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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 11:26

Je reviens d’Oxford (près de Londres),  1 h 30 en limousine depuis l’aéroport et nous sommes arrivés au Relais et Châteaux, « Le Manoir aux Quat’Saisons », dirigé par un Français, Mr Raymond Blanc.

Une manifestation sur le thème « Renaissance of the French Vineyard » y était organisée sur  2 jours, chaque grande région ayant  droit à son colloque.

- Rhône Valley avec Charles Metcalfe (journaliste), Olivier Poussier (sommelier), le responsable de Guigal, François Villard et  Pierre Perrin de Beaucastel.

- Languedoc Roussillon avec Michel  Bettane (journaliste), Andreas Larsson (sommelier), Samuel Guibert de Daumas Gassac, Gérard Gauby, Hervé Bizeul du Clos des Fées et Walden.

- Bordeaux avec Michael Broadbent (journaliste), Gérard Basset (sommelier), Jean Michel Cazes de Lynch Bages, Bernard Magrez, Jean Marc Sauboua et moi pour Valandraud et Haut Mazeris.

- Bourgogne avec Hugh Johnson (journaliste), Gérard Basset (sommelier), Pierre Henri Gagey de Jadot, Jeremy Seysses des Domaines Dujac et Anne Claire Leflaive

Après chaque colloque avec questions-réponses du public, un repas avec les vins en situation.

Avec Murielle, nous avons fait les 4 régions et repas… Ouf ! Et de 2 kg en plus et quand même un peu de saturation : 4  repas gastronomiques 2 étoiles Michelin avec les vins, cela fait  4 heures à table à chaque fois, mais on est des pro.

Maintenant, que dire de cet évènement ? Je n’en sais rien. Bien sûr, il y a le plaisir de revoir du monde : Claire, sommelière bien sympa rencontrée  il y a 5 ans chez Guérard, Metcalfe, Poussier, Bettane, et rencontrer pour la première fois Broadbent et Hugh Johnson, etc…

Y aura-t-il des retombées pour nous ? Sans doute.

Avons nous été convaincants ? Pas assez.

Etait-ce possible de répondre à des questions non posées ? Doit-on  être bien élevé et poli par dessus le marché ? Sans doute.

 

 

 

Mais y a-t-il une renaissance des vins français ? (cela sous-entend qu’il y avait la mort avant)

A-t-on su encore une fois  se mettre à la place du consommateur ? A mon avis, non. Il n’y avait qu’à regarder la brochette d’invités : que des « stars » (3 %  du marché) et le reste , où était-il ? Bon….. je ne dois pas être en forme.

En tout cas, formidable hôtel, avec un patron qui devrait avoir la médaille du Mérite Agricole au minimum. Son équipe est formidable elle aussi, Xavier et les sommeliers tellement motivés, le restaurant  de qualité, un cadre très chic. C’était parfait.

 

 

 

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22 novembre 2005 2 22 /11 /novembre /2005 11:00

Emmanuel Nauwelaers a laissé un message avec cette question, que tous les amateurs se posent : Comment se fait-il que les vins restent aussi chers ?

Cela mérite aussi une thèse et vous savez que je ne suis pas très doué : mes diplômes scolaires se résumant au BEPC et à un CAP d’employé de banque, cela ne m’aide pas trop pour la philosophie. Mais, dans ce cas précis, j’ai quand même un peu d’expérience et "pas  trop" la  langue de bois .

Pour commencer, quand on parle de vins trop chers, il faut préciser que les vins chers concernent peu de monde : à Bordeaux, nous parlons de moins de 5 % de la production, et en France, ce doit être pareil, je suppose.

D’abord, nous avons  50 % de vins pas assez chers, le prix payé par la GD, le négoce, les clients (car pour moi tout est lié) est insuffisant pour faire vivre décemment les paysans et insuffisant pour prétendre avoir un produit de qualité, tout au plus de quoi être heureux d’avoir un produit  loyal et marchand , correct.

