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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 08:57
Journée passée chez quelques clients de notre distributeur, avec 10 échantillons et partout accueil sympa et des  commandes immédiates ou à confirmer.
 Les restaurants sont souvent dirigés par des nouveaux arrivants aux USA, 1ère génération d’Américains prêts à s’investir et à travailler, sans compter les heures et les difficultés.
 Par exemple, un couple de mexicains qui vient d’ouvrir un restaurant il y a toutjuste 4 mois : le patron, plein de courage, dort seulement 4 à 5 heures par nuit... sauf les jours de fermeture où là, il peut prendre 7 heures !
Par mois, il doivent payer un loyer de 7000 Dollars, électricité gaz 1500 dollars, 9 employés : ni lui, ni elle ne prennent de salaire. Cela me rappelle mes débuts à Saint Emilion où c’était le salaire  de Murielle qui nous permettait de payer le loyer HLM de la Plante à Libourne (HLM ça veut dire pas cher) et de payer la nourriture. Son salaire d’aide soignante lui a permis de nous faire survivre durant plus de 3 ans !

En 1984 ma voiture achetée d’occasion - de très vieille occasion - une Renault 10, m’avait coûté 150 Euros, soit moins cher que la montre que j’avais au poignet et que j'avais acheté  quand j’étais employé de banque.

Quand je regarde ce qui se passe avec les banques, la bourse, je me dis qu’aujourd’hui le monde marche sur la tête. Les états sont prisonniers des spéculateurs  et obligés de payer à la place de ceux-ci, pendant que de « petits mexicains » triment comme des esclaves pour payer ce qu’ils savent devoir.

Bizarre non ?

Côté règles démocratiques et morales, ne risque t’on pas de rendre incompréhensible les règles du jeu ? Est ce là l'espoir d’un monde nouveau ?

 

 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 08:54

Lundi 13.10.2008, nous sommes à Dallas au Texas avec, pour moi, un gros décalage horaire : l’accumulation de celui de la France avec celui de la Chine.

Je ne sais plus très bien quelle heure il est !?

 

Dès l’arrivée, dégustation sérieuse avec notre bon, très bon distributeur pour le Texas. Il diffuse une grande partie de notre gamme avec les Calvet-Thunevin Constance et Hugo, Baby del Rey, Cazal de Roques, les vins de la famille Fezas Chiroulet , le Vin de Bob (Bergerac), Haut Carles et Château de Carles, Lalande Couturier, Bel Air Ouÿ, Valandraud rouge et blanc, Franc Maillet et Commanderie de Mazeyres à Pomerol.

La dégustation organisée pour les commerciaux s’est bien passée et aucun ici ne me parle de la crise financière, mais a de l’optimisme à revendre pour placer ces vins dans les meilleurs restaurants, cavistes, etc.

Le Texas est riche, c’est vrai, mais la fougue, la passion des employés de ce distributeur qui ont une vraie attitude positive est ce qui manque le plus souvent dans le monde du vin de Bordeaux.

 

Repas le soir dans un steak house qui sert de la viande de qualité, mais qui est aussi capable d’avoir une carte  des vins presque aussi grande que celle de la Tour d’Argent à Paris avec entre autre Ausone 1900, Cheval Blanc 1900, 1947, Mouton Rothschild 1945, etc… et qui passe sur table plus de 30.000 bouteilles par an ! 3 millésimes de Valandraud,  et Calvet-Thunevin  sont déjà sur la carte, sans doute Commanderie de Mazeyres et Haut Carles à venir.

Mes Américains ont eu pitié de moi et j’ai pu être au lit à 22h. A 22h05 je dormais comme un bébé.

 

Ha oui, et on a bu au restaurant un excellent Dominus 99 très Bordelais, tout en dentelle, et un Cluzel roche Grande Place 2005, fermé à double tour .

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 12:48

Samedi donc, repas au Château Clément Pichon à l’invitation de Madame et Monsieur Fayat, en compagnie d’un groupe d’invités tous plus importants les uns que les autres, et pourtant tous ayant des relations d’amitié, d’estime pour la famille Fayat.

C’était un sacré privilège d’être invités nous aussi, Murielle était encore plus heureuse que moi, si c’était possible.

Quelle consécration pour nous de côtoyer tant de « beau monde », pour la plupart de sacrés personnages, créatifs, entrepreneurs, grands courtiers ou propriétaires célèbres de château ou négoce .

Quelle chance  de pouvoir boire La Dominique 1989, une des réussite de la propriété, et même de voir servi en 1er vin notre Blanc de Valandraud .

