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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 10:51

Samedi soir (9 décembre)c’était le repas de fin  d’année de l’entreprise Fayat Travaux Publics à la Maison des Vins de Beychac et Caillau : plus de 200 personnes présentes, avec un mix d’employés récemment embauchés et d’anciens. La fierté des cadres et des patrons était l’embauche de jeunes formés dans l’entreprise et la grande fidélité du personnel (certains sont déjà là depuis plus de 30 ans).

Dimanche (vite passé), Karl et Axelle ont pu profiter du marché de Noël de Saint Emilion : manège, poney, barbe à papa et Père Noël (un faux.... selon Axelle qui s’y connaît). Egalement visite surprise d’un couple d’amis, Martine et Daniel Grellier qui implantent des boulangeries traditionnelles au Maroc et surtout en Ukraine (c’est plus difficile d’y vendre du vin)

  

 

Chiffres : bilan du 01/09/2005 au 31/08/2006

C.A. 13 383 658 euros ( 7 507 565  euros au 31/08/2005)

Total bilan  26 494 677 euros

Dettes  6 072 963 euros

Stocks vins 10 127 655 euros

Dépenses de prospection export   69 548 euros

Salaires permanents (30) et saisonniers( environ 50) : 1 406 059 euros

Et dans la série "Valandraud chez les stars", après Elton John et Tom Jones, c'est le groupe Abba. Pour un ancien disc-jockey, c'est un minimum pour passer une bonne soirée.

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 13:55

Hier midi après une  discussion en vue d’établir un partenariat avec un distributeur aux Etats Unis et l’élaboration d’une marque commune, repas avec François Mauss pour parler justement de l’évolution de ce marché américain et de la révolution des médias à venir, du Grand Jury  Européen et de la place d’internet…  tout ça comme prétexte pour passer un bon moment ensemble même si les sujets abordés étaient sérieux.

L’occasion était belle pour goûter un Clos Vougeot 2004 de Mr François Legros, 1er cru Les Cras : bon vin, net, agréable à boire, assez gras en bouche mais qui manquait un peu de concentration et de bois neuf à mon goût. Mais j’ai des goûts de luxe, et buvant peu de Bourgogne, je ne boit que le meilleur. François a bien apprécié en tout cas.

Après et vraiment un cran en dessus, un Gevrey Chambertin 2002 Corbeaux de Lucien Boillot et là on est presque au vin que j’aime : fruit très présent, belle fraîcheur, longueur et boisé neuf élégant. Très agréable à boire, même Murielle a apprécié. Un peu plus concentré et ce vin aurait été parfait pour moi.

Dans les 2 cas, 2 bons vins avec une nette préférence pour le 2ème.

Merci à Patrick qui, par bouteilles interposées, essaye de m’initier au pinot bourguignon.

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 11:41

Donc hier, repas privé chez Laurent à Paris (2 étoiles Michelin et 3 au Bottin Gourmand).

Sous la houlette de  Philippe Bourguignon, tout le service style palace parisien : aimable, souriant, capable de mettre à l’aise le plus timide des provinciaux.

Après une dégustation de rêve dont je ne retiendrai qu’un seul mot : rigueur, et la confirmation à l’aveugle de ce que l’on savait déjà,  tout simplement un beau repas de fin d’année,  belle mise en bouche  pour les agapes à venir.

Comme entrée emblématique : araignée de mer dans ses sucs en gelée et crème de fenouil. Le repas qui a suivi,  à l’ambiance remarquable, ne m’a pas empêché  d’attraper au vol le TGV de 15 h 15 pour Libourne.

A peine  arrivé, repas à la maison avec Mr Tanaka qui voulait avoir mon point de vue sur le classement de Saint Emilion. Je surprends toujours quand je dis que ce classement est formidable de modernité, et que même s’il est perfectible, j’y adhère à 100 %. La remise en question permanente et la promotion des plus méritants, n’est-ce pas ce qui fait avancer ? En tout cas, une soirée remarquable par les questions posées, et la traduction complexe n’empêchait pas une totale compréhension. Pour terminer le dîner, Quadratur de la Coume del Mas 2001 servi sur le gâteau au chocolat a fini par nous mettre tous d’accord, en attendant notre prochain voyage au Japon en Février.

