J’ai bien mangé il y a peu de temps dans ce restaurant, invité par Maître Joëlle Bordy, c’est une de ses adresses préférées. Ce restaurant « autour du poisson » se situe dans le quartier branché de Saint Pierre, 22 rue du Parlement, et offre une cuisine et ambiance sympa. Du coup, je me rends compte que je ne vais presque jamais à Bordeaux, mais il est vrai que je ne mange pas souvent au restaurant, même à Saint Emilion.
Je suis obligé d’enlever des « amis » sur Facebook, car le chiffre de 5000 est atteint !

Et en regardant toute cette liste de contacts, il y a bien sûr pas mal de vrais amis, copains, relations, connaissances et un bon 80% que je ne connais pas et pourtant de temps en temps Facebook apporte son petit grain de sable pour un nouveau contact, commercial, voire amical justement.
Dans mon cas, Facebook vient compléter la visibilité de mes crus avec le blog, Twitter, LinkedIn, etc… Mais, comme je le disais ce dimanche au Jazz Festival de Saint Emilion à un critique américain très célèbre, dans le blog et sur Facebook je n’écris et ne dit pas tout.... c’est comme dans les interviews où les questions-réponses dans un séminaire : posez moi toutes les questions que vous voulez, je répondrai à tout… Mais ce ne sera pas toujours vrai !
Pendant que des banquiers essayent de faire un état clair de toutes mes entreprises dans le but, sans doute, de trouver des financements stables, voire de trouver des synergies avec des partenaires, hier 2ème repas avec Thierry Verstraete et Gérard Néraudau. Après l’Huitrier Pie, nous avons mangé au Tertre pour finir une série d’entretiens qui, avec des documents fournis sur mon entreprise, vont leur permettre d’écrire un chapitre à propos – si j’ai bien compris – d’un « business model » Thunevin. Tant soit peu qu’il y ait un modèle Thunevin entrepreneurial, économique, etc….
Comme avec les journalistes, toutes les questions de ces chercheurs me permettent de…. me les poser et de réfléchir à ce que j’ai fait, suis en train de faire ou ferai !
Comme il s’agit la plupart du temps de parler de mon histoire, c’est relativement facile. Avec l’âge, radoter devient une seconde nature et, de toute façon, ils ont une l’empathie naturelle, ce qui facilite le travail.
J’avais dit de Pierre-Marie Chauvin qu’il m’avait psychanalysé, ces 2 là continuent le travail. Et il y a du boulot !
En plus de nos 3 magasins de vente de vins déjà présents dans Saint Emilion, nous avons ouvert pour 2 mois le chai historique de Valandraud dans le village, à côté du restaurant le Clos du Roy.
Egalement, les appartements de Murielle sont gérés comme les chambres d’hôtes de Valandraud à Saint Etienne de Lisse par Florence Bordat qui a de quoi s’occuper pour faire fonctionner cette nouvelle activité axée sur le tourisme viticole.
C’est vrai que Saint Emilion avec sa jolie ville est un site remarquable pour faire du tourisme et y passer quelques jours : visite de la ville, des châteaux, dégustation de vins et de macarons, plus une très belle campagne et des balades vers la Dordogne ou le Bassin d’Arcachon.
J’étais en déplacement au Japon et à Hong Kong pour présenter quelques vins de ma production de Bordeaux 2011, faire quelques séminaires et beaucoup de repas
1 jour, passé à Osaka, toujours aussi sympa, ambiance décontractée ( l’esprit du Sud, même au Japon), des séances de signature dans un grand magasin, des photos, plein de photos, ça peut faire croire qu’on est célèbre !
2 jours à Tokyo, beaucoup de monde au Hilton pour les présentations primeurs organisées par notre distributeur pour moi et 2 collègues négociants bordelais qui présentaient des vins des crus jouant le jeu, et c’est bien le moins que l’on puisse faire. Des repas, dont un avec uniquement 6 VIP dans un hôtel privé qui possède ses restaurants tout aussi privés ( Tokyo Bay Court Club), chic de chic.
3 jours à Hong Kong avec une belle présentation primeur au Peninsula, organisée par le partenaire Chinois de mon importateur japonais, c’est la mondialisation…

Avec un de mes distributeurs chinois de Hong Kong, un repas pour 30 personnes à l’American Club, encore un lieu privé, pour un bon repas et surtout le service à table de vins qui ont été , j’en suis sûr, très appréciés par une clientèle de connaisseurs et de fans.
