20 octobre 2012
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On a vendangé hier matin les cabernets francs et sauvignons de Valandraud sur le plateau, car le climat tropical de ces 2 derniers jours nous y oblige. Les cabernets francs sont extra, les sauvignons, on verra ?
Jeudi, repas et dégustation avec 4 importateurs russes qui ont goûté une grosse partie de notre gamme, j’ai particulièrement aimé la façon directe de parler commerce et il est vrai de tous nos vins se goûtaient bien. A table, Valandraud 1998, Thunevin Calvet Dentelles 2006 et Hugo 2005 se dégustaient parfaitement avec le pot au feu et la soupe de pot au feu. Pour finir, gâteau basque de chez Lopez et le Maury 2004, puis Fine Bordeaux de Valandraud qui elle aussi, se boit très bien aujourd’hui.
Le soir, dégustation des lots de vin 2012 déjà fermentés et en cours de macération. Ça m’a rendu optimiste pour l’avenir du millésime.
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Dans les vignes
18 octobre 2012
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A priori, dernier entretien – repas avec Gilles Berdin qui écrit une série de livres intitulés « Autour d’une bouteille ». Hier, c’était 2 bouteilles : une Interdit de Badon Thunevin 2000 et l’autre un Château Sansonnet 2009 tout simplement remarquable, vive le millésime 2009 !
L'Interdit de Badon était meilleur le soir, preuve d’une capacité de vieillissement mais le paradoxe de ce vin, c’est d’être très classique bordelais quoique nous ayons fait pour le produire ! Vanité des vanités, tout est vanité – c’est hélas ce qui ressort de toute notre agitation !
Avec lui, un tour à Valandraud où les merlots sont enfin ramassés. Nous finissons nos merlots pour Bad Boy aujourd’hui, les cabernets sauvignons de Badon demain et la semaine prochaine, ce sera le tour des vieux Cabernet francs de Valandraud et les sauvignons s’ils sont mûrs.
Nous avons été voir la famille Decoster à Fleur Cardinale et, avec eux, nous avons fait un grand tour dans les vignes, qui sont très belles, feuillage couleur d’automne, raisins très sains. Ils commencent à vendanger la semaine prochaine et ils ont eu raison d’attendre.
Le soir, relecture de ce qu’a déjà écrit Gilles Berdin, et moi qui dit en préambule que je ne corrige jamais ce qui est écrit sur moi, je vais être obligé de corriger quelques conneries ou méchancetés dites par moi, car inutile d’en rajouter, aujourd’hui mes relations avec Bordeaux sont apaisées et c’est tant mieux.
Aujourd’hui, nous recevons des Russes dont l’intérêt pour les vins dits de garage est toujours très fort.
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17 octobre 2012
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Direction Paris Montparnasse en TGV depuis Libourne, un rapide aller-retour pour aller rencontrer Dominique Dhyser et Mario Dussurget au bar à vins/ restaurant L’Ecluse Carnot.
J’y étais invité pour parler de leur entreprise, de la mienne, du travail déjà effectué ensemble et des perspectives.
Les réunions de travail avec de bons vins et un bon repas, ça rend les échanges plus cordiaux car même si les relations d’affaires sont bien présentes, les relations de confiance s’installent. C’est souvent la même chose d’ailleurs en Chine.
Bon, les bars à vins L’Ecluse devraient être sponsorisés par le CIVB
. En effet, alors que l’on sait dire ubi et orbi que les Bordeaux ne sont pas présents sur les tables parisiennes, ces établissements ne proposent que des Bordeaux, avec un choix de vin au verre facturé simplement au prix de la bouteille divisé par 7.5 pour un verre de 10 cl.
Sûr que les vins servis ce jour là pour nous étaient ceux que je connaissais bien : Virginie de Valandraud blanc, La Dominique 2007. Il y a sur la carte Château Fleur Cardinale, Domaine des Sabines, Bellevue de Tayac, Bel Air Ouÿ, Compassant…
Merci pour nous et tous les Bordeaux offerts.
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Divers
16 octobre 2012
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16:52
Chacun de nous a reçu à un moment ou un autre un signe, un message, une révélation sur le chemin à prendre, la route à suivre, les portes à ouvrir, etc…
La création de Valandraud tient à pas mal de ces rencontres, j’en ai déjà parlé et cela a été écrit. Bien sûr Jacques Luxey, créateur du Grand Jury, qui a été notre pygmalion, père d’éducation dans le monde des grands vins. Les rencontres et dégustations de crus célèbres : Le Pin à Pomerol, Haut Marbuzet à Saint Estèphe et quelques autres, nous ont fait prendre conscience que même non classé 1855, des crus à l’histoire récente pouvaient faire de grandes choses.