45% des vins sont vendus à leur prix, et sont des vins superbes dans le contexte international représentant bien ce que le client peut et doit attendre : pureté, fruit, gourmandise, classe, complexité, fraîcheur, etc.. Dans cette catégorie, on trouve pas mal de rosé de Provence, de vins de Loire, d’Alsace, Bordeaux-Côtes, Saint Emilion et tant d’autres. Nos clients trouvent leur compte avec de grands vins classiques « actualisés » style Soutard, Tour Figeac, La Clotte et avec des vins plus modernes : La Couspaude, Chauvin, Grand Pontet, cela rien que pour l’exemple à Saint Emilion. On trouve également des top comme il y en a plein à Bordeaux et moins chers : La Mauriane, Branda, Franc Maillet, Cambon La Pelouse, Fleur Cardinale, La Dauphine, Haut-Carles, etc…

Reste 5 % de vins chers ou trop chers. Mais là, aucune logique dans l’offre et la demande sur des produits à forte identité de marque style 1ers crus, grands champagne, vins cultes français ou étrangers. Ce genre de vins, on n’est pas obligé de les acheter, ni de les boire, et même si ils sont chers, un consommateur moyen peut à l’occasion y accéder par l’intermédiaire de clubs de dégustation ( une bouteille chère, si on la divise par 10 , c’est faisable, non ?)

 

 

 

Après, nous entrons dans les arcanes du commerce .

Le paysan produit plus ou moins cher un vin : en France, produire 75 cl peut aller de 1 à 12 euro.

Les prestations et matières sèches pour mettre en bouteille vont de 0.50 à 1.50 euro par bouteille

Le transport en France va de 0.06 euro à 15 euro par bouteille

La marge du propriétaire peut aller de négatif à 10/ 20/100/300 % ( ?)

La marge du négociant de 8 % à 30 %

La marge du distributeur de  0 à 20 % ou de 30 % à 100 % selon le circuit

La marge lors de ventes aux enchères  de 10 à 20 % ( ?)

 

 

 

Alors, quelle solution nos chers clients préconisent-ils ? Sachant qu’aucune n’est parfaite… Par exemple, la vente directe : le paysan en peut pas vendre au client particulier au même prix qu’à la GD, le caviste ne peut pas vendre au même prix que la GD, tout ça pour un problème de coût, de temps, de quantité, etc..

Les seuls qui offrent  une parfaite satisfaction pécuniaire à leurs clients sont les quelques Bourgogne ou Rhône vendus pas cher aux clients habituels qui sont ensuite heureux de voir la valeur de leur achat multipliée par 2 ou 3, voire plus, lors d’une revente aux enchères ou à un négoce spécialisé.

Mais cela concerne seulement 20 ou 30 marques, c’est peu.

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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00

Et nous voilà de retour à Saint Emilion. Hier soir dégustation de 3 lots 2005 "à problème", avec notre équipe, Alain Vauthier et notre consultant Jean Philippe Fort.

Comme toute grande année, quelques cuves ont du mal à finir de fermenter leur sucre, chez nous cela représente à peine 10 %.

En suivant, dégustation avec Alain d’un échantillon de grenache 2004 donné par Jean Roger, et à table, nous avons bu avec plaisir un vin acheté  11 euro au « Comptoir des Crus » à Perpignan (Gardies Mileres 2003)

 

 

Jean Roger nous a informé que France 3 Roussillon a diffusé aux infos le reportage tourné la veille sur nous à propos de ce gros projet de chai sous le titre un peu provocateur «même pas peur ».

C’est faux, j’ai toujours peur, mais j’avance avec résolution.

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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00

Nous revenons de Maury et  comme toujours  que du plaisir (si ce n’est les 4 h 30 de route qui nous séparent), même si cette fois-ci il y avait pas mal de travail à cause d’un chai à construire.

Donc, pas mal de rendez-vous avec l’architecte, le banquier, les élus locaux, la télé régionale, etc…Notre optimisme est certes contagieux, mais il est vrai que dans une période qui semble difficile pour toute notre profession, notre pari de faire un chai de vinification et d’élevage ambitieux peut surprendre. Mais, chaque fois que je goûte un des vins que nous avons fait depuis 2001 ( et chaque fois que nous le faisons déguster), nous sommes toujours contents du travail accompli et en face, les clients, journalistes, ou amateurs sont à 90 %  conquis. Ce qui est aujourd’hui si facile à Maury, faire des vins qui séduisent, nous donne le courage d’investir à nouveau argent et énergie. Il est vrai que nos jeunes associés sont tellement motivés qu’il serait dommage de ne pas jeter nous aussi toutes nos forces dans cette aventure.