N°2 Blanc de Valandraud 2008 , 3 de Valandraud 2006, Virginie de Valandraud 2008 (top), Valandraud 1992 tout juste commandé à l’un de mes premiers négociant bordelais. Les bouteilles parfaitement conservées ont fait une grosse impression, même à moi. Cela m’a rappelé celle goûtée chez Champlain Charest au Québec, c’est dire. Valandraud 1997 se goûtait bien, toujours trop jeune. Valandraud 1995 était bon, bien sûr, le magnum de Valandraud 1999 rendait le vin plus complet, plus frais, encore une bonne bouteille. Le Valandraud 2009, emmené dans mes valises, était « au dessus » mais pour dans 15/20 ans !
Dans un grand magasin d’Osaka, le coin vin, c’est 900 références dont 100 qui changent toutes les semaines, avec 50 vendeurs !
Au restaurant privé de Tokyo, Bad Girl, Blanc de Valandraud 2005, Clos Badon 2003, Virginie de Valandraud 2009 et l’Interdit de Valandraud 2000 qui se goûte formidablement bien à présent.
Lors du repas privé au Peninsula, champagne Peninsula élaboré par Deutz et Valandraud 2003.
A Hong Kong, restaurant d' un auto-didacte, admirateur d’El Bulli - cuisine d’inspiration moléculaire et 2 étoiles Michelin, vraiment plus que méritées : Bo Innovation à Wanchai.
Blanc de Valandraud 2003 incroyablement frais, nous n’en avons hélas plus, Hugo 2004 de Calvet Thunevin, parfait avec cette cuisine épicée, Clos Badon 2005 et Valandraud 1998.
Lu sur le site de François Mauss du Grand Jury Européen, ce chiffre cité par Rodolphe : en 1988, la filière vin faisait 5 milliards de francs (soit moins de 800 millions d’ euros), pour, en 2010, en être à 15 milliards d’euros.
C’est pas rien comme chiffres, si l’on considère les emplois et pour la balance commerciale de notre pays et nos entreprises. Pour ce qui est de Thunevin, le ratio des chiffres est à peu près équivalent, voire encore plus étonnant, car 1988 a été l’année de la création, de la transformation de mon activité de restaurateur-caviste en négociant, marchand en gros de vins. Les chiffres de mon entreprise ont fait un bond considérable après la création de Valandraud en 1991 et surtout en 1997 avec la vente du célèbre millésime 1995
Bu à table avec Murielle, une bouteille offerte : Croix de Labrie 2007 , le vin était tout simplement trop bon . Comment Michel fait-il pour faire des vins aussi sexy, charmants, quel est le secret pour réussir un vin avec ce soyeux dans ce millésime « moyen ».
La campagne pourra se terminer avec les 2 vins stars du millésime, Vieux Certan et Ausone qui avec Eglise Clinet et Pontet Canet déjà disparu de nos offres prouvant que même dans une ambiance morose : on peut voir des crus très demandés parmi les crus qui ont bien fonctionné, Domaine de l’A, Beauséjour Duffau, Calon Ségur, Domaine de Chevalier rouge, Clerc Milon, Croix Figeac, Léoville Barton, Pavie Macquin , Rouget et chez nous Virginie de Valandraud rouge et Valandraud blanc. Ce n’est pas si mal car il me reste encore des vins à offrir : ceux de Peter Sisseck.
Et Peter Sisseck m’informe que le château Rocheyron 2011 ne sera offert qu’en décembre, et qu’il met ses vins, Pingus, Flor de Pingus 2011 et PSI 2011 en marché ce jour, la campagne primeur 2011 se termine pour nous la semaine prochaine.
Nous aurons sans doute à cœur de retravailler ces vins que nous vendrons en primeur à la rentrée où nous aurons une vision du futur millésime 2012 qui, selon ses qualités ou ses défauts, aura un impact sur ce 2011.
Un bon Vinexpo, avec des repas et rencontres professionnelles et amicales surtout pendant les 2 premiers jours. Les visiteurs sont de plus en plus professionnels, les Chinois de Hong Kong, Taiwan, Singapour dépassés par ceux de la Chine et son immense potentiel. Les pays aux alentours ne sont pas en reste, l’Asie offre encore de formidables perspectives.