 

Du côté des Vignobles Fayat, nous avons fini de ramasser les merlots, cette semaine c’est au tour des cabernets, et c’est encore un millésime qui se fait avec un beau temps inespiré.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 11:16

Bien que n’ayant presque pas dormi à cause du décalage horaire chinois et de l’excitation de tout ce travail à rattraper, j’ai passé mon  vendredi avec une équipe de 5 russes pour un film qui doit être diffusé sur la 1ère chaine russe de télévision en fin d’année, et dont je serai – avec Murielle et Valandraud – le personnage central ?! Journée non stop de 8 h 30 à 21 h 30 – heure à laquelle je suis tombé comme un pierre pour un sommeil plus que bienvenu.


Le professionnalisme de  l’équipe donnera sans doute un beau film, j’espère en tout cas que cela aura des effets visibles sur la notoriété de mes crus et ceux de mes clients  ( La Dominique, Fleur Cardinale, Haut Carles…)

En attendant, au déjeuner ils ont eu l'occasion de  boire :

Valandraud Blanc N°1 2004, fort bon

Valandraud 1998  excellent, en pleine apogée, presque décadent en bouche comme diraient les intégristes du vin classique, trop sexy.. (un gros mot existe et qui commende par p…) Un vrai régal en tout cas.

Valandraud 2000 bouchonné (merci Amorim), mis à l’évier.

Pour 7 personnes, cela ne faisait pas beaucoup et donc je suis allé cherché un Pétrus 1998 à la cave. Non pas pour comparer mais pour faire plaisir, honorer nos hôtes, et c’est toujours gagnant avec Pétrus. Le vin, magnifique, était lui au contraire, tout en retenue, d’une jeunesse insolente. C’est là que je comprends le vrai sens du mot philosophie, souvent utilisé à tort et à travers dans le monde du vin. Ce vin a été élaboré avec un choix : la durée, la retenue.

Murielle, "nos" russes et moi avons bu  ce vin jusqu’à la dernière goutte et la bouteille a bien du être filmée pendant 10 minutes ! Vive Pétrus !


Le soir, après cette longue journée de tournage, vendanges, chais, paysages d’automne, un vin au nom évocateur  a été servi. Un vin, un seul certes, mais en double magnum.

Il s’agissait de La Petite Sibérie 2001 , un des vins préféré de notre interprète et ami.

Là aussi, la bouteille a été bue facilement, avec gourmandise et sans aucun doute trop tôt,... mais bon l’occasion de l’ouvrir était trop belle…

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 15:03

Départ mardi soir de Bordeaux avec Air France pour Paris, puis Paris - Hong Kong en classe affaire : service de qualité, carte des vins correctes (côte du Rhône de Perrin, délicieux) et hélas nourriture affligeante !

2 à 3 rendez vous par jour à Hong Kong, avec quelques importateurs sérieux. Nous verrons si les commandes seront confirmées d’ici la fin de l’année. En tout cas, vu le nombre de professionnels installés à Hong Kong depuis la suppression des taxes, ce n’est pas ici qu’il faut venir si l’ont craint la concurrence ! Il ne faut pas oublier que Bordeaux est encore la référence : il n’y a qu’à voir Lafite Rothschild et Petrus !

Un très beau feu d’artifice pour fêter la fête nationale chinoise de plus de 20 minutes sur la baie de Hong Kong, c’est encore les chinois qui ont inventé le feu d’artifice ! Si vous avez le temps, faites comme moi, allez vous faire couper les cheveux : les salons de coiffure offrent un luxe de soins que je n’ai pas trouvé en France, mais il est vrai que je vais chez le coiffeur de la galerie marchande de Carrefour !

 

Nos clients de Hong Kong sont inquiets : bourse, droits de douane et contrôles avec la Chine, Macao et tous ces anglais qui s’installent… en plus des japonais et même de groupes chinois !

En tout cas, les magasins étaient pleins de monde en train de faire du shopping.

 

Un très bon repas au Victoria où nous avons, avec notre partenaire franco chinois F.T.I., fait du bon boulot . Là encore, nous en verrons rapidement les retombées. 

Rendez-vous avec des importateurs où FTI joue un rôle d’agent, rendez vous avec des journalistes où FTI joue le rôle de relations publiques, presse et rendez vous avec des expatriés français qui jouent un rôle dans le vin, et ils sont importants !

