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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 15:23

Marc Dworkin, œnologue consultant dans plusieurs pays dont la Chine me parle des 200 millimètres d’eau reçues juste avant les vendanges et ça me confirme que nous avons bien de la chance depuis quelques années avec un climat qui réussit plutôt bien à Bordeaux , la preuve : ce millésime 2011 qui est en train de nous offrir encore du bon, du très bon vin.


Marc Dworkin a été le premier à m’avoir fait goûter, à l’époque où il était responsable du Château Larmande, le premier à avoir fait goûter donc des cuves de cabernet sauvignons et francs mûrs, sans ce goût de poivron qui paraissait à l’époque comme typique.

Le goût de l’orange confite m’est resté longtemps comme une révélation des arômes du raisin de cabernet obtenus selon leur maturité. Je sais on peut préférer le poivron dans le cabernet, moi le poivron  je le préfère dans ma salade, chacun ces goûts.

Le hasard des faits, la concordance des évènements fait que Jacques Sallé qui a été un vigneron en bio-dynamie à Quincy et qui  avait été le boss d’un journal sur le vin (Vintage international) m’a téléphoné le soir et il s’avère que c’est l’ami  Marc Dworkin qui m’a fait le connaître il y a bien longtemps au restaurant le ‘’Bord d’eau’’ à Fronsac.

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:01

A Shanghai, hôtel prés de l’aéroport, lieu un peu sinistre, Hôtel sans
charme , confort correct et à moins de 50 € à 5 minutes de notre avion qui
part tôt le matin, pas le choix si l’on veut éviter les embouteillages
"monstres’’ des grandes villes chinoises.
Le soir rien : vanné, ni repas, ni dégustation, repos et réveil à 6
heures, avec le décalage horaire il est l’heure de se coucher à Bordeaux,
23 heures ! Avion à 8h05 pour Yuncheng, ça en fait des nouvelles villes
inconnues pour moi jusqu’alors.
Arrivé à l’aéroport de Yuncheng, centre de la Chine, au bas de la
passerelle une délégation officielle m’attend, style rock star à la
descente , je reçois un bouquet de fleurs , poignées de mains, photos et
direction limousines pour changer.
Tout ce monde jusqu’au grand hotel Xinjin avec de grosses banderoles sur
la façade pour me souhaiter la bienvenue, et invité à mettre mes affaires
dans la suite présidentielle, chambre, salon, etc.. 200 m² ??

2011 0049

 

Visite, boutiques et repas de midi au Grand Hôtel , ce coup-ci 30 plats avec la
Cuvée Constance 2006 Thunevin-Calvet, un délice.

Après ce repas, une sieste et à 16 h, signature des bouteilles vendues. 3
heures à signer, signer, signer…. Des bouteilles de Constance, Virginie de
Valandraud, Clos du Beau Père, Fayat-Thunevin etc… Et ensuite, réception
pour 2 à 300 personnes pour boire 3 vins : Bad Girl, Bad Boy et 3 de
Valandraud 2004 avec un buffet, présentation des vins, des hommes
importants de la ville (administration, industriels). Les 1200 bouteilles
signées étaient déjà vendues et après toutes les photos, signatures pendant
encore une heure de quelques centaines de bouteilles, j’ai pas compté. Tout
le monde au boulot, les invités étaient contents et heureux de vivre, de
bien boire, une joie que l’on rencontre moins souvent chez nous, blasés ou
trop vieux. Ici, on est jeune et on a envie de travailler, de gagner de
l’argent et de le dépenser. L’économie qui gagne, ça transmet de l’énergie
à tout le monde, petits et grands. Retour à l’hôtel à 23 h, je vais rêver
de ces séances de dédicace à mettre au Guinness de mes records !

