Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
  • Contact

  • Jean Luc Thunevin

Recherche

Articles RÉCents

8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 09:53

Connexions sur notre site français : plus de  9000 par mois, et plus de 7000 sur le site traduit en japonais par notre partenaire… ça commence à faire pas mal, non ?

 

 

Sur le palmarès des Entreprises Export/Région Aquitaine/Commerce de Gros et Boisson, palmarès qui concerne les chiffres d’affaires réalisés à l’export, les Ets Thunevin se situent à la  59° place (sur plus de 300 négoces en Aquitaine), et ceci pour l’année 2005 qui a été notre plus petit chiffre d’affaires depuis longtemps. En  2006, je parie que nous serons dans les 40/50 premiers, vu les efforts et les résultats réalisés par nos commerciaux en Europe, au Japon et surtout aux USA.

A part le plaisir de retrouver l’entreprise que j’ai créée dans ce haut de tableau ; il est toujours frustrant pour moi de me rendre compte que notre entreprise peut encore être exclue de la distribution de quelques grands châteaux bordelais à cause de la méconnaissance  du dynamisme de notre négoce. En effet, quelques châteaux et courtiers ne voient en mon entreprise qu’un petit intervenant tout juste bon à vendre quelques vins dits « de garage » et n’ont pas l’idée de regarder nos bilans, qui sont dans les 30 meilleurs de la profession !

Messieurs les courtiers, ne devenez pas comme certains de nos collègues, juste des distributeurs, mais pensez à être prescripteurs. En tout cas, vive le négoce de Bordeaux et les statistiques des douanes qui remettent en lumière tout le travail fait par notre profession pour amener ces belles bouteilles au bout du monde.

Tant que j’y pense, hier j’ai pu goûter ( et boire) notre première cuve de 2006 malo finie à La Dominique, 100 % de Merlot mûr et plein, que du plaisir… Difficile de recracher, presque déjà trop bon… Mais un hirondelle ne fait pas le printemps, alors nous verrons avec les autres lots.

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 17:41

Départ à Paris en TGV hier midi, et retour avant la grève ce matin.

Il s’agissait d’aller à Paris pour rencontrer avec les propriétaires de Château De Carles un distributeur capable d’assurer sérieusement la distribution de Château de Carles et  de sa sélection parcellaire Haut –Carles, et pour ce faire nous avons eu le plaisir de goûter les 2004 et les 2005 au restaurant d’Alain Dutournier « Le Carré des Feuillants ».  C’est l’un des meilleurs restaurants de Paris niveau 3 étoiles Michelin et le repas fut l’un des meilleurs de l’année (et pourtant je ne suis pas privé de bons repas).

En plus des vins 2004 et 2005, nous avons également  pu goûter Haut Carles 1998 et 1994 , et pour bien finir ce repas, Yquem 1983, tout en finesse, aérien.  Et comme pour démarrer, nous avions eu le  grand plaisir de boire un très bon  champagne  Billecart-Salmon, plus le repas à parler bizness, et je fût très heureux de retrouver mon lit dans l’appartement d’un ami de la famille. Ce matin, levé 6 h et  retour à Libourne pour un rendez-vous à La Dominique avec notre client exclusif de « Saint Paul de Dominique » (le 2ème vin  de La Dominique) et notre courtier. Repas à la maison avec dégustation de La Dominique 1998 (énorme plaisir, une réussite comme beaucoup de  1998 à Saint Emilion –Pomerol), La Dominique  1994 (tout à fait bon malgré ce millésime difficile et c’est l’une des qualités reconnues aux grandes propriétés que de faire des bons vins même dans des années moins favorables), pour finir Valandraud 1999 …. Et me revoilà au boulot .

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 10:53

Le 1er novembre au soir, repas au restaurant de Cordeilhan Bages à Pauillac.

Le chef, Thierry Marx, reconnu comme un des tout meilleur chefs français par Gault et Millau, Michelin, etc… nous a régalé et étonné par ses créations culinaires dans l’esprit « Bulli ». Service attentionné, sommelier sympa.

