Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
  • Contact

  • Blog de Jean Luc Thunevin

Recherche

Articles Récents

30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 16:22

Melon et chiffonnade de jambon espagnol, escargots petits gris à la bordelaise façon Mumu (ramassés par moi lors des orages du mois d’Août) et figues de Fongaban à la vanille de Tahiti.

Vin pour se faire la bouche sur ce plat épicé : Aalto PS 2006 Ribera del Duero (94RP), très jeune, tanins encore très présents mais beau vin, concentré, net, étiquette visible.


Ensuite,  à l’aveugle, le vin de droite, un délice, une gourmandise, presque trop bon, certains ici à Bordeaux, obsédés  par le sexe des anges, diraient « putassier ». On peut comprendre les commentaires du style « trop bon, trop sexy maintenant, et demain alors ? ». Un vin rive gauche qui ressemble à un vin rive droite, un grand Pomerol, et bien non… C’est ce Lascombes 2005  qui a fini 1er dans une dégustation à l’aveugle du Grand Jury Européen. Comme quoi, même les professionnels qui composent ce grand jury peuvent être enchantés par un vin séduisant. Il ne faut pas désespérer des dégustateurs, pas toujours obsédés par l’intellect d’un vin, son histoire, son avenir, mais capables de prendre du plaisir avec un bon, très bon Margaux. J’en ai eu en stock, acheté suite à ce ramdam de sa 1ère place et noté 95  Robert Parker, vendu en magasin autour de 100  euros.


A gauche, heureusement préféré par mes invités plutôt professionnels de la dégustation, Valandraud 2005 dont je pensais qu’il serait largement battu par Lascombes.

Comme quoi, je peux faire goûter chez moi des vins  face au mien sans automatiquement chercher à le  faire ressortir devant la « compétition ». D’ailleurs, le dernier journaliste qui est venu manger  à la maison  avec Murielle alors que je n’étais pas là a pu prendre dans ma cave un Pingus  qui n’a plus rien à prouver et surtout un 1er cru classé 1855 du Médoc, millésime 1995 qui a pris, d’après les autres convives, une branlée style  « c’est même pas un 2ème vin », mais ça c’est les dégustations comparatives . Pavie 2003 par exemple dépasse  très largement  Valandraud, qui lui-même dépasse très largement quelques premiers crus, et c’est comme ça.

Ici, La Mondotte, Angélus sont de sacrés vins qui, à l’aveugle, font des 1ères places. Bien entendu, je parle de dégustateurs qui ont mon goût pour le style de vin que j’aime : mûr, concentré, à la Rolland 

 

Partager cet article
Repost0
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 13:49

 

P1040763.JPG

Ce matin, 2ème passage pour quelques sauvignons blancs, la nuit très fraîche (10/12°), favorise les arômes de nos raisins, que l'on ramasse mûrs....

Partager cet article
Repost0
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 13:21

Visite avec Michel Puzio (Croix de Labrie) du vignoble et des chais du  Château Pontet Canet à Pauillac, reçus par un responsable des vignobles. Je voulais voir comment se comporte une vigne non rognée : et bien, ça donne envie d’essayer, au moins sur une belle parcelle. Pontet Canet est un des leaders dans pas mal de domaines dont celui d’utiliser de manière très sérieuse les chevaux pour labourer, traiter, en fait  reprendre la place aux tracteurs, utilisation dans le but de faire de bons raisins, la biodynamie, tout dans le vignoble, en tout cas cette année, donnerai envie de suivre cet exemple. Mes essais de biodynamie en 2000 et 2001 n’avaient à l’époque pas donné de bons résultas et j’avais décidé d’arrêter.

J’attendrai pour me relancer que d’autres montrent l’exemple, préfèrent, choisissant pour le coup d’être plutôt un suiveur qu’un précurseur.

La visite des chais, cuves en bois et surtout en bêton, dont je suis fier d’être en partie responsable,  donne une image sérieuse et précise de la manière dont sont faits les vins et l’image que la propriété veut véhiculer. Nous n’étions pas venus pour goûter, ce sera pour la prochaine fois.

Partager cet article
Repost0
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 08:42

Ils devaient changer ou mourir, signé Philippe Maurange. Titre provocateur pour un article somme toute plutôt positif, au moins pour Valandraud, Mondotte et Péby Faugères.

Ce titre pourrait s’adapter à tous, ne pas oublier la formidable remise en question des Bordeaux rive gauche classés 1855, obligés de regarder le monde bouger dans les années 2000, certains de mes collègues très célèbres disent même en public tout le bénéfice tiré par eux des effets « vin de garage » sur la perception du vin « moderne » : raisins mûrs, triés, etc…


Le nombre de fois où j’ai lu que c’était la fin des vins de garage me rappelle aussi l’annonce de la fin de Parker ou la fin du Michelin, des vœux pas très pieux, du style pousse-toi que je prenne ta place, comme s’il n’y avait pas assez de place. Le talent dans le monde artistique semble toujours aller dans la durée, comme si ceux qui durent avaient tous du talent… Rien n’est simple.

 

J’ai encore bu chez mon banquier préféré, propriétaire d’une belle danseuse dans le vignoble de Fronsac, plein de grands vins avec de belles étiquettes. Le vin le moins connu (dont j’ai oublié le nom), américain de la Napa Valley, était bien meilleur que ce célèbre super second  1986, imbuvable car trop concentré – et c’est moi qui le dit ! -, et ce grand cru rive droite qui était bon, mais est-ce suffisant au niveau de prix et de statut revendiqué ? (pas de nom : je vous laisse deviner)

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas.