 

2011 0035

 

 

 

Le jeudi 17 novembre, froid et pluie et départ à 9 h 50 en avion pour
Sinan, en passant par Beijing : donc lever à 7 h 30, toujours à cause des
embouteillages. Il y a ici la preuve que la classe moyenne existe et peu
très rapidement aimer nos vins, ça ne parait pas être une mode pour mes
clients et les clients de mes clients, mais le vin comme un art de vivre,
porteur de plaisir, de culture franco-chinoise. Les prix de beaucoup de mes
vins étant dans la gamme haute des prix, le fait qu’ils soient déjà achetés
le prouve : il ne s’agit pas de Lafite, quand bien même ce Lafite nous aide
merveilleusement bien, l’approche du vin est plus rapide par le haut que
par le bas pour ce qui concerne ceux que je fais et que je conseille. La
preuve : le succès ici de Château Fleur Cardinale ou de Château de Carles,
voire de Château La Dominique.


Partis avec beaucoup d’optimisme, notre rendez-vous s’est avéré décevant
pour notre entreprise : nos vins sont trop chers d’après notre ami chinois,
pourtant propriétaire de chaînes d’hôtels et de magasins style
Printemps/Lafayette, la richesse immobilière du groupe est certaine, son
réseau pour vendre du vin sans doute pas encore là, et si j’en crois les
rayons remplis de gamme Castel, il ne faudra pas longtemps pour que nos
vins soient une belle alternative. Pour l’instant, le seul ratage, échec.


Levé le matin suivant à 8 h pour prendre le train de 10 h 10 pour Beijing.

2011 0047

 

Vendredi, le train toujours à l’heure, rapide et confortable, arrivée à
Beijing à 12 h – taxi – hôtel Jinglan (correct) et RV à 14 h avec un de nos
distributeurs qui finit de construire un immeuble de qualité en pierre de
taille française sur plusieurs niveaux, cuisine professionnelle, caveau
souterrain pour stocker les vins des clients riches VIP. Les 4 immeubles
en face en train de se terminer étant composés d’appartements de 600 m²
chacun !


RV avec l’associé partenaire qui doit faire partie des grosses fortunes
privées : avion privé, journal, capable de bâtir à Beijing un projet
immobilier sur 150 hectares. Une idée à la minute, le sens du détail et de
la qualité, il n’a du prendre beaucoup de vacances lui qui a commencé son
entreprise en 1989 !
Repas le soir dans un restaurant très confidentiel : nous étions 4 dans
une maison décorée à l’ancienne, cuisine bourgeoise et locale de qualité,
canard laqué, le premier mangé ce coup-ci durant notre périple. Bu un vin
blanc allemand Riesling, capsule à vis et un plutôt bon vin du Portugal
Pintas 2009 qui ne fait pas ressortir ses 14.5 degrés, concentré et vendu
assez cher. Le nom de l’oenologue est cité sur la contre-étiquette : Sandra
Tavares da Silva.


Samedi matin départ tôt (7h30) pour visiter à 100 km de Beijing un projet
de « château » : 30 hectares de vignes à planter sur 1000 hectares de
bonnes terres à blé et à maïs : difficile à comprendre, il s’agit plus de
club privé que de vinification, me semble-t-il… En tout cas, notre client
achète du Pomerol, c’est dans sa gamme l’un des très bon vin. Visite des
cultures sous serres et repas de midi dans un restaurant de campagne ,
cuisine spécialisée dans l’âne – je n’en ai pas mangé, ma fille n’aurait
pas apprécié que je mange de cet animal, et moi non plus d’ailleurs. Retour
à 17 h après un petit meeting, le froid est vif… Vive le retour !
Départ de l’hôtel à 10 h pour quelques heures d’avion et d’attente dans
les aéroports et arrivée dimanche soir 22 h à Saint Emilion et cela a fait
une grosse journée 21 h + 7 heures des décalage.


