Un article paru dans le Sud-Ouest, que m’a sorti Cécile sur Internet, parle d’un scandale à venir sur les très vieux Bordeaux, estampillés Thomas Jefferson, et vendus par H.R.
Le secteur des vieux vins est un terrain miné.
Dès que j’ai pu, j’ai évité de commercialiser ces vins rares, chers et recherchés. Car, très rapidement, on peut, sans être suspicieux, se rendre compte que c’est incoyable d’imaginer que l’on puisse encore trouver des Mouton 1945, Cheval 1947, Yquem 1800…dans un état marchand, sans jamais trop savoir derrière quel mur ou dans quelle cave nazie on a pu les trouver.
Donc tout simplement de la prudence de ma part. Je n’achète ces vins qu’à des personnes ayant pignon sur rue et qui, par conséquent, auraient plus à perdre qu’à gagner, à me refiler des faux.
Il n’empêche que j’ai également participé à des grands évènements où nous avions la chance d’être invités à boire ces grands flacons de rêve, et où ces vins servis étaient tout simplement époustouflants. Plaisir garanti.
Alors la seule question que je me suis posée et que je me pose encore : si un faussaire réalise une œuvre aussi belle, voire plus belle que l’original, n’est-il pas un génie ? Et est-ce que ses secrets de « fabrication » ne feraient pas la fortune de ce faussaire ?
Immoral, sans doute ! Mais c’est toujours la même question : la fin justifie-t-elle les moyens ?
Et les analyses du Semillon :
