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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 11:18

Beaucoup d’interrogations dans le monde du vin ces temps-ci, et entre autres pour remédier à la complexité perçue par les amateurs acheteurs de vin, plein de pistes et d’actions sont engagées, dont celle appelée « Vinplissime » qui serait destinée à 13 millions de consommateurs occasionnels (Français, je suppose, les autres étant sans doute différents)

Belles perspectives, et en tout cas c’est bien de le dire, et surtout de lire le tableau réalisé par TNS Sofres à la demande du groupe Casino.

 

Quelques critères pourraient interpeller les Bordelais : la notion de cépage d’un côté (18%), celles de médaille (4%) et de guide ( 2 %) font diablement réfléchir, surtout si l’on pense à l’argent dépensé en publicité dans le journaux pour visiblement  un résultat aussi « léger ».

Je suis simplement surpris que parmi ces critères privilégiés de décision, il n’y ait pas en plus le bouche à oreille, le type de magasin (GD, détail ou vente à la propriété), la dégustation ( sur site ou précédent l’achat)

En tout cas si je me fie à ce tableau, je ne sais pas comment et par quel miracle mon entreprise arrive à vendre plus d’un million de bouteilles par an depuis quelques années.

La semaine dernière, dégustation de quelques 2005 et 2003 organisée pour Andrew Jefford et James Lawther. Présentation de presque tous nos vins, plus ceux dont je suis le gérant ou le consultant.

Que dire de plus que ce tous les professionnels savent déjà : le millésime 2005 est énorme, riche , mûr, frais, long, et ce depuis les petits prix jusqu’aux grands vins.  Alors pourquoi faudrait-il bouder son plaisir dès lors que 90 %  des vins seront  vendus  en magasin à moins de  15 euro TTC consommateur ?

Et 2003 où l’on peut voir que les terroirs argilo calcaires un peu froid ont donné des résultats tout à fait époustouflants : Haut Carles, Haut Mazeris à Fronsac par exemple sont les parfaits vins de Bordeaux en année chaude : mûrs, épicés, un peu chauds, un  petit peu Sud mais en rien brûlés ou décadents. Ces 2 journalistes qui travaillent entre autres pour Decanter n’ont rien contre ce « modernisme » qui consiste à ne pas se foutre du client et à lui offrir des vins-plaisirs, tout simplement, que ce soit ici, en Angleterre, aux USA ou ailleurs.

Et encore merci à Thanos, Murielle et Rémi, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à faire des blancs qui me conviennent : vive le 50 %  Sémillon, 50 % Sauvignon avec la « Greek Touch » de Thanos !

 

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 13:15

Nous étions invités hier par les propriétaires avec plus de 40 autres négociants bordelais et quelques courtiers de place. Nous étions conviés à goûter Sénéjac 2006 –2005- 2004 –2003-2002-2001-2000-1999.

Le 2006 présenté était composé uniquement de Cabernets Sauvignons, superbes, mûrs, pleins, tout en douceur. Les merlots étaient en train de faire leur malo.

Quant au 2005 , il tient ses promesses, ce vin est un enchantement !

Ambiance des plus sympa, le négoce concurrent et néanmoins souvent ami aime pouvoir se rencontrer ainsi à l’occasion d ’évènements de cette sorte. Bien sûr, la récente campagne 2005 était dans toutes les conversations, et celle  des 2006 à venir aussi.

Repas de qualité servi avec les vins de quelques propriétaires amis présents également. Tous ces vins étaient parfaits à table, chacun dans son style, ce qui prouve encore et encore qu’il n’y a pas de cette « mondialisation du goût », dont on veut nous faire croire qu’elle est un danger pour nos produits, comme si les propriétaires et leurs terroirs comptaient pour rien dans ces vins… Il est ridicule de penser ainsi quand on peut constater (en tout cas à Bordeaux) l’impact des différences de climat  sur chaque millésime.

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 08:53

Xavier et Christian sont de retour des USA après une petite semaine. Au bureau  Laurent, Cécile et Caroline  faisaient du business avec les USA qui sont aujourd’hui redevenus un marché majeur pour les vins français, Bordeaux et Roussillon en tout cas, le côté sophistication française jouant ici à plein sur une clientèle aisée et éduquée. Cela fera en tout plus de 5  déplacement s aux USA cette année et il est prévu d’augmenter le rythme l’année prochaine. Est ce que le propriétaire de Haut Brion a eu l’idée de remercier Woody Allen pour avoir fait citer au moins 2 fois le nom du bon vin bu par les interprètes de son film « Melinda et Melinda », réalisé en 2004, et en plus Woody Allen imposait le style bistro français comme l’endroit le plus romantique pour tomber amoureux. En tout cas, le CIVB et autres devraient vraiment rechercher et remercier ceux qui citent déjà nos vins dans leurs films et ainsi susciter des vocations.