FTI recherche des clients qui auraient besoin de leur expérience et de ses structures : magasins, bureaux et salle de réception –show room. Cela intéresse ceux qui veulent faire la promotion de leurs produits  comme mon entreprise, un cognac, une région viticole… Pourquoi n’existe-t-il pas un France un service d’aide à l’export efficace qui regrouperait tout ce qui peut aider financièrement et par contrat ceux qui ont le courage de créer une telle société en Chine ? cela éviterait les pertes de temps et d’énergie à trouver des partenaires plutôt que des clients.

A Shanghai, ça travaille partout, immeubles en construction, de l’énergie à revendre. Des lieux incontournables : Napa, par exemple, où un restaurant, un lieu de présentation pour le vin sont réunis dans une vieille maison, très classe, des bars à champagne, des restaurants partout, il ne reste qu’à « éduquer » les clients et les professionnels.

Visite à Suzhou ou FTI installera un second magasin de vin et restaurant, en attendant Pékin.

 

Nos vendanges en rouge à Saint Emilion : nous sommes à plus d’un tiers des surfaces. Le beau temps rend courageux !

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 15:54

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 13:38

Je ne peux pas ne pas reprendre ce qu’a écrit Oz Clarke sur Valandraud…et moi !

 

 Les producteurs de vin de garage

 « ça fait 15 ans que je vous attends ! » me cria presque Jean-Luc Thunevin. Il n’était pas fâché, juste perplexe, parce qu’il savait que nous avons beaucoup en commun : nous plaidons pour l’abolition des barrières sociales en Bordelais, nous proclamons que chacun a le droit d’essayer de produire quelques chose de spécial s’il le souhaite et qu’il est prêt à mouiller sa chemise, même sans grand argent ni légendaire parcelle de vieilles vignes. Nous prônons la primauté du plaisir. Il déplorait le fait qu’on ne boive pas son Valandraud bien-aimé ; on le goûte et on se répand en discussions stériles. Avant de le noter sur 100. « Soit vous aimez le vin, soit vous ne l’aimez pas. Le reste, c’est du bla-bla-bla. » Je ne connaissais pas ce mot en français, mais je le trouvai très parlant.

Oui, pourquoi n’étais-je pas venu voir plus tôt ce sympathique iconoclaste, créateur d’une révolution dans la façon de faire le vin : le  mouvement des vins de garage ? J’étais probablement effrayé par les changements qu’il apportait dans un paysage dont j’aime plus le caractère familier que le côté lutte des classes. Au début, je n’ai pas cru dans ce mouvement. Je me suis documenté sur ses acteurs et sur leurs vins, sans tenter sérieusement de goûter ces derniers dont le prix astronomiques éveillaient mes pires soupçons quant aux motivations des producteurs.

Jean Luc m’a expliqué que les prix élevés se justifient par le dur labeur et l’engagement. Quand on commence avec rien et qu’on ne peut produire que quelques milliers de bouteilles, il faut vendre cher. Et faire un vin à la hauteur. Et c’est là le secret d’un vrai producteur de vin de garage : c’est quelqu’un comme Thunevin qui se lance sans les moyens d’acheter des vignes décentes ni un équipement convenable, sans même la moindre expérience viticole, avec la seule conviction que sa méthode est imparable : se sacrifier corps et âme aux vignes qu’il a  pu s’offrir ; réduire leur rendement de moitié ; en prendre soin pied par pied ; différer la récolte aussi et même plus longtemps que la prudence le permet, la faire si nécessaire baie par baie ; transporter le raisin, dans le cas de Jean-Luc Thunevin, dans son garage blotti dans une petite rue du bas-quartier de Saint Emilion ; acheter les meilleures barriques ; se concentrer totalement à la fermentation et à la maturation du vin, sans triche ni compromis ; éliminer impitoyablement tout le vin susceptible de ne pas refléter sa passion. Qui fait tout cela est un vrai producteur  de vin de garage, capable d’obtenir un grand vin dont personne n’a jamais entendu parler. Si l’on accroche des négociants et des médias, et que le marché accepte de payer un prix exorbitant, on a prouvé  que l’ordre ancien peut  être bousculé et qu’une nouvelle méritocratie y  a sa place. Cela s’est vu en Californie et en Australie mais, jusqu’à mon interlocuteur, jamais en bordelais.