Nous n’avons que 4 produits en exclusivités dans ce grand pays où notre Bad Boy nous aide à faire connaître mon histoire et mes vins.
Andreas Larsson a animé une Masterclass avec comme sujet la dégustation à l’aveugle et notre Clos Badon état parmi les vins choisis pour expliquer le « rapport qualité prix ».
Un bon repas avec un collègue bordelais dans le restaurant Sang Kee (107 Hennessy Road, 2ème étage) caché dans les étages d’un immeuble trouvé grâce à l’aide précieuse d’un ami chinois, un autre repas avec un client de nos vins sur Hong Kong, restaurant privatisé pour 7 personnes, c’est la grande classe, avec Dim Sum et méduses en carpaccio en entrée, aubergines grillées et un très bon Yquem 2006.
Ensuite, avec un délicieux crabe un délicieux Richebourg 1998 du Domaine Anne Gros, mûr, arômes et goût d’un vin en maturité, un Bourgogne rouge comme je les aime sur le bœuf aux champignons, une bouteille hélas très légèrement bouchonnée Savigny les Beaune 2003 de Leroy les Narbantons qui paraissait d’une jeunesse et d’une puissance remarquable.
Heureusement, le Latour, 1er cru Pauillac 1999 était très bon malgré l’accord de légumes que je connais pas et surtout des asperges avec un poulet cuit façon canard laqué, fleurs jaunes d’un arbre dont le nom m’est lui aussi inconnu.
Le Haut Brion 1994 qui a encore du temps devant lui était servi sur des pates aux épices et avant le gâteau de haricots rouges en gelée à la feuille d’or et le célèbre Maotai, alcool à base de sorgho et de blé. Je comprends mieux le succès de nos Cognacs
Vinexpo Hong Kong, c’est une organisation qui fonctionne bien, toilettes propres et fraiches du début à la fin, un ordre et une sécurité parfaite, juste le service de lavage des verres payant qui m’a paru un peu « pingre ». Les contacts pris devraient pour certains être très bons, peut être aussi un futur agent chinois basé sur place pour faire avancer mon entreprise présente depuis plus de 10 ans mais dont le le chiffre représente que 10% de mon C.A., il est possible de faire mieux.
Grâce à l’évènement organisé par la RVF au Palais Brongniart à paris, nous avons eu l’occasion de faire un repas dans le toujours très sympa bistrot de Pierre Gagnaire, le Gaya, rue du Bac rive gauche, car il y a aussi 2 rives à Paris !
2 repas où nous étions invités : chez Galopin, la brasserie très classique à côté du Palais Brongniart et surtout un des meilleurs repas partagés depuis longtemps avec Murielle et mes amis qui nous faisaient le plaisir de découvrir le Pré Catelan, du groupe Lenôtre, au bois de Boulogne, et la cuisine de Frédéric Anton.
Repas gargantuesque, tout servi par 3 : les portions sont faites pour les gros appétits et la qualité des plats obligeants à tout manger… Les 3 étoiles du Michelin sont ici depuis longtemps.
Ce fût pour moi : amuses bouche, plus le crabe préparé en toque, fine gelée de corail et caviar de France avec soupe au parfum de fenouil. Ensuite, le ris de veau cuit en casserole aux truffes, soubise, fine purée de céleri à la cannelle, spaghetti au beure et pour finir LA pomme soufflée, croustillante, cœur glacé, caramel, cidre et sucre pétillant plus les mignardises.
Les vins servis par Mr Rivière sommelier à l’humour sérieux. Les vins, un blanc délicieux Les Chaillés de l’Enfer de Georges Vernay 2009, puis, à l’aveugle un incroyable Pontet Canet 2004 tout en douceur, maturité, finesse, sexy en diable pour ce millésime 2004 pris pour un 2005, c’est dire. Et après un très sérieux et encore un poil fermé, Angélus 2004, grand vin. L’un des crus préférés de mes amis, je partage cet avis car, à Saint Emilion, après les 2 premiers A intouchables au restaurant, Angélus, Pavie, et j’espère Valandraud, peuvent être de belles alternatives aux grands 1ers.