Le champagne Billecart Salmon offert par l’ami Jean Michel Cazes nous a permis d’attendre avec plaisir en sa compagnie, l’arrivée de Philippe Porcheron (propriétaire de Marojallia et Clos Margalaine et de CaTherine Laurent du Pavillon De Margaux, ainsi qu’un ami courtier et sa femme.

Repas très sympa, ambiance très amicale qui nous a emmené à minuit passé sans que l’on voit le temps passer, ce qui fait que le retour en voiture fut vraiment dur pour moi. Heureusement que nous n’avions pas trop bu (à l’aveugle) : 1 Pouilly (dont j’ai oublié le nom), 1 Chateauneuf du Pape Blanc La Nerthe 2003 et un syrah Léone 1998 du Domaine Peyre Rose, fait par Marlène Soria.

Les  10 ans du Grand Jury Européen à la Villa D’Este, palace situé sur le lac de Come, où nous avons été invités nous ont permis de passer un excellent week-end où travail et plaisir furent intimement liés.

A l’aller, vol Air France Bordeaux Paris puis Paris Milan, suivi d’une course en taxi de 45 minutes pour arriver dans l’un des plus beaux hôtels du monde, La Villa d’Este.

Le temps de poser nos affaires et nous avons pu assister à un débriefing sur la dégustation en cours où j’ai pu constater la grande perspicacité des dégustateurs qui, à l’aveugle, ont pu reconnaître à plus de  80 % la provenance des vins (Italie, Australie, Bordeaux, Bourgogne, Languedoc) car c’était une vraie séance de travail. J’ai pu constater que souvent, ils trouvaient le cépage après la région. Et dire qu’à Bordeaux, dans nos AOC, on interdit encore de mentionner le cépage sur l’étiquette légale !

Bon, ensuite on a pu discuter et parler avec quelques membres du Jury et être invités à déguster de très bons vins sur un formidable risotto. C’est toujours un plaisir de retrouver autour du big boss François Mauss et de son équipe,  Philippe Bourguignon du restaurant  Laurent, Bernard Burtschy  (qu’il n’est plus besoin de présenter aux Français, mais comme notre blog es traduit en japonais, il faut préciser qu’il est l’un des meilleurs critiques mondiaux, qu’il a travaillé au Gault et Millau et qu’il est aujourd’hui à la Revue du Vin de France), Stéphane et Christine Derenoncourt célèbres consultants  viti-vinicoles, Otto Geisel propriétaire d’un grand hôtel restaurant en Allemagne et ardent défenseur de notre Clos Badon, Louis Havaux journaliste belge qui goûte bien (souvent comme moi, c’est pour ça que je dis ça !), Joël Payne (qui me fait penser à chaque fois que je le vois à ce grand acteur français Jean Reno, allez savoir pourquoi ), Jacques Perrin de le revue suisse Vinifera, le Docteur Patrick Regamay qui fut l’un des premiers à venir visiter Valandraud et qui en 1993 m’avait fortement séduit par ses connaissances dans le vin et bien sûr par son talent en médecine , l’ami Wilfred Van Gorp qui nous a gâté chaque fois que nous sommes passés à new York (psychanalyste  fou de vin), Laurent Vialette collègue négociant et aussi quelques amis bordelais invités pour l’occasion : Jean Guyon  (Rollan de By, Haut Condissas), Jeffrey Davis (collègue négociant), le jeune Cuvelier (de Clos Fourtet) et sa femme, et surtout mon ami Bernard Magrez avec qui nous avons longuement parlé vins, commerce, communication, développement et qui nous a fait le plaisir de nous ramener à Bordeaux dans son jet Falcon 50 qui est un outil de travail extraordinaire pour voyager (8/9 personnes) tout en travaillant et c’est vraiment un luxe rare de pouvoir discuter et arriver à Bordeaux 1 h 30 plus tard (au lieu de 5 h mini par Air France) sans avoir vu le temps passer.

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 10:10

Tout d'abord un grand merci à Jancis Robinson pour sa chronique consacrée à notre Constance 2004 :

Dom Calvet-Thunevin, Cuvée Constance 2004 Vin de Pays des Côtes Catalanes

 

publication date: Oct 31, 2006

 

 

– from £5.99, $11.99 and 5.43 euros

 

There is no particular connection between today's wine of the week and Hallowe'en except that it, like so many rede wines made today, will stain your teeth nice and black.

