Lire aujourd’hui le blog d’Hervé Bizeul ou celui de James Suckling (Wine Spectator) : cela peut intéresser les partisans (ou non) des dégustations à l’aveugle et qui donne tout son sens au défaut des dégustations en semi-aveugle du style par catégorie : les crus classés du Médoc, les 1ers crus, la Rive Droite, Pomerol, Fronsac, Vins Français-Américains…
Dès que notre cerveau obtient une information, quelle qu’elle soit, il travaille et en tire des conclusions.
Rien que le nombre de fois où le vin servi en dernier lors d’un repas a paru meilleur car sensé être servi dans une courbe ascendante, la carafe, notre petit sourire, nos moyens suggérés… Fort du constat confirmé par cet article, beaucoup de propriétaires viticoles ont essayé de créer artificiellement des crus chers, le consommateur à l’arrivée n’étant pas si con, ne tiennent que ceux qui offrent une véritable somme de qualités.
Justement....dégustation à l’aveugle, lundi 14… J’ai bu lundi midi avec un grand courtier de place et le staff d’un des négociants les plus sympas de la place de Bordeaux.
Doisy Daene rosé 2005 (délicieux)
Château Les Grands Chênes 2003 (très bon rapport qualité prix, top)
Pavillon Rouge 2001 (classique)
Château Beauséjour Bécot 1990 (18 ans déjà ! et toujours aussi bon !)
Château d’Aiguilhe 2003 (superbe rapport qualité prix)
Et surtout, l’exceptionnel rapport qualité prix, la classe (et c’est normal qu’il ait été classé) : le château Bellefont Belcier 2003
Vive les dégustations à l’aveugle ! Je n’ai rien reconnu (si ce n’est les terroirs argilo calcaires du château l’Aiguilhe)
Dans l’euphorie ambiante , j’ai même promis d’ouvrir et de faire boire chez moi ou à la Dominique, Pingus et Harlan ! Ah les salauds ! ;-))