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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 15:51

Dans mon entreprise, j’ai recruté sans le faire exprès (juré !), pas mal de pieds-noirs (comme moi) et pas mal d’ex employés de banque (comme moi). Gilles Vivès, l’un de ces ex – cadres de banque qui avait lui aussi envie de faire autre chose que de manier du liquide (cash) sans pouvoir le goûter, m’a dit que j’avais trop tendance  à parler des supermarchés Leclerc et que je négligeais trop nos autres clients français dont Le Repaire de Bacchus et Chateauonline qui nous font le plaisir de nous acheter Tour de Guiet 2003  en Côtes de Bourg, délicieux, un incroyable rapport qualité-prix que Parker a même noté 88/100 et notre chouchou en Bordeaux rouge, le vin de notre consultant Paul-Marie Morillon. Je veux parler de Lafont Fourcat 2005 dont les stocks sont hélas toujours épuisés avant la mi-campagne, tant ce vin est facile à vendre de par sa qualité et sa présentation très chic. Du même propriétaire, nous aurons bientôt sa cuvée haut de gamme en blanc 2005  « A nos amours » (quel beau nom).

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’équipe Repaire de Bacchus-Chateauonline  lors du tournage d’une vidéo pour leur site à propos de  la mise en marché du 2005 . Je dois avouer que nous avons bien d’autres clients mais je ne peux quand même pas dévoiler tout mon fichier à mes collègues – concurrents- lecteurs de ce blog.

Sinon, depuis hier toute l’équipe de notre partenaire russe est avec Caroline pour goûter, discuter, visiter et la température monte dans nos bureaux lorsque ces 5 jolies russes traversent nos bureaux ( en tout cas du côté de nos célibataires).

Quant à nos  amis autrichiens, qui ne voulaient pas trop boire et manger, ils ont fait  honneur à nos vins et à la bonne cuisine de Murielle. Voilà ce qu’ils ont goûté et bu entre 11 h et 13 h 30 :

Dans le millésime 2001 : Le Gay, Croix de Labrie, Quinault L’Enclos, Clos de Sarpe, Valandraud, Virginie, 3  de Valandraud, Marojallia, Clos Badon Thunevin, et à table  Constance 2002  de Calvet Thunevin, Griffe de Cap d’Or 2000, Valandraud 1999, Dentelles 2002 de Calvet Thunevin et les 3 Marie 2004 tout en donnant leur préférence très bordelaise : Le Gay, Quinault L’Enclos,  3 de Valandraud et Valandraud 1999.

 

 

Après les Autrichiens, ce sont les Russes qui ont également fait honneur à la cuisine de Murielle. De toute façon, je crois que Murielle, qui prépare seule les repas en utilisant des produits frais et de qualité, surprend la plupart de nos convives qui viennent pour la première fois chez nous en pensant trouver ici (comme ailleurs) des plats chichiteux, empesés où la présentation compte plus que le fond.

Et bien, ici comme dans nos vins, on aime tenir la distance et faire simple. Mais simple, c’est justement  pas facile à réaliser. Bon, en tout cas on a goûté 2  Beaujolais corrects  (sans doute que ce n’est tout simplement pas notre goût), puis 2 vins étonnants envoyés par Laurent et Samuelle Dupéré- Barrera, qui m’avaient téléphoné  il y a quelques années ( avant qu’ils ne s’installent en Provence en tant que négociants) et qui voulaient (et qui ont acheté) des barriques d’occasion, contre mon avis.

En effet, comment quelqu’un  qui est si impliqué en biodynamie et si intéressé par le bio peut croire que l’on peut acheter des barriques d’occasion sans que cela ait un effet probable sur la micro flore de son chai ? Il n’y a pas que moi qui suis contradictoire… Au secours, Docteur !

(A moins que de communiquer les noms des châteaux qui leur vendent leurs barriques d’occasion soit volontairement porteur… de levures et autres choses bénéfiques pour réaliser des vins sans levurage ?)

 

Bon, avec ou sans  barriques « neutres », les 2 vins étaient diablement bons, qu’il s’agisse du Nowat 2004 « négoce » tout en équilibre et goûteux ou le plus ambitieux Clos de la Procure 2004 à la fraîcheur plus marquée, souvent un signe de vins réalisés en biodynamie.

Bravo donc, je ne sais pas quels mots j’aurai employé si nous n’avions pas aimé… Nous étions 7 à table, difficile de mentir.

