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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 15:50

Comme chaque week end, petit tour dans les vignes et les chais

Si vous voulez voir une taille sévère, il faut aller voir la parcelle de Plaisance (une de nos chouchou). Murielle et Yohan ont adapté cette taille très courte sur une parcelle de graves très pauvre en humus et en eau, qui est bien sûr différente en bout de rangs, inversement riches en humus et eau.

Ah la la, cette notion de terroir est  encore plus difficile à comprendre, à expliquer…

 

 

(Bon, tout ça ne va pas être facile à traduire en japonais…)

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 12:11

Je n’avais pas vu la liste des vins, cités par la RVF, qui n’avaient pas voulu participer à cette dégustation sur ce classement. Certains propriétaires doivent sans doute penser que seule la commission de classement a le droit de donner un avis qui compte en la matière, et c’est vrai puisqu’elle est seul juge. Mais comment peut-on ignorer le principal média traitant du vin ? Comment peut-on penser que les journalistes spécialisés n’ont pas le droit d’avoir un avis sur votre production ? Quand j’ai refusé de donner des échantillons  ( à de rares occasions), c’était surtout pour montrer le reste de ma production ou celle de mes amis. Je pense plus particulièrement à Clive Coates, que je savais ne pas aimer mon vin et qui lui donnait régulièrement du « vin de garage » « peu de terroir » et j’en passe … et qui a fini par dire (en 1998) « very fine ».

Il ne faut pas avoir peur des critiques car nos vins sont toujours goûtés par nos clients et si des journalistes ne font plus que du « publi-reportage », ils finissent par ne plus avoir de crédibilité (ça a été le cas de quelques Anglais et d’un Français qui continue dans ce créneau). Avoir une mauvaise note chez un media, ce n’est pas la mort, à nous de prouver qu’il y a erreur, à nous de nous poser des questions . Mais n’avoir que des mauvaises notes ou pas de commentaires quand on demande le classement de Saint Emilion, c’est quand même dangereux !

Olivier Poels et Hélène Durand, que j’ai rencontré hier chez un de mes collègues négociant à Bordeaux pour une  dégustation des  2004, étaient en tout cas contents d’être libres d’exprimer leur avis et ça, par les temps qui courent, c’est bien.

Et une "petite" photo du nouveau cuvier béton de Pontet Canet qu'Alfred Tesseron m'a fait passer ce matin :

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 09:39

Première dégustation de nos 2005  : 

Ausone : énorme

Moulin Saint Georges : grand mais pas encore prêt à bien se goûter

Fonbel : le meilleur jamais fait ( le 2004 était déjà d’un très haut niveau)

Clos Saint Martin : fermé à ce stade, comme d’habitude

Grandes Murailles : le meilleur jamais fait

Côte de Baleau : pas encore prêt

Rocher Bellevue Figeac : le meilleur jamais fait

Valandraud : ça ira

 

 

Les dégustations professionnelles commencent dans 15 jours, et en ce qui nous concerne, un de nos jolis lots de Valandraud vient juste de terminer sa malolactique. Ce vin sera difficile à goûter d’ici 15 jours, mais c’est la vie ! Les terroirs tardifs de Saint Etienne de Lisse avec

des pH autour de 3.5 ne rendant pas obligatoirement sexy nos vins en primeur.

 En tout cas, le millésime 2005 est quand même plus facile à comprendre que ce foutu 2004 que  mes amis aiment tant et qui nous a tellement déstabilisés, après la non-notation de Parker (heureusement que Mr Burtschy nous avait quant à lui donné la meilleure note, vive la RVF !)

Côté Margaux, les travaux sont pratiquement terminés :

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 10:46

3ème ou 4ème visite au Château Malromé où le nouveau propriétaire veut faire bouger les choses. Il en a confié la responsabilité à Mr Charles Traonouëz qui a devant lui un travail énorme pour faire repartir cette propriété célèbre (puisque ancienne demeure familiale d’Henri de Toulouse-Lautrec), mais avec ce risque de mélanger la célébrité de Toulouse-Lautrec et le vin.

Là aussi, il faut réfléchir à ce que l’on veut faire : du bon vin et la force de la marque sera seulement là pour aider à sa commercialisation ou sinon, on risque de vendre du Toulouse-Lautrec en oubliant le vin.

En tout cas, pour commencer, Charles a fait appel à 2 des mes amis professionnels : Guillaume Quéron et Thanos Fakorellis.

1ers résultats attendus aux vendanges 2006.

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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 13:59

Retour sur notre périple Nord-Américain avec les dîners du 6 et 7 février derniers au Club Chasse et Pêche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les repas payants organisés par ce que je crois être le meilleur restaurant à Montréal… tellement connu qu’il n’a pas d’enseigne, seulement un numéro : 423 rue Saint Claude.

  

 

2 fois 60 personnes, tous amateurs, journalistes pour un repas de niveau encore 2 étoiles Michelin (+).

 

Service impeccable, pro, par des jeunes gens beaux et souriants et vins servis à satiété.

