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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 14:08

A la veille de sortir mon vin, je me replonge dans la lecture de certains de mes billets passés qui me semblent toujours d'actualité, tel ce texte mis en ligne le 11 mai 2005 ou celui posté le 15 novembre de la même année.

 


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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 09:32

Le 1er texte posté sur mon blog le 10 mai 2005  avait pour titre « Tristes primeurs », le 8  juin 2005 c’était la fin de la campagne primeur. Il s’agissait de la campagne de mise en vente des 2004.

En conclusion, je disais déjà : « et pour autant, je reste persuadé qu’il n’y a jamais eu autant de bons vins à Bordeaux et que tout ce malaise, toute cette crise ne vient que de notre non-aptitude à répondre aux attentes de nos clients. »

Je rajoutais ce jour là « y’en a marre : et pourtant  c’est le plus beau métier du monde… »

Je n’avais pas écrit alors, cela aurait été un lapsus -  quoique -  et pourtant c’est le plus vieux métier du monde … Je n’étais pas prêt à faire de l’humour.

 

Pour la campagne primeur actuelle, vente des 2009 de Bordeaux, c’est une toute autre histoire. Stress maximum, les sommes demandées (et souvent obtenues), les engagements financiers importants, les relations avec nos clients, les crus qui fonctionnent tout de suite, ceux un peu plus contestés, les ratages, les volumes mis en marché, les 2ème,  3ème , 4ème  tranches attendues, tout ça oblige à rester calme et zen. Comme le dit si bien un de mes amis, c’est sûr cette année mon vin ne sera pas bu mais spéculé et mis dans les fonds d’investissement. Et je rajouterai, peut-il en être autrement à ce niveau de prix ?

Cela me rappelle ce dessin humoristique belge en 2000 (déjà) dont le titre était « les prix des Bordeaux flambent » : le client va dans une boutique de vin, avec vigile devant la porte et caméra au plafond, il demande au caviste : juste une goutte s’il vous plait, c’est pour mettre derrière mon oreille, comme pour un parfum rare, ça suffira !

 

Bon, en attendant, les 1ers crus commencent à être mis en marché, les super seconds ne vont pas tarder et ce sera l’heure pour moi de vendre Valandraud, en admirant les réussites de Pontet Canet, Léoville Poyferré, Trotanoy, Duhart Milon Rothschild, Carruades de Lafite qui, comme le dit si bien François Mauss, si les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, ils atteignent de bien belles hauteurs !

 

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 13:04

Avec ce titre à la « Marianne » : Bordeaux : le banco des flambeurs – le critique français Bernard Burtschy, l’un des meilleurs dégustateurs mondiaux, tape fort.

C’est vrai que vu d’ici, en France, ces prix des Bordeaux 2009  sont difficiles à comprendre et même nous, propriétaires négociants sommes un peu, beaucoup surpris par la force de ce marché qui avale tous ces crus chers et bien notés par le Wine Spectator, le Wine Advocate, Decanter, Bettane et Desseauve, René Gabriel, Quarin et même Bernard Burtschy !

 

Il (Bernard) défend les vins vendus pas trop cher par rapport à leur qualité et il cite (c’est toujours ça de pris ) Virginie de Valandraud que j’ai proposé au même prix qu’en 2005  quand même.

Faudrait il commenter la conclusion de Bernard Burtschy : existe-t-il des justifications de telles hausses ?

Aucune.

Poser les questions et y répondre, ça mériterait sans doute un peu plus de développement. Dire qu’en France, on n’a plus les moyens de suivre, pourquoi pas … Mais penser  que ces vins, symbole du luxe, de qualité, de réussite sociale pour celui qui l’achète et le boit, devraient se vendre en fonction de nos moyens franco-français est illusoire, et si le marché chinois est semble-t-il considéré comme le moteur des augmentations de ces grandes marques, je vois bien chez moi que ce sont t les américains qui achètent le plus et que, quand l’Inde viendra elle aussi sur ce marché des grands vins, ces 30/40/voire 100 crus bordelais renommés ne seront plus à la portée de nos clients passés, considérés comme traditionnels. Comme si l’on avait oublié qu’avant les années « Foire aux Vins », il n’y avait que les  industriels, notaires, notables qui pouvaient se permettre de boire ces grands crus.

