Depuis hier, il s ‘agit pour moi d’être présent à au mois un repas, une dégustation, une réunion par jour. Chaque château, chaque organisation offre au négoce bordelais et à ses courtiers des dégustations du dernier millésime prévu à la vente et ensuite des repas où tout est fait pour séduire, et les vins servis sont souvent des bouteilles d’anthologie (1967-1949- 1962, etc..)
Certains de ces rendez-vous concernent seulement les grands négoces de place, et bien que faisant partie des entreprise moyennes ( notre négoce doit être dans les 50 premiers sur 300 à Bordeaux), j’y suis de temps en temps convié, certaines fois à la grande surprise de quelques collègues qui pensent que je ne représente que Château Valandraud, et qui n’imaginent pas qu’en 2009 nous serons à 15 millions d’euros de CA et plus 1 500 000 bouteilles vendues, dont seulement 1/3 de production interne, ce qui n’est déjà pas si mal, et qui veut surtout dire que nous achetons et vendons beaucoup de vins tous les jours. La semaine dernière, nous avons acheté un lot d’un Médoc Cru Bourgeois 2002 connu ( 28 000 bouteilles).
En stock, près de 10 millions d’euro, des 1ers prix (qui, chez nous, sont autour de 3 euros) aux premiers grands crus classés qui valent plus de 1000 euros !
Hier passage chez le notaire pour acheter moins d’un hectare supplémentaire proche de nos vignes de blanc, déjà planté en vieux sémillon que nous devrons arracher car trop vieux et replanter.
Aujourd’hui, direction le Médoc et le château Gloria pour l’assemblée générale de la Commanderie du Bontemps Médoc et Graves, Sauternes et Barsac, qui m’accueille pour me remettre le diplôme de Commandeur titulaire, très amicalement proposé par des collègues propriétaires en Médoc, grâce à mon statut de gérant du Château Clément Pichon et de propriétaire du Château Bellevue de Tayac à Margaux (Merci à Jean Michel Cazes dont c'est le dernier mandat en tant que boss et remplacé par Emmanuel Cruse)
Pour info, je ne suis encore rien à la Jurade de Saint Emilion, mais intronisé depuis longtemps à celle de Loupiac et de Pomerol, et chaque fois avec des parrains de qualité. Le seul problème étant comment être utile et travailler sérieusement avec tout ce boulot qui m’attend au bureau ?
Ah oui, le négoce s’inquiète sérieusement pour cette campagne 2007, et même si c’est toujours le cas avant une campagne primeur, ce coup ci, l’inquiétude paraît sérieusement motivée par l’économie mondiale.