Les vins avaient été achetés chez nous en importation privée. Le repas organisé autour de nous était vraiment un bon coup de main auprès de la SAQ, très présente à ces 2 repas.

 Je conseille à ceux qui auront l’honneur d’être sollicités pour ce genre d’évènements, d’accepter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre hôte nous avait logé dans un hôtel très contemporain ( un des 100 meilleurs hôtels au monde, paraît-il) : l’Hôtel Gault. Chambre superbe et service de très très grande classe et en plus attentionné.

J’espère pouvoir rendre ce que j’ai si bien reçu.

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 17:08

J’avais écrit il y a quelques mois que le nouveau classement de Saint Emilion n’intéressait personne et que j’étais étonné du peu d’intérêt montré par les amateurs et les journalistes à ce sujet. Depuis les choses ont bien, beaucoup changé.

 

 

Après Sud Ouest qui a écrit sur quelques propriétés, avec entre autres Bellefont-Belcier, Fleur Cardinale et Valandraud, c’est au tour de la Revue des Vins de France de paraître avec un titre accusateur : « Saint Emilion 2006, bataille autour d’un classement ». J’espère que la RVF ne va pas se mettre  elle aussi à sortir des titres à la Marianne… En effet, en couverture également : « Révélation : nos grands vins sont ils trop alcoolisés ? »

Bon, en tout cas Decanter a envoyé dans la même journée 2 journalistes : 1 pour la revue papier et l’autre pour le site internet.

Donc le classement commence vraiment à être commenté et chaque propriétaire, négociant, courtier, amateur, journaliste a quelques chose à dire. Et tant mieux !

Sauf que de bataille il n’y a pas, en tout cas pas encore. La commission fait son boulot très discrètement et à aujourd’hui aucun bruit de couloir, aucune fuite. Bravo.

 

 

Mais pourquoi donc suis – je encore en train de parler de ce foutu classement ? Eh bien, parce que je suis concerné à plusieurs titres. Avec Valandraud, bien sûr, mais aussi avec ma boite de négoce. Par exemple, actuellement, un gros distributeur européen cherche l’exclusivité d’un grand cru classé de Saint Emilion, « bon, pas trop cher et avec un peu de notoriété. »

Cette demande frappe d’entrée 3 fois là où ça fait mal : « un peu de notoriété » ?

Comment ? Tous les grands crus classés n’ont ils pas « un peu de notoriété » ? (à quoi sert le classement sinon ?).  « Un bon prix », est –ce possible si ce vin a de la notoriété ? « Bon », fallait-il le préciser ? C’est un minimum pour un cru classé, sinon à la trappe ! Déclassé, le mauvais !

Revenons à la RVF qui a fait son propre classement avec quelques bizarreries dans sa logique (et une coquille dans sa compo). Par exemple, elle classe Tertre Roteboeuf et La Mondotte en 1er mais je crois que le premier n’a rien demandé et que le second n’a pas voulu , dès sa création, mettre La Mondotte en grand cru, minimum nécessaire pour postuler.

Pour le reste, ils ne classent que Troplong Mondot et Pavie Macquin en 1er Grand Cru Classé  B,  et personne en A. Ce qui laisse pour moi une surprise de taille : ni Angélus, ni Pavie  n’ont de flèche ascendante (signifiant en progrès depuis le classement officiel de 1996)

Aucune rétrogradation dans les Grands Crus Classés B, sauf Beauséjour Duffau Lagarosse, qui n’est sûrement  pas celui que j’aurai cité.

Dans les possibles Grands Crus Classés, je remarque l’absence de Barde Haut, et le manque de commentaires sur pas mal de crus classés dont on ne sait si il faut les garder ou les rétrograder  (exemple simple avec les  2 Tour du Pin Figeac).

Pour ce qui est des déclassements, je suis très surpris de  voir cités des vins que j’aime bien, c’est pour le moins discutable si l’on peut penser que d’autres auraient pu également faire partie du lot.

 

 

En bons grands crus classés qui méritent leur place, au moins virtuelle : La Clotte, La Dominique, Grand Pontet, Faurie de Souchard, Dassault, Laroze, etc… Les autres, je les goûte moins, mais je ne serais pas étonné qu’ils soient bien meilleurs (pour certains) qu’un ou deux 1ers Grand Crus Classés B.

Que penser alors de cet article ? Eh bien, qu’il me fait  parler et donner un avis moins « langue de bois ».

Quoi qu’il en soit, le résultat sera communiqué avant septembre, selon la promesse de la commission, et peut-être même dès mai ou juin.

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 09:56

Quand Parker aime et qu’il l’écrit sur son site à propos de Calvet-Thunevin cuvée Constance, il a pu nous faire connaître de 4456 personnes !

Il n’empêche que nous sommes heureux d’avoir pu vendre avant à des clients dont on va peut être dire aujourd’hui qu’ils ne sont pas de vrais clients, au sens puriste du terme : il s’agit de la GD.

Je répète qu’à mon sens il n’y a pas de différence d’amour pour le vin entre un caviste indépendant et certains acheteurs nationaux ou régionaux de GD. Les professionnalisme de uns et des autres peut être tout aussi grand, la seule différence sera peut être l’accompagnement du produit sur les rayons de l’un ou de l’autre.