 Le permis de construire est accordé. Le projet , relativement novateur, surprend un peu mais bon, on verra le résultat ! Ce qui est certain, c’est que l’esthétique n’a pas été choisie  au détriment du fonctionnel et de l’écologique.

Le financement est à priori bouclé, les banquiers ayant compris que notre projet est aussi une preuve de leur confiance en cette région.

 

 

 

 

Quelques très bonnes bouteilles à des prix très doux (entre autres Soleil Rouge 2002) et un très grand vin du Sud, bu avec juste ce regret : pourquoi n’était-ce pas un magnum, pourquoi si peu souvent …Et est-ce que j’aimerai un jour avoir fait ça ! Mais c’est une autre histoire.

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2 novembre 2005 3 02 /11 /novembre /2005 00:00

De bonnes affaires chez les caviste dans le village de Saint Emilion, ça existe ! Comme par exemple un Saint Emilion Grand Cru,  Château Tour de Bardes 1999 à moins de 10 euro au Cellier de Saint Emilion ( Jérôme Goria) sur la place centrale du village.

 

 

Ce week-end à Paris, en compagnie de 30 autres responsables de propriétés, dans un salon de l’Hôtel Crillon, nous présentions chacun 2 millésimes de nos productions (1999 et 2002) aux professionnels l’après midi (sommeliers, cavistes…) et le soir à des amateurs extraits du Fichier du Bottin Gourmand et de l’Amateur de Bordeaux.

Interrogation d’avant manifestation : est-ce que ça vaut le coup ? (au sens propre du terme pour l’investissement en temps, énergie et argent). Je crois bien qu’en ce qui me concerne, la dernière fois que j’avais mis les pieds à Paris pour une telle manifestation, c’était en 1998 au Méridien, à l’invitation du C.V.B.G.

Le lieu (Le Crillon), l’organisation, le service étaient tous de qualité, comme les contacts dans leur grande majorité.

J’y ai bien sûr rencontré des amis restaurateurs ou sommeliers, dont un que je vois régulièrement à Saint Emilion, mais également des gens que je n’avais jamais rencontré jusque là : entr’autres, et pour mon plus grand plaisir, un journaliste « d’investigation » polémiste de talent (pour moi en tous cas, même si parfois il se montre sous un jour un peu trop « intégriste »). Je parle de Jean Moïse Braitberg, qui m’a bien attaqué sur mon vin de table.

Raoul Salama a heureusement pris un peu ma défense. Enfin, rien que pour ça, cela valait le déplacement. Et je ne vous parle pas de tous ces « djeunes » fous de vin, dont un en particulier qui m’a demandé un cours ( à  moi, le cancre de la classe !) sur les brett.

Le lendemain repas et dégustation au TAN DINH, 60  rue de Verneuil dans le 7°, avec dégustation «  à l’aveugle » de 3 grands Grenache. Dégustation organisée comme si Robert Vifian savait que cela m’intéressait tant actuellement. Il y avait 2 Chateauneuf  et un Australien qui était très nettement le meilleur, ah la la, la mondialisation….. !

 

 

En réponse à un esprit curieux qui est intervenu sur le site Iacchos à propos de "Walden" : les Etablissements Thunevin, négociant, prennent une marge comprise entre 4 et 5 %. C’est en fait une grosse marge pour un courtier, mais très petite pour un négociant. Je pourrais ne rien prendre quand nous n’aurons plus rien à faire, et je ne revendique en aucun cas le fait d’être un philanthrope, mais juste le fait d’aider mes amis à réaliser leurs projets, ce que je fais de temps en temps.

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24 octobre 2005 1 24 /10 /octobre /2005 23:00

Nous offrons actuellement à quelques uns de nos clients de la GD des bons grands crus classés de Saint Emilion à moins de 15 euro TTC la bouteille prix consommateur. Il s’agit de bons millésimes 2001 et 2003 et de bons Grands Cru 1999 et 2000 qui seront vendus chez les cavistes du village entre 9.5 et 12 euro TTC. Dans le même ordre d’idée, notre Bordeaux de marque Présidial 2004 et notre Vin de Pays des Côtes Catalanes 2003 sont à moins de  4.50 euro TTC  en GD pour les consommateurs.

