Dégustation hier des livrables organisée par l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc à l’attention de la place de Bordeaux (négociants et courtiers de la Gironde). Le grand et le petit négoce, les grands et petits bureaux de courtage étaient là ainsi que pas mal de propriétaires des crus bourgeois.
Nous faisions goûter le 2004 (il nous reste 28 000 blles à vendre) et le 2006 (plus rien à la propriété). Les stocks du château Clément Pichon sont au plus bas et c’est bien ainsi.
Bonne ambiance, style rentrée des classes puisque le beau temps a l’air de vouloir s’installer cette semaine et la preuve que les pronostics dans le vin sont toujours aussi imprévisibles.
Mises en bouteille et quelques finitions dans le vignoble, les blancs seront sans doute ramassés la semaine prochaine. Il est urgent d’attendre !
Anthony Perrin de Château Carbonnieux m’a fait choisir ce titre – Nostalgie. J’aurai du écrire Nostalgérie tant le petit monde des pieds noirs, ces Français nés en Algérie, est triste à l’idée de ne plus voir son sourire, cette proximité, sympathie, empathie, qui me fait regretter de n’avoir pas eu le temps de partager avec lui plus de temps. Sa mort nous rend solidaires de sa famille (au sens le plus large).
Nostalgie encore hier soir : le Château Angélus avait invité pas mal de « beau » monde pour un récital de Jil Aigrot (la voix d’Edith Piaf dans le film La Môme – titre anglais La Vie en Rose). Le talent, l’art d’interpréter avec classe, le spectacle était digne des grandes scènes parisiennes, les musiciens talentueux… Il ne fallait pas manquer cette soirée à la gloire d’Edith Piaf, du cinéma et du vin d’Angélus qui communique avec succès dans les films de cinéma. Les vins servis après le spectacle et l’ambiance pouvait rappeler à tous, en tout cas à Murielle et à moi, que vraiment, nous faisons un beau métier.
Ah oui, là aussi nostalgérie… Le grand amour d’Edith Piaf, et c’est peu dire pour définir sa vie , a été l’un de nos plus célèbres pieds noirs : le boxeur Marcel Cerdan.
L’Algérie… l’Algérie, quand aurais-je l’occasion de la revoir ? « Mon Dieu, qu’elle était belle, j’en ai froid dans le cœur » (« Milord » paroles de Georges Moustaki)
En attendant, Kinette est curieuse d’aller à Maury pour voir si que je dis est vrai. Kinette, attention, la tramontane est redoutable pour les chapeaux…