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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 09:35

Tout à l’heure, rendez vous à Fombrauge avec tout ce qui compte à Bordeaux du négoce et du courtage pour l’habituelle présentation des vins de Mr Bernard Magrez.

 Il est l’un des rares qui pense à aussi inviter Murielle, qu’il sait être un rouage important dans mon entreprise, bien sûr dans les vignes, mais également bien utile lors de la dégustation d’agrément chez moi en vue d’achats de vins pour mon négoce.

Tout sera parfaitement organisé, tout le monde sera là pour ce qui est en fait pour nous le coup d’envoi de cette nouvelle campagne primeur 2005.

Je vous en dirai plus après ce rendez-vous.

Après le repas, discussion importante avec l’un des courtiers sollicité  pour la future mise en marché des vins des Vignobles Clément Fayat.

Pas le temps de s’ennuyer !

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 14:18

La plus importante partie de mon temps est consacrée au négoce de vin. C’est un métier peu connu, pratiqué à Bordeaux avec une grosse partie de l’activité basée sur des vins dits « de place », ceux qui font la réputation de Bordeaux.

Si on ne connaît pas bien ce métier, c’est que la plupart des négociants de Bordeaux sont bien élevés, polis, discrets et que la plupart des règles qui régissent leur métier sont non-écrites et pour tout dire, quasiment incompréhensibles.

 

 

 

1er exemple : vous voulez acheter pour le distribuer, un cru qui a pourtant du mal à se vendre, si vous n’êtes pas dans le profil du vendeur, si vous n’êtes pas copain, niet. Cela m’est arrivé avec  un cru qui, bien que connu surtout pour la liberté de langage de son propriétaire, n’a pas eu l’idée de me téléphoner ou de venir me voir pour m’expliquer pourquoi il ne voulait pas me vendre son vin ( en fait, c’était suite à une émission  de télé). Le fait de ne plus distribuer ce vin ne m’a pas trop handicapé, et si ça se trouve , le futur propriétaire sera heureux de me proposer à nouveau son vin.

 

 

 

2ème exemple, plus douloureux pour mon amour-propre . Un grand propriétaire du Médoc qui était venu me voir accompagné d’un grand courtier pour comprendre la dynamique de la Rive Droite et avec qui je croyais avoir tissé des relations de confiance et amicales, désire cette année (très demandée) changer la distribution de son vin en passant de 120 ( ?) négociants à 60 ! Et je ne l’apprend pas par mon ami, mais parce que je n’ai pas été convié à un repas organisé pour ceux qui auront le plaisir et l’avantage de rester dans la distribution de ce vin.

Je vous explique ça en chiffres : pour le millésime 2004, 720 bouteilles à 6.50 euro de marge brute, il me reste à vendre 162 bouteilles (la demande n’était pas trop forte pour le 2004). Cette année, je vais devoir dire à mes 15 clients acheteurs du 2004 d’aller se faire voir ailleurs, même si ils m’achètent ce vin depuis 1999, date de première relation avec ce château .

Donc, cette année, en plus de passer pour un con auprès de mes clients, je vais devoir aller chercher ce grand vin chez un de mes concurrents pour les clients qui ont acheté chez moi  un 2004 pourtant pas vendu d’avance, la preuve c’est qu’il en reste à Bordeaux au prix de revente conseillé (et ce n’est pas une critique puisque c’est la règle  dans les années peu ou pas spéculatives, y compris pour mon vin)

Et cette année, en plus, je vais perdre 10 000 euros de marge ! Et pourtant, le responsable de tout ça n’a pas daigné ne prévenir, me préparer, m’expliquer en quoi moi et mes clients avaient démérité ! Cela remet le petit négociant à sa place, et me rappelle que je ne suis pas encore un incontournable, moi qui pensait pourtant être un peu utile à une marque à cause de ma « grande gueule ».

Bon, cela pour dire que lorsqu’en tant que négociant, je n’ai pas pu acheter  les vins que m’offrait la propriété, c’était souvent parce que je n’avais pas les moyens financiers ou humains pour les vendre et que ce n’est pas par plaisir qu’un négociant n’achète pas un vin. L’inverse est hélas plus triste pour nous car il s’agit évidemment le plus souvent de marques fortes qui jouent à redistribuer les cartes. Le seul vrai reproche que je pourrai faire, c’est pourquoi ne pas faire ça dans un millésime difficile à vendre ? En 2004, ça aurait été moins sensible !