Il faut dire  et redire que le marché des vins de Bordeaux en primeur est hautement spéculatif et qu’à côté de ces 100 marques chères à Bordeaux, il y a une quantité incroyable de vins très abordables  et de grande, très grande, qualité.

Rien que dans mon entreprise, nous avons encore à vendre à moins de  25/30 euros, plus de 50 crus  Lynsolence, Lalande Borie, Haut Mazeris, Haut Bergey, Franc Mayne, Franc Maillet Cuvée Jean Baptiste, Fombrauge, Fiefs de Lagrange, Faizeau, Clos Romanile ( et pourtant moins de 900 bouteilles de production), Clos Margalaine… Et de mon côté : Clos Badon Thunevin, Bel Air Ouÿ, Clos du Beau Père, Domaine des Sabines, Bellevue de Tayac et bien sur Bad Boy, sans compter notre blanc de Valandraud N°2. remarquables comme Haut Carles, Fleur Cardinale, Fieuzal, Moulin Haut Laroque, Vieille Cure, La Dauphine, Tour des Termes, Tour Carnet, Sansonnet,

Si l’on rajoute les vins présentés par les 300 négociants bordelais, ça fait du monde, des choix, à tous les prix dans tous les styles, classiques, modernes, chouchous de Dupont ou Parker, il y a le choix !

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 15:41

...de vous raconter ce qui se passe avec ces primeurs !

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 16:06

Talbot 2009 : le meilleur Talbot depuis 1945 ?


J’avais écrit après ma première dégustation du Château Talbot 09, que c’était vraiment très bon, et avec 92-94 chez Parker, 92-95  au Wine Spectator et le 17/20 chez Decanter, Jancis Robinson, Bettane et Desseauve, René Gabriel du WeinWisser et même la RVF qui le crédite d’un 17-18, Talbot – grande marque -  offre la possibilité d’acquérir un grand vin a un prix certes déjà sérieux, mais très réaliste si l’on regarde les martingales des prix, des stocks des millésimes passés comme 2005, 2001, voire 2000.

 

Sorties également de Saint Pierre, Rauzan Segla

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:57

Il fait  encore et toujours les prix par son influence sur les acheteurs, clients de ses 100 points et autres bonnes notes. Même les crus historiques, ceux  de 1855, prudents, respectueux des us et coutumes bordelais et des clients « normaux » ne peuvent résister à augmenter leurs prix, même s’ils sont « raisonnables ». Cinq minutes après la sortie, le marché, la spéculation explose les prix très corrects : Pontet Canet, Trotanoy, Gracia, La Fleur Petrus, Duhart Milon Rothschild, Hosanna sont à ce jour des exemples de revalorisation considérable.

 

Si certains marchands, traders anglais, annoncent vins soldés, plus en offre, d’autres prennent le relais et après un moment, et on ne sait jamais trop pourquoi, il s’établit un équilibre entre l’offre, la demande et le prix.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 15:14

 

Nous aussi nous avons notre maître de chai, Rémi Dalmasso, et son « vin de jardin » (800 bouteilles seront produites pour le 2009) : Clos Romanile

 

Neal Martin's Wine Journal Score 90-92
Tasted at Ets. Thunevin. Ripe, rounded and unashamedly opulent on the nose with macerated black cherries, blueberry and a touch of iodine. It has better definition that I expected. The palate has thick chewy tannins, somehow reminding me more of a Priorat than a Saint Emilion! But there is a sense of balance and precision here, and though not my style of wine, there is an exuberance and joyfulness within this Saint Emilion. Tasted March 2010.NM

 

La Revue du Vin de France "Réussites"

C'est le vin de Rémi Dalmasso, maître de chai à Valandraud. Le nez est marqué par la prise de bois. La bouche se montre pleine, mais aevc des tanins plus extraits en finale. PM

 

