est quand personne n’est content du peu de vin qui lui est alloué par la propriété, qu’une marque n’est pas bradée ou dévalorisée.

Moi, vous le savez, je n’ai pas la chance d’être né ici, ni d’être héritier, ni joueur de golf, ni mondain… alors quand un château me permet de défendre ses couleurs, j’en suis ravi. D’autant plus que je ne suis pas blasé et somme toute encore avide de reconnaissance et de travail.

Alors ne soyez pas surpris si cette année j’ai à vendre des crus en plus ou des crus en moins : ce n’est que la résultante de facteurs où se mélange allègrement amitié, affaires, relations, concurrence et travail des courtiers qui défendent ma cause.

Il faut savoir que lorsque je n’ai pas allocations directes d’un château, je fais comme les importateurs, j’achète à Londres, Berlin ou Genève, voire New York ou Singapour. Le choix des premiers clients privilégiés par la propriété ne m’empêche pas de « remuer » de ces crus. Et puis, si une propriété  refuse de me vendre son vin, son concurrent le plus proche peut me choisir, car après tout, je ne suis pas trop mauvais pour défendre les marques qui me font confiance.

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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 13:08

On a eu le plaisir d’avoir à la maison Lou et Louis Kapcsandy, pour manger, bien sûr et boire, bien entendu.

Louis a été stagiaire chez nous et son papa a eu la bonne idée de créer un vignoble en Napa, à Yountville ( Kapcsandy Family Winery). Le premier millésime, 2003,  a été fait avec l’aide  d’Helen Turley et la suite avec l’aide de Mr Malbec (ex Latour, Pauillac). Le  2004  de style bordelais, un peu retenu, noté Parker 91-93. Mais alors le 2005, mes amis, une pure merveille ! Tout y est ! Vos allez me dire : encore ! Et bien oui, car c’est de la graine de star, allez je parie sur une notre supérieure à 95 RP et autres critiques.

Du fruit, du soyeux, de la plénitude, de la longueur, de la complexité…Et dire que ces vignes sont jeunes ! Que du plaisir à boire… ce que nous avons fait, vite fait bien fait ! J’ai réclamé 25 caisses à joindre avec mes commandes de Harlan.

 

 

Pour finir le repas un Cazal de Roques 2000 pour que l’on se rappelle qu’en France on a des vins formidables à petits prix. Merci encore à Lucien Robert et à la famille Léonor d’avoir réussi un vin du Minervois qui vieilli bien, avec élégance.

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 10:19

Hier, journée consacrée aux Vignobles Clément Fayat : re-visite à Clément Pichon où j'ai pu une fois de plus me rendre compte de l'importance du moindre détail, par exemple le prélèvement d'un échantillon représentatif de la production 2005, les réflexions pour augmenter la « fraicheur » et le « fruit » dans ces terroirs graveleux.

A La Dominique, un premier coup de nettoyage sur la façade, la peinture des volets, l'amélioration des principes de rangement, l'aération et le nouvel attachement à une recherche de la bonne odeur perçue pendant mes visites me prouve qu'ici les énergies qui étaient déjà mobilisées se trouvent confortées par la direction vers l'excellence voulue par Mr Fayat. Là aussi, réflexions sur le travail à la vigne et petits réglages au chai, mais l'équipe est hyper motivée et comptétente.

Et voici une photo qui me rappelle les vignes en Napa au printemps :

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 09:47

Hier à 10 h, l’ancien directeur de notre deuxième banque ( BNP de Libourne) est venu me présenter son successeur.

Ensuite , à 11 h 30, rendez vous et repas avec un grand bureau de courtage bordelais, dit « de place », le plus important  en ce qui concerne les ventes de Château Valandraud.  Dégustation de mes 2005 et repas avec un Montrose 2001, bon à boire en 2020, et Flor de Pingus 2003 qui est aujourd’hui l’un de mes vins préférés que je bois avec tant de plaisir que s’en est presque un péché, si l’on se met dans l’âme d’un catholique. Trop bon, mon Dieu !

 

 

 

A 14 h, visite de Michael Schuster, journaliste anglais, qui écrit dans plusieurs revues britanniques, de tempérament plutôt calme qui a seulement goûté 10 vins et qui a semble-t-il  bien aimé Clos Badon !

 

 

 

17 h 30 , visite de 2 collectionneurs de Singapour en visite à Bordeaux, avec à leur programme, seulement des tops. Ils sont acheteurs avec un tout petit groupe d’autres personnes. Sympas. Je suis sans doute un Chinois réincarné avec mon obsession de la prospérité et de vivre bien longtemps.

