François Audouze dit sur le site LPV que nous assistons, sur une poignée de vins les plus prestigieux, à une folie tarifaire qui déboule sur le monde , car il est très difficile de mesurer l’effet de la contagion sur le reste de la gamme, etc…
http://www.lapassionduvin.com/phorum/read.php?37,219279
Cher François, je ne crois pas que l’effet de la contagion porte sur le reste de la gamme et c’est heureux pour les consommateurs. En effet, la spéculation et la demande réelle se fait uniquement sur les stars bien établies et facile à mémoriser pour les nouveaux clients : 1ers crus 1855, vins cultes du monde, en tout peut être 100 marques (et encore).
Le désir pour les autres productions de vouloir participer à cette « folie » n’est qu’illusoire et même dangereux, mais bien sûr l’un de mes amis aujourd’hui m’avait dit que la grenouille veut souvent ressembler au bœuf et moi, j’y vois plutôt une formidable opportunité. Je m’explique : si il y a quelques années, certains crus comme Valandraud ont paru chers car après tout pas si supérieurs que ça par rapport aux 1ers crus, aujourd’hui, le ratio prix peuvent les rendre plus qu’attrayants. Ce qui est valable pour Valandraud l’est tout autant pour la plupart des crus « alternatifs » en attente d’un statut. Le Haut Carles ou le Haut Mazeris vendus au consommateur entre 20 et 30 euros deviennent pour le coup de sacrées affaires et la France regorge de ces crus de qualité bien moins chers.
Le dernier groupe d’acheteurs américains à qui j’ai fait goûter à l’aveugle Haut Mazeris 2003 lui ont accordé un prix de vente entre 50 et 100 dollars !
Le seul problème bien sûr, c’est que la bonne note de Parker, du Wine Spectator et autres Jancis Robinson facilite la vie des distributeurs. Mais est-ce là le problème ?