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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 14:48

Paru dans le n° de VINIFERA de juin 2007 (dans les  « Chroniques impertinentes » de Jacques Perrin), histoire de nous replonger dans la semaine de l’UGC

 

 

" Du caviar à Valandraud – lundi 2 avril

 

 

A cette période de l’année, le bourg pittoresque de St Emilion vibre d’une énergie et d’une excitation particulières. Comme si la planète vin s’était donnée rendez-vous ici, le même jour. A tel point qu’il devient impossible de circuler dans la ruelle pentue et encombrée qui traverse St-Emilion. Heureusement, j’ai mes itinéraires de délestage que je garde secrètement pour moi. La visite chez Jean-Luc Thunevin constitue un des moments incontournables de cette grande messe médiatique. Avec une décontraction très attentive et affable, il reçoit chez lui, au cœur du vieux St-Emilion, importateurs, journalistes, amateurs , pour une présentation de ses vins, de ceux des propriétés qu’il conseille, des cuvées qu’il commercialise ainsi que de producteurs amis qu’il invite chaque année. Ainsi, au milieu des échantillons de Bordeaux  2006, peut-on déguster également , dans un joyeux charivari, les vins de Vega Sicilia, le Pingus de Peter Sisseck, le Clos des Fées de Bizeul, d’autres vins épatants du Languedoc, du Roussillon ou de la Nahe ! A l’heure où les estomacs commencent à crier famine, ma concentration est troublée par quelques Japonais qui, disséminés dans la salle principale, ont l’air de partager une information qui, à en juger par la gravité de leurs traits, apparaît à la fois importante et confidentielle. Intrigué, je quitte un instant ma concentration pour tenter de comprendre la raison d’une telle frénésie. Un mot paraît revenir dans les phrases brèves qu’ils échangent, tels des boomerangs, au dessus de la foule compacte : « caviar, caviar !» . Un peu plus tard, à l’extérieur, devant un buffet en passe d’être dévasté, protégé pourtant comme le Saint-Suaire par un rempart de chevaliers en voie de réplétion, je commence à croire en mes chances de pratiquer un jour les rudiments du syllabaire hiragana : une magnifique  boîte bleue de caviar sevruga trône au milieu de la table, vide, lustrée comme un écrin précieux. Trop tard… Heureusement, Jean-Luc Thunevin, à qui rien n’échappe, me confie aux bons soins de sa femme Murielle ; dans la cuisine de leur appartement, à l’étage, elle me prépare un petit en-cas léger. Comme le dit un ami cher : j’ai connu de pires moments dans l’existence mais je n’en parlerai pas !."

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 14:39

Hier après midi, j’ai reçu un groupe de viticulteurs espagnols de la Ribera del Duero, Vina Sastre, qui avaient prévu de me faire goûter leur Regina Vides 2003, bon vin et surtout leur micro cuvée Pesus 2004, tout à fait étonnante, au point que Murielle et moi avons fini la bouteille le soir à table. Le prix de ces 2 vins est tout simplement  très cher. Est ce là aussi une volonté marketing ou tout simplement le résultat de l’offre et la demande ?

Rien qu’hier mardi j’ai du goûter une dizaine de vins, et en plus du négoce, j’ai fait le tour du négoce et des chais.

Cheval Blanc 2006 avec les volumes mis en marché, ne sera pas trop dur à vendre, mais à force de réduire les allocations, tous ces grands vins vont se retrouver dans la catégorie micro cuvées (puisque le terme garage ne s’applique pas pour eux)

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 13:48

Cheval Blanc et Petit Cheval , en attendant de pouvoir trouver à la revente, quelques bouteilles de Lafleur, Le Pin et bien sûr Pétrus.

Campagne primeur de plus en plus dure… J’ai trop d’offres de vin difficiles à vendre parce que peu ou pas du tout spéculatifs ou trop chers,  et je peine à distribuer efficacement pour mon entreprise, les châteaux les plus recherchés. Encore plus cette année, se creuse l’écart entre 20/30 marques et la centaine d’autres qui prétendent à être vendus en primeur .

Parker dont on annonce (comme pour les vins de garage) la fin, fait de plus en plus le marché, les autres critiques étant source d’information et peut être pour certains, découvreurs de nouveaux talents.

Mais Bordeaux n’est pas que ses grands vins. Tous les jours, heureusement, nous vendons – oui nous vendons – car là, pas de demande spontanée, des Bordeaux normaux tels ces Coucy à Montagne, ces Puy Arnaud Maurèze à Castillon et autres Présidial. Nous sommes devenus spécialisés dans ce que j’appelle le vin mi- haut de gamme, n’étant pas capables de lutter dans les premiers prix et en fait, ça tombe bien puisque presque personne dans mon entreprise n’aime ces premiers prix et n’ayant pas assez de ces icônes bordelaises recherchées !

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 14:56

Yquem…. Cher, hélas, mais très réussi cette année, au point qu’il arrive  1er (avec la note moyenne de 97/100) chez Bertand Le Guern qui a fait la compilation de toutes les notes journalistiques, devant Mouton Rothschild etc…

 

Vendredi soir, soirée exceptionnelle au château Clément Pichon pour fêter avec plus de 700 personnes, les 50 ans du groupe créé par Clément Fayat. Quelle joie pour moi d’accompagner ce groupe mondial composé de plus de 10 000 personnes et d’être aujourd’hui  associé à son succès via ses vignobles.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 13:09

Que restera-t-il dans nos mémoires comme souvenir sur ce qui s’est passé dans les mises en marché pour cette campagne primeur des 2006 ?