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 11:03

Il ne faut pas croire qu’il n’y a qu’à Bordeaux que les projets autoroutiers sont des dangers. En Espagne, la Ribera del Duero est aussi concernée, et même Vega Sicilia risque d’être défiguré par la création d’une autoroute.

J’espère que Margaux aura su convaincre  nos décideurs de contourner ailleurs.

 

 

Bon, ce matin départ à 7 h pour Paris et retour ce soir pour une dégustation et interview avec Mr Tanaka, journaliste de Winart, revue chic japonaise qui fait autorité. Il s’agit de parler du classement et de goûter 2 ou 3 de nos productions (le Blanc de Valandraud N°1 2005  et Haut-Mazeris Fronsac et Canon Fronsac 2004).

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 13:47

Samedi soir à table en compagnie de Peter Sisseck (Pingus), d’Alain et de Murielle, dégustation d’un vin de Roberto Voerzio Brunate Barolo 2001 (noté 93 Parker,  chouchou de Bettane-Desseauve et du Grand Jury Européen), bon vin, fin, pas assez concentré ou moderne à mon goût. Ensuite un Barbera d’Asti Bricco Fiore Riserva 2001, hélas bouchonné ; Lascombes 2003 (noté 92 RP, je préfère le 2001) et la Cuvée du Papet 1998 du Clos du Mont Olivet (noté 95) tout en douceur, équilibré et qui  m’a bien plu avec quand même une réflexion : pour ceux qui pensent que Parker n’aime que les vins concentrés, qu’ils goûtent ce vin et ils seront surpris…

Dimanche midi chez les parents de Murielle et toujours avec Peter, un Lafont Fourcat 2003 tout en fruit, qui a fait dire à Peter qu’il n’ y a qu’à Bordeaux que l’on peut faire des vins avec cet équilibre gourmand et à ce prix. Pas de bois, juste des fruits mûrs et un équilibre qui est plutôt rare dans ce millésime.

Ensuite un Bel Air Ouÿ 1999 tout en douceur sans beaucoup de tannins et malgré ça le goût boisé de ses débuts a complètement disparu.

Toujours à table,  samedi soir un Blanc de Valandraud n° 1 2005 qui est prêt à être étiqueté et maintenant offert à la vente à nos clients (2723 bouteilles en tout et pour tout) et Lafont Fourcat 2004 (100 % Muscadelle), le tout suivi de Pingus 2006 (1er échantillon malo finie et juste sulfité) carafé 20 minutes et qui s’avère pour moi le plus complet, le plus… tout de tous les Pingus : équilibre, pureté, concentration… le vin parfait…. J’aimerai voir ce que Peter pourrait faire à Bordeaux avec notre climat, nos cépages, nos terroirs. En tout cas, nous étions 5 professionnels à penser que ce 2006 allait faire plaisir à beaucoup de monde… enfin à ceux qui auront la chance d’y goûter.

Après nous avons goûté cette rareté, grâce au passage de notre ami bourguignon : Vosne Romanée 1er cru de la DRC cuvée Duvault-Blochet 2004, tout en dentelle…. Parfait exemple de ce qui fait aimer boire du vin de Bourgogne à table.

Egalement ce week end ...repas des Anciens

Comme prétexte, le livre à paraître sur les 50 ans du Groupe Fayat et nous avons eu l’idée de faire un repas à la maison avec une douzaine des tout premiers employés de Clément Fayat.

Etaient présents bien sûr Clément Fayat , Marcel Andraud (le père de Murielle) et une équipe de gens formidables de gaieté et de « jeunesse » : le plus jeune ayant 74 ans et le plus âgé 90 ans passés ! Bien que pour la plupart intimidés par la présence de Clément Fayat, vers  15 h après le repas, les vins et l’ambiance aidant, c’est tout juste s’ils n’allaient pas chanter ! En tout cas ils ont raconté leurs souvenirs de travail, les anecdotes de jeunesse quand le travail n’était pas considéré  comme une maladie, les beaux salaires qu’ils avaient par rapport à leurs anciens patrons (du simple au triple). A cette époque, les ouvriers pouvaient faire beaucoup plus d’heures supplémentaires payés double le dimanche quand un chantier ne pouvait pas attendre. Ils gardaient bien sûr tous un souvenir idéalisé de leur jeunesse passée, mais leur enthousiasme bien réel montrait combien ils étaient fiers d’avoir assisté et aidé à la création de ce groupe aujourd’hui d’importance mondiale.