Comme les coups et les douleurs chez les masochistes, tout est fonction de notre « éducation » et des avis « obligés » par le « tuer le père » qui anime par exemple ces temps –ci les journalistes de la Revue du Vin de France qui privilégient les vins plus « classiques » et surtout ayant moins de succès auprès de Bettane et Desseauve ou bien de Parker ou du Wine Spectator. Figac sera-t-il ce coup ci 1er cru classé A ? Oui, si j’en crois le résultat RVF des 2009  et 2008 ….

 

 


Partager cet article
Repost0
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 13:39

Jeudi 25  août, 1er passage des vendangeurs pour cueillir les grappes de raisins blancs de sauvignon gris dans les jeunes vignes et dans le  haut de nos parcelles au terroir plus maigre, les raisins sont en tout cas très sucrés et délicieux à manger, aussi bons que des raisins de table !

P1040754.JPG

Partager cet article
Repost0
24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:41

Lu sur le Wall Street Journal, un conseil d'achat pour Valandraud Blanc 2004  et 2005, sur The West Ranch Beacon, conseils d'achats pour nos Valandraud kosher 2001 et 2003.


Sur le Financial Times, un article du talentueux Andrew Jefford qui parle des vins de l'Agly dans le Roussillon avec Mas Amiel, Thunevin-Calvet, Clos des Fées, Fontanel, Gardies et Gauby (cherchez l'erreur dans la RVF )

Egalement une video sur youtube pour notre Etoile du Sud, Roussillon élaboré pour notre distributeur selon ses désirs et son cahier des charges.

Partager cet article
Repost0
24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 14:48

Cécile est revenue et le blog reprend,  il y sera sans doute question du prochain classement de Saint Emilion, des guides qui sortent cette année : RVF, Bettane & Desseauve, Hachette, etc...


La pluie et le beau temps nous permettent d'espérer un bon 2011, affaire à suivre....

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 14:53

Le beau temps revenu, les pluies nécessaires à la bonne santé de notre vignoble permettent d'espéere encore un bon millésime. Derniers travaux de vendanges en vert, effeuillage, et parès il sera temps de préparer les vendanges, du coup pas si précoces que prévu  il y a un mois de ça ?!

 

Dernier achat : 2 hectares 50  en Côtes de Castillon, situés à côté de nos vignes de Valandraud, vont pouvoir nous donner une autonomie pour Bad Boy, issu essentiellement de vignes en location, en fermage, en plus de celles de ma fille.

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 16:21

1 bouteille de Château d’Yquem 1811 a été vendue à un Français restaurateur à  Bali pour 85 000 euros !  Le précédent  record avait été établi par Cheval Blanc 1947 en Impériale pour 223 967 euros  (soit  un peu moins de 28 000 euro la bouteille)


En 1998 chez Sotheby’s, Valandraud avait lui aussi battu quelques records. Petit rappel et comparaison de cette époque glorieuse pour Valandraud (les prix cités sont à la bouteille sauf  le 1994)  

1991 : Château Valandraud   3534 F/ Château Margaux  322 F / Chateau Lafite Rothschild  232 F

1992 : Château Valandraud  1146 F/ Château Lafite Rothschild 431 F  / château Latour  320 F

1993 : Château Valandraud  1445 F / Château Haut Brion 283 F  / Château Lafiet Rothschild 315 F

1994 : Château Valandraud en  Imperiale 7416 F / Château L’Evangile  4137 F

1995 : Château Valandraud  1204 F /Château Haut Brion 817 F / Château Lafite Rothschild 763 F

 

A la même époque, mes amis qui revenaient du Japon me rapportaient que Valandraud était le vin vendu le plus cher et se retrouvait dans certains magasins et restaurants là-bas aux prix des  2 monstres sacrés que sont Romanée Conti et Pétrus, le prix de Valandraud étant à 10 000F !


  De 1991 et 2000, Valandraud était considéré par Parker comme trop cher, je ne sais pas ce qu’il pense des prix actuels de Valandraud qui, depuis 2006 a décroché des sommets pour se retrouver à des prix de super seconds avec un volume il est vrai très limité : 15 000 bouteilles de moyenne, comparé à Cos d’Estournel, y’a pas photo, comme diraient les jeunes. Au prix d’un Pavie ou d’un Angelus, Valandraud a encore une position « sociale » héritée des bases de classement de1855 du Médoc où le prix était le référence et explique en partie tout le « cinéma » des mises en marché primeurs, un des effets « papillon » collatéral des bases de tout classement à Bordeaux (et ailleurs).

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 16:49

Samedi 23 juillet 2011, de 22 h 30 à 1 h du matin, j’ai vu le très beau spectacle de la Bataille de Castillon qui met en scène sur 7 hectares la reproduction par plus de 450 comédiens bénévoles et 50 cavaliers, cette célèbre bataille qui eu lieu en 1453 entre Anglais et Français, et qui marque la fin de la guerre dite de 100 ans.

 

Un bon spectacle populaire (22 euros) au sens le plus noble, tout ce public et tous les bénévoles pour faire vivre ce beau spectacle, le froid e la nuit ne m’a pas empêché de penser que le spectacle était trop court et donné l’idée qu’aussi à Saint Emilion nous devrions faire un spectacle similaire lors de la Nuit du Patrimoine ?

Partager cet article
Repost0