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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 16:17

Comme tous les ans, les courtiers et négociants de Bordeaux étaient invités par les propriétaires à goûter les derniers millésimes produits, ainsi que 3 ou 4 plus anciens de Château Talbot, Le Connétable de Talbot et Caillou Blanc.

 

Cette année encore, grande fréquentation. Le château Talbot fait partie de ces 30 marques incontournables et sérieuses; et la présence des têtes dirigeantes du négoce bordelais et des bureaux de courtage en était la preuve !

En tout cas, millésime réussi à Talbot, avec peut être un peu plus de fruit et de précision, sans doute du à cette machine que nous avons-nous aussi acheté, et à l’intervention d’un nouveau consultant.   Là aussi preuve du désir des propriétaires de faire mieux encore : en effet, on peut être un cru icône dans le monde entier et quand même se remettre en question.

Comme en plus, le repas est régulièrement bon, c’est pour Murielle et moi l’occasion de remercier ici nos hôtes  qui ouvrent pour nous le début des grandes dégustations des primeurs 2008.

 

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 15:21

Dégustations UGCB des primeurs 2008


Réservé aux professionnels et journalistes :

 

Madame, Monsieur,

Nous vous prions de trouver ci-dessous la liste des châteaux qui accueilleront les prochaines dégustations primeurs organisées par l'Union des Grands Crus de Bordeaux les 31 mars, 1er & 2 avril 2009 :  UGC  lieu de dégustation réservé aux professionnels.


- Château Figeac pour les Saint Emilion Grand Cru,

- Château La Conseillante pour les Pomerol,

- Château Smith Haut Lafite pour les Graves & Pessac-Léognan,

- Château Chasse Spleen pour les Médoc, Haut Médoc, Moulis & Listrac,

- Château Marquis de Terme pour les Margaux,

- Château Branaire-Ducru pour les Saint Julien, Pauillac & Saint Estèphe,

- Château Dauzac pour les Sauternes & Barsac.


Pour information, les inscriptions aux dégustations primeurs se feront sur le site internet de l'Union  (www.ugcb.net) à compter du 16 février 2009.

Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.



et  Dégustation BITURICA


Voilà ce que je reçois du Club Biturica :

 

Bonjour,

 

Nous revenons ves vous concernant la dégustation Primeurs du Millésime 2008 de l'association Biturica le

Lundi 30 Mars ( 14h - 19h ) & du Mardi 31 Mars au Jeudi 2 Avril ( 9h - 19h ).

 

Nous présenterons donc 23 Vins cette dégustation :

 

Les 9 Menbres de L'Association Biturica - Appellation Haut-Médoc -:

- Château D'Agassac

- Château Belle-Vue

- Château De Gironville

- Château Cambon la Pelouse

- Château Clément Pichon

- Château Mille Roses

- Château Paloumey

- Château Sénéjac

- Clos Du Jaugueyron 

 

+ Les 14 Guest Stars :

 

- Château BelleVue De Tayac

- Château Caronne Ste Gemme

- Château Charmail

- Château Clauzet

- Château D'Escurac

- Château Fleur Peyrabon

- Château La Bessane

- Château Lilian Ladouys

- Château Maucamps

- Château Mille Roses - Margaux -

- Château Paveil de Luze

- Château Sérilhan

- Clos Manou

- L'Aura de Cambon - Margaux -

 

A cet effet, nous avons fait rédiger un communiqué de Presse qui sera diffusé

par email à plus de 1000 Contacts et par la poste à plus de 500 personnes.

 

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:30

J’ai déjà pu goûter Phelan Ségur, Clément Pichon et bien sûr Bellevue de Tayac, Marojallia, mais il me tarde d’aller voir mes amis de la Rive Gauche et goûter leurs vins 2008. Même si cela concerne le boulot et la campagne primeur, c’est aussi pour la curiosité et la gourmandise.

 

Y aura-t-il Rive gauche les mêmes surprises que sur notre Rive droite ?

Si j’en crois les consultants et « radio courtiers »  il y a de sacrés vins  !  Je sais, sans les avoir goûtés, que Pontet Canet, La Tour Carnet sont très très réussis !

Y a-t-il là aussi cette sucrosité, douceur légèrement acidulée, parfums déjà ressentis sur quelques 2005, 1998 ?

Est-ce que les sensations trop « sexy », trop « exotiques » vont susciter les mêmes guerres entre anciens et modernes ?