Le salon Air France de Beijing Capital 2E était tout simplement
affligeant, passe encore que la douane chinoise interdise toute revue en
français, mais qu’il n’y ait même pas de vrai café, pas de fruits ou
en-cas, limite restrictions d’après guerre, pas d’ordinateur … Les salons
des concurrents ne peuvent pas faire moins bien. Air France a encore du
boulot pour être concurrentiel.
Parmi les rencontres dans les aéroports, j’ai rencontré à l’attente de nos
bagages un cadre chinois du groupe Marini qui appartient à Fayat et qui
nous a proposé d’aller le voir dans son entreprise et de manger avec lui,
hélas c’était assez loin de nos rendez-vous. Egalement, rencontré dans
l’avion de Paris à Bordeaux, le responsable communication du Château
D’Yquem de retour du Japon et de Singapour. On peut comprendre notre
excédent commercial vin qui est l’une des rares pépites de la France à
l’export.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:06

Lundi 14

Visite à notre partenaire français  FTI installé à Shanghai depuis quelques années déjà, avec son nouveau local, bureaux et entrepôt. Repas avec le partenaire local d’une de nos banques françaises de Bordeaux, la BNP. Repas de qualité dans un restaurant vietnamien dans un quartier très sympa : boutiques de mode et restaurants installés dans un vieux quartier aux petites ruelles très pittoresques.

Ensuite,  visite à un grand distributeur par internet, petite video pour  parler de Bad Boy et mon histoire, une mini partie de baby foot (j’ai perdu  2 à 1) et vite, vite le train à grande vitesse pour aller à plus de 300 km à Changzhou pour un repas organisé par l’un de nos distributeurs qui a déjà plus de 30 boutiques-restaurants. Days et Suites Hotel tout neuf, aux normes 4  étoiles à moins de 50 euros.

Le dîner, très VIP : nous sommes 9 pour un repas très bon, très copieux. L’invité principal étant plein d’humour et amateur éclairé de vins depuis plus de 20  ans. Né en 1951, comme moi mais paraissant bien plus jeune… La génétique ! Bon, ce repas traditionnel avec sa multitude de plats servis par 2 serveuses et 1  sommelière, la table ne doit manquer de rien pour une seconde : les verres sont remplis de petites doses de vin pour les innombrables « santé » où il est bien vu de finir son verre !

 

 

2011 0043

 

 

 


Des légumes, des soupes, des plats de ??, poulet, bœuf, dim sum au crabe et au porc, champignons noirs, poisson de rivière, crevette, petites et grosses, du gibier style biche, de la tortue, soupe d’ailerons de requin, un gros crabe local de rivière préparé pour moi car il n’y pas de pince et tout se fait soit à la main et avec des gants pour ne pas se salir, soit…avec les dents.

 

 

2011 0044

 

 

 

Salade et nouilles, et je dois oublier quelques plats… Les vins bus avec plaisir, Bad Boy 2006  dont mon distributeur a l’exclusivité, 3 de Valandraud 2003, Virginie de Valandraud 2006 et un vraiment très bon Valandraud 1997 (4800 blles produites) mais  toujours jeune, gras même si typé poivron, végétal, ce vin devrait faire le podium bu à l’aveugle avec les vins célèbres de ce Millésime difficile.

Je repars à l’hôtel avec un coffret de Thé chinois rare et une bouteille de Moutai de plus de 30 ans d’Age cet alcool le plus rare et le plus cher ( 2000€ ) de Chine, au Statut des plus rares cuvées de Cognac. ( nos invités reçoivent de notre client les cadeaux habituels avec du Valandraud et Virginie)

 

Mardi 15

Départ par le CRH, ce TGV local pour la ville de Kunshan. Je suis surpris par la qualité et la ponctualité du train à grande vitesse, confortable et à l’heure !  Rendez-vous avec un prospect, entreprise d’état moyens et perspective importante, la ville est la capitale des fabrications internet, ipod, caméra, ordinateurs, une ville riche …

Dégustation de Valandraud 2006 et un repas au bord d’un lac sur l’eau, c’est la période du crabe qui ici se doit être  meilleur que celui de la région voisine. En tout cas, déjà un vignoble expérimental, un chai de vinification, l’agro Tourisme viticole d’entrée de jeu déjà programmé. Sur les routes des panneaux pour faire la promotion d’un collègue Bordelais , Castel, qui utilise tous les moyens de communication, avec Latite et sa gamme de petits Bordeaux et Torrés l’espagnol : ils ouvrent les portes aux Vins : les leurs et  ensuite les nôtres, différents et nécessaire pour eux et pour nous… la diversité est notre force.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 10:26

 

Un nouveau blog, le 16 novembre ils écrivent un commentaire humoristique sur le beaujolais nouveau et l’intérêt qu’il y a de découvrir l’appellation Fronsac ( jardin secret de Bordeaux) , le château de Carles y est cité ainsi que notre magasin l’Essentiel.