En conclusion, avec un peu plus de confiance en eux, et la révision de leur plaquette commerciale en supprimant  la présentation commerciale de leur fournisseur de barriques (par ailleurs très bon, puisque c’est également le mien) et la référence aux grands vins de Bordeaux ou de Bourgogne, car cela ne sert à rien, quand on est dans un si beau coin, de faire l’apologie de régions qui n’en ont pas « encore » besoin. Ces petites erreurs, tous les néophytes la font : à mes débuts je n’arrêtai pas de parler de le Pin à Pomerol et de Tertre Roteboeuf à Saint Emilion, sans oublier La Fleur de Gay de l’ami Alain Raynaud.

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 14:34

Au  téléphone, un grand bureau de courtage avec qui j’échangeais des points de vue sur la campagne primeurs 2006 à venir, me confirme entre autres que l’essentiel des relations commerciales fortes sont réalisées par les grands marques médocaines, quelques Saint Emilion, et me dit que Pomerol est absent et n’intéresserait pas le négoce.

C’est là tout le paradoxe : pas assez de volume, pas de possibilité de rentabiliser un travail de prospection, d’implantation du produit etc… Pour autant, quand j’étais à New York il y a peu, les distributeurs recherchaient les petites séries, niches pour être  sûrs de ne pas être en concurrence avec leurs  collègues. 2 avis différents donc et chacun a raison, sachant que le plus important pour moi, c’est que les clients de mes clients achètent les produits que je vends ou produits soient satisfaits du rapport qualité-prix-plaisir.

A aujourd’hui, en tout cas, je cherche sérieusement un ou des clients pour distribuer l’un des Pomerol des Vignobles Fayat ( Château Commanderie de Mazeyres) dont la qualité est tout à fait bonne et à qui il manque seulement un relookage  de la présentation (en cours).

J’essaie d’établir de plus en plus des relations privilégiées avec mes collègues ou mes clients pour distribuer ces vins non spéculatifs sur des marchés peu explorés ou fortement concurrentiels, l’important dans ce cas étant d’être meilleur et moins cher, tout simplement.

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 10:40

Dans l’ordre ou le désordre, juste un petit résumé de ces 3 ou 4 derniers jours.

Un bel article de Bernard Burtschy paru sur le Figaro samedi à propos de la dégustation des 1995 (avec le beau succès de Valandraud)

Prise de contact avec de futurs employés de l’entreprise :

Une personne pour le chai et aider Murielle pour les réceptions (de plus en plus importantes), nous la connaissions déjà pour lavoir déjà employée comme serveuse dans notre dernier restaurant en 1987 

Un ami pour une période d’essai en tant que commercial (y a-t-il une vie après 50 ans dans le monde du travail ?)

Une stagiaire chinoise rémunérée (et plus si résultats)

3 employés pour les chais et les vignes (Margaux, Lalande de Fronsac, Pomerol étant totalement gérés par nous avec Guillaume Quéron pour chapeauter tout ça)

 

 

Aussi, beaucoup de propositions de services pour me vendre de la communication (c’est quand même un paradoxe de proposer ses services à une entreprise déjà plutôt pas mal connue pour sa mediatisation)

Dégustation des lots de 2005 et 2006 avec notre consultant Jean Philippe Fort et Rémi

Boulot normal au bureau avec courtiers, négociants, offres et achats, Caroline qui prépare un voyage au Japon en Février, organisation du séjour de notre client et partenaire russe (5 personnes), et idem pour recevoir mercredi un groupe de 12 sommeliers autrichiens.

 

 

Ce week-end, visite d’Erik Kaellgren, qui j’espère a passé un bon week-end grâce à sa bonne réponse sur ma photo de classe de 1958 ; et aussi nos amis bourguignons et leur copain savoyard. Visites, dégustations et bonne table.

Hier lundi  un aller-retour à Paris pour discuter avec les supermarchés Leclerc de nos relations, ce qui va, ce qui ne va pas et voilà. Le temps passe si vite !

 

 

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 16:56

Et je n’ai même plus le temps de vous faire partager mes dernières aventures....