Sinon Murielle avait préparé toute seule, pour 16 personnes :

Moules marinière, rôti de bœuf dans le filet, purée onctueuse, salade d’endives (du jardin de Mr Andraud) et le toujours aussi bon gâteau basque de notre pâtissier libournais Lopez.

Pour les vins : un magnum de Jean Boillot 2004, Puligny Montrachet 1er cru Clos de la Mouchère, 2 bouteilles de Virginie de Valandraud 1999 (une gourmandise), 2 bouteilles de Château La Dominique 1998 ( c’est le moins que l’on puisse faire pour rappeler que Fayat c’est aussi de très grands vins, et le 98 est typique des grands La Dominique)  truffé avec ce côté Pomerol, son quasi 100 % Merlot  qui l’éloigne beaucoup de son grand voisin  Cheval Blanc. Et pour finir, en clin d’œil à notre récent achat  à Pomerol : Trotanoy 1989 (notre dernier magnum) l’un des grands vins préférés de beaucoup de nos amis. Et ce n’est pas Clément, Peter, Bruno, ni nous qui diront le contraire.

 

 

 

 

 

 

 

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 10:56

Hier, un de nos amis a trouvé (je ne sais pas comment !) sur le site internet d’un de nos distributeurs américains des commentaires sur la Cuvée Constance 2004 de Calvet Thunevin  et ces commentaires étaient tout simplement formidables.

Il y est question d’une jeune femme qui ayant bu cette cuvée  avec son fiancé a passé l’une des meilleures nuit amoureuse de sa vie. Cela a déclenché toute une série de commentaires  du style  « je vais acheter 4 caisses à mon mari » ce qui a fait que sur le site du commerçant en question, était affiché la mention « vin épuisé » !

Et en effet, il n’y en a plus … il faudra attendre le 2005  et patienter en faisant appel au viagra et autres produits moins glamour…. Vive les USA où l’on peut dire avec humour que l’on a pris du plaisir avant et après une bonne bouteille de vin, ce qui est la meilleure pub pour nos vins après les notes journalistiques.

Sinon, avec l’équipe de Jean Roger Calvet et nos banquiers de la BNP, nous avons bu Virginie 1999 et un très bon vin du Roussillon.

Aujourd’hui à midi, nous sommes invités par Alain Vauthier  pour déjeuner avec un Bourguignon très célèbre Mr Bernard Noblet, chef de cave qui nous avait très très bien reçu avec Patrick Essa à la Romanée Conti.

De retour au bureau à 15 h. Donc 11 personnes à table avec (et pour) Bernard Noblet, Alain nous a offert entre autres un Clos des Fées 2004 tout en douceur et une bouteille d'Ausone 2003, parfaite. J'espère que notre ami Bourguignon a apprécié ce beau moment de convivialité tout autant que nous.

Demain, encore un repas à la maison avec les premiers employés de Clément Fayat et en présence bien sûr du père de Murielle qui est le maillon  qui nous a permis de nous lier un peu plus avec ce grand monsieur. Ce repas organisé à l’initiative de Murielle va pouvoir en plus faire le lien entre son histoire personnelle et celle du groupe Fayat qui va fêter ses 50 ans avec aujourd’hui plus de  10 000 employés et qui est devenu l’une des plus belles success-story françaises.

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 14:16

C'est à mon tour de  trouver ça  formidable quand certains crus inconnus se vantent d’avoir battu en dégustation mon Château Valandraud. Moi aussi, j’ai eu tendance à dire que mon vin était meilleur que des crus qui me faisaient rêver. D’une certains manière, c’est reconnaître ainsi le positionnement d’un cru que de vouloir se comparer à lui. Hélas, aujourd’hui encore aucun 1er cru bordelais n’a l’idée de se comparer à Valandraud !

Notre société, si prompte à brûler ses idoles, a pour le vin plus de constance, et est globalement très conservatrice.

Pour plagier Martin Luther King « J’ai fait un rêve…. Pour mon vin », oui mais voilà, ce n’est qu’un rêve, même si je suis heureux que Valandraud soit cité dans les livres parmi les meilleurs vins du monde. Parker ou Bettane et Desseauve ont encore du pain sur la planche.