Va-t-on encore nous ressasser ces idioties de ce qui est bon maintenant  ne pourra pas l’être demain ?  Sachant que pour cette année 2008, les ph, les acidités, sont techniquement superbes et avec des sensations de bonbons à la mandarine, violette, raisin et fleur de vigne… Bon, vous avez compris, je commence à le dire partout,  il y aura en 2008  des  tops vins. Je ne peux que saliver à l’avance  devant les Lagrange, Talbot, Ducru Beaucaillou et sa gamme,  Léoville Poyferré, Giscours, Le Tertre, Fieuzal, Haut Marbuzet, Lafon Rochet, Pape Clément, Lynch Bages, Malartic Lagravière, Maucaillou, Pichon Baron , Smith Haut Lafitte, et ceux de Mouton Rothschild bien sûr.

Tous ces vins et ceux que j’ai pu oublier sont des vins que nous vendons tous les ans en primeurs et que j’aurai le plaisir d’acheter et de vendre cette année, si tout se passe bien.

 

Que peut-il se passer de bien ?

-Que ce millésime soit jugé en tant que tel par les médias, et la profession

-Que les prix de mise en marché soient réalistes, pragmatiques

-Que nos clients soient intéressés par les modalités de paiement, de revalorisation

-Que la crise financière et ses effets soient derrière nous

 

 

Que peut-il se passer de mal et quel impact ?

-Que la crise économique fausse les notes des journalistes, ce n’est pas trop grave, la qualité finit toujours par se voir ( 2001, voire 2004)

-Que les prix soient trop haut à la sortie et qu’un ou 2  ans après la propriété solde ses vins, et là dur pour retrouver la confiance. C’était arrivé dans les Vignobles Fayat et bien d’autres ici ou là, et ce n’est tout simplement pas sérieux et dur à faire oublier !

-Que nos clients n’aient plus les moyens ou l’envie de  défendre nos vins, et là encore à nous négoce et propriété de faire des offres et du travail. Nous passons du « je peux te fournir ce vin » à « je veux te vendre ce vin » et ce n’est pas la même musique.

-Que la crise soit devant nous, et adieu Berthe !

 

Conclusion : sans être trop pessimiste, la propriété sera encore trop chère, le négoce pas assez riche, et nos clients professionnels juges de paix ! Les consommateurs auront sans aucun doute la chance de pouvoir revoir de belles étiquettes à bon prix. Mais est ce que ce sera en primeurs ou en foires aux vins ? Il n’est pas sot de penser que ce sera à la livraison.

 

Faut-il être obnubilé par les prix passés, les stocks 2006, 2007, voire 2005 ou faire table rase du passé et considérer que nous entrons dans une nouvelle « économie » ?

 

Toutes ces réflexions nous ferons agir en conséquence – comme mes collègues : ne pas être trop pessimiste, ni aveugle, repenser notre positionnement, prix, distribution, et c’est pour moi déjà engagé avec ma nouvelle forme de mise en marché pour Valandraud et mes vins, en utilisant la force commerciale de mon négoce et de ses 15 commerciaux (et oui) et les synergies avec mes collègues négociants bordelais, car sur 400 entreprises il y en aura bien une partie intéressée par mes productions pour des créneaux, des pays où nous ne sommes pas performants, ni présents.

Les courtiers eux aussi sont en train de passer du « je peux satisfaire votre demande » au « je peux sans doute vous trouver des vins complémentaires à votre gamme et j’ai peut être quelques vins Thunevin que vous pourriez vendre en exclusivité sur ce pays, etc… »

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 08:31

Est-ce que Cheval Blanc et Yquem vont être mis en marché cette année ? Et Pingus ?....
En tout cas,  belle note pour Yquem sur le Wine Spectator avec 97/100 ! comme Haut Brion blanc.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 13:17

Hier matin, visite à La Dominique d’un VIP  client du groupe. L’utile était lié à l’agréable dans ces relations où l’intérêt pour le vin devient un plus dans les relations d’affaires.

Pendant ce temps, mise en marché des vins de Haut Brion, Mouton Rothschild et Lafite Rothschild.

 

Dans les beaux succès de vente cette année (si, si !) : Haut Marbuzet, Lynch Bages, Talbot, Montrose, Pontet Canet, Phélan Ségur, Moulin Saint Georges, Ducru Beaucaillou et Troplong Mondot. Les 1ers aussi, bien entendu, mais je n’ai pas d’allocation directe pour la Rive Gauche sauf Mouton. Heureusement, il me reste la Rive Droite.