 

 

 

La bonne nouvelle, c’est que d’autres propriétaires vont pouvoir utiliser mon ressentiment à leur profit, et d’ailleurs ça tombe bien, aujourd’hui l’un de mes grands vins préférés est dans le Médoc ce cru qui m’a si bien reçu dernièrement.

 

 

 

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 09:25

Sur la Passion du Vin, formidable travail de Bertrand Le Guern qui compte à ce jour 827 vins notés par les journalistes et qui, puisqu’il est, je crois, mathématicien, classe et offre diverses statistiques. Cela permet d’avoir un avis sur tout ce qui s’écrit sur les vins qui seront vendus ces jours –ci. Bien entendu, rien ne m’empêche d’avoir mon propre avis. Par exemple, je trouve  très bon Balestard La Tonnelle qui est seulement classé 300ème par tous ces journalistes dont certains ne se sont pas aperçus que le vin avait changé du tout au tout. A contrario, Jean Faure a été repéré comme étant une des bonnes surprises, mais là, en plus de la qualité évidente du vin, les prescripteurs négociants, dont je fais partie, jouent leur rôle.

Et de toute façon, comme toujours et je dirais  de plus en plus, c’est Robert Parker que tout le monde attend, y compris les vins les plus connus, y compris les 1ers crus, qui, comme en Grand Prix de Formule 1, veulent être en pôle position.

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 09:55

La campagne primeurs 2005 va pouvoir commencer. Déjà la mise en marché de quelques crus, moins de 20 ont l’air de trouver preneur, doucement, ces crus n’étant pas (je crois) spéculatifs, il s’agit là de distribution normale. Qu’en sera-t-il pour les stars, les classés du top 100, les bonnes notes de Parker, Wine Spectator, RVF et autres ? Bien sûr l’intérêt est là, mais est-ce que les prix ne seront pas encore responsables de l’effet « patate chaude ».

Pour ce qui est des stars,  si l’on prend seulement l’exemple d’Ausone 2000 ; aujourd’hui à plus de 600 euros sur le marché mondial. Cela laisse à Alain Vauthier beaucoup d’espace pour fixer le prix d’Ausone 2005, mais tout le monde ne s’appelle pas Ausone.

 

 

Sinon, hier ma fille m’a invité à manger au restaurant La Puce, avec Axelle qui m’avait fait  pour l’occasion un joli dessin, l’occasion en question étant de fêter mon anniversaire en petit comité avec Murielle, Alain et Marylène.

Cela ne m’a pas empêché de faire un saut au Château de Carles pour parler technique, de rencontrer Claire Brosse de l’Amateur de Bordeaux , de donner une interview à Pascal Lot pour Valeur Actuelle et L’Expansion, de redéguster avec Steve Tanzer quelques 2003, en compagnie de Robert Vifian , de Marie Françoise Guichard, journaliste RVI et de la journaliste de Sud Ouest basée à Libourne.

Et ça ne m’a pas empêché non plus de faire des achats de vins du millésime 2005 : déjà près de  100 000 bouteilles !

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 12:46

Petite info extraite du site "planet bordeaux" pour nos amis allemands et/ou germanophones :

Erste Highlights
Unter den gestern verkosteten Weinen ragten für mich zwei heraus wie die zwei Türme im Herr der Ringe: Château Valandraud und Château Le Tertre Roteboeuf. In beiden Fällen ist den Erzeugern ein Meisterwerk gelungen, Es könnte durchaus sein, dass sich diese Muster bis zu ihrer Füllung jeweils zu einem ihrer besten jemals gemachten vielleicht sogar dem Besten entwickeln werden.
2005 Château Valandraud
Dunkles, dichtes schwarzviolett. In der Nase eine enorme, komplexe Fruchtkonzentration: Kompott von dunklen Beeren, Trockenfrüchte, Feigen, auch etwas Himbeere und kandierte Früchte, kleine Tabaknoten. Doch erstaunlicherweise bleibt dieses dichte Elixier auch frisch und strahlend. Am Gaumen zeigte der Wein eine wunderbare Süssse und Eleganz getragen auf einem stattlichen Körper, eingekleidet in eine tadellose Tanninstruktur. Sehr lang im Abgang. Das ist schon wirklich sehr nahe an der Perfektion. 95 – 97