L’entreprise ayant cette année réalisé à priori un bon chiffre (autour de 13 millions d’euros), une partie va être consacrée à quelques augmentations de salaire (absentes depuis plus de 24 mois pour cause de baisse d’activité) et à l’embauche de 2 ou 3 personnes supplémentaires, ce qui va nous faire passer la barre des 30 employés permanents, et ce juste pour Ets Thunevin, négoce et vignobles. Cela et la synergie avec les Vignobles Fayat , Château de Carles, etc… devrait nous faire progresser malgré la probable baisse à venir , Bordeaux devenant de plus en plus cyclique (1 bonne année tous les 3 ans…)

 

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 09:28

Hier réception amicale de notre plus important client japonais et de son collaborateur par Léo, Caroline, Murielle et moi . Précédé par  un meeting pour mettre en place les axes de communication et les évènements à venir au Japon en Février et Avril 2007.

Début également de prise de position sur le millésime 2006 et dégustations d’une quinzaine de vins dont Malromé rouge et blanc (bon et original par ses 100 % semillon)  ainsi que le reste de notre gamme dont les fantastique rapport qualité prix Calandray 2004 et Peyfol 2003.

Le soir repas à la maison préparé par Murielle : soupe maison de pommes de terre et poireaux, jambon espagnol, tartines grillées et aillées frottées à la tomate fraîche, un très bon et goûteux gigot d’agneau avec de le purée de pomme de terre maison, tempura de pommes du jardin à la vanille de la Réunion (merci Claudine), et une tisane aux herbes du jardin.

Côté vins, à l’apéritif Blanc de Valandraud N° 1 2005 qui est encore en tiré-bouché après avoir été mis en bouteille en Août après un an d’élevage et qui s’est avéré remarquable hier, on le regoûtera plusieurs fois avant de l’étiqueter.

Ensuite, 4 bouteilles de 2000 : Fombrauge, d’un classicisme moderne imposé par ce terroir de Saint Christophe des Bardes  de notre ami Bernard Magrez, suivi par un Rochebelle  dans le style de Beauséjour Duffau Lagarosse, donc bu trop tôt, un Quinault L’Enclos  d’Alain Raynaud , tout simplement complet et délicieux, typé Pomerol de Graves et pour finir le très puissant et encore fermé Haut – Condissas de Jean Guyon qui obtint les meilleurs scores au Grand Jury Européen. Quand je vous disais que la vie de négociant est difficile…

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 09:26

J’ai peu de souvenirs de mon enfance, sur la photo j’avais 7 ans. L’institutrice, Mme Tournier avait a priori ses deux fils à l’école. On peut voir qu’en Algérie française, en 1958 dans les écoles publiques, sans costumes particuliers et dans des classes (déjà) importantes, l’ordre républicain faisait se côtoyer petits arabes et petits français dans la bonne humeur et c’est sans doute pour ça que la nostalgie de cette époque emplit tant le cœur des pieds-noirs, qui se souviennent des ces années heureuses malgré les évènements terribles dus à la guerre d’indépendance.

Mon père était le maire de petite ville près d’Oran et l’année suivante (1959) j’entrais comme pensionnaire à l’école privée catholique Sonis  à Sidi Bel Abbes, très célèbre en  Algérie, dirigée par les pères de Bétharam. Ecole renommée car la mieux « fréquentée » et à cause de l’ordre qui y régnait, sa cour d’honneur était le lieu où les mauvais élèves étaient en quelque sorte mis « au coin ».

En 1961, j’étais envoyé en France avec mon frère pour être mis à l’abri dans une école privée de Montpellier, l’OAS et le FLN en voulant à mon père d’être gaulliste, mais ça, c’est une autre histoire.

 

Retour à 2006, avec hier soir, dégustation des nos lots 2006 encore en macération, suivie d’une dégustation de Bourgogne.

Pour démarrer, un vin moyen dont déjà oublié le nom, et ensuite :

Rully 2004 Vieilles Vignes de Vincent Dubreuil-Janthial, délicieux, fruité, agréable à boire

Gevrey Chambertin  Clos Saint Jacques 1er cru 1997, Clos de la Roche 1994, et

Chambertin Clos de Beze 1993, tous 3 d’Armand Rousseau.

Les 2 premiers étaient vraiment très bons, suffisamment modernes pour nous plaire, même si bein sûr j’aime les vins plus concentrés, ceux ci étaient parfaits à boire avec une belle omelette aux cèpes.