Alors, juste un petit mot pour  remercier le Guide Gerbelle & Maurange des Meilleurs Vins à Petits Prix 2007 qui cite Présidial 2005, noté 16.5/20 :

« Jean Luc Thunevin confirme son excellente forme avec cette cuvée de négoce qui devrait servir d’exemple à toutes les grandes marques de Bordeaux. C’est un vin fluide, coulant, tout en fruit, désaltérant, aux tanins soyeux et à la robe colorée. Il ravira les restaurateurs soucieux de servir un bon Bordeaux à leur table vendu à un prix raisonnable. »

 

 

 

 

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 14:20

Château Valandraud  selon le Guide Parker Illustré des plus beaux vignobles de France et du monde (éditions Solar)

 

 

« En 1989, Jean-Luc Thunevin et sa compagne Murielle Andraud achètent une petite parcelle de  0.6 hectares dans la vallée de Saint Emilion, entre Pavie Macquin et La Clotte. Ils élaborent  leur premier millésime en 1991 , qu’ils mettent eux-mêmes en bouteilles.

Depuis, ils ont acquis d’autres parcelles et propriétés à Saint-Sulpice-de-Faleyrens, Saint-Emilion et Saint-Etienne-de Lisse. Valandraud ne bénéficie pas d’un classement officiel mais est considéré par de nombreux professionnels du vin comme l’un des meilleurs châteaux de toute la région bordelaise. Très talentueux, presque obsessionnel pourrait-on dire, Jean-Luc Thunevin a actuellement le vent en poupe, compte tenu de la publicité dont fait l’objet son vin d’une formidable richesse, ni collé ni filtré, et des prix qu’il atteint. Avec sa compagne, il a établi à Saint-Emilion un minuscule domaine composé de parcelles sélectionnées avec le plus grand soin. Grâce à son expérience de caviste et de restaurateur, mais également de courtier en vins, il sait ce que produire un grand cru signifie.

Bien entendu, on ignore encore comment le Valandraud se comportera avec l’âge, mais l’on peut dore, d’ores et déjà, qu’il est d’une richesse, d’une concentration et d’une  précision fabuleuses et même extraordinaire dans les millésimes difficiles comme 1994 et 1993. Plus que toute autre propriété de Saint-Emilion, Valandraud est aujourd’hui un objet de convoitise pour les collectionneurs fortunés du monde entier. Si Thunevin n’est pas épargné par la critique (essentiellement de le part de l’aristocratie bordelaise, jalouse), son influence continue de s’étendre. Il est l’un des consultants les plus demandés, et son souci d’excellence, tout comme son formidable palais (et celui de sa compagne, tout aussi talentueuse que lui) ont fait de nombreux crus obscurs de Saint-Emilion et des appellations satellites des vins très recherchés par les amateurs en quête de qualité.

Avec Michel Rolland, Jean-Luc Thunevin  a incité toute une génération de jeunes vignerons à produire des vins de qualité de plus en plus élevée. Et toute la région bordelaise en a bénéficié. »

Et toujours dans le même guide,  le commentaire de Robert Parker sur le Valandraud 95 , sorti 1er des Bordeaux (après 2 vins Californiens) lors de la dégustation du Grand Jury Européen :

 

« Château Valandraud 1995  - 95 points

Véritable splendeur, ce vin figure parmi les tout meilleurs produits par Jean Luc Thunevin. Le  1995 offre une couleur pourpre opaque et un nez sensationnel d’herbes rôties, de fruits noirs (cerise noire, cassis et mûre) et de chêne grillé qui, très nuancé, ne domine pas les autres arômes. Très concentré, l’ensemble déploie fruit, gras et richesse en extrait par paliers, mais tout en rondeur. Pourvu de tous les atouts pour faire partie des grands, ce vin est le plus fin jamais élaboré par Valandraud. La finale dure plus de 30 secondes, et les copieux tannins sont à peine perceptibles tant le fruit est mûr et généreux. A maturité jusqu’en 2020. »

 

 

 

 

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 09:53

Connexions sur notre site français : plus de  9000 par mois, et plus de 7000 sur le site traduit en japonais par notre partenaire… ça commence à faire pas mal, non ?

 

 

Sur le palmarès des Entreprises Export/Région Aquitaine/Commerce de Gros et Boisson, palmarès qui concerne les chiffres d’affaires réalisés à l’export, les Ets Thunevin se situent à la  59° place (sur plus de 300 négoces en Aquitaine), et ceci pour l’année 2005 qui a été notre plus petit chiffre d’affaires depuis longtemps. En  2006, je parie que nous serons dans les 40/50 premiers, vu les efforts et les résultats réalisés par nos commerciaux en Europe, au Japon et surtout aux USA.