Ici même à Saint Emilion, c’est incroyable nombre de fois ou Pétrus a été goûté à l’aveugle pour être au résultat évidemment moins bons que ses challengers.

Quant à moi, je suis plutôt modeste et quand je compare à l’aveugle Valandraud, c’est avec un minimum de 4 crus reconnus (l’idéal serait une dizaine) avec pour souhait  d’être seulement dans les meilleurs.

C’est ainsi par exemple que je suis heureux d’être dans les 5 premiers sur le tableau des résultats du Grand Jury Européen, résultats basés sur 5 millésimes ( 1998 à 2002) . Si l’on y ajoutait le millésime 1995, il ne fait aucun doute que je serai même 1er ou 2ème !

Conclusion : si l’on est pas classé 1er 1855, il faut se battre tous les jours, se  justifier et prouver par le travail que l’on est bien à  sa place avec les autres grands crus et être heureux d’avoir la  chance  de côtoyer des icônes.

 

 

Sur le site « degustateurs.com », Patrick Essa me fait le plaisir d’écrire tout ce qui suit. Merci à lui de tout cœur, et bonne lecture !

Château Valandraud : Sang et Or...

 

Je regroupe dans cet article mes notes de dégustation récentes sur le Château Valandraud ( qui a perdu sa particule depuis l'année dernière ). En les publiant de manière agrégative, je souhaite saluer ici le patient travail de mon exact contraire bordelais... A peu près tout nous oppose dans les faits et pourtant tout nous relie sur le plan humain ! Je vous souhaite de pouvoir taster les crus de ce vignoble merveilleux -où il m'est récemment arrivé de m'égarer- car en dépit des très nombreuses critiques émises à son endroit, il représente sans doute ce qui se fait de plus raffiné dans les contrées "Emilionnaises". Bien entendu son accessibilité le destine à une clientèle fortunée ou pour le moins "passionnée" mais je pense vraiment qu'il représente une idée simple de ce qu'il est permis de faire en matière de culture, d'élevage et de vinification lorsque le seul mot d'ordre est "no limit" !

 

Blanc de Valandraud  2004 : Un vin riche et mûr qui doit sa fraîcheur à des FML non réalisées et à la bonne tension des raisins de sémillon et de sauvignon blanc. Notes de sureau et de bourgeon de cassis mêlées à des notes plus exotiques qui évoquent la pureté cristalline des crus de Dagueneau et bouche svelte et enveloppante qui se termine sur de fines notes de verveine. Très bon. 88

 

Blanc de Valandraud 2005 : Le vin n'a pas été filtré et la robe brillante est très légèrement halée. Nez fin, distingué et retenu sur des notes de fleurs de vignes et de tilleul, intense. Bouche d'impression sèche, très racée avec une jolie matière fondue et u grain très subtil de vin "nordiste". L'équilibre est parfait et le vin se termine longuement sur de beaux arômes de truffe blanche et de menthe sauvage. Très beau vin. 90

 

Château Valandraud 2005 : Jean-luc et Murielle Thunevin sont en quête du Graal. Entendez par là que rien - absolument rien - n'est trop beau pour générer sur les terres de Saint Emilion qu'ils possèdent  le plus grand vin qui soit. Le souci du détail est ici érigé à un niveau tel que cela en devient quasiment une obsession et il est assez "vibrant" de constater à quel point ces deux là sont en synergie pour imaginer le cru miraculeux qu'ils portent en eux et qu'ils essaient d'accoucher chaque année. 2005 est le fruit d'un labeur acharné, d'une précision dans les vignes et au chai qui n'a d'égale que leur conception même de ce que doit être LE grand vin. Dans ces conditions et alors que la qualité naturelle ultime de l'année leur a donné une matière potentielle sublime, il était évident que ce 2005 était fait pour marquer les esprits. Dégusté sur un assemblage de fûts dans les chais de Bel Air Oüy le vin se montre d'une noirceur diabolique, mais il n'est absolument pas écoeurant ou lourd, non il cherche son équilibre autour de tanins saillants qui sont ceux de la fin de première année d'élevage, lorsqu'ils sont en phase  de pic et qu'ils confèrent au cru une nature "anguleuse". J'ai été séduit pas les notes de mûres et de raisins croquants qui tapissent le palais et par une qualité de boisage parfaite. Matière ultra-serrée mais fraîche et longueur magistrale qui ne le cède  pas même à Ausone...Une pépite ! 93-98:

