A Saint Emilion, les vendanges se sont finies le 29 septembre 2006 vers 15 h, et après repas de vendange plus ou moins improvisé : quelques bonnes bouteilles, des cèpes ramassés la veille par un de nos vendangeurs, que Murielle a eu le temps de cuisiner, de la musique et quelques danses, quelques bizutages … Christophe Lardière, Murielle et le calme revient.
Le travail dans les chais continue : 3 stagiaires en plus notre équipe, soit 6 personnes qui n’arrêtent pas de piger, remonter, inerter, analyser les températures, les densités, et laver, laver, laver pour que tout soit toujours impeccable.
La 1ère cuve sera sèche, sucre fini début de semaine, et là commencent pour moi les 1ères dégustations de vin avant malo pour décider de la manière de conduire les macérations.
Pomerol et Fayat sont finis, il reste les cabernet à Compassant, les merlots et les cabernet sauvignon à Haut Mazeris et tous les rouges à Lalande de Fronsac. Fleur Cardinale commence juste.
Samedi dégustation avec le Grand Jury Européen « Rive Droite 2003 » : que ces dégustations à l’aveugle sont dures ! Quelques meilleurs sommeliers du monde, journalistes, grands amateurs, et pourtant des divergences sur certains vins : ceux du milieu, et accord quasi unanime sur les très mauvais. Pour les meilleurs, plutôt des majorités mais quelques individus goûtent toujours un peu bizarrement.
J’ai beaucoup aimé Lucia, Croix du prieuré, A, Peby Faugères, Sanctus, Le Pin Beausoleil, La Fleur de Gay, et pour ma part, je ne comprend pas cette idée que 2003 est un grand millésime. Il y a certes des grands vins, mais ce n’est pas la même chose. En effet beaucoup de vins, près de la moitié, étaient vraiment insuffisants, et pourtant dans de grandes marques notoires. Vive 2005 et ses petits vins que je goûte dans mon négoce et qui donnent envie de boire.