A part le plaisir de retrouver l’entreprise que j’ai créée dans ce haut de tableau ; il est toujours frustrant pour moi de me rendre compte que notre entreprise peut encore être exclue de la distribution de quelques grands châteaux bordelais à cause de la méconnaissance  du dynamisme de notre négoce. En effet, quelques châteaux et courtiers ne voient en mon entreprise qu’un petit intervenant tout juste bon à vendre quelques vins dits « de garage » et n’ont pas l’idée de regarder nos bilans, qui sont dans les 30 meilleurs de la profession !

Messieurs les courtiers, ne devenez pas comme certains de nos collègues, juste des distributeurs, mais pensez à être prescripteurs. En tout cas, vive le négoce de Bordeaux et les statistiques des douanes qui remettent en lumière tout le travail fait par notre profession pour amener ces belles bouteilles au bout du monde.

Tant que j’y pense, hier j’ai pu goûter ( et boire) notre première cuve de 2006 malo finie à La Dominique, 100 % de Merlot mûr et plein, que du plaisir… Difficile de recracher, presque déjà trop bon… Mais un hirondelle ne fait pas le printemps, alors nous verrons avec les autres lots.

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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 17:41

Départ à Paris en TGV hier midi, et retour avant la grève ce matin.

Il s’agissait d’aller à Paris pour rencontrer avec les propriétaires de Château De Carles un distributeur capable d’assurer sérieusement la distribution de Château de Carles et  de sa sélection parcellaire Haut –Carles, et pour ce faire nous avons eu le plaisir de goûter les 2004 et les 2005 au restaurant d’Alain Dutournier « Le Carré des Feuillants ».  C’est l’un des meilleurs restaurants de Paris niveau 3 étoiles Michelin et le repas fut l’un des meilleurs de l’année (et pourtant je ne suis pas privé de bons repas).

En plus des vins 2004 et 2005, nous avons également  pu goûter Haut Carles 1998 et 1994 , et pour bien finir ce repas, Yquem 1983, tout en finesse, aérien.  Et comme pour démarrer, nous avions eu le  grand plaisir de boire un très bon  champagne  Billecart-Salmon, plus le repas à parler bizness, et je fût très heureux de retrouver mon lit dans l’appartement d’un ami de la famille. Ce matin, levé 6 h et  retour à Libourne pour un rendez-vous à La Dominique avec notre client exclusif de « Saint Paul de Dominique » (le 2ème vin  de La Dominique) et notre courtier. Repas à la maison avec dégustation de La Dominique 1998 (énorme plaisir, une réussite comme beaucoup de  1998 à Saint Emilion –Pomerol), La Dominique  1994 (tout à fait bon malgré ce millésime difficile et c’est l’une des qualités reconnues aux grandes propriétés que de faire des bons vins même dans des années moins favorables), pour finir Valandraud 1999 …. Et me revoilà au boulot .

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 10:53

Le 1er novembre au soir, repas au restaurant de Cordeilhan Bages à Pauillac.

Le chef, Thierry Marx, reconnu comme un des tout meilleur chefs français par Gault et Millau, Michelin, etc… nous a régalé et étonné par ses créations culinaires dans l’esprit « Bulli ». Service attentionné, sommelier sympa.

Le champagne Billecart Salmon offert par l’ami Jean Michel Cazes nous a permis d’attendre avec plaisir en sa compagnie, l’arrivée de Philippe Porcheron (propriétaire de Marojallia et Clos Margalaine et de CaTherine Laurent du Pavillon De Margaux, ainsi qu’un ami courtier et sa femme.

Repas très sympa, ambiance très amicale qui nous a emmené à minuit passé sans que l’on voit le temps passer, ce qui fait que le retour en voiture fut vraiment dur pour moi. Heureusement que nous n’avions pas trop bu (à l’aveugle) : 1 Pouilly (dont j’ai oublié le nom), 1 Chateauneuf du Pape Blanc La Nerthe 2003 et un syrah Léone 1998 du Domaine Peyre Rose, fait par Marlène Soria.

Les  10 ans du Grand Jury Européen à la Villa D’Este, palace situé sur le lac de Come, où nous avons été invités nous ont permis de passer un excellent week-end où travail et plaisir furent intimement liés.

A l’aller, vol Air France Bordeaux Paris puis Paris Milan, suivi d’une course en taxi de 45 minutes pour arriver dans l’un des plus beaux hôtels du monde, La Villa d’Este.