L’activité du négoce bordelais est toujours aussi bonne, prise de position sur les « grandes marques », arbitrage sur les stocks, visites de courtoisies à la propriété, caresses et gentillesses accordées aux châteaux méritants (porteurs de privilège, de marges ou les 2), discours pessimistes pour les uns et pragmatisme de circonstance pour les autres.

 

 

 

A propos de l’émission de France Inter sur « Walden », j’ai entendu Perico Legasse (très peu aimable à mon propos… il est vrai qu’il me connaît bien, au point de pouvoir dire gratuitement du mal de moi à mes copains… ce journaliste est un pur !), chroniqueur et journaliste gastronomique, écarter de manière ridicule et sans « pincettes » les paysans vignerons seulement capables (à ses yeux) de porter des raisins à la cave coop ou chez Hervé, sous-entendu incapables de vinifier – l’acte noble pour notre excellent polémiste, bien que ce journaliste ait des vignes et que je n’aimerai pas être à son service.

Tour ça pour dire que dans notre microcosme, les idées préconçues, le racisme, le fascisme, le système de castes ont encore de longues années pour prospérer. Si la guerre revenait , la possibilité de collaborer permettrait à nouveau de se débarrasser aisément de ceux qui ne pensent pas comme ce juge peu enclin à aimer son prochain.

J’avais remis à Perico Legasse une bouteille réalisé par moi en « bio dynamie » lors d’une précédente émission de télé (C’est dans l’Air, sur France 5). Il n’a pas du la trouver bonne car venant de moi, ou peut-être  même l’a-t-il donnée à un clodo (qui s’est peut être soudainement remis à croire au Pèr-ico Noël) … C’est la vie ! J’aimerai que tout le monde m’aime … Même Perico !

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18 octobre 2005 2 18 /10 /octobre /2005 23:00

       

Dégustation des 2005 à Valandraud

 

 

 Hier, Jean-Roger Calvet m’a envoyé un résultat d’analyse d’un vin fini sur cépage grenache :

Alcool 16.84  ph 3.33

Ce cépage est à juste titre considéré comme l’un des meilleurs, mais il a une grosse tendance à être haut en degré si ramassé mûr, surtout sur ces terroirs de schistes. Et ce n’est pas pour rien que la spécialité locale, le Maury, pourrait quasiment être fait naturellement sans être muté à l’alcool.

 

 

A propos de vin riche, nous avons bu avec beaucoup de plaisir  hier à la maison Valandraud Blanc 2003, Valandraud  et Mouton Rothschild 1995, ainsi qu’un vin d’Israël apporté par ses propriétaires : Margalit 2003 cuvée Enigma en vin de table. Vin parfait à notre goût, et quand je dis « notre », il s’agit bien sûr de Murielle et moi.

 

 

Ce matin, 5 minutes de philosophie avec un stagiaire. De bon matin, cela peut surprendre ! Il s’interrogeait pour savoir si il devait poursuivre l’exploitation viticole familiale et assumer  l’histoire de sa famille, la présence de son père et  de ses oncles dont certains ont des racines douloureuses ou alors si il devait partir (loin, bien sûr !). Comme si notre liberté se résumait à ces choix simples, qui sont, à peu près dans l’ordre : travailler et gagner de l’argent, réfléchir et en manquer, rester et se plaindre, partir et souffrir…. Ouf ! dommage que je n’ai pas eu un magnéto ! Bon Dieu ! et moi qui croit encore à mon âge que l’on peut tout faire et que de toute façon il y aura toujours ce foutu verre à moitié vide…. ou à moitié plein.

 

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17 octobre 2005 1 17 /10 /octobre /2005 23:00

Dégustation les lundi et jeudi soirs de tous nos lots en fermentation, les 1ers lots ramassés le 16 septembre sont déjà écoulés, et le reste continue à macérer avec des difficultés pour finir de fermenter totalement les sucres. En effet, nous (Rémi, Jean Philippe, nos stagiaires et moi) n’aimons pas trop les brett, et nous essayons donc d’arriver à fermenter totalement ces sucres. Et au vu de la richesse de nos raisins, c’est pas facile.