Là où me semble-t-il il y a le plus de travail à faire, c’est au niveau de la restauration, souvent pour l’avoir vécu : choix limité aux vins distribués par les représentants, température de service inadéquate (trop chaude, verre indécents). Je ne demande pas d’avoir un sommelier, souvent seulement un serveur, mais la température  et de bons verres adaptés et déjà tout paraîtrait bien meilleur, et en plus d’être faisable économiquement, cela serait rentable pour le restaurant.

 

 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 09:59

La Passion du Vin a publié les résultats de sa dégustation à l’aveugle de quelques vins de la Rive Droite et Valandraud arrive 11ème sur 20 !!

Bon, ce n’est qu’une dégustation et surtout j’ai un tir groupé, si je puis m’exprimer ainsi, avec Haut Mazeris 8ème et Fleur Cardinale 7ème (et le 20ème et  dernier : Coucy)

Les vins de Stéphane Derenoncourt sont arrivées premiers :

1er Domaine de l’A ex æquo avec Rol Valentin, 4ème Aiguilhe, 6ème Pavie Macquin, 8ème Puy Arnaud Valette.

 

 

 

Si je dois faire un commentaire, je dirai que vive les dégustations à l’aveugle – sauf pour les consultants ! En effet, s’ils sont devant leurs clients se plaignent, s’ils sont derrière, ça ne fait pas sérieux .

C.Q.F.D. : je ne suis pas sérieux et plutôt de plus en plus mauvais…

Moi, avec mon Valandraud très cher, je vais moi aussi préférer le classement de 1855 !

Bon, heureusement, il y a les mauvais bouchons ! 5 vins bouchonnés dont 4 pointures.. ça aurait pu être pire !

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 11:09

Suite de notre périple new yorkais avec une dégustation et repas le 1er février au soir au Crabtree Kittle’s House

 

 

 

A une heure de voiture de New York, dans ce que l’on peut considérer comme la vallée de Chevreuse de New York … Que des maisons à X millions de dollars. Le restaurant est situé dans une très belle « vieille » maison, presque désuète, pour une table renommée avec une des plus belles cartes de vin du monde.

Repas payant, nous avons fourni les vins en contre partie du repas, de notre promotion et de la nuit dans ce lieu magique. Une clientèle chic et cultivée, à notre table, un collectionneur de Valandraud qui avait fourni les 98 pas encore livrés par notre agent et un magnum de 95 de sa cave personnelle pour faire plaisir. Ci dessous, le menu :

                         

 

 

En plus de l’ambiance très sympa avec un service très pro, j’ai pris une piqûre de rappel concernant les conditions de stockage des vins. Nous avions bu à New York quelques jours plus tôt un 95 plutôt mûr, à boire de suite, mais là ce magnum 1995  gardé dans une bonne cave depuis sa mise à disposition avait tout simplement l’air d’être un grand vin trop jeune.

Je vous raconterai que cela nous est arrivé plusieurs fois durant ce voyage.

Je dois préciser surtout que jusqu’au millésime 1995 inclus, nous avons vendu toutes les bouteilles et que celles que j’ouvre aujourd’hui ont été rachetées dans les années 1997 et qu’elles ont déjà voyagé à l’aller (Angleterre, Suisse ou USA et retour) et que nous les avons fait de nouveau voyager juste une semaine avant ces dégustations d’où un état de fatigue pour ces vins qui ont déjà plus de 10 ans. Chaque bouteille provenant d’une cave locale était 10 fois meilleur et bien sûr bien plus « jeune ».

              

               

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 17:27

Rigoletto… 2 h 40 de pur bonheur ! Pour un premier opéra, c’était parfait ! Après la soirée à l’Opéra Bastille, repas au Tan Dinh avec nos amis. La famille Vifian est toujours au boulot . Robert est l’un des grands amateurs professionnel en vin. C’est chez lui et avec lui que j’ai « fait » mon premier grand restaurant à Paris avec Jacques Luxey il y a déjà un peu plus de 20 ans, et depuis, c’est toujours avec nostalgie que j’y retourne. En plus de la nourriture qui est à mon goût, Robert ouvre toujours une grande bouteille. Cette fois ci, pour une dégustation semi-aveugle, il fallait dire  ce que l’on préférait entre Grange des Père 1996 et Chapelle de Jaboulet 1996.

3 voix pour Grange des Pères, 2 (nous) pour la Chapelle qui, en effet,  était un peu  dure, austère, fermée. Résultat normal ? En tout cas, je ne suis, pour une fois, pas sûr de mon jugement, peut  être que le « bon » vin aurait été un mix des 2 ?

Nous étions hébergés dans un très bel appartement qui sert de bureau à un très chic et aimable vieux monsieur de 93 ans qui va encore prendre l’avion pour aller à New York dans 2 mois pour participer à une exposition de livres anciens dont il est l’un des grands spécialistes.

Et dire que moi, à mon âge, je fatigue pour de semblables voyages… J’ai honte !

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