 

Longstanding visitors to this site may be thoroughly bored with my banging on about the upper Agly Valley in Roussillon in south west France. I first wrote about it in July 2003 and have been enthusiastic about many reds and whites from this unusual schistous soil and dry climate ever since. All manner of investors from all over France, South Africa and Britain have poured into this corner of France, attracted by high potential wine quality and still-low vineyard land prices.

 

Calvet Thunevin is one of the more established of the new outfits. (Gérard Gauby was the pioneer of table wines here, Mas Amiel the most famous producer of the vins doux naturel  that used to predominate here, depending on lots of very old Grenache vines in particular). Young Jean-Roger Calvet runs things, based on old vines bought in 2000 which now average 45 years old. The big sales push plsu, presumably, the cash comes from Jean-Luc Thunevin of Ch Valandraud in St-Emilion, which was the top-scoring French wine in the recent blind California v Bordeaux 1995 taste-off organised by the Grand Jury Européen.

 

This 2004 Cuvée Constance is made from roughly equal parts of old Grenache and Carignan, with yields under 30 hl/ha thanks to the arid climate, the age of the vines and strict pruning, this unoaked wine already displays the classic schist and tar quality of the Agly Valley on the nose but has lots of Thunevin richness and roundness on the palate. The back label suggests that we drink it with roast lamb, roquefort or before a chocolate dessert – the first time I have seen a wine specifically recommended as an introduction rather than a complement to a dish.  I think it’s good value at the regular price of £8.99 that the UK upmarket supermarket Waitrose sells it for in just over half its stores. But from yesterday until Dec 3 it is reduced to £5.99 – surely one of the more appetising special promotions now so prevalent in British stores.

 

 

 

According to winesearcher.com it’s fairly widely available so was presumably made in a fair old quantity. You can find it in France for as little as 5.43 euros and quite widely in the US from $11.99 right up to $17 a bottle. By chance I happened to meet the guy responsible for selling Thunevin wines in the US at the enterprising, bright new BottleRocket store in New York’s W 19th which is really good fun and highly recommended. You can always contact him at christian.dalbavie@planet.nl (don’t ask me why he’s based in Holland).

 

 

 

  

 

 

 

I have also tasted Dom Calvet-Thunevin, Les Dentelles 2003 Côtes du Roussillon Villages which I liked considerably less, even though it costs more than twice as much as the Constance. Maybe it was the vintage but this porty, raisiny wine seemed utterly bogged down in alcohol and sweetness and I could feel a headache coming on just by sniffing it.

 

 

 

Mind you, even the Cuvée Constance has 15% on the label and, although well balanced, has to be drunk with caution. My counterbalance to this is to introduce you to another wine from the south of the France with just 9% alcohol, deliberately reduced to this gulpable level by reverse osmosis by the enterprising Pugibets of Domaine la Colombette just north of Béziers in the Languedoc. They devised the Plume de Colombette range of wines, which come in all three colours, in response to their own desire to drink wine at lunchtime without feeling what Edmund Penning-Rowsell used to call ‘jaded’.  (See your exclusive online version of the Oxford Companion to Wine, still the 2nd edition online, for more details of the common practice of reverse osmosis.)

 

 

 

I particularly liked the red version which is not, as far as I can see, available outside France, where you can find it for as little as 4 euros a bottle according to winesearcher.com. It’s a super-juicy blend of Grenache and Syrah grown organically, picked mechanically at night and vinified without oak. It reminded me of a cross between a Beaujolais and a Coteaux du Languedoc. Obviously it doesn’t have masses of body – tant mieux in certain circumstances. The white, a Chardonnay, seemed a bit astringent to me, but the Grenache-based dry rosé is also quite jolly and can be found chez Leon Stolarski for £5.95.

 

Happy Hallowe'en.