La langue de bois n’empêche pas de se poser des questions, surtout pour les quelques châteaux qui ont été trop haut dans leur prix et c’est encore une fois le moindre des paradoxes de ce métier, ou même de grands professionnels peuvent être aveugles et sourds quand il s’agit de leur vin (moi y compris bien sûr)

Y aura-t-il des dégâts ? En tout cas, il est sûr que l’un des critères bordelais  pour les classements en tout genre – le prix – est devenu une arme à double tranchant, et pour le château, et pour les clients.

Les châteaux qui offrent tous les ans un peu moins de vin, en tout cas en première tranche, qu’en font ils de leurs bouteilles ? Sont elles revendues à d’autres négociants « plus méritants » ? Font ils de la  rétention spéculative, ou sont elles destinées à une consommation interne ? Cochez la bonne case.

En tout cas, bien heureux que cela se termine, même si l’année prochaine tout ceci sera oublié…

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 10:22

Mise en vente de Troplong Mondot 2006, Chapelle D’Ausone 2006 et Haut Carles 2006, un joli choix parmi les meilleurs vins de rive droite, en attendant les « stars ».

 

 

Hier soir, repas à l’initiative de Corinne et Hubert de Boüard de Laforest avec Murielle et Alain pour rencontrer Jeffrey Leve qui possède un média (radio ?) à Los Angeles, mais qui est surtout gourmand et amateur de vins. Et nous avons pu boire pour l’occasion :

En Champagne : un Egly-Ouriet 1998 , délicieux et Sélosse au goût « boisé-rancio » qu’affectionnent Hubert et Corinne. Ensuite, un Batard Montrachet 1997  de Ramonet, suivi d’Angelus 1990 , mûr et à son apogée (17 ans : le bel âge !), un Angélus 1955 qui nous a régalé, surtout Murielle qui était heureuse de voir à quel point c’est un grand millésime. Et Angélus 2001 au nez de violette, encre, mûres à la vanille, complexe et très riche.

Un bien bon repas dans une ambiance familiale des plus sympas puisqu’il y avait aussi avec nous Coralie et Loïc.

Aujourd’hui à midi, nous avons un repas avec un ami propriétaire et négociant, mais comment faire pour rester mince dans ce métier ?

 

 

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:57

Je ne peux pas répondre à tout et le blog est actuellement un peu « léger », car bien que difficile, la campagne primeurs nous donne beaucoup de travail.

En effet, ayant peu de privilèges, c’est à dire d’allocations en première main me permettant d’acheter au prix de sortie les crus recherchés, je suis obligé d’aller à la pêche aux reventes, et ce millésime (qui n’est pas spéculatif) ne me permet pas de faire mon métier de « trading ».

A aujourd’hui,le seul vin qui me permet de vendre quelques vins moins « sexy », c’est Vieux Château Certan  - ça tombe mal : je n’ai aucune allocation directe.

Et dimanche, c'est le début de Vinexpo : nous y avons un stand avec les Vignobles Rollan de By, dont le N° est R 358 dans le Hall 3

 

 

Quelques réponses en vrac :

François : tu es curieux mais comme toi, j’aurai bien aimé être intimidé par Catwoman ! Et quand je pense que Christian Dalbavie a servi (à ma place) Clos Badon à Jodie Foster ….

Patrick : je t’envoie des travaux patrick (oups, lapsus ! pratiques bien sûr), et ce ne sont pas des glaçons mais un iceberg qu’il te faudra…

Jean Philippe : passe voir ça de près à Saint Emilion pour obtenir tes réponses. Téléphone au bureau 05 57 55 09 13 pour prévenir.

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 13:04

J’ai mis en marché toute la production 2006 du Château Clément Pichon (environ 100 000 bouteilles) ainsi que celle de La Dominique( 80 000 bouteilles) , dont le succès qualitatif cette année a été  reconnu  par presque tous les critiques et surtout par les professionnels, négociants, courtiers et grands acheteurs. Ce sera sans doute l’un des vins appelés à se revaloriser, si l’on  considère son prix de sortie, sa qualité et le potentiel de crédibilité apporté par cette propriété particulière puisqu’elle ressemble plus à un Pomerol qu’à un Saint Emilion.

La proximité de La Conseillante, L’Evangile et Cheval Blanc permet de vraiment  bien comprendre son  formidable rapport qualité-prix , comme d’ailleurs celui de notre dernier voisin qualitatif qu’est Jean Faure.

A midi, avec une température estivale, les bouteilles de Clos del Rey 2001 et de Clos des Fées 2001, servies « elles » à la Température fraîche de ma cave, nous ont régalé…avec les girolles et l’aloyau de bœuf… Bon Dieu, et dire que ces vins sont encore inconnus du grand public !
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 12:58

Cette semaine,et avant le début de Vinexpo,  tous les 1ers crus, les super seconds et les hésitants devraient faire leur mise en marché.

Je vous reparlerai  plus largement  de cette réunion de la semaine dernière et de ce qui a pu en partie être mis à plat.

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 09:23

Certains crus ne souhaitent pas que leur prix de sortie soient affichés sur le sites des courtiers, la plupart ne sont pas contre. L’idée, en tout cas, que toute la filière, journalistes et clients sachent tout d’une mise en marché, des marques etc… est quand même rare, sauf en cas de crise chez les producteurs de tomates, de melon ou autre …

Si le prix n’est pas affiché sur les martingales des courtiers,  5 minutes après tous nos clients ont reçu l’offre par les négociants et là, le prix est affiché, 5 minutes de plus et il est publié sur les sites des brokers anglais, suisses, vépécistes français et souvent même au prix de revente conseillé par la propriété. Alors, à quoi ça sert à Bordeaux de vouloir un peu de confidentialité sur les prix ?

Les seuls qui sont un peu protégés de la curiosité sont ceux qui vendent en direct, par exclusivité, comme c’est souvent le cas en Bourgogne.

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