Merci Les Becs Fins.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:27

Petit tour à Pomerol, Jean-François et son équipe profite du beau temps pour faire les complantations des pieds morts de vieillesse ou de maladie par des jeunes plants, une jeune vigne de cabernet franc d’un feuillage rouge comme du Carmenère.

Notre voisin Jean-Marie Bouldy, Château Bellegrave, qui fait du bon vin en agriculture Bio, construit un nouveau chai à barriques : sa clientèle fidèle de restaurants a besoin de vins un peu vieux et donc il faut de la place pour stocker les années produites.

 

Pomerol s’active, le chai de Le Pin est fini et celui de Petrus avance, la Conseillante doit faire des travaux, cette belle et prestigieuse appellation semble rattraper le temps.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:17

Lors de notre déplacement au Wine Experience du Wine Spectator, lors de son passage pour goûter Valandraud 2006, une collaboratrice de Peter Morrell, caviste  bien connu à New -York m’a demandé de faire cette photo dans la vigne,  et donc le 22 novembre il y a  encore des feuilles sur la vigne, la température  est de  20 degré, les grues sauvages qui commenecent  juste leur migration pour l’Afrique, et les malolactiques qui se font assez facilement sans doute aidée par ce beau temps et lesmaliques assez faibles.

 

2011-0060.JPG

 

 


La cuvée Kosher de Virginie 2011 a fait sa Malolactique et commence  son élevage dans de jolies barriques neuves.

La taille commence et il y aurait bien besoin d’un peu de froid pour faire tomber les feuilles, on ne peut pas tout avoir, n’est-ce- pas ?

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:03

Mercredi 9, Bordeaux-Paris-Guangzhou : départ de Saint Emilion à 16 h, arrivée à Shenzhen à 20 h le jeudi 10, avec 7 h de décalage ( 13 h à Paris). Hôtel  Crowne Plaza à moins de 100 euros pour un 4 étoiles.

2ème journée et 1er rendez vous fixé à 9 h 30, en fait 11h 30, notre hôtel ayant un autre hôtel similaire dans la même ville ! Discussion et programme avec l’ami Marco, qui a déjà vécu mille vies dont celle de grand sportif, chanteur dans un groupe, fabricant de machines à sous pour Macao et aujourd’hui dans le bizness du vin.  Bon repas chinois avec ses associés, clients d’une grande entreprise nationale.

Puis rendez vous à 15 h précises avec un autre de nos clients depuis quelques années et boulot « normal » : dégustation des nouveaux vins importés de notre gamme par lui : le domaine de ma fille qui s’appelle Domaine Virginie Thunevin 2009, vin délicieux, moderne, élégant, barrique neuve qui apporte la sucrosité. On est bien servi depuis quelques temps côté barriques : un succès à prévoir pour ce millésime 2009.

Différent, très différent, Château de Carles 2006, plus classique, plus bordelais dans le style. Le millésime 2009 étant plus austère et les méthodes de vinification très différentes . Et pout continuer Calandray 2010, Côtes Du Roussillon fait pour nous pas la Cave de Maury, un grand succès depuis plus de 10  ans. Un rapport qualité-prix imbattable, vin typé Roussillon qui ne pourra pas avoir un bon commentaire dans la RVF mais qui plaira à 80 % des clients. Le vin est tellement bon qu’il est facile à prouver que le Roussillon, si on veut le promouvoir et le vendre, c’est facile, encore faut-il s’en occuper, travailler, faire goûter. Ça me rappelle cette histoire de Dieu disant à ce croyant qui se plaignait  de ne pas gagner au loto, mais joue au moins ! (histoire juive)