 

 

 

Après les Anglophones qui viennent de s'en donner à coeur joie avec la prose de Jancis, les curieux (et les autres) peuvent jeter un coup d'oeil à la traduction japonaise de ce blog sur le site :

http://www.arcamall.com/roller/page/thunevin

 

 

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 09:26

J’ai peu de souvenirs de mon enfance, sur la photo j’avais 7 ans. L’institutrice, Mme Tournier avait a priori ses deux fils à l’école. On peut voir qu’en Algérie française, en 1958 dans les écoles publiques, sans costumes particuliers et dans des classes (déjà) importantes, l’ordre républicain faisait se côtoyer petits arabes et petits français dans la bonne humeur et c’est sans doute pour ça que la nostalgie de cette époque emplit tant le cœur des pieds-noirs, qui se souviennent des ces années heureuses malgré les évènements terribles dus à la guerre d’indépendance.

Mon père était le maire de petite ville près d’Oran et l’année suivante (1959) j’entrais comme pensionnaire à l’école privée catholique Sonis  à Sidi Bel Abbes, très célèbre en  Algérie, dirigée par les pères de Bétharam. Ecole renommée car la mieux « fréquentée » et à cause de l’ordre qui y régnait, sa cour d’honneur était le lieu où les mauvais élèves étaient en quelque sorte mis « au coin ».

En 1961, j’étais envoyé en France avec mon frère pour être mis à l’abri dans une école privée de Montpellier, l’OAS et le FLN en voulant à mon père d’être gaulliste, mais ça, c’est une autre histoire.

 

Retour à 2006, avec hier soir, dégustation des nos lots 2006 encore en macération, suivie d’une dégustation de Bourgogne.

Pour démarrer, un vin moyen dont déjà oublié le nom, et ensuite :

Rully 2004 Vieilles Vignes de Vincent Dubreuil-Janthial, délicieux, fruité, agréable à boire

Gevrey Chambertin  Clos Saint Jacques 1er cru 1997, Clos de la Roche 1994, et

Chambertin Clos de Beze 1993, tous 3 d’Armand Rousseau.

Les 2 premiers étaient vraiment très bons, suffisamment modernes pour nous plaire, même si bein sûr j’aime les vins plus concentrés, ceux ci étaient parfaits à boire avec une belle omelette aux cèpes.

 

Et Denis Durantou, propriétaire du célèbre Château Eglise Clinet à Pomerol, m’a fait passer des cartes géologiques de Pomerol pour voir où et sur quoi était situé mon dernier achat avec Clément Fayat : le Vieux Château Bourgneuf. Ayant fait faire des trous avec une pelle mécanique, j’avais déjà pris des photos et eu une bonne impression, aujourd’hui confirmée par ces cartes. Mais, de toute façon, pour moi, l’un des paramètres les plus importants pour bien juger un terroir viticole, c’est son alimentation en eau et cette année on a pu voir que ce terroir répond bien à ce millésime particulier, très sec jusqu’au 15 août et trop humide jusqu’aux vendanges que nous avons réalisées très tard sans aucun problème.

Les lots que nous goûtons sont de toute façon déjà très au delà de ce que nous pouvions espérer pour la 1ère année. On verra le comportement de tout ça en barrique neuve…

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 14:56

Sur cette photo de classe datant de 1958 en Algérie, qui saura reconnaître l'élève Jean Luc Thunevin ?

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 10:13

Vendredi 20, visite du Château Laroze, grand cru classé de Saint Emilion en compagnie de Guy Meslin qui m’a fait découvrir  sa propriété et ses vins de 10 à 12 h. Le terroir de Laroze permet de faire des vins fins et tout le travail a réaliser est ici de parfaire la pureté du fruit et sa concentration, par entre autre un drainage de toutes le vignes, une augmentation des densités de plantation, un  tri très « process industriel » des baies de raisin, pour ne conserver dans le grand vin  que les baies saines et cela se remarque en goûtant ses derniers millésimes. Pourquoi ai-je dis « process industriel » ? C’est que le travail est parfait quelles que soient les conditions d’urgence, de pénibilité, alors que dans les chais où l’on trie le raisin à la main, il arrive souvent que les procédés manuels montrent leurs limites, en particulier cette année. La preuve : Laroze a pu vendanger plus tard en acceptant un plus haut degré de pertes car son procédé, lui, marche parfaitement.