 

Et sortie de Valandraud 2007 aujourd’hui.

 

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 15:28

Comme évoqué il y a quelques jours de ça dans un billet précedent, la RVF a publié ses notes


Côté Saint Emilion, parmi les "réussites exceptionnelles" : Chateau La Dominique 2007 avec 17-18/20
Chateau Valandraud et Chateau Fleur Cardinale font partie des "grandes réussites"  avec un 16-17/20

Egalement dégusté et commenté, BAD BOY 2005 :
"La cuvée de Jean Luc Thunevin, le trublion de Saint - Emilion, est toujours de très belle couleur, dotée d'une grande expression de fruits noirs et d'un boisé flatteur. Un très beau vin."
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 16:18


Dépêche AFP du 24 mai dernier :


"Primeurs
2007: millésime "difficile", les propriétaires "un peu gourmands"

 

   BORDEAUX, 24 mai 2008 (AFP) - Malgré un millésime 2007 qualifié de "difficile" ou d'"intermédiaire" par les dégustateurs, les prix des grands crus de Bordeaux vendus en primeurs n'enregistrent au mieux que de faibles baisses, conduisant certains acheteurs à juger les propriétaires "un peu gourmands".
"En raison de la qualité du millésime, c'est une année un peu délicate", admet Francis Cruse, directeur de l'Union des maisons de Bordeaux, le syndicat des négociants.
"Le marché s'attend à des prix plus raisonnables (que les années précédentes, NDLR), ça n'est pas toujours le cas", poursuit-il, alors que les premiers prix du millésime 2007 à la sortie des propriétés commencent à être dévoilés.
Victime d'un été maussade, compensé par un mois de septembre doux et sec, le millésime 2007 a surpris par une qualité meilleure qu'attendue, mais a peu de chance de susciter la convoitise des collectionneurs ou des spéculateurs, qui comptent en bonne part dans les ventes réalisées en primeurs.
Des ventes primeurs qui ne concernent par ailleurs que les crus les plus prestigieux et ne représentent que 3 à 5% des ventes globales de vins de Bordeaux.
Stocks bas, volumes en baisse de 25 à 30% par rapport à 2006, prix élevés depuis la hausse stratosphérique de 2005: "Le marché des grands crus n'a jamais été aussi sain, alors certains sont un peu gourmands, les propriétés n'ont pas envie de baisser", renchérit François Lévêque, président du Syndicat régional des courtiers en vins et spiritueux.
Certes, la campagne ne fait que commencer et les prix des marques les plus cotées ne sortiront que début juin, après la tenue du 27 au 29 mai à Hong Kong de Vinexpo, le plus grand salon international du vin et des spiritueux, organisé à Bordeaux les années impaires.
Qualifiant la campagne de "difficile", Jean-Luc Thunevin, négociant et propriétaire à Saint-Emilion, estime qu'il n'est "pas normal que des 2007 soient plus chers" que les 2006, même si les propriétaires justifient leurs prix par "les moyens investis" pour améliorer la qualité.
Et même, "une baisse de 5 ou 7%, ça n'est tristement pas une baisse", juge-t-il, "on aurait aimé -15%". Et M. Thunevin de s'interroger: "Pourquoi payer aujourd'hui des vins qui seront au même prix en 2009?", lorsque les primeurs seront mis en bouteilles et livrés.
A titre d'exemple, le château Lagrange (Saint-Julien) est sorti de la propriété à 20 euros HT le flacon de 75 cl (-4,76%), le château Haut-Marbuzet (Saint-Estèphe) est resté fixe à 20 euros HT, le château Gruaud Larose (Saint-Julien), en baisse de 2,04%, s'est négocié à 24 euros HT.
Malgré tout, avec une baisse pourtant modeste de 3 à 5%, "sur les marques fortes, qui sont à des prix consommateurs entre 20 et 40 euros", on constate "un gros succès", affirme M. Lévêque. En revanche, "sur les marques moins connues, avec moins 5%, on a plus de difficultés".
"Vin à boire", "vin plaisir", le bordeaux 2007 pâtit également, dans une certaine mesure, du manque d'intérêt de la part de clients anglais ou américains, qui se manifestent surtout sur les grands millésimes spéculatifs. Des clients en outre chargés de stocks de 2005 et 2006 et victimes d'un taux de change défavorable.
Pour le courtier François Lévêque, "la compensation en 2007, c'est la grande distribution". Tendance confirmée par un collègue, Max de Lestapis: "La grande distribution va intervenir cette année, elle prendra une part importante pour les marques les plus faibles".
Les grands noms trouvant eux toujours preneurs.
hdz/sw/ds "

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 09:57

Hier, interview téléphonique avec un journaliste de l’Agence France Presse (A.F.P.) pour parler de la campagne primeur 2007.