 Tous les producteurs de vin de garage ne ressemblent pas à Thunevin. Il y a Michel Gracia, maître maçon à la tête de l’impressionnant Château Gracia. Il y a le comte Stephan von Neipperg, propriétaire du cru classé Canon-La-Gaffelière, indigné qu’on lui refuse l’autorisation  d’inclure une petite parcelle au sol excellent dans sa propriété de cru classé : il a construit lui-même une cuverie  et respecté les contraintes de l’approche vin de garage pour produire son enthousiasmant micro-cru La Mondotte, non classé mais beaucoup plus cher que Canon-La-Gaffelière. Et il y en a d’autres, tel Bernard Magrez qui a isolé une partie d’un vignoble particulièrement favorisé de sa propriété principale pour en faire un micro-cru dense et puissant comme il l’a fait avec son Magrez-Fombrauge au château Fombrauge.

 Peut-être ces messieurs ne sont-ils pas dans l’esprit du mouvement des micros-crus car ils viennent de milieux privilégiés, mais ils ont pris fait et cause pour ce mouvement, parfois contre leur intérêt, à la suite de producteurs comme Thunevin ou Jonathan Maltus du Château Teyssier qui ont ouvert la voie. Et finalement, comme le dit Jean Luc, la révolution vient des petites gens parce qu’ils n’ont rien à perdre alors que les vins célèbres dans le monde entier ne mettent pas leur réputation en jeu. Et maintenant ? « Nous faisons à peu près pareil que le château Latour, mais eux ont toute l’aide possible, alors que nous ne sommes que deux : ma femme et moi . »


Jean Luc Thunevin est le révolutionnaire qui a déclenché le mouvement des vins de garage; ce dernire a galavanisé le Bordelais, donnant aux producteurs de toute la région, aussi peu estimés soient-ils, l'assurance de dire : " A  force de volonté et de travail, je peux faire un grand vin". Au cours de mes récentes visites , j'ai goûté des vins exceptionnels de Blaye, de Bourg, de Castillon, des premières Côtes et de l'Entre Deux Mers, tous redevables à Thunevin. Le château Valandraud fut son premier projet et il admet volontiers que sonvignoble d'origine, 0.6 ha assez quelconques, juste à côté des potagers communaux de Saint Emilion, était le seul à sa portée. Valandraud s'est beaucoup agrandi, sur un meilleur sol qui produit le plus clair de la récolte. Mais c'est de cette petite parcelle froide qu'est partie la révolution des vins de garage.




Oz Clarke, Guide du Bordeaux p202 et 203, Gallimard 2008

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 16:19
Mi septembre Sovivins, avec une analyse très professionnelle, dit texto:
"2008 s'apparente plus  à 2001qu'à 2007 ou 2002"...

Quel bonheur si cela s'avère juste à l'arrivée !
Merci David Pernet !
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 13:47
Publié  sur le site du Wine Advocate  ;-)))


2006 Calvet-Thunevin VDP des Cotes Catalanes Cuvee Constance :  91 points

"A blend of Grenache with 30% Syrah and 10% Carignan, Thunevin and Calvet’s old vines 2006 Cuvee Constance serves as their entry-level wine, which makes the quality on display here quite extraordinary. Of course, this wine’s elevage accords with entry-level status: all in tank. But when you get a whiff of the cherry and plum preserves, coconut, mint, dark chocolate, vanilla and exotic spices emanating from the glass, you may well ask what level of toast was used for the concrete! A creamy texture complements the nearly over-ripe fruit character and inner-mouth perfume and spice, and faintly bitter notes of coffee and dark chocolate and pungent smokiness, along with notes of stone and lead pencil, add counterpoint to a long finish. "      D. Schildknecht
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 10:52

Le bouchon sans problème existe, si j’en crois les affirmations de Mr Baugier pour qui le bouchon Diam est LA solution.

La solution peut-être…. mais pour des vins dont la durée de vie n’excède pas  5 ans entre la mise en bouteille et son ouverture, et c’est suffisant pour beaucoup de vins. Sauf que 80% des miens doivent durer au moins 10/15 ans. Je vends des vins pas trop chers qui sont encore des millésimes 1999/2000 ( et donc qui ont une durée de vie supérieure à  5 ans).

J’ai beau être dans la mouvance des vins modernes, j’essaye de faire en sorte que les vins que je fais ou que je vends par mon négoce durent et même se bonifient avec l’âge….

 

La capsule à vis fonctionne bien, je l’ai essayée sur notre 2ème vin blanc et je vois que l’esthétique s’améliore. J’ai déjà parlé des bouchons en verre. En fait j’attends la fiabilité du procédé Diam pour des bouchons naturels et pas agglomérés.

 

En attendant, je prie pour que mon bouchonnier (Bourrassé, dans les Landes) continue à bien me livrer….

 

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