 Bravo à l’évolution  des techniques qui nous permet de nous rapprocher de ce que recherche nos clients aujourd’hui : finesse, élégance, mais avec beaucoup de fruit, de pureté, sans négliger une concentration minimum. C’est là d’équilibre qu’il s’agit, et c’est la voie plus dure. Maintenant, reste à le faire savoir et à organiser les ventes de ce genre de cru qui a choisi la voie du sérieux, ce qui peut paraître un peu utopique dans ce monde de strass. Les prix raisonnables,  l’aide du négoce bordelais pour diffuser un bon vin, et pourtant je sais que sa tâche ne sera pas facile. Peut-être que son 2006 (qui s’annonce très réussi) va attirer l’attention des medias, tant soit peu que ceux ci recherchent un vin un poil différent !

En soirée, avec les propriétaires, nous avons  regoûté les 2006 du Château de Carles et Haut Carles, avec Bruno Dosso et Guillaume Quéron. Grâce à toute l’ équipe réunie par le propriétaire pour aller jusqu’au bout du possible pour faire le meilleur vin à Bordeaux, sans compter, sans économiser, sans limites pour réaliser ici une « bombe », je me dis que Bordeaux n’est pas encore has been, puisque l’on peut rencontrer dans la même journée la démarche du Château Laroze, tout en retenue, et celle extravertie du Château de Carles.

En plus de l’équipe existante qui a déjà fait quand même de sacrés vins (il suffit de goûter Haut Carles 2001), le propriétaire arrive à faire travailler ensemble et vers le même objectif une équipe composée de philosophies tellement différentes (ou si proches), de belles personnalités  avec un tandem inédit de consultants que j’espère que nos clients, nos critiques oublieront qu’ils sont ici à Fronsac. Si ce vin n’obtient  pas les meilleurs scores de Bordeaux dans les medias, cela voudrait dire que même la plus folle énergie ne peut rien contre la force des idées reçues.

 Evolution, changement, est-ce encore possible à Bordeaux ?

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 11:20

Donc aujourd’hui sur France 5 à partir de 15 h 45 , diffusion du film qui a été élaboré durant 1 an par Pascal Fauvel et Nicolas Bonvin.

Ce film a pour fil conducteur le classement fait tous les 10 ans à Saint Emilion, vu à travers 4 propriétés – propriétaires différents, dont nous.

Je ne sais rien du montage, la seule chose dont je suis sûr, c’est que nous n’avons pas eu le plaisir d’être classé ce coup-ci, mais j’ai bon espoir de convaincre la commission lors du prochain classement.

52 minutes de film, c’est énorme si l’on pense qu’on y parle de Saint Emilion, de vin et comme d’habitude je ne vois pas trop nos instances professionnelles (avec leur budget de communication) s’impliquer, aider un tel projet, mais sans doute me trompe-je…

Plutôt que de financer des pages de pub « normalisées » par toutes nos lois souvent absurdes, nos budgets communication devraient penser à ces medias grand public que sont les films en attirant ici tout ce qui se fait comme films français et étrangers en se servant de la beauté naturelle de nos régions viticoles comme lieux de tournage.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 13:02

Certains professionnels ont pu croire que le terroir  de l'ex Vieux Chateau Bourgneuf était moyen à cause de vins moyens, ces mêmes professionnels pourront se faire une autre idée avec les photos faites avant l’achat par l’agent immobilier de Saint Emilion, Yves Blanc.

Il existe des cartes géologiques peu utilisées, mais l’idéal est bien sur de faire comme nous, des trous qui parlent mieux qu’un grand discours et surtout nous montrent s’il y a de l’eau (trop ou pas assez). Notre 1ère vendange risque de créer la surprise, sachant que dans le secteur il y a quand même en haut Trotanoy, à côté Bourgneuf Vayron, La Cabanne  et des parcelles de Nénin.

Lalande de Pomerol est situé sur le plateau de Néac, non loin de La Fleur de Boüard. Pour l’instant, une seule suggestion m’a été donnée pour renommer la propriété de Pomerol : « Palais Gallien », à cause de l’adresse du siège du Groupe Fayat à bordeaux.