 

 

 

18 H 30 Inauguration du nouveau chai de Fonplégade par ses nouveaux propriétaires. Ouf ! rien ne manque, c’est beau, rien n’a été économisé pour faire le mieux possible, à l’américaine.

Beaucoup de monde émerveillé .

La crise ? Vous avez dit la crise ?

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 11:27

Le 30 juillet dernier, à propos de mon BIB Présidial, Olivier, jeune œnologue en formation à Montpellier, faisait ce commentaire

Bonjour,       
pensez vous vraiment que c est le BIB qui va sauver le vin francais en ces temps de crise majeure? Ne pensez vous pas que maintenant, il y a 2 types de vins: les vins pour manger et les vins pour boire (ou deguster) ?

Cordialement
un jeune oenologue en formation a Montpellier

Ce genre de question n’appelait pas de réponse puisque la réponse était dans la question.

Mais, comme je suis revenu par hasard sur ce  passage concernant le BIB, on pourrai faire un jeu de mots à sauce locale anti-nouveau monde, anti-Parker et dire qu’il y a des vins  si concentrés qu’il n’y a pas besoin de manger et des vins si  faits à l’ancienne que l’on se demande pourquoi ces vins sont si difficiles à boire et à vendre à la plupart de nos clients. Tant il est vrai que c’est une question de culture, d’éducation… Les cuisses de grenouille sont un met raffiné pour nous et tout simplement fait pour faire vomir nos amis anglais.

La crise du vin est due à beaucoup de facteurs différents qui, hélas, ne font qu’accélérer le drame d’un viticulteur « has been ». Il ne s’agit pas là de savoir si  les types de vin  disponibles sur le marché sont responsables puisque autour de moi je vois bien que même des vins à problème trouvent des clients, mais cela tient souvent au charisme du propriétaire  qui peut , par exemple, faire passer un goût végétal pour de la typicité, des TCA pour un goût de cave, voire de terroir, mais qui mettra beaucoup d’énergie pour vendre ; alors que si son vin était pur, il serait vendu sans trop d’efforts.

Et pour Patrick Essa, d'autres photos plus parlantes de "taille courte" :

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 15:53

Mise en marché de notre petite allocation d’Yquem 2002 et de  Y 2004. Je dis petite car elle n’a pas pu satisfaire les demandes de nos clients pour Y et en ce qui concerne Yquem  bouteilles 75 cl et double magnums .

A la fin du deuxième jour, il nous reste seulement 12 magnums, 2 Impériales et 144 demies d’Yquem.

Ce vin est désormais une icône commerciale, en effet, auparavant la distribution de ce vin était très centralisée, l’ouverture commerciale amenée par Pierre Lurton nous a permis d’être un des distributeurs de ce grand vin. Je suis sûr que la multiplication des distributeurs a ouvert de nouveaux marchés.

Vive Yquem 2002 !

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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 17:36
Bonjour à tous nos amis japonais!
 
Après le voyage aux Etats-Unis et au Canada, me voilà de retour dans les vignes!
La taille continue et est presque terminée.
 
J'espère que ce blog nous rapprochera de tous les amateurs de Chateau Valandraud
et de bons vins en général!
 
A bientôt.
 
Murielle Andraud
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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 14:47

En lisant Le Point qu’Alain Vauthier me passe chaque semaine (moi, je lui passe L’Express), mon attention a été attirée par un tout petit article intitulé « Apprendre à s’aimer ». Je ne sais pas si j’ai bien compris, mais voilà ce que j’ai retenu : si l’estime de soi permettrait d’être heureux, la sur-estime de soi est  responsable de nos difficultés à être heureux.

En clair, il faut s’accepter comme on est : imparfaits, libres. Et nous serons heureux.

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 10:46

3ème ou 4ème visite au Château Malromé où le nouveau propriétaire veut faire bouger les choses. Il en a confié la responsabilité à Mr Charles Traonouëz qui a devant lui un travail énorme pour faire repartir cette propriété célèbre (puisque ancienne demeure familiale d’Henri de Toulouse-Lautrec), mais avec ce risque de mélanger la célébrité de Toulouse-Lautrec et le vin.

Là aussi, il faut réfléchir à ce que l’on veut faire : du bon vin et la force de la marque sera seulement là pour aider à sa commercialisation ou sinon, on risque de vendre du Toulouse-Lautrec en oubliant le vin.

En tout cas, pour commencer, Charles a fait appel à 2 des mes amis professionnels : Guillaume Quéron et Thanos Fakorellis.

1ers résultats attendus aux vendanges 2006.

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