 

Et Denis Durantou, propriétaire du célèbre Château Eglise Clinet à Pomerol, m’a fait passer des cartes géologiques de Pomerol pour voir où et sur quoi était situé mon dernier achat avec Clément Fayat : le Vieux Château Bourgneuf. Ayant fait faire des trous avec une pelle mécanique, j’avais déjà pris des photos et eu une bonne impression, aujourd’hui confirmée par ces cartes. Mais, de toute façon, pour moi, l’un des paramètres les plus importants pour bien juger un terroir viticole, c’est son alimentation en eau et cette année on a pu voir que ce terroir répond bien à ce millésime particulier, très sec jusqu’au 15 août et trop humide jusqu’aux vendanges que nous avons réalisées très tard sans aucun problème.

Les lots que nous goûtons sont de toute façon déjà très au delà de ce que nous pouvions espérer pour la 1ère année. On verra le comportement de tout ça en barrique neuve…

 

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 14:56

Sur cette photo de classe datant de 1958 en Algérie, qui saura reconnaître l'élève Jean Luc Thunevin ?

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 10:13

Vendredi 20, visite du Château Laroze, grand cru classé de Saint Emilion en compagnie de Guy Meslin qui m’a fait découvrir  sa propriété et ses vins de 10 à 12 h. Le terroir de Laroze permet de faire des vins fins et tout le travail a réaliser est ici de parfaire la pureté du fruit et sa concentration, par entre autre un drainage de toutes le vignes, une augmentation des densités de plantation, un  tri très « process industriel » des baies de raisin, pour ne conserver dans le grand vin  que les baies saines et cela se remarque en goûtant ses derniers millésimes. Pourquoi ai-je dis « process industriel » ? C’est que le travail est parfait quelles que soient les conditions d’urgence, de pénibilité, alors que dans les chais où l’on trie le raisin à la main, il arrive souvent que les procédés manuels montrent leurs limites, en particulier cette année. La preuve : Laroze a pu vendanger plus tard en acceptant un plus haut degré de pertes car son procédé, lui, marche parfaitement.

 Bravo à l’évolution  des techniques qui nous permet de nous rapprocher de ce que recherche nos clients aujourd’hui : finesse, élégance, mais avec beaucoup de fruit, de pureté, sans négliger une concentration minimum. C’est là d’équilibre qu’il s’agit, et c’est la voie plus dure. Maintenant, reste à le faire savoir et à organiser les ventes de ce genre de cru qui a choisi la voie du sérieux, ce qui peut paraître un peu utopique dans ce monde de strass. Les prix raisonnables,  l’aide du négoce bordelais pour diffuser un bon vin, et pourtant je sais que sa tâche ne sera pas facile. Peut-être que son 2006 (qui s’annonce très réussi) va attirer l’attention des medias, tant soit peu que ceux ci recherchent un vin un poil différent !

En soirée, avec les propriétaires, nous avons  regoûté les 2006 du Château de Carles et Haut Carles, avec Bruno Dosso et Guillaume Quéron. Grâce à toute l’ équipe réunie par le propriétaire pour aller jusqu’au bout du possible pour faire le meilleur vin à Bordeaux, sans compter, sans économiser, sans limites pour réaliser ici une « bombe », je me dis que Bordeaux n’est pas encore has been, puisque l’on peut rencontrer dans la même journée la démarche du Château Laroze, tout en retenue, et celle extravertie du Château de Carles.

En plus de l’équipe existante qui a déjà fait quand même de sacrés vins (il suffit de goûter Haut Carles 2001), le propriétaire arrive à faire travailler ensemble et vers le même objectif une équipe composée de philosophies tellement différentes (ou si proches), de belles personnalités  avec un tandem inédit de consultants que j’espère que nos clients, nos critiques oublieront qu’ils sont ici à Fronsac. Si ce vin n’obtient  pas les meilleurs scores de Bordeaux dans les medias, cela voudrait dire que même la plus folle énergie ne peut rien contre la force des idées reçues.

 Evolution, changement, est-ce encore possible à Bordeaux ?

 

 

 

 

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 13:42

Voici donc l'intégralité du classement des 1995 établi lors de la dégustation du Grand Jury Européen, résultats de  tous les dégustateurs confondus (membres permanents et dégustateurs invités) :

1 Abreu   90,47 

 1 Beringer Private Reserve  90,41
3 Pahlmeyer Proprietary Red  90,21
3
Valandraud  90,32
5 Latour    89,38
5 Shafer Hillside Select   89,44
7 Arrowood CS Special R  90,04
7 Ausone 89,82
9 Léoville las Cases 89,44
9 Phelps Insignia 89,00
11 Mouton-Rothschild 89,38
12 Mondavi Reserve 88,78
13 Cheval Blanc 2 89,35
13 Palmer 89,26
15 Staglin Family V. Cabernet 88,54
16 Trotanoy 88,84
17 Araujo 88,63
18 La Jota Anniversary Reserve 88,71
18 Le Bon Pasteur 89,25
20 Pride Reserve 88,62
21 Haut-Condissas 88,62
22 Spring Mountain 89,07
23 Petrus 88,91
23 Rollan de By 88,84
25 Chateau Montelena 88,79
26 Lafite-Rothschild 88,81
27 Monte Bello Ridge 87,85
28 Cheval Blanc 86,34
29 Dominus 88,06
30 Colgin 88,13
31 Margaux 87,37
32 Spottswoode 87,50
33 Le Tertre Roteboeuf 87,18
34 Haut-Brion 87,6
35 La Mission Haut-Brion 87,35
36 Croix de Labrie 86,71
37 Screaming Eagle 85,94
38 Harlan Estate 85,60
39 Diamond Creek Volcanic Hill 78,18