Difficile de dire que c’est facile, mais qui l’avait pensé ? Et ma foi difficile de dire ce qui cloche.

Les prix sans doute, mais ce n’est pas la seule explication : le timing ? est-ce que c’est le bon moment pour mettre son vin en marché ?

Les délais de paiement sont sans doute l’un des points sensibles, un délai adapté est le moins que la propriété puisse faire pour aider financièrement le négoce et ses clients, où le mot spéculation n’est pas de mise aujourd’hui, mais où les mots  marché, suivi, distribution restent toujours d’actualité.

Talbot, Giscours, que nous distribuons ont bien fonctionné et Beychevelle aussi d’après mes collègues.

Le retour aux fondamentaux, aux 100 marques,  comme si on disait les 100 familles, mais c’est une autre histoire.
Un journaliste de Wall Street Journal me demande si des vignes sont arrachées pour planter à leur place du blé ou du maïs dont les cours flambent, comme toutes les matières premières.

Le vin lui ne flambe pas cette année, ce sera sans doute l’année prochaine ! (sinon nous avions de l’avance avec les 2005.)

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:28

Lundi, avec Xavier, rendez-vous à Bordeaux pour faire le point avec l’un de nos nouveaux clients, dont le potentiel est énorme, et qui déjà cette année a la capacité d’être parmi nos gros clients, si nous pouvons lui trouver les vins qu’il recherche, et ce n’est pas facile (prix, notoriété).

Campagne primeur épuisante, stressante d’un côté, et le boulot sur les vins en stock au contraire, agréable, et c’est essentiel, car souvent il s’agit de vins que je qualifie de « normaux», le prix et la qualité étant les bonnes clés.

Le journal suisse « Le Temps » parle du périple du Grand Jury Européen au Japon avec ses repas dans les étoilés Michelin et des vins qui ont accompagné ces repas dont Valandraud, bien sûr.

Je serai moi-même au Japon dès le vendredi 30 mai et jusqu’au 3 juin, après Vinexpo Hong Kong.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 14:27

Spectacles :

Au théâtre La Comédie de Paris pour voir « Armelle » et au Palais Royal pour voir « Toc toc »

 

Restaurants

Au Tan Dinh avec Valandraud 1997 à l’aveugle et un autre très bon vin, en plus des Bourgognes blancs de compétition, ce restaurant-ami possède sans doute la plus belle cave de Pomerol et Bourgogne à Paris.

A la brasserie du Lutetia, une très bonne bouteille  de petite Syrah du Mexique La Cetto.

A la bonne brasserie  située à gauche de Lavinia, un excellent vin de Loire dont j’ai oublié le nom !

 

Chez nos amis :

Richebourg 2003 Anne Gros,  Romanée Saint Vivant DRC 2003 et un vin pirate 2003 très très bon.

Une Corton Charlemagne Bonneau du Martray 1999 et un William Fèvre Bougros 1999, Corton Charlemagne 1997 de Prieur, une belle étiquette bouchonnée, et… et….  j’ai oublié de noter.

 

Travail

Jeudi, événement d’importance  chez Lavinia, organisé par L’Agence de Communication Jean Pierre Tuil pour le compte de la revue Challenges. Un panel de crus présentés  par une belle équipe de grands patrons d’entreprises qui font partie de l’univers du vin par les crus et propriétés possédés. Avec Murielle et Mr Clément Fayat ( présent lui aussi), je représentais les Vignobles Clément Fayat. Je n’ai même pas eu le temps de discuter avec tous les copains professionnels présents ! Interview  avec un grand journaliste « généraliste » ,  dégustation organisée pour les clients VIP de Lavinia et hop, juste le temps d’aller manger avec Pierre Lurton ( Yquem, Cheval Blanc) à la brasserie voisine et au lit.