Notre appellation permet d’avoir 4g de sucre non fermenté dans nos vins, mais nous voulons moins de 2g et en tout cas essayer de limiter autant que possible les glucoses-fructoses exploitables par ces foutus brett.

Ces dégustations nous permettent de prendre des décisions sur les durées et les températures de macération. Jean Philippe Fort joue là un rôle considérable.

 

 

Sur le front du commerce, la place de Bordeaux s’active et une partie de ce regain d’activité vient des prises de positions à l’aube de la mise en marché du millésime 2005. Vous connaissez tous le système de vente bordelais, dit « de place », qui privilégie le sortant, c’est à dire à priori le négociant fidèle qui achète petits, moyens et grands millésimes. Gestion assez difficile entre rigueur, pragmatisme, court-terme, long-terme, profits financiers et augmentation d’image de marque… Tant et tant de paramètres ! Et tout cela ne concerne que 100 à 200 marques sur 10 000 ?

Du côté des médias, la télé allemande et France 2 ont diffusé leurs reportages respectifs. Outre-Rhin, pas de loi Evin, on montre le vin, les étiquettes et les noms. En France, sur la 2 en tout cas, pas d’étiquette et presque autant de précautions que Canal + pour diffuser ses « émissions pour adultes ».

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3 octobre 2005 1 03 /10 /octobre /2005 23:00

Encore une analyse , cette fois pour un lot de Bordeaux de Guillaume Queron :

Alcool 15.06, Ph 3.68, acidité totale  2.58, acidité malique 0.8, azote 97

Pour faire un lot de Bordeaux de haut niveau.

Le taux d’alcool n’est pas gênant  à cause d’un grand équilibre tannin-fruit.

 

 

Nos vins du Roussillon ont de très beaux commentaires sur le forum de la Passion du Vin, ou Bertrand le Guern dit de ces vins qu’ils ne sont pas chers eu égard à la possibilité d’y rajouter un peu d’eau sans le changer fondamentalement le profil gustatif (non, je me moque de vous !), rien n’est plus sérieux que notre désir de bien faire avec notre idée du vin. Rien à voir  avec les écoles Gauby ou Bizeul, etc… Ce qui prouve  encore, si nécessaire, l’énorme potentiel de ce petit  coin de paradis pour les amateurs où l’on peut trouver tant de styles de vins, de vignerons et aussi des clients qui peuvent vraiment en avoir pour leur argent, car ici le prix des grands terroirs est secondaire par rapport au coût de production. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle nous allons faire un chai de vinification ambitieux à Maury, fait si surprenant que nous devons bien sûr convaincre nos banquiers (enfin, surtout moi) et répondre à leurs questions pleines de bon sens : pourquoi mettre autant d’argent pour un chai  à Maury ? (plutôt  qu’à Saint Emilion où vous faites plutôt moins d’efforts)… J’espère que vous avez la réponse !

Sinon, ne manquez pas  la diffusion de « Savoir Plus Sciences » présenté par Jérôme Bonaldi et Eglantine Emeyé  le  samedi 15 octobre  2005 à 13h50 sur France 2 (10 minutes sur le vin, c’est plutôt rare).

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29 septembre 2005 4 29 /09 /septembre /2005 23:00

Sortie de la 1ère tranche d’Yquem 2001 hier.

La demande de nos clients importateurs anglais, américains, japonais  est très très supérieure à l’offre.

Un grand vin dans un grand millésime et on verse rapidement dans l’irrationnel, le rare, le mythe et on en oublie presque le prix ! (et qu’est ce que j’aimerai que cela m’arrive !)

 

 

Aujourd’hui on continue nos Cabernet Franc dans la plaine (dont voici la petite analyse d’hier : Alcool 13, pH 3.73, acidité totale 2.68,  malique 2, azote assimilable 112) et on attaque enfin la parcelle historique de Valandraud dans le vallon de Fongaban cet après midi.

Hier encore, 1ère dégustation de 3 lots de vins  2005, à priori issus de nos moins bonnes parcelles. Le résultat a surpris notre œnologue – conseil Jean Philippe Fort, car les lots sont déjà de très haut niveau. Cela signifie que notre 3ème vin est parti pour être meilleur cette année que le Virginie habituel… Donc, on peut déjà dire que nous sommes en route vers un vrai grand millésime 2005.

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