 

 

 

Château Valandraud 2004 : Le cru n'avait pas été évalué par Parker et d'aucuns signifiaient qu'il pouvait être de "petit niveau" car toujours pas mis en marché et en revanche... encore en fûts. Combien tout se beau monde se trompait et combien Valandraud 2004 sera une réussite majeure en respectant son rythme interne. Dîtes moi  quel cru aujourd'hui peut se targuer d'accpeter trois hivers dans ses charges fixes ? Lorgnez du côté des lalala's car ce Valandraud là a la carrure de la Turque. Osmose d'un caractère fougueux et brut avec une texture souple et harmonieuse patinée par un élevage attentif et réfléchi. Robe noire et opaque, nez ferrugineux qui exhale des notes fruitées de "malaga" combinées à des effluves vanillées, bouche droite et racée, impeccablement sculptée et d'une fraîcheur réglissée confondante. Longueur magistrale. Grand vin. 92-97

 

Château Valandraud 2001 :On sent que la fougue de la jeunesse "valandrienne" commence à s'assagir et que le cru trouve sa juste place aromatique sous l'opacité du verre qui l'enserre. Un vin puissant, tannique à la pureté formelle parfaite. Fruité sous jacent retenu qui s'exprime sur le sureau et la prune confite et trame serrée qui possède fraîcheur et allonge. Un vin à boire demain ou à attendre. 92-94

 

Château Valandraud 2000 : Le vin est avant tout d'une très grande franchise. Boisé encore présent mais de très belle qualité, qui ne masque pas de beaux effluves de caroube et de fruits noirs. Bouche svelte, parfaitement mûre, bâtie sur des tanins fins. La matière est soyeuse et encveloppante et le vin possède une très belle race de terroir "émilionais". Sans doute pas le plus abouti des Valandraud mais une valeur sûre quand même. 93

 

Château Valandraud 1999 : Plus fruité que son cadet il se livre de manière souple sur une trame svelte et une finale aérienne du meilleur effet. Un vin sans histoire qui se doit d'être bu aujourd'hui car il semble à son apogée. J'aime le caractère fluide de ses millésimes "intermédiaires" et leur parfaite digestibilité.Une gourmandise. 90

 

Château Valandraud 1995: Nous l'avons dégusté à table derrière un excellent Pontet-Canet 2003 et il m'a vraiment emballé. Un vin très pur qui s'exprime sur un fruité frais très engageant et qui aujourd'hui a fondu tout son potentiel tannique pour révéler une forme complexe parfaitement élancée. De subtils effluves réglissés dominent une bouche suave et sphérique qui décline à merveille une palette d'arômes allant du poivre blanc au réséda en pasant par la pivoine et la mûre.Un très grand moment de table pour un vin bien né que certains auraient voulu voir s'effondrer ! La grande classe...97

 

 

 

 

 

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 14:02

Hier à midi, avec Jean Roger Calvet et  4 amis viticulteurs de Maury, notre œnologue grec Fakorellis et 2 amis  grecs à lui (l’un qui vinifie un très bon vin en Argentine et son fils actuellement stagiaire à Malartic Lagravière)

 

 

Dégustation des 15 lots de Blanc 2006 Valandraud n° 1 et 2, et de celui de Virginie à Lalande de Fronsac : chaque année c’est mieux … et nous avons promis monts et merveilles à Thanos si les notes de Parker et des autres dégustateurs nous gratifiaient d’un 95+. Bien malheureux qui ne peut promettre, et nous avons promis dans l’ordre ou le désordre : 12 Ausone 2006 ou 3000 bouteilles de Côtes de Roussillon ( pour la même valeur), un gâteau basque de chez Lopez (le meilleur du monde pour nous), une soirée dans un bistrot branché de  Paris avec les plus jolies serveuses des Champs-Elysées, etc…

Bon, blague à part, je ne comprends rien au blanc et c’est la raison pour laquelle j’ai confié la tâche à Murielle et elle fait des merveilles avec l’aide de Rémi et Thanos. Le 2006 est particulièrement réussi à ce stade de son évolution : a priori la même acidité qu’en 2005, mais plus concentré, plus riche, plus mûr et donc à l’arrivée plus gras en bouche. Encore quelques mois d’élevage et nous verrons bien.