Moi, à mon tour, j’ai passé de relais à d’autres, certains dans le mouvement garagiste, mais pas que cela. Il y a quelques jours, en étant à Valandraud pour goûter des raisins d’une plante de merlot à ramasser rapidement, j’ai eu le plaisir de voir arriver Eric Prissette, créateur du célèbre Rol Valentin, qui a raconté à son ami et à moi comment une dégustation de grands vins de Saint Emilion, dont Valandraud, lui avait fait se poser les bonnes questions. Pourquoi Valandraud 1992 était il si bon ? Création récente du cru, terroirs inconnus et propriétaires inexpérimentés..... Voilà l’histoire de toutes nos vies, des tilts, des chocs, et après on fait au mieux - on fait ce qu’on peut.
Aujourd’hui Rol Valentin a été vendu et malgré le fait qu’il ne soit pas classé pour des raisons sans doute de cohérence parcellaire, ce cru figure toujours parmi les meilleurs de Saint Emilion, et ça, c’est bien pour nous, leurs voisins, pour les propriétaires actuels et pour Eric qui peut être fier de ce qu’il avait créé.
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Dans les vignes
15 octobre 2012
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16:30
Pomerol a été terminé samedi 13, Compassant sera terminé aujourd’hui, ainsi que sans doute les cabernet sauvignons de Prieuré Lescours.
Demain mardi 16, enfin nous commencerons les merlots du plateau pour Valandraud, le reste des merlots et cabernets francs sera terminé en principe avant le 20 octobre.
Il nous restera à faire des cabernets sauvignons et des carmenères peut être ?
C’est pas tout de vendanger des raisins, il faut aussi goûter et boire nos vins à table, et c’est ce que nous avons fait de samedi. Nous étions invités à Troplong Mondot où il y a un restaurant de qualité ouvert tous les jours sauf le mercredi. Le restaurant s’appelle les Belles Perdrix et il y a actuellement un menu de vendanges que vous consulter ici, et nous avons pu nous régaler avec :
Pressé de lapin charentais au sauternes et jeunes carottes fondantes, aloyau de bœuf limousin poêlé sauce béarnaise avec gâteau de pommes de terre et fondant de haricots verts, baba au rhum ( l’un des meilleurs que j’ai mangé ) et comme boisson champagne, Mondot 2007, Troplong Mondot 2006 remarquable, Troplong Mondot 2004 et Sigalas Rabaud 2008.
Le soir, à table avec un bon, très bon repas en famille à Sansonnet, notre blanc de Valandraud et à l’aveugle, Château Canon 2008 et Angélus 2008 – très grand vin, suivi par Sansonnet 2008, 1ère année commercialisée par les propriétaires actuels qui, chaque année réalisent un vin meilleur que le précédent. Le 2012 pourrait surprendre car, avec quelques choix techniques, tris des raisins, petite cuve en bois de vinification et remise en état du vignoble, ce cru choisit d’être dans l’excellence.
Et goûté avec mes collaborateurs, Axelle 2010 puis à table. C’est dommage qu’il y en ait si peu.
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C'est dans l'air...
12 octobre 2012
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15:45
Les propriétaires du Château Côte de Baleau étaient heureux de fêter avec leurs employés, famille, amis, courtiers, négociants, journalistes et consultant (Michel Rolland et son collaborateur) la promotion de Côte de Baleau en Grand Cru Classé ( ce qui était d’ailleurs le cas avant).
Belle soirée, belle ambiance conviviale, même si pour moi passer à table à 22 h, l’heure où je vais me coucher, me paraît dur, mais ces horaires sont de mise à Bordeaux – l’influence espagnole - l’art de vivre ici.
Servi avec le repas : Côte de Baleau 2008 et Clos Saint Martin 2007.
Au dodo juste avant minuit et nos vendanges continuent aujourd'hui à Valandraud et au Clos du Beau Père.
Vendanges 2012 à Rocheyron, de Silvio Denz et Peter Sisseck. C'est un cru dont les vignes sont, depuis leur 1ère année (2010), traitées selon la philosophie Bio / biodynamique et même cette année 2012, particulièrement difficile, les vignes sont belles et les raisins vraiment très beaux. Certaines parcelles vendangées, d’autres en attente.