 

Ensuite, Château Vieux Poirier  2010, vin bio, bon, au nez végétal noble,  suivi d’un délicieux et formidable Maro de Saint Amant 2008, succès garanti là aussi. Le Blanc de Valandraud N°2 2007, Virginie de Valandraud 2006  très bon actuellement, Valandraud 2011 ouvert 3  heures avant, grand vin pour dans 10  ans, Haut Brion 1986 et à table Clos Badon 2004 très très bon et Léoville Poyferré 2004  très jeune, vive le Médoc… surtout quand les gens que l’on apprécie qui font ces vins. Couché à minuit 30, le décalage horaire est favorable ;

 

Samedi 12, meeting le matin avec celui qui pourrait devenir notre plus gros client mondial.

Repas à midi dans un restaurant populaire,  2/3 euros par personne, le paradoxe de la Chine. Nous étions attendus ensuite par un distributeur et départ à 14 h en voiture, 2 heures d’autoroute direction Foshan dans la province du Guangdong, encore des millions d’habitants. Hôtel Intercontinental 4 étoiles à moins de 100  euros la nuit, les palaces sont adaptés aux moyens du pays. Un tel hôtel coûterait en France entre 400  et 800  euros, sachant qu’ici le service est un mot noble et qu’il y a du monde, jeune et disponible pour travailler.

Direction le magasin très chic de notre client qui a une réelle passion pour Bordeaux et la rive droite : Château de Pressac, Château La Dominique, Château Cheval Blanc, Château Ausone, La Mondotte, La Conseillante, Petrus, Lafleur, Le Pin et même des vins de la rive gauche comme Pape Clément ou Latour. Puis départ vers le quartier des restaurants, celui où nous avons mangé avait 10 salles privées de 20 couverts en plus du restaurant de 400 couverts. Chaque salle portait un nom : Rayas –Pétrus –Cheval Blanc – Ducru Beaucaillou ….

120 personnes participaient à ce repas auquel ont été servi : Blanc de Valandraud N°2  2008, Valandraud 2004 -2007 et en 1995 3 double magnums que je buvais pour la 1ère fois : vin énorme, le fruit plus la maturité dus à l’évolution, un vin presque parfait digne de l’émission de M6 ! Les gros flacons, dès le format magnum sont ultras favorables à l’évolution du vin , histoire de volume sans doute et peut-être aussi le ratio bouchon-vin-oxygène.

Dimanche, départ en voiture à 10 h pour Guangzhou et avion vers Shanghai à 12 h 30, arrivée 14 h 45 : pas le temps de visiter cet énorme chantier permanent qu’est la Chine. A chaque fois notre client ou futur client vient nous chercher à l’aéroport ou à l’hôtel et nous ramène à l’aéroport ou à l’hôtel (ce coup ci un Howard Johnson 4 étoiles style boutique) , difficile d’être plus attentionné.

Donc encore une visite de bureau, magasin, entrepôt de notre tout nouveau client à Shanghai. En effet, il s’agissait de fêter son installation, sa crémaillère : 25  clients amis réunis pour l’occasion dans les bureaux où il y a un espace de dégustation. Beaux verres et tous les vins servis à la bonne température, ce qui fait qu’après, à table dans un restaurant espagnol et  à la dégustation commentée par nous il y avait Bel Air Lescours 2007 Saint Emilion AOC que nous produisons de temps en temps quand j’achète une récolte avant de vendanger les raisins et de les vinifier. Très joli fruit, un boisé noble, bien sûr ça fait plus riche que sur beaucoup de crus classés qui rechignent à acheter de la barrique neuve, malgré son prix d’achat ! En tout cas un bien beau générique de Saint Emilion.