 

Erste Entdeckung
Die erste Entdeckung dieser Tage – ein mir bis dato unbekannter Wein von bemerkenswerter, ja verblüffender Qualität – habe ich gestern am Nachmittag bei Jean-Luc Thunevin gemacht und zwar Prieuré Lescours, ein St. Emilion Grand Cru mit sieben Hektar direkt neben Château Lescours gelegen. Das Fassmuster zeigt ein dunkles violett, ist verschlossen, aber erkennbar von höchster Konzentration der Aromen in der Nase. Am Gaumen ein massives, dichtes Kraftpaket, sehr mineralisch, mit reifer dunkler Frucht,, mächtigen Tanninen. Das ist St. Emilion at it´s best! Ein wahrer vin de terroir et de garde! Ich habe ihn mir mit 92 – 94 (95 ?) notiert. Es ist nicht der einzige hervorragend gelungene St. Emilion Grand Cru, den ich an diesem Tag verkostet habe. Auch La Fleur Cardinale zeigte sich in Bestform (90 – 92), Château Rocher Bellevue Figeac (90 – 91), Château Bel-Air-Ouy (90 – 92) und ChâteauVillhardy (88 – 90).
 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 14:32

La semaine dernière, 1ère dégustation officielle organisée par l’Union des Grands Crus pour les négociants  et courtiers bordelais, et tout le monde avait répondu présent, signe que le millésime 2005 intéresse. Je n’ai pas souvent vu autant de sourires et de joie dans ce genre d’événement.

C’est l’occasion de rencontrer nos courtiers, nos collègues et les gérants ou les propriétaires des châteaux de l’association.

J’ai passé 4 heures à bien travailler, après avoir été faire un enregistrement vidéo pour Chateauonline, vente de vin par internet, et rencontrer par la même occasion les responsables d’une chaine de magasins : « Le repaire de Bacchus », tout ça d’ailleurs pour parler du 2005 Valandraud et Virginie.

Dégustation à l’UGC donc, avec parmi mes coups de cœur :  Balestard La Tonnelle, La Tour Figeac, La Dominique, Larcis Ducasse, Troplong Mondot, Clinet, La Conseillante, Petit Village, Maucaillou, Lascombes, Malescot Saint Exupery, Branaire Ducru, Lagrange, Léoville Barton, Léoville Poyferré, Talbot,  La Tour Carnet , Lynch Bages, Pichon Baron, Lafon Rochet, Smith Haut Lafitte, Carbonnieux, Larrivet Haut Brion, Carmes Haut Brion, Pape Clément, et vraiment tous les autres non cités ici étaient entre bon et très bon ;

Robert Parker dit également sur son site qu’il faut s’intéresser aux « petits vins de Bordeaux », ce que je dis moi même depuis le début. C’est ça, un grand millésime : pour 3 – 5 – 10  Euros, on a des top vins !

 

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 12:53

Hier dégustation et déjeuner à l’invitation de Mr Bruno Borie au château Ducru Beaucaillou,  2ème cru classé de Saint Julien. C’est  Alain Vauthier qui nous conduisait Jean Dutruilh et moi. Visite professionnelle et rapide des installations techniques, l’arrivée en voiture par les vignes n’appelait pas plus de commentaires pour nous convaincre qu’ici nous étions dans ce qui se fait de mieux au monde. La récente visite que j’avais fait en compagnie de Patrick Essa m’avait déjà séduit, mais là, dégustation des 2005 Château Ducluzeau, Château Lalande Borie, La Croix de Beaucaillou et pour le coup  Château Ducru Beaucaillou 2005 m’a littéralement subjugué.