Au repas organisé à Côte de Baleau, nous étions avec le responsable du Château Grand Corbin Despagne, traité lui aussi en bio et François Despagne me disait que cette année aussi il avait de beaux raisins. La preuve pas l’exemple que c’est possible ; nos essais en 2000 et 2001 avaient quelque peu refroidi mes désirs, le ratage à l’époque en 2000 ayant été peu encourageant, le 2001 un peu mieux ne m’avait là aussi guère convaincu.
Ces exemples réussis m’obligent à retenter l’expérience sur 1 ou 2 hectares, mais ou ?
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Dans les vignes
11 octobre 2012
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Bu à table, 2 Westmalle, bière trappiste belge brassée dans la province d’Anvers, la blonde à la couleur blond dorée, triple fermentation, 9.5 degrés quand même et la brune, brun rouge, double fermentation et 7°.
Côté vendanges, il faut être partout à la fois, le climat tropical, humide et chaud devient dangereux pour nos récoltes :
Alors il ne faut pas traîner, en espérant des températures froides la nuit et une baisse du taux d’humidité, mais ce n’est pas annoncé par Météo France pour les jours à venir…
Sans doute aujourd’hui 10 hectares de vignes seront vendangés.
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Dans les vignes
11 octobre 2012
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Je participe à la diffusion de l'info reçue via le syndicat des Bordeaux ert Bordeaux Supérieur qui nous signale qu'un de nos collègues, basé à Saint Sulpice de Pommiers, a été victime d'un vol de barriques toutes neuves, dont voici le détail :
14 barriques bordelaises TARANSAUD 225 Litres marquées 2011, chauffe M. Elles portent les numéros 1243204-1243207-1243208-1243209-1243211-1243212-1243214-1243217-1243220-1243221-1243222-1243223.
Ces numéros sont gravés sur les douelles entre les deux cercles de bout.
Et
8 barriques bordelaises SAINT MARTIN 225 litres, marquées 2011. Le N° de la commande est le 11000726-1, il apparait sous 2011, de plus elles sont marquées T36M sous SAINT MARTIN.
Si elles croisent votre chemin....
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Divers
10 octobre 2012
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16:08
Les vins en restauration, c’est aujourd’hui pour mon entreprise un secteur prioritaire, de par l’image apportée, la mis en avant et le chiffre d’affaire.
Rien qu’à Saint Emilion, on a fait un boulot visible. Sûr, il y a pas mal de restaurants à Saint Emilion et alentours, il y a le choix des lieux, des ambiances, des mets et des prix.
Bien sûr, il y a Plaisance et ses 2 étoiles, bien sûr, il y a l’Envers du Décor ou La Cadène, lieux incontournables. Il y a aussi ceux chers à mon histoire : Le Clocher, Le Clos du Roy et surtout Le Tertre car c’est là qu’à commencé notre installation à Saint Emilion !
Je préfère manger à la maison avec Murielle qui, hélas pour elle, est souvent mise à contribution.
Parmi les restaurants qui me font l’honneur de m’acheter des vins, mais il n’y a pas qu’à Paris dans les 3 étoiles Michelin ou à Tokyo, New York ou Moscou que les restaurants sont utiles à notre entreprise, à nos vins. Les bistrots sont les bienvenus dans notre distribution !
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C'est dans l'air...
9 octobre 2012
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Pas d’arrêt pour attendre la perfection, il s’agit, avec ce temps maussade, de rentrer des raisins de qualité malgré un début de botrytis qui pour être noble en Sauternais mais qui, ici, si l’on attend un peu trop, saura faire perdre la récolte car il s’agira de pourriture grise.
Il est certain que, grâce à nos ébourgeonnages, vendanges en vert, effeuillages et suppression des entre-cœurs, nos raisins ne sont pas en paquets et le soleil et le vent ont été de bons antidotes, nos raisins sont plutôt bons et beaux. Ces derniers jours ont permis de patiner les tanins. Notre équipe de vendangeurs mène 18 rangs, avec les porteurs, les chefs, les employés pour conduire les fourgons, les permanents des chais, etc…
Cela fait près de 60 personnes tous les jours au boulot, sur Saint Emilion cela doit faire un paquet de monde, sans oublier les machines à vendanger qui sont de plus en plus performantes. Pour ce qui est de la performance, nous avons, cette année - classement oblige- acheté une deuxième machine à trier les grains de raisin par densité et ce n’est pas du luxe, malgré un budget d’ environ 100 000 euros.
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Dans les vignes