Coucy 2005, château situé à Montagne Saint Emilion dont j’avais été le gérant quelques années. Je peux être fier de ce vin réalisé avec les enfants des anciens propriétaires. Là aussi, un très bon rapport qualité prix. Le millésime en plus est sacrément bon ! Ensuite, presque une redécouverte pour moi, il y avait longtemps que je ne l’avais pas goûté, un vin acheté en 1999 et en 2000 : Château le Bernat 1999 Puisseguin Saint Emilion, un vin énorme par ses qualités, puissance domptée par les années, classe des tanins et goût plus qu’au niveau de crus célèbres, hélas il ne suffit pas d’être bon, encore faut il le savoir et le faire savoir.

Ensuite, notre cru Château Bel Air Ouÿ 2004, fort bon à boire maintenant, tout en douceur dans ce millésime pourtant plus austère, suivi de notre 1ère vinification à Margaux, Château Bellevue de Tayac 2004 donc plutôt pas mal et bien apprécié ici et sans doute même préféré par nos clients chinois qui sont enclins à aimer la rive gauche. Vive le classement de 1855  et vive cette appellation si prestigieuse qu’est Margaux avec son cru qui porte le même nom, ça aide à la notoriété des autres qui mettent bien en évidence l’appellation Margaux qui ouvre toutes les portes des amateurs de Bordeaux. Repas rapide fini tôtn c’est ce qu’il y a de bien en Chine pour moi qui mange à 19 h le soir à Saint Emilion. Là, en Chine, je ne suis pas dépaysé.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:31

Dans les avions et les aéroports, on attend, on, patiente, alors ça donne le temps de lire. Ce coup-ci dans Courrier International, condensé choisi d’articles parus dans la presse du monde entier, dont un article initialement paru dans The New Republic  « Bartleby et les indignés américains ».  

Bartleby, écrit par Herman Melville en 1853 parlait déjà de la résistance passive, bien avant le célèbre Mahatma Ghandi, et l’article fait un parallèle avec les indignés américains de Occupy Wall Street. Je suis sûr que Bartleby …n’aimerait mieux pas !

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:38

Il tournait un film à Bordeaux l’été dernier  et c’est une rencontre qui nous a marqué.


3 heures passées autour d’une bouteille de Valandraud 2003 avec Albert Dupontel, Emmanuel, Murielle et moi pour boire, parler, échanger sur nos métiers, notre histoire, mais  surtout la sienne.

Bien sûr, je l’avais déjà vu à la télévision, au cinéma, dans ses rôles d’humoriste mais aussi dans ses films où comme acteur il est toujours étonnant (plus de 40 rôles).

 Mais  sa vie,  c’est de réaliser des films. Et il nous a joué quelques scènes de son prochain film, là, comme ça,  comme une confession, imprégné par tous les personnages.

Un moment surréaliste, le plus beau spectacle jamais vu : l’acteur, le metteur en scène, le créateur, le costumier, il est tout à la fois, devant nous, comme si, pour lui, nous étions des spectateurs et sans doute qu’aussi nous  pouvions ne pas être là, aucune importance. L’histoire, rien que l’histoire.


Il me tarde, nous tarde, de le revoir ici et de voir et revoir ce film à venir, à faire.

Quel métier magnifique il fait et quelle chance nous avons grâce au nôtre, de pouvoir rencontrer un homme à la marge, libre et talentueux.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 16:59

Lu dans les avions, le livre de Paolo Sorentino "Ils ont tous raison" publié chez Albin Michel et traduit de l'Italien par Françoise Brun - qui n'a pas du s'amuser lors de la traduction de ce livre dense à la richesse de mots assez rare dans notre langue. Tony Pagoda chanteur star, y déroule sa vie pas ordinaire et désabusée dans une société vulgaire et stupide, mais le tout écrit avec plein de rythme et d'humour. J'ai aimé lire ce livre même avec les horreurs qu'il y raconte.

 

Dans la série des retours en arrière, un article à lire ou relire :  "The Million Dollar Nose",  écrit par William Langewiesche, paru en décembre 2000 sur Atlantic Monthly Online .

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