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 13:53

Le Grand Jury Européen a donné la 3ème place  à Valandraud 1995 dans cette confrontation des meilleurs  Bordeaux 1995 contre les meilleurs Napa Valley 1995.  Il s’agirait là de  2 grands millésimes, si l’on prend Parker qui note respectivement 92 pour Pauillac, 88 pour Saint Emilion, 94 pour les cabernet sauvignon californien .

3ème place, donc, après Abreu  (90.47 points), Beringer private reserve (90.41 points), Valandraud (90.32), Pahlmeyer (90.21), Latour (89.38)…

J’aurai évidemment préféré être premier, mais voilà, ces dégustations à l’aveugle sont terribles . Blague à part, Michel Bettane, René Gabriel, Burtschy, Parker et beaucoup d’autres à l’époque avait donné de très très bonnes notes à Valandraud 95. 10 ans après, ceux ci ne peuvent qu’être satisfaits d’avoir pronostiqué à l’époque que Valandraud ne serai pas une baudruche qui se dégonflerait 10 ans après. D’ailleurs, même l’Amateur de Bordeaux qui avait réuni quelques dégustateurs classiques en avait convenu avec cette phrase assassine : « nous verrons bien dans 15/20 ans »

Certainement que ceux qui ont demandé à Valandraud de tenir l’épreuve du temps n’avaient pas de parti-pris…et puis, on est toujours plus exigeants avec ceux que l’on aime, n’est-ce pas ?

Cela me rappelle ceux qui faisaient le même genre de commentaire : « ce serait facile pour un 1er cru d’isoler ses meilleures parcelles pour faire une micro cuvée capable de surpasser les vins de garage », sauf que c’était oublier que si ces vins de garage, dont Valandraud, produisaient peu de bouteilles, cela représentait pourtant un gros pourcentage des quelques petites parcelles qu’ils possédaient, et de toute façon, chaque argument expliquant une moins bonne performance n’est que la recherche d’une justification. Moi même n’hésitant pas à utiliser ce genre de propos pour m’excuser de ne pas être le meilleur. Par exemple, je dis « ah si j’avais les moyens d’acheter un 1er cru, on verrai bien ce qu’il me serait plus facile de faire le meilleur vin du monde ! » (et ça a même été publié par Jacques Dupont dans le Point !)

En tout cas, vive les dégustations à l’aveugle, vive les dégustations avec étiquettes connues. Le plus important pour moi sera de durer, d’essayer d’être toujours dans les meilleurs.

Je regrette simplement que Jacques Luxey ne soit pas là pour voir ça.

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 09:41

Bon, j’ai vu ce film au titre un peu bizarre « Saint Emilion, qui l’eut cru ? ». J’espère que France 5 va repasser ce film (ou qu’un ami l’a enregistré) , car quand on est concerné, il faut se revoir plusieurs fois pour voir si l’on a pas dit trop de bêtises, et ceci pour pouvoir faire mieux la prochaine fois.

Film très facile à regarder, pas mal de belles photos de Saint Emilion (lieu quand même très photogénique) et les 4 portraits me paraissent honnêtes. En tout cas rien de ce que nous disons, Murielle et moi n’a été présenté hors de son contexte, et je pense même que les conneries que je dis habituellement ont été écartées pour éviter toute polémique inutile avec mes collègues, le tour de force étant que je ne crois pas avoir entendu parler de Parker dans ce film…

J’ai également regardé une partie des 10 h du DVD version longue de Mondovino, qui est plus  équitable, mois dogmatique, plus démocratique  dans la mesure où Jonathan Nossiter n’hésite pas à poser des questions qui embarrassent les vedettes du film projeté sur grand écran. C’est long, bien sûr. On n’est pas obligés de tout regarder, mais même ceux qui n’ont pas aimé le film peuvent regarder cette version longue.

Et à quand un « Sideways » à la française, qui ferait l’apologie du Cabernet Franc ou du Carignan … L’un des rares château bordelais à glisser ses bouteilles dans des films récents est Angélus.  Les champenois, eux, ont compris depuis longtemps comment communiquer et utiliser ce média.

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