Vendredi des rendez-vous dont je parlerai plus tard peut-être.

Samedi et Dimanche, Palais Brongniart pour la grande dégustation organisée par La Revue du Vin de France. Très belle organisation  dans ce qui fut un haut lieu de la finance française. Beaucoup, beaucoup de monde, des clients, des lecteurs du blog, des connaissances, copains, amateurs… Murielle n’a pas eu le temps de souffler, moi un peu. Plus de boulot pour nous que l’année dernière et l’occasion pour Murielle de revoir et ce coup-ci de faire goûter Valandraud à Mr Arditi.

Pierre Arditi est l’un des acteurs français les plus connus, respecté et pourtant populaire, et pour nous l’un des meilleurs ambassadeurs  du monde du vin, amateur éclairé que nous aurions plaisir à recevoir à Saint Emilion, mais ce ne sont pas les invitations qui doivent lui manquer !

 

Un trajet en TGV et c’est reparti pour la campagne primeurs.

 

Je remets en première ligne  le commentaire de Bruno pour éclairer, si besoin est, mes collègues vignerons sur l’avis d’un professionnel suisse sur Bordeaux :

Cher Jean Luc
Je lis avec beaucoup d' intérêt les différents articles et commentaires qui figurent sur ton blog. Il en ressort une profonde remise en question de la distribution et du positionnement du produit " vin " dans son ou ses marchés. Ma première constatation est qu' on se remet facilement en question lors de la mise en marché d' un millésime moins médiatisé. Chose que personne n' avait fait avec le millésime 2003 ou 2005 où le seul objectif était de prendre un maximum de " blé". Très bien mais ce blé aurait aussi du servir à mettre en oeuvre une étude de marché ou une politique commerciale cohérente et pérenne, gage de la réussite à long terme.
Les Bordelais aiment flirter avec une politique dite de produits de luxe mais ils s' en octroient les privilèges sans se donner les vrais moyens d' une politique de luxe. Le luxe est dans l' air du temps mais ceux qui en bénéficient font depuis longtemps un travail de commercialisation rigoureux et très coûteux. En Suisse on connaît un peu...
L' autre tendance davantage anglo-saxonne profite d' un système commercial un peu chaotique pour aborder le vin sous son aspect essentiellement financier avec toutes les dérives que cela comporte ( fonds spéculatifs, plus values.., Index, ... etc...) On en oublie l'essentiel: LE CLIENT ET LA CONVIVIALITE. ( merci à François Mauss pour son commentaire). Le client amateur et consommateur de longue date n' a pas fait évoluer son budget "vin". Il a tout simplement adapté son budget et n'a pas suivi l' évolution des prix des grands crus de Bordeaux. Ceci lui permet de s'adonner encore et toujours à sa vraie passion: partager une autre bonne bouteille avec des copains ! Une chose est sûre c' est qu'il y a plus de copains qui se retrouvent tous les jours dans le monde que de gens qui ont de très gros moyens.
L' essence même du vin est d' être une boisson aussi belle soit-elle comme une maison reste un cadre de vie. Toutes dérives excessives se payent cher. Il est temps que chaque vin se fixe dans un créneau de prix qui lui correspond et qu'il s' y tienne. Plus fort que n'importe quelle cotation, fut elle de R. Parker, ou n' importe quelle image de marque, le prix déterminé et régulier fidélisera la clientèle. Changer de prix (avec une telle amplitude)c' est changer de clients et dieu sait si l' acquisition de nouveaux clients dans tous les commerces du monde est un exercice périlleux.
Dernière petite chose en rapport avec la "nouvelle clientèle asiatique". Je te suggère d' aller incognito pendant 3 semaines en Asie et d' observer les habitudes de consommation de vins en dehors des situations " vinophiles" et des manifestations dédiées aux grands vins ou le tapis rouge est de rigueur. Il te sera moins agréable d être forcément moins bien reçu et moins bien considéré ( sans pour autant remettre en cause la belle hospitalité des asiatiques), en revanche ce sera tellement instructif!
Bien amicalement. Bruno

Ah, aussi, sans doute beaucoup  de retombées presse sur ces 3 jours à Paris, la sortie du journal Le Point et le compte rendu complet de la Revue du Vin de France sont un bon travail qui peut  aider les amateurs français à faire des choix pour leurs achats dans cette année compliquée à plus d’un titre.

 

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