 

 

Analyses des Blancs                          Semillon                      Sauvignon

            Ph                                            3.13                            3.06

            Acidité totale                           4.95                             5.71

                                               

 

 

A table, nous avons servi sur les moules marinières cuites juste : Lafont Fourcat 2004 ( 100 %  Muscadelle), Clos des Fées blanc 2004 (Grenache) et Valandraud blanc 2005  N° 1.

Sur un bon gros poulet ( nous étions 10 à table) et des cœurs de céleri, un Fleur Cardinale  2003  déjà tout en équilibre, Flor de Pingus 2003  éblouissant (Murielle dit que c’est l’un de ses vins préférés) et après la salade au curry, justement un gâteau basque de chez Lopez et des macarons de Saint Emilion avec un Vari 2003 Réserve du Château (Monbazillac) tout en pureté et équilibre (et vendu par le propriétaire à un prix très doux)

 

 

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 16:32

Hier, je vous ai brièvement raconté notre salon à Paris, et je vous ai parlé de petite fréquentation, c’est ce que je vais essayer de vous expliquer ici : notre stand, très bien placé car juste à côté de l’entrée, était à gauche… en fait du mauvais côté (comme presque tous les Bordeaux). En effet, quand on ne connaît pas un lieu,   le réflexe « naturel » est de se diriger à droite.  Se trouvaient donc à droite : les Champagnes avec quelques gros calibres, les Châteauneuf du Pape, les Languedoc et Bourgogne, les Italiens, etc… et à gauche donc,  les Bordeaux. Vu la quantité de stands et le temps nécessaire pour tout voir, il aurait fallu être sacrément solide pour rester 6 à 8 h d’affilée dans ce salon. Ensuite, la quantité d’événements prévus et organisés dans des salons (à droite) éloignait encore plus les Bordeaux. Sinon, il faut quand même reconnaître que la quantité de crus connus représentés par leurs propriétaires était un vrai luxe pour l’amateur. Il suffit de lire les commentaires sur le site de Parker , ou de la Passion du vin, ou de lire le blog d’Hervé Bizeul et les commentaires de François Audouze.

Hier, bonne nouvelle de Jean Roger Calvet : le Wine Spectator a donné 90 points à la Cuvée Dentelles 2002 du Domaine Calvet – Thunevin (prix détail USA : 30 dollars)

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 12:05

Nous sommes partis à Paris jeudi après midi en TGV, et  une fois arrivés, direction l’hôtel Les Jardins du Marais ( très correct pour le prix : chambre un peu petite mais silence absolu) . Le soir  nous sommes allés voir avec Jean Guyon au Théâtre de Marigny une pièce un peu trop intello pour moi, malgré Isabelle Adjani époustouflante, et surtout à cause de  ma foutue habitude de me coucher comme les poules (à 22 h !)… Bon, en tout cas Marie Calvet a bien apprécié !

Ensuite, Jean Guyon nous a emmené chercher un taxi chez Le Doyen où, grâce à Philippe Bourguignon  nous avons pu boire un bon Deutz Blanc de Blancs.

Puis direction un lieu à la mode : une brasserie à l’ambiance branchée et à la musique forte pour pouvoir enfin manger à 1 h du matin (après 2 h d’attente !). Lieu sympa, et malgré ce barnum, un patron attentif… mais, couché à 2 h du matin, c’est dur !

Le lendemain, dégustation de notre gamme au Carrousel du Louvre, nous étions tous les 4 sur le stand avec Reignac, La Couspaude, Rollan de By et Laussac. Petite fréquentation sauf le samedi après midi, de 15 h à 20 h.

Je n’aime pas trop ce genre de communication, mais quand on accepte d’y participer, autant y participer sérieusement et c’est ce que nous avons fait, je crois. Pour le résultat économique, nous verrons.

Sinon, cela nous a permis de voir ou revoir des clients, copains, journalistes, et ça, ça n’est pas quantifiable.

Jean – Luc Delarue a eu droit a une petite dégustation privée (en invité VIP), et j’ai été surpris de rencontrer un type encore plus speed que moi ! Est ce le prénom qui veut ça ?

Et des repas très agréables au Tan Dinh et à La Cagouille et une autre pièce au Théâtre des Variétés avec un Pierre Richard au top de sa forme.

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