Dégustateurs.com : Excellent 94-96

Attention chef d'oeuvre! Voici "le" vin qu'il faut que vous dégustiez pour comprendre et savoir ce qu'un oenologue talentueux peut réussir avec passion lorsqu'il décide de constituer sa propre "petite entité". Remi  Dalmasso travaille comme oenologue à Valandraud et avec l'aide de sa femme Sonia ils produisent depuis 2006 un mini-cru d'élite qui n'a que peu d'équivalent dans le soyeux de sa texture et la générosité de ses arômes. "Vin de jardin", le Clos Romanile 2009 est une immense petite bouteille qui égale en force et en densité les plus grands vins de la commune, tout en préservant une étonnante féminité de forme. j'ai été enthousiasmé par sa profondeur, son élégance et sa longueur dans ce millésime qui devrait le lancer vers les étoiles. La très grande classe! PE

 

 

Et merci au château Pontet Canet et à Gracia d’avoir réveillé nos clients un peu assoupis, en attente des sorties des crus les plus célèbres de Bordeaux pas encore mis en marché, dans cette campagne primeur qui sera sans doute la plus tardive des années modernes.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 14:26

Très gros succès pour les châteaux La Clotte, Pavie Macquin, Tour Figeac.

Et dire qu’encore cette année, on me rabache les oreilles avec la rive gauche qui marche mieux que la rive droite... alors que ce qui marche, c’est tout simplement les bonnes marques au bon prix 


Et que rien qu’à Saint Emilion, s’il y a sans doute 30 à 40 grandes marques, plus de 100  seront offertes; et question serait plutôt : faut il être riche et célèbre pour avoir droit au privilège de vendre des primeurs ?

Connaitre les fondamentaux  des raisons de vendre en primeur vous donneront une partie de la réponse, mais i un cru peu connu vend 20-30-50% de sa récolte en primeur, c’est toujours ça de gagné pour la trésorerie et sa notoriété. 

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:01

120 crus restent à sortir en primeur à ce jour : la preuve que c’est compliqué pour un gérant , propriétaire, d’établir un prix qui concilie le désir du client, du client de son client, le statut de la marque, la concurrence, sans compter l’ego et l’esprit  de compétition. Alors que 95 % des Bordeaux se vendent sans doute à moins de 5 euros consommateur, les crus les plus célèbres établissent leur prix sur des impressions, équilibre offre et demande, difficile à comprendre pour les non initiés. De plus, même les professionnels ont du mal à comprendre notre système bordelais, mélange d’industrie  très sérieuse, d’artisanat haute couture, et de joueurs de poker par essence un peu, souvent, menteurs.

Le prix de sortie, c’est le statut social hérité des classements de 1855, voire celui de 1955 ici à Saint Emilion, le client n’en a cure, mais pour le cru il s’agit d’une grande épreuve qui, tous les ans situe, resitue la valeur de la marque.

Une grande partie de la notoriété de Valandraud est due  aux prix de sortie qui, de  1991 à 2004 étaient supérieurs ou égaux aux 1ers crus classés de 1855 (sans grande note du Wine Spectator ou du Wine Advocate)

Depuis, Valandraud ne peut plus jouer dans la même cour au point de vue des tarifs, les premiers devenant de plus en plus des vins cultes, des icônes très peu contestées, incontestables pour les meilleurs. Le client est rarement consulté, mais au final c’est pourtant lui le juge de paix.

Je ne doute pas que pour le prix de Lafite Rothschild,  ce sera plus les  Chinois que la place de Bordeaux qui vont fixer le prix de sortie !

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 10:53

Sortie ce matin du Chateau Fleur Cardinale qui est l’un des meilleurs rapports qualité-prix de la rive droite (ça veut dire que le propriétaire ne vend pas trop cher son vin  )

Le vin se déguste remarquablement bien maintenant, les dégustations primeurs journalistiques précoces ne favorisent pas ce cru qui,  terroir tardif oblige, ramasse tard et donc a un mois de retard dans son élevage par rapport à Pomerol ou aux terroirs précoces de Saint Emilion.

 

Sinon, je cherche encore un nom de cuvée pour un Montagne Saint Emilion (2009) de qualité que je viens d’acheter mais dont le nom de la propriété est trop compliqué à mon goût….

 

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