Et nous sommes cités dans le dernier livre écrit par Bettane et Desseauve sur les plus grands vins du monde (au nombre de 365 !), et donc toujours aussi heureux d’être avec Valandraud dans l’élite du vin mondial selon certains. Il ne manque plus que notre Domaine Calvet-Thunevin pour être pleinement satisfaits, et ensuite Bellevue de Tayac, et encore après Fayat Thunevin…. Et après…… (toujours savoir d’où l’on vient pour comprendre où l’on va…)

Daniel Decout

Je suis hypocondriaque et j’ai vraiment peur de la maladie, de la  mort, celle des autres et la mienne bien sûr.

 Hier j’ai eu la surprise d’avoir Fabrice Decout sur mon portable et j’ai compris de suite ce qu’il allait me dire. Son père, mon ami Daniel Decout était mort dans la nuit. Je n’ai pas beaucoup de courage, mais ce samedi Murielle et moi iront l’accompagner dans son dernier voyage, dans sa bonne ville de Saint Aulaye et dire à sa femme Béatrice,  à ses 2 enfants Fabrice et Frédéric ainsi qu’à toute leur famille qu’il était bien notre ami et qu’ils seront toujours dans notre famille.

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 13:25

Le blog.

Dans mon cas, c’est un outil de communication qui oblige à une certaine rigueur : il me faut raconter quelque chose d’un peu consistant de manière régulière.

En ce qui me concerne, mes 3 activités principales : propriétaire, négociant, consultant peuvent donner matière à histoires. Le seul problème c’est la langue de bois,  bien que je ne sois pas tonnelier mais il est vrai que j’aime la barrique neuve ;-)).

Malgré ma  grande gueule (pas de bois), il me faut respecter les usages, les règles non écrites de ces métiers.

Par exemple, je n’ai pas le droit de critiquer, même si j’en ai envie, ou cela devient une attaque passible des tribunaux (voir François Mauss avec certains Beaujolais).

J’ai le droit d’acheter, ( et encore pas toujours si je ne plais pas au producteur qui a une idée préconçue sur moi, mon négoce avec ses 30 employés ira se faire voir ailleurs), si je goûte un vin que je trouve mauvais, n’importe quel amateur peut l’écrire sur dégustateurs.com ou la passion du vin, mais moi à cause de mes métiers et des enjeux économiques, niet, nada, circulez il n’y a rien à voir.

Cela ne concerne pas que moi, mais toute notre profession, alors il ne faut pas s’étonner que l’on s’éloigne  régulièrement des attentes de nos clients. Là, je parle des vins qui reçoivent l’A.O.C. bien que mauvais, et qui encombrent encore les circuits commerciaux pour x raisons dont la plus certaine est un forme de lâcheté collective.

A contrario, je n’ai pas non plus le droit de dire (et là, c’est pire) lorsque un château ne respecte pas les usages, par exemple la pérennité des relations commerciales rompues avec un négociant, ou l’inverse d’ailleurs, et que je ne trouve pas ça très élégant.

De plus, comment expliquer que ce que je trouve normal, ne pas acheter un vin une année car mes clients  et mes finances ne suivent pas, comment donc expliquer que je ne supporte pas qu’un château-fournisseur, lui, décide de changer de distributeur ? Comment expliquer à nos clients les yoyos permanents de nos prix, déjà qu’ils ont du mal à comprendre nos étiquettes et les énormes différences de millésimes dues au climat ? (qui parle de terroir en oubliant régulièrement ce paramètre bordelais incompréhensible en Napa ?)

Bon, langue de bois et c’est dommage. Ce blog est un outil professionnel, donc je me régale à lire celui d’Hervé Bizeul qui de temps en temps rue dans les brancards de nos règlementations absurdes où même un spécialiste n’y retrouverait pas ses petits.

A part ça, hier un repas formidable chez nos amis de Dordogne avec en bonus des cèpes de la Double, une belle viande de notre bon boucher de Lussac, et des vins de Pomerol. En effet notre dernier achat nous oblige à demander à nos amis d’ouvrir en priorité des Pomerol pour parfaire nos gammes. Hier donc, pour 8 personnes : Gazin 1999, Evangile 1993, Beauregard 1998 et Fleur de Gay 1990 formidable bon vin, qui a été l’une de nos sources d’inspiration lors de nos débuts pour Valandraud.

Partager cet article
Repost0