Le temps de poser nos affaires et nous avons pu assister à un débriefing sur la dégustation en cours où j’ai pu constater la grande perspicacité des dégustateurs qui, à l’aveugle, ont pu reconnaître à plus de  80 % la provenance des vins (Italie, Australie, Bordeaux, Bourgogne, Languedoc) car c’était une vraie séance de travail. J’ai pu constater que souvent, ils trouvaient le cépage après la région. Et dire qu’à Bordeaux, dans nos AOC, on interdit encore de mentionner le cépage sur l’étiquette légale !

Bon, ensuite on a pu discuter et parler avec quelques membres du Jury et être invités à déguster de très bons vins sur un formidable risotto. C’est toujours un plaisir de retrouver autour du big boss François Mauss et de son équipe,  Philippe Bourguignon du restaurant  Laurent, Bernard Burtschy  (qu’il n’est plus besoin de présenter aux Français, mais comme notre blog es traduit en japonais, il faut préciser qu’il est l’un des meilleurs critiques mondiaux, qu’il a travaillé au Gault et Millau et qu’il est aujourd’hui à la Revue du Vin de France), Stéphane et Christine Derenoncourt célèbres consultants  viti-vinicoles, Otto Geisel propriétaire d’un grand hôtel restaurant en Allemagne et ardent défenseur de notre Clos Badon, Louis Havaux journaliste belge qui goûte bien (souvent comme moi, c’est pour ça que je dis ça !), Joël Payne (qui me fait penser à chaque fois que je le vois à ce grand acteur français Jean Reno, allez savoir pourquoi ), Jacques Perrin de le revue suisse Vinifera, le Docteur Patrick Regamay qui fut l’un des premiers à venir visiter Valandraud et qui en 1993 m’avait fortement séduit par ses connaissances dans le vin et bien sûr par son talent en médecine , l’ami Wilfred Van Gorp qui nous a gâté chaque fois que nous sommes passés à new York (psychanalyste  fou de vin), Laurent Vialette collègue négociant et aussi quelques amis bordelais invités pour l’occasion : Jean Guyon  (Rollan de By, Haut Condissas), Jeffrey Davis (collègue négociant), le jeune Cuvelier (de Clos Fourtet) et sa femme, et surtout mon ami Bernard Magrez avec qui nous avons longuement parlé vins, commerce, communication, développement et qui nous a fait le plaisir de nous ramener à Bordeaux dans son jet Falcon 50 qui est un outil de travail extraordinaire pour voyager (8/9 personnes) tout en travaillant et c’est vraiment un luxe rare de pouvoir discuter et arriver à Bordeaux 1 h 30 plus tard (au lieu de 5 h mini par Air France) sans avoir vu le temps passer.

 

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 09:03

Avec Hervé Bizeul, nous avons reparlé de cet article paru sur les Echos et surtout du fait  qu’il est difficile de répondre à ce genre de questionnaire  et d’utiliser ce genre d’étude sans connaître précisément les questions posées. En effet, par exemple en télé, Arte se voit créditée dans les sondages d’un pourcentage d’adeptes qui n’a rien à voir avec la réalité . Les sondages en France sont souvent sujet à caution, mais il n’empêche, je vois bien que quand Parker donne 90 points à Constance 2004, ça aide si le prix et la région (etc …) conviennent à mon acheteur, professionnel au départ et particulier à l’arrivée.

Hier soir, après la dégustation des derniers lots 2006, repas sympa à la maison avec pour thème Virginie de Valandraud et nous avons pu goûter sérieusement, à table en situation réelle (6 convives), le 2004 qui est encore fermé à aujourd’hui mais qui devrait faire une sacrée bouteille d’ici 2 à 3 ans, le 2003 tout à fait réussi puisque frais, complet et très digeste, ce qui n’est pas évident dans ce millésime caniculaire, le 2000 parfait et le 1998 tout à la fois sexy, riche, et maintenant mûr à point (1998 est un des tout grands millésimes à Saint Emilion).

Ce 1998 avait été vendu (grâce à Jean François Pédard) à beaucoup de grands et bons restaurants parisiens, ce qui m’avait fait le plus grand plaisir puisque c’est un des liens privilégiés pour faire reconnaître nos vins par une clientèle déjà acquise à la cause du vin.

Ensuite, dégustation de Valandraud et Château Margaux 1998. Il me tarde de goûter ce même genre de catégorie version 2005, parce que le 1998 est déjà drôlement bon, alors qu’est ce que ça va être en 2005 !

Ces temps-ci, avec 1 à 2 repas gastronomique par jour, je vais reprendre les 2 ou 3 kilos perdus pendant les vendanges, c’est la version locale de l’effet papillon.