Bien sûr, 2003 et 2004 étaient déjà dans les tout meilleurs de Bordeaux, mais là, même si c’est dans ce millésime ou tout est bon, je crois – je suis sûr que la propriété est au niveau des 1ers crus et c’est mérité, tant ici tout est mis en œuvre pour faire le mieux. Seule mauvaise nouvelle : petite production , on a pas ça par hasard . La longueur, le grain, la douceur  qui dissimulent la puissance au néophyte, du grand art.

Les autres vins de la propriété sont chacun à leur niveau, leur meilleure réussite de tous les temps.

 

 

Voilà en tout cas une dégustation qui ne nous a pas empêchés de nous régaler avec un Croix de Beaucaillou 2000 ( j’ai fait rire en disant qu’il ressemblait à un grand Pomerol !), Ducru Beaucaillou 1995 et Lafite Rothschild 1988 (plus un bon Bourgogne blanc et un Porto 1963 pour finir).

Quand je vous disais que la vie de propriétaire-négociant était difficile !

 

 

Et ce matin, le Wine Spectator :

… « It's also what a number of other châteaus do in a great year such as 2005: Cos-d'Estournel, Ducru-Beaucaillou, L'Evangile, Les Forts de Latour, Lafite Rothschild, Latour, Léoville Barton, Léoville Las Cases, Léoville Poyferré, Malescot-St.-Exupéry, Margaux, Palmer, Pavie, Pontet-Canet, Rauzan-Ségla and Valandraud each scored 95-100 points. »……  James Suckling

 

 

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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 09:33

Jean Marc Quarin sera prêt à communiquer par internet dès le 3avril et en tout cas le site du Wine Spectaor propose déjà les notes de James Suckling pour la Rive Gauche.

Le nombre d’échantillons de Bordeaux rouge, blanc, liquoreux présenté à ce grand média dépasse déjà les 600 ! Quel travail ! C’est du genre 60 vins goûtés par jour pendant 10 jours, plus les visites aux châteaux. James Suckling dit, je crois, qu’il s’agit d’une énorme réussite de Bordeaux, un ton au-dessus de 1982, en fait un 1982 moderne, avec les moyens et les connaissances des hommes de l’art en plus.

Ce que j’aime avec les américains, c’est qu’il sont positifs, gais. Quand je pense à tous ces discours pessimistes de la majorité de mes collègues négociants quant au nombre des marques ayant un potentiel de vente en primeur cette année ! En clair, c’était genre « fini les petits Bordeaux en primeurs » sous entendu fini aussi les vins de garage, les crus classés inconnus (de Nous) etc…

Ils étaient presque tous sûrs que même dans un grand millésime, il ne se vendrait que 100 marques maximum : les 30 incontournables (1ers GCC et grands rives gauche) et le reste des marques échangées régulièrement sur la place de Bordeaux.

Aujourd’hui le nombre de 150 marques est avancé, et en fait, pour ma part, je crois depuis quelques temps que ce sera supérieur à 300 marques, plus qu’en 2000.

Quand les consommateurs pourront-ils trouver des Bordeaux et très très grande qualité notés 88-92 dans des prix départ propriété entre environ 5 et 12 euros ?

Combien de grands notes seront-elles données ? Mon ami Alain Vauthier (qui  est du genre pessimiste) annonce des notes dépassant les 100 points !!!

Sinon, bien sûr, tout le monde attend Robert Parker, qui dit déjà sur son site que l’on doit s’intéresser aux « petits vins de Bordeaux » et que la réussite est quasi générale.

Bon.

Mais est-ce que l’aurai, moi, cette grosse note que j’attends depuis 15 ans ?

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 10:44
Tel est le dur métier de négociant....
 
Présentation par le château du très attendu Yquem 2005 qui va,
j'en suis sûr, être au pinacle des réussites déja nombreuses de
ce cru mythique.
Donc 2005 c'est du tout grand grand Yquem, mais ce jour, le service
fabuleux d'Yquem 1937 à 40 personnes et de manière généreuse.
Là chapeau.
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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 17:53

Cette année, chez nous, à Valandraud, dans le chai « historique » au cœur du village, nous tiendrons un festival « off » particulièrement intéressant cette année.

Aux côtés de mes amis de Vega Sicilia ou Pingus, j’aurai le plaisir de d’avoir avec nous pour la première fois Alain Brumont et ses célèbres Madiran.

 

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