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 10:10

Tout d'abord un grand merci à Jancis Robinson pour sa chronique consacrée à notre Constance 2004 :

Dom Calvet-Thunevin, Cuvée Constance 2004 Vin de Pays des Côtes Catalanes

 

publication date: Oct 31, 2006

 

 

– from £5.99, $11.99 and 5.43 euros

 

There is no particular connection between today's wine of the week and Hallowe'en except that it, like so many rede wines made today, will stain your teeth nice and black.

 

Longstanding visitors to this site may be thoroughly bored with my banging on about the upper Agly Valley in Roussillon in south west France. I first wrote about it in July 2003 and have been enthusiastic about many reds and whites from this unusual schistous soil and dry climate ever since. All manner of investors from all over France, South Africa and Britain have poured into this corner of France, attracted by high potential wine quality and still-low vineyard land prices.

 

Calvet Thunevin is one of the more established of the new outfits. (Gérard Gauby was the pioneer of table wines here, Mas Amiel the most famous producer of the vins doux naturel  that used to predominate here, depending on lots of very old Grenache vines in particular). Young Jean-Roger Calvet runs things, based on old vines bought in 2000 which now average 45 years old. The big sales push plsu, presumably, the cash comes from Jean-Luc Thunevin of Ch Valandraud in St-Emilion, which was the top-scoring French wine in the recent blind California v Bordeaux 1995 taste-off organised by the Grand Jury Européen.

 

This 2004 Cuvée Constance is made from roughly equal parts of old Grenache and Carignan, with yields under 30 hl/ha thanks to the arid climate, the age of the vines and strict pruning, this unoaked wine already displays the classic schist and tar quality of the Agly Valley on the nose but has lots of Thunevin richness and roundness on the palate. The back label suggests that we drink it with roast lamb, roquefort or before a chocolate dessert – the first time I have seen a wine specifically recommended as an introduction rather than a complement to a dish.  I think it’s good value at the regular price of £8.99 that the UK upmarket supermarket Waitrose sells it for in just over half its stores. But from yesterday until Dec 3 it is reduced to £5.99 – surely one of the more appetising special promotions now so prevalent in British stores.

 

 

 

According to winesearcher.com it’s fairly widely available so was presumably made in a fair old quantity. You can find it in France for as little as 5.43 euros and quite widely in the US from $11.99 right up to $17 a bottle. By chance I happened to meet the guy responsible for selling Thunevin wines in the US at the enterprising, bright new BottleRocket store in New York’s W 19th which is really good fun and highly recommended. You can always contact him at christian.dalbavie@planet.nl (don’t ask me why he’s based in Holland).

 

 

 

  

 

 

 

I have also tasted Dom Calvet-Thunevin, Les Dentelles 2003 Côtes du Roussillon Villages which I liked considerably less, even though it costs more than twice as much as the Constance. Maybe it was the vintage but this porty, raisiny wine seemed utterly bogged down in alcohol and sweetness and I could feel a headache coming on just by sniffing it.

 

 

 

Mind you, even the Cuvée Constance has 15% on the label and, although well balanced, has to be drunk with caution. My counterbalance to this is to introduce you to another wine from the south of the France with just 9% alcohol, deliberately reduced to this gulpable level by reverse osmosis by the enterprising Pugibets of Domaine la Colombette just north of Béziers in the Languedoc. They devised the Plume de Colombette range of wines, which come in all three colours, in response to their own desire to drink wine at lunchtime without feeling what Edmund Penning-Rowsell used to call ‘jaded’.  (See your exclusive online version of the Oxford Companion to Wine, still the 2nd edition online, for more details of the common practice of reverse osmosis.)

 

 

 

I particularly liked the red version which is not, as far as I can see, available outside France, where you can find it for as little as 4 euros a bottle according to winesearcher.com. It’s a super-juicy blend of Grenache and Syrah grown organically, picked mechanically at night and vinified without oak. It reminded me of a cross between a Beaujolais and a Coteaux du Languedoc. Obviously it doesn’t have masses of body – tant mieux in certain circumstances. The white, a Chardonnay, seemed a bit astringent to me, but the Grenache-based dry rosé is also quite jolly and can be found chez Leon Stolarski for £5.95.

 

Happy Hallowe'en.

 

 

 

Après les Anglophones qui viennent de s'en donner à coeur joie avec la prose de Jancis, les curieux (et les autres) peuvent jeter un coup d'oeil à la traduction japonaise de ce blog sur le site :

http://www.arcamall.com/roller/page/thunevin

 

 

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